Exact matches only
Search in title
Search in content
Search in comments
Search in excerpt
Search in posts
Search in pages
Search in groups
Search in users
Search in forums
Filter by Categories
450
582
597
598
93
Actu
Actu
AG2016 ateliers
AG2017
AG2019
AG2019
Assemblée Génerale
Campagne
Convergence
cooperation
Edito
Editorial
Education et recherche
Etat de l'art
Europe
Evénément
Events
Featured
Formation
GA2018
International
International @fr
Mediterranée
Membres
nc
Newsletter
Point de vue
Politiques publiques
Politiques publiques
Ressources
Solikon2015
UniverSSE2017
Video @fr
Covid-19 : Synthèse des mesures à destination des acteurs de l’ESS

Les collectivités locales sont fortement mobilisées pour assurer la continuité du service public, accompagner les nombreuses initiatives citoyennes solidaires, mais aussi soutenir les acteurs de l’ESS. Retrouvez quelques mesures prises par les adhérents du RTES en soutien aux acteurs ESS. Retrouvez également notre synthèse des mesures gouvernementales, ainsi que les initiatives prises par les réseaux d’acteurs de l’ESS et les réseaux de collectivités locales. 

Une adresse pour nous informer de vos initiatives: animation@rtes.fr

Liste des :

  • Mesures gouvernementales 
  • Mesures des collectivités territoriales
  • Mobilisation des réseaux d’acteurs de l’ESS

Voir toutes les mesures ici.

De RTES

Un “Green Deal” pour l’Europe. Chiche !

Un nouveau pacte est nécessaire pour faire en sorte que les citoyens, dans toute leur diversité, les autorités nationales, régionales et locales, la société civile et les entreprises travaillent main dans la main avec les institutions et les instances consultatives de l’UE

L’intention vise à devenir le premier continent neutre en carbone d’ici 2050.

La déclaration d’intention est louable. Cependant en examinant les propositions établies dans Le Pacte vert pour l’Europe, par la Commission européenne on reste perplexe sur l’absence de mention d’un changement de paradigme dans l’économie. Il y est question de 50 mesures centrées sur l’aménagement de l’économie pour prendre en compte la menace du changement climatique et leurs déclinaisons selon 7 domaines d’action

1. Une énergie propre et décarbonée.

2. Une industrie durable.

3. Un secteur de la construction et de la rénovation plus propre.

4. Une mobilité durable: La promotion de moyens de transport plus durables (le ferroutage par exemple).

5. Une biodiversité préservée ou rétablie.

6. La garantie d’une chaîne alimentaire–de l’agriculture à la consommation –plus durable avec le projet Farm to Fork (F2F).

7. L’élimination de la pollution

8. Mobiliser l’industrie pour une économie propre et circulaire

Frans Timmermans (photo), vice président de la Commission chargé du Pacte vert l’a présenté aux députés du Parlement en indiquant qu’«il faudra des investissements de 260 à 300 milliards d’euros par an publics et surtout privés pour arriver à la neutralité carbone en 2050» soit pas moins de 25% du budget de l’Union européenne et 1.5% du Produit intérieur brut (PIB) de l’Union.

Il n’est nulle part fait allusion au rôle de l’ESS comme le souligne Pour la Solidarité dans un document émis en février.

Une fois de plus l’apport de l’économie solidaire dans la transition écologique et la justice sociale est passé sous silence car si les citoyen.nes sont inclu.es dans certains chapitres au nombre de ceux et celles qui doivent participer à cet effort « colossal » (sic), il n’est nulle part mentionné qu’une attention spécifique et un soutien seront accordés aux entreprises et associations qui mettent d’ores et déjà en œuvre sur les terrains les vœux pieux déclinés dans ce pacte. Une mention est faite de l’économie circulaire mais rien sur les formes existantes qui remplissent d’ores et déjà le cahier des charges que propose le Pacte vert. Qu’il s’agisse d’énergie propre (Enercoop), d’industrie durable ( les coopératives dont celles qui sauvent l’emploi en récupérant l’outil de travail grâce aux salariés qui s’associent), la construction (l’habitat écologique), la mobilité (l’ESS est en pointe sur la promotion des mobilités douces), la préservation de la biodiversité (lutte contre les Grands projets Inutiles pour sauver des biotopes ), les CSA et les AMAP pour les circuits courts alimentaires, l’élimination des déchets etc. Ce sont ces initiatives que l’UE devrait mieux accompagner en augmentant la part du FSE et du FEDER allouée à l’économie solidaire et pas uniquement à l’économie sociale qui n’est pas la parente pauvre en la matière. C’est la dynamique d’innovation qu’il faut encourager dans tous les domaines qui participent à la transition.

Le Pacte mentionne l’éducation et la formation. La Commission élaborera un cadre de compétences européen pour contribuer au développement et à l’évaluation des connaissances, des compétences et des attitudes en matière de changement climatique et de développement durable.

Le RIPESS et ses membres mène actuellement trois projets de formation pour inviter l’ESS dans la formation initiale ou celle des élus après avoir constaté par le biais d’une enquête au sein des pays participants sa quasi absence dans les programmes de formation. Peut-on espérer de ce nouveau Pacte un accueil favorable de ces travaux dont nous ferons valoir des recommandations

Il convient de mettre un terme aux subventions accordées aux combustibles fossiles. Cette assertion est pertinente. Sa mise en œuvre est d’ailleurs un préalable à toute politique de lutte contre les dégâts engendrés par leur utilisation. On voit mal cependant comment la Commission va réussir à l’imposer même s’il est annoncé que des financements sont prévus pour accompagner les pays dépendants du charbon par exemple. En revanche, l’alliance des citoyen.nes peut précipiter ce mouvement comme l’a fait celle des consommateur.trices pour l’agriculture bio.

C’est le rôle d’un réseau de relayer du terrain vers les institutions et vice versa les données essentielles à l’orientation d’une politique qui a du sens pour l’évolution de la société.

Le pacte pour le climat s’appuiera sur les séries de dialogues avec les citoyen.nes et les assemblées des citoyen.nes qui sont en cours dans l’ensemble de l’UE, ainsi que sur les comités de dialogue social.

Le règlement Aarhus devrait être révisé afin d’améliorer l’accès au contrôle administratif et juridictionnel au niveau de l’UE pour les citoyen.nes et les ONG qui ont des doutes sur la légalité des décisions ayant des incidences sur l’environnement.

On peut utiliser les plateformes disponibles pour simplifier la législation et recenser les cas problématiques.

Tout en soulignant l’absence de mention de l’ESS, on ne peut à l’avance mettre en doute la volonté de faire évoluer la politique européenne vers une économie décarbonnée mais on se doit d’être vigilants afin que la manne dévolue ne tombe dans l’escarcelle de grands groupes qui prétendront « verdir » leurs méthodes quand ils utiliseront ces financements pour renforcer leur suprématie au détriment des initiatives réellement soucieuses de préserver la planète et la justice sociale. Il est temps que l’Europe encourage la démultiplication d’un développement adapté aux réalités locales, porté par des assemblées démocratiques où élu.es et citoyen.nes se consultent et s’accordent. L’économie solidaire peut témoigner de la pertinence de ces démarches qui réussissent en dépit des contraintes budgétaires et pourraient donner de plus amples résultats si ces freins étaient levés.

Josette Combes

Municipales en France : les citoyen.nes s’en mêlent.

En France pour les élections municipales, les citoyen.nes cherchent à déjouer le vieux système des partis qu’ils ne reconnaissent plus comme légitimes et trop éloignés des urgences sociales et écologiques qui les préoccupent.

A l’initiative de quelques-uns au départ, ils et elles créent des listes alternatives qui rassemblent non plus les habituels candidats à l’investiture mais des citoyen.nes qui se regroupent sur un projet élaboré au cours de consultations et de réunions. L’exercice démocratique finit par emmener l’adhésion d’un nombre suffisant pour valider une liste.

Le site du collectif Action commune recense ainsi 157 listes participatives, « un tiers dans des villages de moins de 2.000 habitants, un tiers dans des communes de 2.000 à 100.000, et un tiers dans des villes de plus de 100.000 habitants », précise Thomas Simon, coordinateur du groupe, qui s’est donné pour mission d’« accompagner celles et ceux qui veulent faire de la participation citoyenne » (Reporterre 8 janvier 2020). On peut d’ailleurs trouver une carte interactive de ces listes sur le site d’Action commune.

Si ces listes ne sont pas assurées de remporter les élections elles constituent un électrochoc auprès des partis. Elles questionnent les méthodes peu démocratiques de gouverner, en remettant en cause les habitudes de verticalité où le chef décide et s’entoure d’exécutants acquis à sa cause. Elles mettent en exergue des thématiques que les partis se sentent tenus d’inclure dans leurs programmes.

Par ailleurs plusieurs associations ont rédigé des propositions qu’elles font circuler dans leurs réseaux pour que leurs adhérents s’en saisissent afin de les transmettre à leurs élus.

Ainsi le Collectif de la Transition citoyenne a élaboré un Pacte pour la transition invitant les réseaux locaux à demander aux candidat.es de s’engager sur au moins 10 des 32 propositions et à accompagner / vérifier leur mise en œuvre sur les territoires. Ces propositions ont pour objectif central de répondre à l’urgence climatique et à réparer l’injustice sociale.

Le RTES (Réseau des Territoires pour l’Economie Solidaire) a publié un kit municipal’ess comportant  une vingtaine de fiches pour soutenir l’initiative des municipalités vers plus d’ESS dans leur politique locale.

L’UFISC (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles) propose aux candidat.e.s et tout.e.s celles et ceux engagé.e.s pour leurs territoires, les arts et la culture, 3 engagements déclinés à travers 20 propositions concrètes (…) pour une politique de la diversité culturelle fondée sur les droits culturels et une organisation démocratique et solidaire.

Le MES a publié Elections Municipales 2020. 12 questions.

Reporterre a également publié sa liste illustrée de recommandations, cette liste n’est pas exhaustive.

On assiste réellement à un éveil des citoyens face à l’incurie de gouvernements aveuglés par leur inféodation aux puissances économiques. L’exemple espagnol et le municipalisme infusent largement en Europe et le RIPESS s’en réjouit pour qui la co-construction des politiques publiques est un axe majeur de transformation sociale. 

Article rédigé par Josette Combes

Le RIPESS contribue aux dialogues politiques du GSEF – le Forum Mondial de l’Economie Sociale – en Europe et en Amérique Latine
GSEF Liverpool UK November 2019

Les Dialogues sur la politique régionale du GSEF sont organisés pour promouvoir l’échange de connaissances entre les décideurs politiques et les principaux acteurs de l’ESS. Le RIPESS a participé aux deux dialogues dans le but de contribuer à la promotion de l’ESS et d’apporter la vision des projets locaux d’ESS aux forums internationaux.

RIPESS EU a rejoint la 3ème édition du Dialogue politique européen organisé par le Forum Mondial de l’Economie Sociale (GSEF), nos partenaires et collaborateurs de longue date.

Cette année, le Dialogue a eu lieu à Liverpool, au Royaume-Uni, les 18 et 19 novembre 2019, sur le thème ‘Construire la diversité et l’inclusion par l’économie sociale et solidaire’. Les intervenants ont participé à un débat riche et ouvert autour de cette problématique, qui s’est concentré sur trois sujets majeurs :

  • Comment les gouvernements locaux doivent faire évoluer leurs démarches vers une véritable inclusion
  • Aller au-delà de la notion d’inclusion grâce à des pratiques et des politiques innovantes d’insertion professionnelle
  • L’économie sociale et solidaire : une force motrice au service des futurs dirigeants

En tant que RIPESS Europe, nous avons présenté notre activité en nous basant principalement sur le troisième thème, mais bien entendu en lien avec tous les domaines importants de l’ESS. En ce qui concerne le déroulement de l’événement, il a été organisé en partenariat avec la LCRCA (Liverpool City Region Combined Authority) et l’Université de Liverpool. Les organisateurs se sont d’ailleurs révélés être de formidables hôtes.

Le lendemain de la conférence, une visite des acteurs de l’ESS a été organisée à travers la ville. La région de Liverpool est en effet une scène d’ESS dynamique et vivante qui emploie plus de 40 000 personnes dans des organisations d’ESS. Nous avons visité le Kuumba Imani Millenium Centre, principal lieu local d’activisme communautaire, le Baltic Creative CIC, une zone unique de convergence des jeunes entreprises de création et start-ups, qui met l’accent sur la propriété et le partage, et le Homebaked Bakery and Community Land Trust, un lieu d’inspiration (où nous avons dégusté la meilleure tarte au monde) qui mène une lutte étonnante contre l’embourgeoisement et l’assaut des capitaux spéculatifs sur les terres et les maisons.

Rédigé par Alfonso Cotera (RIPESS LAC) et Drazen Simlesa (RIPESS EU)

Table rondes à Lyon – “Les villes et l’ESS : des politiques concrètes pour transformer l’économie”

Le 4 juillet 2019, à Lyon (France), le RIPESS Europe a organisé, avec le soutien de la Ville de Lyon, une table ronde sur le thème ” Villes et ESS : des politiques concrètes pour transformer l’économie “. En préparation du FSMET (Forum Social Mondial des Economies Transformatrices) 2020 qui se tiendra à Barcelone, elle a marqué le début de l’Assemblée Générale du RIPESS Europe qui s’est tenue du 4 au 6 juillet dans cette même ville. Comme les pouvoirs publics jouent un rôle clé pour définir les politiques impactant les communautés à différents niveaux (logement, tourisme, santé, finance…), cela a été l’occasion de mettre en avant les grandes politiques pratiques, translocales, ouvertes et participatives qui transforment l’économie.

Cet événement de trois sessions a rassemblé des membres et partenaires du RIPESS Europe, des décideurs politiques et des acteurs locaux qui ont partagé leur expérience. Le premier panel sur ” Transformer les villes par les pratiques et les politiques publiques d’ESS ” animé par Jason Nardi, délégué général du RIPESS Europe, était composé de Dounia Besson, adjointe au maire de Lyon et représentante du RTES (Réseau des collectivités Territoriales pour une Economie Solidaire), Jeanine Verna, directrice du Centre de formation professionnelle Arobase et Julie Maisonhaute du Commerce Equitable France (Mouvement du commerce équitable).

Pour Dounia Besson, la force de l’ESS est déterminée par son ancrage territorial et il est plus qu’essentiel de placer les ” habitants au centre de toutes les préoccupations concernant les initiatives d’ESS devant les actionnaires “. C’est dans la dynamique de valorisation et de renforcement des initiatives ESS que le label LVED (Lyon ville équitable et durable) a notamment été mis en place. En matière de protection de l’environnement, de santé, de participation citoyenne, d’éducation, de développement culturel, l’organisation LVED ESS de Lyon joue un rôle actif dans la transformation des pratiques économiques et la construction d’une société humaine.

Jeanine Verna est convaincue du fait que la durabilité des actions d’ESS repose sur une introduction des valeurs et principes de l’ESS dans la formation professionnelle. Le centre de formation professionnelle Arobase, créé il y a 30 ans, a formé plus de 2000 professionnels de l’ESS et a favorisé la convergence des différentes branches de l’ESS, en partenariat avec le réseau XES Catalogne et le réseau REVES (Réseau Européen des Villes et Régions de l’Economie Sociale), à travers un projet européen récent. La formation des acteurs locaux de l’ESS constitue donc une ressource essentielle qui doit être démocratisée et soutenue par les collectivités territoriales.

La production et la consommation durables ont été au cœur des mouvements du commerce équitable et sont aujourd’hui plus nécessaires que jamais. Julie Maisonhaute présente une vision optimiste d’une société moderne réunissant des citoyens, des organisations de la société civile, des entreprises, des collectivités locales avec un objectif commun d’intégration des pratiques de commerce équitable. Commerce Équitable France a pour mission principale de transformer les modes de consommation, de promouvoir des compétences solides en matière de commerce équitable, de promouvoir l’égalité dans les politiques publiques et d’aider à structurer le secteur du commerce équitable. C’est pourquoi une alliance forte avec les autorités locales est indispensable, et c’est ce que promeut le réseau Fair Trade Towns.

Josette Combes du MES (Mouvement pour l’Economie Solidaire) a animé la deuxième session sur le thème “Mouvements citoyens – villes transformatrices“, avec Melissa Koutouzis du Transnational Institute (TNI) et Geneviève Brichet du Mouvement Utopia, oratrices invitées.

Transformative Cities Initiatives (Initiatives des Villes Transformatrices) lancé par le TNI, explique Melissa Koutouzis, cherche à apprendre de l’expertise des villes et des collectifs qui travaillent sur l’accès à l’eau, à la nourriture, à l’énergie et au logement. Ces droits humains fondamentaux sont menacés par la crise climatique actuelle et nos structures politiques et économiques de plus en plus dysfonctionnelles, elles-mêmes soutenues par les États, les institutions internationales et les sociétés transnationales. “Renforcer les initiatives locales peut induire un changement radical au niveau mondial “, déclare Melissa. C’est pourquoi TNI, en partenariat avec plusieurs autres réseaux dont le RIPESS, fait la promotion du Transformative Cities Award (Prix des Villes Transformatrices) et de l’Atlas of Utopias (Atlas des Utopies) qui présente des histoires de communautés inspirantes qui remettent en question le pouvoir enraciné et développent des alternatives audacieuses. Il peut s’agir de mouvements populaires au Zimbabwe, en Palestine ou de villes internationales comme Paris ou Barcelone qui ont vaincu des grands groupes transnationaux et des gouvernements nationaux hostiles pour trouver des solutions démocratiques et axées sur la population en matière d’accès aux droits humains fondamentaux.

En mettant en place un espace de dialogue entre les élus et les citoyens, la participation citoyenne est renforcée pour induire un changement endogène au niveau de la société. C’est l’essence même du Pacte pour la Transition Citoyenne qui est, comme l’explique Geneviève Brichet, un outil de promotion et d’organisation de la participation citoyenne pour permettre le changement dans toutes les communes, en favorisant le dialogue entre citoyens et élus dans le cadre des campagnes pour les élections municipales de 2020 en France. Le Pacte pour la Transition Citoyenne est à la fois : une liste de 3 principes et 32 mesures concrètes et applicables en faveur de la transition écologique, solidaire et démocratique ; le soutien du réseau de transition, à travers 50 organisations partenaires (Emmaüs, Greenpeace, Enercoop, France Nature Environnement, etc) ; une plateforme numérique pour connecter, former et accompagner les participants.

Enfin, la dernière session sur “La convergence entre les initiatives pour transformer l’économie et pour libérer l’Humanité ” animée par Drazen Simlesa, coordinateur du RIPESS Europe, avait dans son panel Elisabeth Voss de NETZ für Selbstverwaltung und Selbstorganisation (Allemagne), Iris Avinoa du comité organisateur du FSMET 2020 à Barcelone, Jean Roussiaud de APRES-GE et Geneviève Ancel, coordinatrice du Dialogue en humanité.

En Allemagne, malgré la pluralité des mouvements d’ESS, il est difficile de fédérer ces acteurs avec un espace de concertation pour une action commune. Ainsi, ” en soutenant les initiatives de terrain et l’économie solidaire, NETZ contribue à mettre en place un réseau d’acteurs différents pour s’engager collectivement “, explique Elisabeth Voss. A cet égard, des questions telles que le changement climatique et l’avenir du travail doivent être abordées avec un aspect durable, tenant compte des générations futures.

Le Forum Social Mondial des Economies Transformatrices, qui se tiendra à Barcelone en 2020, est un autre moyen de convergence entre les initiatives visant à transformer l’économie. Des acteurs du monde entier auront l’occasion de se rencontrer et de partager leur expérience des grandes pratiques transformatrices de l’économie avec des approches diverses. Iris Avinoa a pu donner un aperçu de la préparation de ce forum et du processus qui le sous-tend.

Jean Rossiaud a présenté l’initiative Jai Jagat menée par Rajagopal (que certains appellent le nouveau Gandhi) du Mouvement Ekta Parishad en Inde. A partir du 2 octobre 2019, il s’agira d’une marche de 10 000 km à partir du lieu de repos de Gandhi à New Delhi, traversant 15 pays (Pakistan, Iran, Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie, Bulgarie, Serbie, Macédoine du Nord, Kosovo, Albanie, Montenegro, Bosnie Herzégovine, Croatie, Italie et Suisse) et promouvant la perspective du mouvement économique non-violent.

Geneviève Ancel a conclu par une présentation des Dialogues en Humanité, un événement international où des personnes d’origine, de culture et de conviction différentes se rencontrent pour discuter de la pratique de la construction communautaire. Le thème de cette année était “Parlons demain autour de 3 thèmes majeurs” : “Tous responsables des droits de chacun”, “Demain, tous nomades, demain, tous migrants” et “Inventer demain en questionnant les récits qui façonnent nos vies”, qui se sont également déroulé à Lyon du 5 au 7 juillet 2019.

Coopératives d’énergie renouvelable et collectivités locales
REScoop Zagreb may 2019

La conférence de REScoop de cette année se concentre sur la manière dont les coopératives d’énergie renouvelable et les autorités locales peuvent transformer les communautés par la collaboration et met en avant les Coopératives ER européennes (REScoop), les autorités locales (villes et municipalités comprises) et un groupe d’acteurs locaux du réseau RIPESS Europe ainsi que le projet Compile et dans son ensemble la région des Balkans.

Cette conférence de 3 jours aura lieu à Zagreb en Croatie les jeudi 30 mai, vendredi 31 mai et samedi 1er juin 2019. La conférence internationale des 1er et 2ème jours coïncidera avec la 6ème Assemblée Générale de REScoop.eu qui se tiendra le 3ème jour.

La conférence commencera le premier jour par une session plénière sur la rémunération de l’énergie et une visite guidée de Zagreb pour les membres de REScoop.eu.

Le deuxième jour, les coopératives d’énergie renouvelable et les municipalités feront des présentations sur la façon dont on peut accélérer la transition énergétique à l’échelle locale. Les parties prenantes européennes expliqueront comment les communautés énergétiques citoyennes sont organisées dans leurs pays respectifs et les meilleures pratiques de collaboration innovante entre les coopératives d’énergie renouvelable et les autorités locales dans la région des Balkans et au-delà. Enfin, au cours de plusieurs sessions interactives, les participants pourront partager leurs réflexions et leurs idées.

Le troisième jour, des ateliers plus interactifs seront organisés, suivis par l’Assemblée Générale de REScoop.eu.

En savoir plus

Fair Times : pour une Europe juste et durable

Fair Times est une campagne paneuropéenne coordonnée par cinq organisations en réseaux de la société civile appelant à un agenda européen de consommation et de production justes et durables.

Avec la FTAO, qui dirige le plaidoyer du mouvement mondial du commerce équitable au niveau de l’UE, IFOAM UE (organisation faîtière européenne pour l’alimentation et l’agriculture biologiques), CIDSE (famille internationale des organisations catholiques de justice sociale), RIPESS-Europe (réseau européen pour la promotion de l’économie sociale solidaire) et ECOLISE (réseau européen pour les initiatives communautaires
pour la durabilité et le changement climatique) représentent leurs mouvements respectifs à travers une campagne un peu différente.

La campagne s’articule autour d’un numéro spécial du journal ” The Fair Times ” de 2024, la fin de la prochaine législature du Parlement européen. Le journal vise à fournir des exemples de politiques que l’UE pourrait mettre en œuvre en matière de consommation et de production durables et espère inspirer les candidat.es à s’engager à prendre des mesures s’ils/elles sont élu.es.

Alternatives urbaines : une nouvelle cartographie pour partager les initiatives de villes transformatrices
urban alternatives

Urban Alternatives est une collaboration entre des militant.es municipalistes, des universitaires, des gouvernements locaux, des groupes de réflexion et des ONG. Les collaborateurs fondateurs comprennent des participants de : Madrid 129, European Alternatives, Transnational Institute, Habitat International Coalition, MISTRA Urban Futures, Sheffield University Urban Institute, Université d’Aalborg, RIPESS Europe, P2P Foundation, Commons Network et Global Platform for the Right to the City.

Ce projet de cartographie cherche à comprendre et à cartographier les initiatives qui émergent des nombreux mouvements sociaux urbains qui revendiquent le droit à la ville, occupent l’espace urbain, exigent la justice sociale, la participation démocratique, des espaces culturels et des transformations économiques. Largement caché à notre conscience collective, cet ensemble d’actions distribuées et émergentes a démontré qu’il est non seulement possible de penser à des alternatives au paradigme néolibéral, mais que ces alternatives existent déjà. Notre collaboration a deux types d’objectifs :.

  1. Créer la plus grande visibilité possible pour une transformation urbaine positive, qui révéle les dimensions communes d’un mouvement urbain émergent. Nous voulons documenter – et prouver – que le changement est possible ;
  2. Créer un processus continu pour développer des perspectives et des compréhensions communes, soutenir le transfert de connaissances entre un groupe diversifié d’acteurs, et fournir des opportunités pour des projets partagés et des campagnes communes.

Mis en lumière par le mouvement des places et l’occupation de l’espace public (de Tahrir à Puerta del Sol et Plaça de Catalunya, Taksim ou Mong Kok), on assiste à une vague d’initiatives ” par le bas ” et ” par le côté ” qui cherchent à transformer notre environnement urbain. Ces initiatives – de la remunicipalisation démocratique de la production d’énergie à la mise en place de mécanismes d’élaboration de politiques citoyennes, en passant par la création de coopératives de travail associé pour aider à accueillir efficacement les réfugiés – ont toutes un point commun. Non seulement elles s’opposent à la financiarisation croissante de l’économie et à la marchandisation de l’espace urbain, mais le font en faisant confiance à notre propre capacité de générer des projets, des politiques et des prototypes novateurs qui nous permettent de vivre nos vies en commun.

Voir le site web: www.urbanalternatives.org

Plus d’agriculteurs, une meilleure nourriture : Nyéléni ECA publie le rapport sur la politique agricole de l’UE (CAP)
More farmers better food CAP

Les petits agriculteurs durables devraient être placés au cœur de la politique agricole de l’UE, selon un nouveau document publié en Mars 2019 par la plateforme Nyeleni pour la souveraineté alimentaire en Europe et en Asie centrale. Cette publication, qui a fait l’objet d’une publication très bien documentée, représente la position d’une coalition paneuropéenne d’agriculteurs, de paysans, de pasteurs, de pêcheurs, de peuples indigènes et d’organisations environnementales sur la politique agricole commune (PAC) de l’UE.

Le rapport souligne la situation alarmante des zones rurales et du système alimentaire dans l’UE :
Entre 2005 et 2016, le nombre d’exploitations agricoles de moins de 50 hectares a diminué de 29,4%. Plus de 4 millions d’exploitations ont disparu en seulement 10 ans.
Un nombre croissant de travailleurs saisonniers et souvent migrants souffrent de conditions de travail et de vie épouvantables.
La pollution liée aux produits agrochimiques continue d’avoir un impact négatif sur la santé publique – les résidus chimiques présents dans les aliments, les nitrates et les eaux de ruissellement du phosphore polluent les eaux et les sols.
Des niveaux élevés d’utilisation d’antibiotiques dans l’élevage d’animaux entraînent une résistance aux antimicrobiens.
La chaîne alimentaire industrielle génère environ 88 millions de tonnes de déchets alimentaires par an.
La PAC a rendu l’UE extrêmement dépendante des importations bon marché en provenance de régions aux normes environnementales et sociales bien moins strictes.

Stanka Becheva, militante pour la souveraineté alimentaire des Amis de la Terre Europe, a déclaré :
“Alors que le monde est confronté à de multiples crises environnementales et sociales, dont beaucoup sont directement liées à la manière dont nous nous nourrissons, les politiciens européens doivent écouter les petits agriculteurs durables qui peuvent aider à résoudre la crise climatique et l’effondrement du monde naturel. Les systèmes alimentaires qu’ils créent fournissent des aliments sains, abordables et locaux aux consommateurs, respectent la nature et le climat, et créent des emplois sûrs et dignes.”

Présentant la partie du rapport centrée sur les besoins de la PAC pour réussir cette transition, Geneviève Savigny, agricultrice et représentante de la Coordination européenne Via Campesina[2], affirme que ” la PAC doit apporter aux petits producteurs durables le soutien politique, économique et social adéquat dont ils ont besoin. Cela implique des prix équitables, la fixation d’un plafond pour les paiements directs et une redistribution de l’aide. Actuellement, moins de 2 % des bénéficiaires de la PAC reçoivent 30 % du budget total des paiements directs. Cela doit changer. Il faut consacrer davantage d’argent au développement rural et mettre en avant une approche collective de projets où l’agroécologie paysanne est encouragée. Et pour notre jeunesse ? Le soutien aux nouveaux agriculteurs pendant les premières années de leur activité est essentiel.”

“Ce rapport montre également les avantages environnementaux et sociaux de nouveaux partenariats locaux entre producteurs et consommateurs. Il arrive à point nommé pour montrer qu’un nouveau contrat social entre les producteurs de denrées alimentaires et les sociétés qu’ils nourrissent est très attendu et qu’il est urgent”, déclare Judith Hitchman de URGENCI, le réseau international des mouvements agricoles soutenus par la Communauté.

Télécharger le rapport (en anglais) ici.

Bilbao: Le RIPESS au Forum Mondial de l’économie sociale GSEF 2018

Le Global Social Economy Forum GSEF 2018 s’est tenu à Bilbao (1 au 3 octobre 2018). C’est la quatrième édition après Séoul 2 fois et Montréal 2016. Il a réuni plus de 1700 personnes venues de 84 pays. A noter qu’un nombre important de maires et responsables de collectivités territoriales avaient fait le voyage pour témoigner de leur implication dans l’ESS. C’est un des axes forts du GSEF, de lier l’évolution du développement des villes à l’Economie sociale. Notons au passage que l’intitulé « économie sociale » a largement prédominé dans le discours, le terme solidarité étant dans certaines cultures considéré comme superflu parce qu’inclus. Néanmoins, le terme ESS à été utilisé dans plusieurs instances, soit en plénière soit dans les ateliers. Ce point peut et a donné lieu à quelques polémiques. On sait que pour le RIPESS, le terme de solidarité est central parce qu’il renvoie à une philosophie de contestation radicale du modèle ultra libéral en vigueur dans l’économie mondialisée. Le titre du Forum, “Valeurs et compétitivité pour un développement local inclusif et durable”, voulu fortement par le gouvernement de Bilbao, a aussi été débattu.

Mondragon, partenaire de la manifestation, est un exemple emblématique du coopérativisme, et de l’économie sociale conçue comme un complexe systémique visant l’autonomie dans un contexte de résistance, à l’époque de sa création, au franquisme. M. Iñigo Ucin, Président du Conseil Général de Mondragon a présenté son expérience globale (production, finance, formation, distribution) et invité à des visites de terrain.

Les ateliers sur des thèmes très variés proposaient une large gamme d’expériences, ce qui constitue toujours un temps de stimulation de l’optimisme et l’occasion de rencontres qui pourront se prolonger dans le temps par des collaborations fructueuses. Le RIPESS a été présent avec plusieurs membres de tous le continents. L’opportunité de se mettre en contact direct avec des représentants de collectivités publiques et de la Commission Européenne a été bien saisie.

Au cours d’une session dédiée, il y a eu la lecture d’une déclaration préparée par REAS Euskadi et RIPESS sur l’ESS transformatrice, qui vise une réel changement systémique. Au cours de la cérémonie, des personnes de plusieurs cultures et continents ont lu le texte en 4 langues.

Au cours de la même session, Jason Nardi pour le RIPESS, Julia Grannel pour la XES et Carlos Askunze coordinateur du REAS Euskadi ont annoncé la préparation du Forum Social Mondial des Economies Transformatrices. Un premier temps préparatoire aura lieu en avril 2019 à Barcelone et l’édition finale de ce Forum mondial est prévu en 2020. La session s’est achevée par un “picoteo” (une sorte d’apéritif dînatoire) convié par le REAS à Hika Ateneo un lieu alternatif de Bilbao.

Dans la session de clôture Margeritte Mendell (Université de Concordia, Montréal) a usé d’un oxymore pour signifier que le personnel politique et aussi de la recherche universitaire, devrait assouplir les cadres et les règles qui étouffent l’initiative de terrain. Elle a recommandé “l’institutionnalisation de la flexibilité”.

Jason Nardi a été l’un des trois mandatés pour lire la déclaration finale du GSEF après avoir participé à sa rédaction. Une déclaration des jeunes qui ont participé au forum a été aussi présentée .

La prochaine édition du GSEF devrait avoir lieu à Ciudad de Mexico en 2020.

Aller à la barre d’outils