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Après la pandémie, ne pas revenir à « l’anormal »
mai 18, 2020
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Qu’est ce qu’une pandémie ? Une épidémie qui a un haut degré de dangerosité et se développe à l’échelle mondiale. Le coronavirus s’est en effet propagé dans l’ensemble du monde et de ce fait a mis en évidence les dangers d’une mondialisation sans régulation, fondée sur le moins disant salarial, qui incite les entreprises à délocaliser leur production dans les pays à bas salaire ce qui, outre l’indignité du procédé, fait courir le risque de restrictions sévères dès que les flux de marchandises sont interrompus tout en menaçant les industries localisées. Le tourisme en cessant brutalement met en évidence par contraste les dégâts qu’il opère sur les équilibres écologiques. Le confinement a contraint les populations en réduisant leur mobilité à se ravitailler en proximité même si, Internet aidant, le recours aux entreprises de distribution a consolidé leur suprématie. Mais ce coup d’arrêt sur les formes de consommation et de production antérieures a démontré que beaucoup d’entre elles n’étaient pas essentielles voire utiles et ce au-delà du cercle de militants convaincus. Il a également mis en lumière l’importance de la souveraineté alimentaire et de la qualité des produits agricoles. La pandémie a paradoxalement révélé nos interdépendances en obligeant à fermer les frontières pour préserver chaque nation d’une aggravation de la pandémie. La mise à l’arrêt des économies liée au confinement laisse augurer une crise économique sans précédent si les gouvernements (politiques et économiques ) veulent « rattraper le temps perdu » et restaurer les niveaux de profit, voire déréguler les conditions de travail.

Cependant, depuis le début de la pandémie, des chaînes de solidarité se sont mises en place et les réunions virtuelles ont abondé pour mener une réflexion collective sur « l’après Covid 19 ». A l’international, le RIPESS intercontinental a facilité une série de webinaires en trois langues organisés par ses membres et publié un texte rappelant que la mondialisation de la solidarité est la réponse dont nous avons besoin maintenant.

La tendance est au regroupement des forces, parce qu’il est évident que s’engage un bras de fer entre les partisans d’un retour à « la normale » et ceux qui refusent ce retour à «  l’anormal ». La difficulté majeure est de s’opposer de façon ferme et efficace sans déclencher d’effusion de sang parce que la réaction a la force militaire à disposition et que les récentes mobilisations qui ont enflammé les rues de beaucoup de pays sur tous les continents ont rencontré une répression plus ou moins féroce. Aussi foisonnent les appels à s’organiser collectivement pour faire reconnaître les vertus de l’économie solidaire pour répondre aux défis qui sont devant nous. Un certain nombre de ces propositions sont recensées dans ce bulletin. Au nombre de ceux que nous ne reproduisons pas mais que vous pouvez trouver en suivant les liens : Un manifeste signé par plus de 3114 chercheurs (au dernier décompte) de 600 universités dans le monde appelle à ce que l’on tire les leçons de la crise sanitaire, sociale et économique sans précédent que subit l’Humanité depuis plus de deux mois et que les politiques agissent dès maintenant. Tout de suite. Son titre : « Travail : démocratiser, démarchandiser, dépolluer.

En France un groupe dont deux anciens résistants membres du Conseil National de la Résistance appelle à la création d’un Comité National de la Nouvelle Résistance (CNNR) en rappelant ce qui a été mis en place juste après la guerre pour un nouveau pacte social. En Belgique,le Conseil Régional de la Transition regroupe 70 associations qui souhaitent faire avancer les solutions du futur. Cette recension n’est pas exhaustive, on peut en trouver d’autres dans ce bulletin et sur le site n’hésitez pas à nous faire connaître les mobilisations qui s’opèrent dans ce sens dans vos pays.

Le Forum social mondial des économies transformatrices initialement prévu en juin à Barcelone est reporté mais en attendant une version virtuelle va être organisée pour faire connaître les alternatives qui existent au système capitaliste, ainsi que pour en construire de nouvelles.

Beaucoup de rencontres virtuelles sont prévues en attendant que le déconfinement s’achève. Nous les publions sur nos pages Facebook & Twitter chaque fois que nous en sommes informés.

Nous avons d’énormes défis dans les années à venir. Plus que jamais la solidarité sera le ciment qui donnera force et cohérence à ce que nous entreprendrons collectivement. Il est réjouissant de voir augmenter le nombre de ceux qui veulent relever leurs manches.

Pour plus de textes sur le Monde “d’Après” : Le pacte du Pouvoir vivre; la tribune de Jérome Saddier, président d’ESS France; La sphère écolo pousse pour un «après» plus vert; Avec Alternatiba, 60 personnalités dessinent le monde d’après.

Par Josette Combes

Transformative Economies Lab
mai 29, 2020
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Transformative Economies Lab

Transformative Economies Lab est une enquête collaborative qui explore, cartographie et articule une économie durable et équitable, telle qu’elle se déploie dans le monde entier. L’objectif du laboratoire est d’utiliser une plateforme existante (Real Economy Lab) qui fournit une image complète des projets, idées, mouvements et réseaux offrant des alternatives viables au système économique traditionnel basé sur le marché, et de présenter cela comme un argument convaincant pour une coordination et un soutien plus large de toutes les parties prenantes. Nous vous invitons à y participer à l’enquête !

Un nombre croissant de praticien.ne.s, de chercheur.euse.s et d’acteur.rice.s du changement travaillent à la mise en place d’un nouveau système économique, transformant le paradigme actuel basé sur la croissance et l’accumulation de richesses. Comment cartographier les mouvements et organisations qui mènent ces efforts et participent au Forum social mondial des économies transformatrices (FSMET) ? Quels sont leurs liens ? Comment pourraient-ils mieux reconnaître et atteindre des objectifs communs ? La première étape consiste à se tourner vers des groupes importants sur le terrain et à leur demander : qu’est-ce qui compte pour votre travail, quelles sont vos ambitions et comment essayez-vous d’atteindre vos objectifs ?

Nous vous invitons et encourageons à réfléchir aux questions, aux définitions et au processus d’enquête en général. Transformative Economies Lab est le résultat d’une collaboration entre Real Economy Lab, RIPESS Europe, MES Occitanie et Open Atlas (Communecter) qui a émergé dans la commission de cartographie du WSFTE. Il est basé sur le Real Economy Lab, un projet initié par Jules Peck, avec le soutien de la Fondation Charles Leopold Mayer, de la New Economics Foundation, du Transition Network et de Metamaps.

Plus d’informations ici et enquête ici : https://forum.transformadora.org/assemblies/tel

SmartketPlace : sondage auprès des membres !

Initié à Genève par [Après-Ge]et [Monnaie Léman], avec la collaboration du RIPESS Europe (validée lors de notre dernière Assemblée générale), le projet **SmartketPlace** a été  conçu lors du Hack-Covid19. Il était devenu évident que la crise économique provoquée par le confinement allait renforcer les GAFAM*, la grande distribution et les supermarchés en ligne, au détriment des producteurs locaux, de la petite distributions, de l’économie sociale et solidaire. 

Il fallait une réponse immédiate et concrète, performante sur le plan technologique, et facilement « réplicable », pour répondre à la crise actuelle et poser les bases d’une économie locale qui puisse être résiliente face aux crises annoncées. C’est une question de survie pour un bon nombre d’entre nous ! 

La plate-forme SmartketPlace est un marché généraliste, durable, social et solidaire, destiné aux communautés locales et  reproductible “partout sur la planète”. Il est centré sur la personne et le respect de ses données. Il permet des circuits-courts pour nos biens, nos services, et crée un « commun » avec les données personnelles que chacun ou chacune veuille bien mettre à disposition, de manière prudente et consciente !

SmarketPlace gère l’ensemble du processus de vente et d’achat de biens et de services : (1) Choix des produits ; (2) Payement en ligne (également en monnaie locale) (3) Choix du type de livraison.

Elle repose sur la combinaison de trois innovations technologiques au services des communs citoyens : (1) une intelligence artificielle basée sur une analyse linguistique / sémantique des données permettant d’obtenir un catalogue homogène de produits, à partir des différents catalogues hétéroclites des producteurs ; (2) un système de protection des données personnelles permettant à chaque consommateur, en tout temps, de choisir quelles sont les données qu’il transmet ou non au « Data commun » (la valorisation ou non de ces données est choisie par la communauté) ; (3) un système de protection des données personnelles et un paiement sécurisé sur une blockchain indépendante et autonome.

Une application-pilote sera opérationnelle d’ici à la fin de l’année 2020. Nous cherchons encore une partie du financement pour démarrer.

**Le RIPESS s’engage : SONDAGE auprès des membres !** 

Le RIPESS a réuni un groupe travail le 7 mai 2020 pour avancer concrètement sur le dossier. 

Il a été décidé de sonder les membres du RIPESS. 

Merci de bien vouloir remplir avant le 10 JUIN 2020 le tableau suivant, afin de nous informer si :

Votre communauté ou réseau est intéressé par SmartketPlace

1.     Pour participer au développement du projet

2.     Pour le mettre en œuvre chez vous

3.     vous souhaitez partager un outil qui vous semble similaire ou complémentaire

4.     vous souhaitez participer à un projet de financement européen ou international pour le développement de SmartketPlace

5.     vous n’êtes pas intéressé : pourquoi ?

6.     vous avez besoin de davantage d’informations

Plus d’informations: ici et ici

Nous avons besoin du maximum de réponses, même négatives, pour organiser notre stratégie pour l’avenir. 

Au plaisir de vous lire ! 

Pour le Groupe de travail “SmartketPlace” 
Antonin Calderon / Jean Rossiaud (APRES-GE)

*GAFAM: Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft

FSMET: Groupe de travail sur les politiques publiques

En avril 2019, la réunion de convergence du FSMET 2019 s’est tenue dans la ville de Barcelone. Cette rencontre a permis à plus de 300 personnes de 46 pays, issues des différents mouvements, de se rencontrer : Économies féministes, Agroécologie et Souveraineté alimentaire, Économie sociale et solidaire et les Biens Communs ou Procomún, ainsi que les axes transversaux Politiques publiques (PP) et Formation se sont rencontrés pour apprécier notre diversité, détecter nos complicités et tisser des réseaux. Le groupe “Politiques publiques” se réunit chaque mois pour échanger et analyser l’importance et la contribution des économies transformatrices dans les différents territoires. Le groupe a rédigé ses objectifs et décidé de créer une fiche pour collecter les politiques publiques dans les différents pays.

Cette fiche est le résultat du processus collectif des différents acteurs des économies transformatrices. Cette fiche servira à :

1. Recueillir les politiques publiques ou les initiatives locales qui constituent une alternative au contexte actuel en raison de l’impact du Covid-19

2. Réaliser une étude sur les différentes expériences d’économies transformatrices dans la participation de la société civile à la co-construction des politiques publiques Ce thème est divisé en trois domaines : les bonnes pratiques, le contexte et la capacité des institutions à élaborer des politiques.

3. Rédiger une note analytique qui sera présentée lors du FSMET 2020.

4. Organiser des activités dans le cadre du FSMET 2020 pour promouvoir les bonnes pratiques.

5. Partager ces résultats dans d’autres espaces internationaux tels que le GSEF 2020 qui se tiendra du 21 au 23 octobre.

La fiche est accessible depuis socioeco.org (ici) et une fois remplie sera intégrée à la cartographie existante sur les Politiques Publiques, une cartographie qui permet de sélectionner les politiques en accord avec leur portée (régionale par exemple), le type de PP (la co-production de PP, par exemple), et sa thématique (PP liée à l’alimentation, par exemple)

Merci de partager toutes les bonnes pratiques que vous considérez importantes. La date limite : vendredi 29 mai 2020. Si vous avez une question sur le formulaire ou le groupe Politiques Publiques du FSMET, veuillez contacter Xavi Rubio à l’adresse suivante : xrubio@bcn.cat

Ressources de mai 2020 (en collaboration avec socioeco.org)

En ces temps troublés, et comme le mois dernier, Coronavirus oblige, mous vous invitons à lire les documents sous le mot-clé #COVID-19 avec des articles d’analyse sur le monde d’après la crise et sur la solidarité pendant la crise sanitaire. Par exemple :

  • La contribution du Mouvement pour l’Economie Solidaire France à la sortie de crise COVID-19, 2020 [lire]
  • El café, el cacao y el coronavirus, con Hans Perk, Director Regional de Oikocredit para África, 28 abril de 2020 [lire]
  • Corona and the Commons, Michel Bauwens, 2020 [lire]

Plusieurs enregistrements de webinaires ou des vidéos sur comment différentes composantes de l’ESS répondent à la crise sont aussi en ligne sur ce même mot-clé.

Mais on peut relever aussi d’autres thématiques:

  • La note d’analyse de Denis STOKKINK : Green deal et économie sociale : enjeux et perspectives, 2020 [lire]
  • Le projet TACITE : Vers une transition ordinaire. Retour sur les trois universités éphémères du programme Travail Autonome, Coopération, Innovations Sociales pour la Transition Ecologique (TACITE), Emmanuelle Besançon, Catherine Bodet, Philippe Chemla, Nicolas Chochoy, Geneviève Fontaine, Noémie De Grenier, Thomas Lamarche, Jennifer Saniossian, 2020 [lire]

ou encore:

  • The Future is Public Towards Democratic Ownership of Public Services, by Satoko Kishimoto, Lavinia Steinfort, Nara Petrovic, A TNI Publication 2020 [lire]

Résumé : La résistance à la privatisation s’est transformée en une puissante force de changement. La (re)municipalisation fait référence à la récupération de la propriété publique des services ainsi qu’à la création de nouveaux services publics. Ces dernières années, nos recherches ont permis d’identifier plus de 1 400 cas de (re)municipalisation réussis, impliquant plus de 2 400 villes dans 58 pays du monde.

et

l’édition spéciale version numérique de SocialAlter: Pour un tournant radical. Présentation du projet ici.

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