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Une révolte de la pomme de terre commence en Suède en réponse au covid-19

Article d’un membre d’ECOLISE, Transition Sweden, mai 2020

Le 11 avril 2020, une poignée de citoyens de la ville de Söderhamn, dans le nord de la Suède, ont marché jusqu’à l’hôtel de ville pour exiger des mesures en matière de production alimentaire à la lumière de la crise Covid-19. Leurs actions ont déclenché des protestations similaires dans toute la Suède, rappelant la révolte de la pomme de terre d’il y a 103 ans. À la fin de la Première Guerre mondiale, quelque deux cents femmes de Söderhamn avaient déclenché un soulèvement alimentaire national le 11 avril 1917, en raison de la faim généralisée en Suède.

À Söderhamn, l’ONG locale Närjord, qui fait partie du Centre de transition du Norrland du Sud, a remis une liste de 22 demandes à la municipalité locale (voir ci-dessous). Alors que la révolte des pommes de terre de 1917 avait donné lieu à des rassemblements de masse le 1er mai de cette année-là, la révolte actuelle a trouvé d’autres moyens de manifester ce 1er mai, avec des foules éclair à travers le pays qui placent des seaux de pommes de terre et des affiches appelant à la révolte. Des images de groupes communautaires plantant des pommes de terre ensemble et manifestant avec des seaux à Malmö, Göteborg, Molkom et devant le Parlement à Stockholm ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Et le club de jardinage de Sävarådalen, près d’Umeå, a distribué des seaux de révolte de pommes de terre à dix villages pour diffuser le concept.

Les gens continuent de poster des photos de la Révolte des pommes de terre et de plus en plus de groupes communautaires locaux agissent au niveau local en plantant des pommes de terre ensemble, en demandant l’accès aux terres publiques et en impliquant davantage de résidents dans les efforts communs de sécurité alimentaire.

La liste des 22 demandes présentées à la municipalité de Söderhamn le 11 avril pour être mises en œuvre en mai-juin 2020 est la suivante :

1. La création immédiate de groupes de crise municipaux sur la sécurité alimentaire. 2. La mise à disposition de fonds d’urgence pour financer une plus grande autosuffisance, y compris une production alimentaire durable à long terme. 3. L’achat immédiat de semences et de plants à grande échelle 4. Que l’approvisionnement en engrais soit assuré 5. Que les autres intrants nécessaires soient garantis 6. Que les producteurs de denrées alimentaires existants soient soutenus par tous les moyens disponibles 7. Que tous les terrains disponibles soient immédiatement inventoriés et rendus utilisables 8. Que toutes les serres produisent des cultures comestibles en 2020 9. Qu’un grand nombre de petites serres soient achetées et prêtées à des citoyens de la société civile qui peuvent produire de la nourriture pour plusieurs personnes. 10. Que la municipalité lance la culture urbaine dans les endroits possibles 11. Que des “paquets de démarrage” pour la culture sur les balcons et autres lieux similaires soient proposés 12. Offrir des cours intensifs de culture de différentes plantes 13. Offrir des cours intensifs sur les emplois agricoles 14. Pour bloguer régulièrement avec des conseils partagés activement sur les médias sociaux 15. Collaborer avec les producteurs, grossistes et distributeurs locaux pour sécuriser la chaîne alimentaire 16. Pour contacter immédiatement le service de l’emploi pour un travail urgent 17. Étudier immédiatement les possibilités de stockage et de traitement 18. Examiner immédiatement les canaux de distribution, les chaînes de refroidissement, etc. 19. 19. Coordonner les possibilités de récolter davantage dans la forêt (herbes, baies, champignons, etc.) 20. Coopérer avec les clubs de chasseurs de la municipalité pour la chasse d’automne 21. Explorer d’autres possibilités de production alimentaire alternative 22. Commencez immédiatement votre propre production de semences des cultures légumières nécessaires

L’ONG Närjord a également exhorté les habitants de Söderhamn à écrire à la municipalité pour leur faire part de leurs préoccupations concernant la sécurité alimentaire, en demandant à la municipalité de remplir son obligation légale de disposer d’une capacité d’intervention en matière de sécurité alimentaire.

Anders Persson, de Närjord, avait calculé que chaque habitant a besoin de quelque 150 kg de pommes de terre par an et qu’à un prix moyen de 20 SEK/kg, toute personne de Söderhamn préoccupée par la situation alimentaire pourrait acheter une “part de pommes de terre” locale et biologique pour 3000 couronnes, soit environ 300 euros, que Närjord cultiverait et livrerait après la récolte de pommes de terre d’automne.

Et si le coronavirus contribuait à la diffusion de l’économie solidaire ?
?

Article de Valori.it, (en italien) 25/4/2020

Diego Moratti (Réseau de l’économie solidaire) : le verrouillage a imposé de repenser les habitudes. Nombreux sont ceux et celles qui s’approchent du monde de la consommation critique. Une opportunité à exploiter
Par Corrado Fontana

Avec une pandémie de coronavirus toujours en cours, nous essayons de recueillir les signes d’une issue positive. Et le monde de l’économie solidaire, celui des gruppi d’acquisto (GAS) et des circuits courts, des relations entre consommateurs critiques et petits producteurs, de l’alimentation saine et du juste prix, dévoile une agréable vérité : il a jusqu’ici bien répondu aux difficultés. Et ce n’est pas tout. L’économie solidaire a renforcé la certitude que certaines bonnes pratiques bien établies peuvent remporter la victoire sur le modèle de l’agriculture intensive. De plus, grâce aux restrictions de verrouillage, le nombre de consommateurs intéressés par des modes d’achat “alternatifs” augmente.
“De nombreuses habitudes quotidiennes ont été obligatoirement modifiées à cause du virus, avec le potentiel qui en découle d’enraciner – ou de repartir de zéro – l’affirmation de pratiques plus durables” confirme Diego Moratti, membre du conseil national du nouveau Réseau italien d’économie solidaire (sa naissance en tant que RIES a été officialisée juste avant le déclenchement de l’épidémie). “De telles pratiques, si elles sont intégrées et additionnées, peuvent affecter et provoquer un changement social et économique efficace”.

Cette crise pourrait-elle donc devenir un tournant décisif ?

C’est exactement ce qui est apparu au moment de la création du nouveau RIES, le mercredi 22 mars 2020. Nous avons interrogé plus de 70 représentants de toute l’Italie : il y a eu une forte convergence sur la valeur de l’opportunité historique à laquelle nous sommes confrontés.

Quelle contribution les réalités de l’économie solidaire peuvent-elles concrètement apporter pour relancer le secteur agricole après la crise du coronavirus ?
“Nous avons activé les relations avec d’autres réseaux de producteurs et avec les acteurs impliqués dans la défense de l’agriculture paysanne dans le sens de l’agroécologie : le premier objectif était de proposer aux députés les plus sensibles la reconnaissance éventuelle de nos systèmes de production et de distribution d’aliments de qualité dans des décrets gouvernementaux émis progressivement. Le second objectif est maintenant de rechercher des lignes d’intervention unifiées pour le post-virus dans une période de crise économique de moyenne-longue durée, la plus grave de ces 100 dernières années (c’est-à-dire depuis ’29)”.

Quel rôle l’économie solidaire joue-t-elle dans la production durable de denrées alimentaires, dans la transition vers l’agriculture biologique, dans les processus d’inclusion sociale ?

“Les réalités de l’économie solidaire visent principalement un marché “intérieur” et une demande “consciente”, qui connaît les producteurs et les choisit pour une série de raisons (pas tant pour une prétendue commodité ou un confort de supermarché). Pour ces raisons (durabilité environnementale, inclusion sociale, formes coopératives), le consommateur décide d’être “solidaire” avec le producteur.

Ce concept central, même en temps de crise économique, peut permettre de “maintenir” le soutien à la partie de l’agriculture durable – biologique, inclusion sociale – qui s’appuie sur nos GAS, les marchés des petits producteurs et des pratiques similaires. À condition que ces activités soient autorisées en termes juridiques et de sécurité dans les différents décrets d’urgence”.

L’économie civile est flexible et résistante. Dans cette crise, les RIES et les GAS ont-ils confirmé des caractéristiques similaires ?

“Une réunion à distance organisée par le RIES fin mars avec une centaine de participants, pour la plupart des “experts de GAS”, a révélé des réponses “créatives” des chaînes locales de production et de distribution d’aliments authentiques par rapport aux réglementations contenues dans les décrets gouvernementaux. Ces derniers ont imposé des contraintes à nos systèmes de relations, au profit de la grande distribution. Nous avons tiré le meilleur parti de ces expériences, en fournissant aux personnes en difficulté une série de matériels pour faciliter la reconnaissance, même formelle, par les maires et les préfets des activités des GAS ou des petit.es producteurs.trices qui ont proposé de faire des livraisons à domicile.
Après un premier revers, de nombreuses centrales d’achat se sont remises sur les rails en réinventant les moyens de s’approvisionner en produits, de les stocker et de les livrer aux familles. Par exemple, des GAS dans des copropriétés ont été proposés et de nouveaux espaces de tri des marchandises ont été aménagés pour maintenir la distance sociale.

D’autres réalités ont développé des plateformes de commandes en ligne ou par téléphone ou ont rejoint les circuits d’aide sociale des différentes municipalités, d’information et de livraison de la protection civile locale ou des groupes de volontaires nés pour l’urgence. En d’autres termes, la résilience et la flexibilité sont des qualités typiques de ces circuits d’approvisionnement alternatifs”.

Parviendrez-vous également à faire repenser le modèle agricole actuel dans un sens plus durable ?

“Tous les acteurs et actrices du Réseau italien de l’économie solidaire – les GAS, les organisations de commerce équitable et de finance éthique – sont conscient.es que les changements considérables dans les habitudes des gens, même s’ils sont forcés, donnent une occasion exceptionnelle de réfléchir à la mesure dans laquelle notre consommation, y compris alimentaire, a un impact sur l’agriculture, l’environnement et l’économie en général.

Nous sommes certains que le modèle de l’économie solidaire répond à de nombreux problèmes critiques que le système de l’agro-industrialisme et la dépersonnalisation des relations économiques ont poussés à l’extrême. Je pense en particulier à la durabilité environnementale et à la pollution. La crise provoquée par la pandémie peut donc être utilisée pour diffuser nos bonnes pratiques. À condition qu’ils puissent être saisis et reconnus par les citoyen.nes et les institutions comme un modèle meilleur et préférable, alternatif et concrètement activé”.

Apporter du soulagement et de la résilience aux producteurs : Un financement de 3,1 millions d’euros annoncé par Fairtrade International

Article (en anglais) de Fair Trade International, mai 2020

À l’occasion de la Journée mondiale du commerce équitable, Fairtrade International annonce le lancement d’un “Fonds d’aide aux producteurs et productrices du commerce équitable” et la création d’un “Fonds de résilience des producteurs et productrices du commerce équitable” en réponse à la pandémie mondiale COVID-19. Les deux mécanismes de financement, avec des investissements initiaux de 3,1 millions d’euros, sont destinés à répondre aux besoins immédiats des agriculteurs.trices, des travailleurs et travailleuses et de leurs communautés, tout en établissant une base pour les efforts de relance économique à plus long terme.

Darío Soto Abril, PDG de Fairtrade International, a déclaré : “En tant que système, le commerce équitable travaille chaque jour à modifier le commerce afin que les agriculteurs et les travailleurs puissent gagner leur vie de manière décente. En temps de crise, nous devons faire encore plus pour garantir la santé, la sécurité et l’avenir de ceux qui travaillent si dur pour nous fournir les produits que nous aimons. Nous sommes conscients que ces fonds ne sont pas suffisants pour répondre à tous les besoins de chaque producteur ou productrice touché par la pandémie, c’est pourquoi nous nous engageons à continuer à rechercher des sources de financement supplémentaires au sein du système, ainsi qu’avec des partenaires”.

Le Fonds d’aide aux producteurs du commerce équitable met initialement 2,1 millions d’euros à la disposition des organisations de producteurs.trices certifiées Fairtrade pour des investissements urgents dans la sécurité et les moyens de subsistance. Les initiatives d’aide pourraient inclure l’achat de masques et d’équipements de protection et médicaux de base, le paiement temporaire des salaires des travailleurs suspendus, la mise en place d’initiatives locales de sécurité alimentaire, la sensibilisation aux précautions de sécurité, la construction d’installations médicales d’urgence et les coûts de continuité des activités, entre autres. Le fonds a été créé grâce aux contributions des organisations nationales de commerce équitable.

“Les organisations de producteurs.trices se sont rapidement mobilisées pour soutenir leurs membres et leurs communautés, comme les producteurs de café en Colombie qui distribuent des colis de nourriture et d’hygiène aux personnes âgées de leur communauté, les Brésiliens qui aident à assainir leurs villes, ou les Béliziens qui livrent des masques. Cela a été le cas dans la plupart des organisations de producteurs du monde entier. Ce soutien financier supplémentaire fera une différence significative dans le niveau d’aide qui peut être apporté à certaines des communautés qui ont le plus besoin d’assistance”, a déclaré Xiomara Parades, directrice exécutive de la CLAC, le réseau des producteurs du commerce équitable en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Si le Fonds de secours cible les besoins immédiats, il est clair que la pandémie aura également un effet extrême sur les chaînes d’approvisionnement et le commerce mondial, dont l’impact ne se fera souvent sentir qu’à la prochaine saison de plantation/récolte. Le Fonds de résilience des producteurs du commerce équitable, actuellement financé à hauteur de 1 000 000 € par les membres du système du commerce équitable, est mis en place pour répondre aux besoins à long terme des producteurs et productrices qui commencent à envisager la vie après le COVID-19.

Le Fonds de résilience des producteurs du commerce équitable est destiné à soutenir des interventions économiques à plus long terme, telles que la restauration des entreprises, le renforcement des capacités technologiques, la prise en compte des risques liés aux droits de l’homme dans les chaînes de valeur par des interventions programmatiques, le soutien au renforcement des finances pour faire face aux risques futurs et la défense des droits, pour ne citer que quelques exemples.

“En plus de demander à nos organisations nationales de verser des fonds, nous recherchons des partenaires pour nous aider à développer ce fonds tourné vers l’avenir afin de garantir que, lorsque les agriculteurs.trices et les travailleurs et travailleuses commenceront à se remettre des effets du COVID-19, ils pourront assurer leurs moyens de subsistance, tout en renforçant la résilience des chaînes d’approvisionnement”, a déclaré Soto Abril.

Fairtrade invite les détaillants, les entreprises, les organisations non gouvernementales et les agences gouvernementales à contribuer au Fonds de résilience des producteurs. Les sommes provenant du Fonds d’aide aux producteurs du commerce équitable et du Fonds de résilience des producteurs du commerce équitable seront allouées proportionnellement aux trois réseaux régionaux de producteurs du commerce équitable. Les réseaux de producteurs administreront et géreront à leur tour la distribution, le suivi et l’impact des fonds aux organisations de producteurs certifiés du commerce équitable en première ligne de la crise COVID-19.

“La crise ne s’arrêtera pas lorsque COVID-19 cessera de se propager. Nous voyons déjà se profiler une crise économique mondiale”, a déclaré Nyagoy Nyong’o, directeur exécutif de Fairtrade Africa, le réseau de producteurs couvrant l’Afrique et le Moyen-Orient. “Les agriculteurs et les travailleurs sont résistants et créatifs. Ce fonds supplémentaire leur permettra d’identifier des opportunités ou des modèles commerciaux alternatifs, tout en continuant à investir dans l’avenir de leur communauté”.

#

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Johnna Phillips, directrice des relations extérieures, press[a]fairtrade.net

Face à la pandémie, l’Economie Solidaire se mobilise

Notre bulletin d’avril sera entièrement consacré à la crise du Coronavirus. Ce n’est pas pour être redondant sur ce que les médias diffusent abondamment : nombre de contaminés, nombre de morts, état des stocks de masques et de respirateurs etc. Toutes informations sans doute utiles mais dont l’effet sur la population est anxiogène. Dans ce bulletin nous avons choisi de collecter les initiatives qui émergent dans les pays européens et dans le monde pour faire face de façon solidaire aux difficultés engendrées au quotidien. Certaines initiatives émanent des pouvoirs publics comme celle de l’Europe dont nous donnons le lien ici. Nous publions également des textes de réflexion sur l’après épidémie pour renouveler de façon drastique le modèle économique que nous sommes nombreux à considérer comme inadapté à l’avènement d’une société compatible avec le bien-être de l’humanité.

Cette période place sous microscope l’incurie d’un système qui met en danger la vie des personnes les plus fragiles et fait reposer le fardeau de la crise sur les épaules de personnels exposés sans protection, et soumis au manque de moyens et à des cadences de travail incompatibles avec la sérénité que commande la relation aux malades et aux familles endeuillées. Elle montre de façon criante l’incidence des inégalités liées à l’injustice des rétributions allouées aux personnes qui contribuent à la bonne marche d’une société et l’incurie d’un système qui tient pour inutiles ceux qui n’ont pas accès aux emplois en les mettant les uns et les autres en danger de mort.

En dépit et grâce aux mesures de confinement la société civile fait montre de créativité pour pallier le désordre induit par la dérégulation des organisations économiques. On trouvera donc dans ce numéro un florilège d’initiatives, de mise en liens, de coopérations pour sauver notamment les producteurs locaux qui ne peuvent plus écouler leurs produits dans les circuits familiers, de couturiers qui transfèrent leur activité vers la production de masques et de vêtements protecteurs, de cantines improvisées pour secourir ceux qui sinon mourraient de faim, d’hébergements pour ceux qui sont « confinés dehors » etc. Enfin la société civile qui était auparavant mobilisée pour faire advenir les économies de la transition s’organise pour préparer l’après Covid 19 pour qu’on ne reparte pas vers la direction mortifère du « business as usual » de l’économie des rentiers et des absurdités de production d’objets inutiles gaspilleurs de ressources et d’énergie. Plusieurs se regroupent pour publier leurs revendications. D’autres organisent des débats en ligne pour rassembler les imaginations et les savoir – faire Peut-on espérer que ce ralentissement impromptu génère une réflexion approfondie sur les besoins essentiels au nombre desquels la coopération et la solidarité font actuellement une éblouissante démonstration de leur bien-fondé ?

Le RIPESS participe à ces mises au point, ces mises au clair, ces mises en perspective pour que demain ne ressemble en rien à ce qui a prévalu ces dernières décennies. Et si pour l’instant la date du Forum Social Mondial des Économies Transformatrices du mois de juin est annulée, nous réfléchissons au moyen de poursuivre les collaborations entamées pendant toute la période de préparation et nous vous informerons des suites qui leur seront données.

Restons solidaires et vigilants.

Lien page Solidarité et crise pandémique

Par Josette Combes

Restons solidaires
mars 24, 2020
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Pour plus de textes, messages et articles sur les solutions alternatives face à la crise de Covid-19, veuillez visiter notre page :

Chers tou(te)s,

Nous traversons une période très problématique. La crise du Covid 19 a créé une situation totalement inédite : une menace de pandémie que chacun, après avoir éventuellement  douté de sa réalité, est contraint de prendre au sérieux. Les questions épidémiologiques ne sont pas nouvelles (VIH, Vache folle, SRAS, Ebola, Zika, H1N1) sans oublier les grandes pandémies que sont le choléra, la variole, la tuberculose qui ont tué plusieurs millions de personnes  avant que la médecine ne trouve les moyens de soigner et d’immuniser les populations. Ce qui change sans doute, c’est la prise de conscience que nos modes de vie sont par essence des vecteurs de pandémie et en premier les flux de personnes et de marchandises. Mais cela est à mettre en lien avec les éventuelles défaillances des systèmes de santé très dépendants des composants fabriqués hors des frontières mais surtout très affaiblis dans leurs organisations par les atteintes des systèmes publics dû à l’idéologie du « cost cutting ».

Il serait indécent de se réjouir d’une démonstration à l’avantage de ce que nous préconisons depuis fort longtemps à savoir la relocalisation des économies de survie : alimentation, santé, énergie, éducation. Or cette crise remet en cause les systèmes mondialisés tout en menaçant les structures de proximité qui résistaient à l’hégémonie des grands groupes. Les logiques sont pour le moins contestables : recourir à la grande distribution pour l’approvisionnement et interdire les commerces de proximité alors que ces derniers sont plus en mesure de réguler l’accès en imposant un nombre limité de personnes en même temps. Le résultat risque d’être catastrophique : petits producteurs, librairies, lieux de spectacle vivant, petits cinémas ruraux ou de quartier, travailleurs indépendants etc., au bénéfice, hélas de la grande distribution qui bénéficie à plein du confinement des consommateurs.

Face à cette situation, la solidarité est la réponse essentielle. Un peu partout, les gens s’organisent pour sauver ce qui peut l’être : épicerie solidaire, achats groupés, reconversion des stocks des restaurants désertés pour fabriquer des repas solidaires, soutien aux soignants, plates-formes d’écoute des personnes isolées etc.

Nous avons le privilège au RIPESS d’utiliser beaucoup le télétravail et nous préparons un bulletin d’avril que nous souhaiterions concocter en lien avec nos membres. Nous vous sollicitons pour nous faire part des mesures qui ont cours chez vous de mise en œuvre de cette solidarité qui est le ciment revitalisant des êtres humains entre eux.

Prenez soin de vous et des autres. Soyons humainement responsables d’une issue rapide à cette épidémie et nous savons tous qu’ensuite nous reprendrons notre travail de plaidoyer et de mise en acte pour une économie solidaire respectueuse des humains et de la planète.

Et nous ne saurions conclure sans rendre hommage à tous ceux et celles qui sont en avant poste pour soigner, nourrir, accompagner leurs congénères dans cette aventure dangereuse. Qu’ils soient ici remerciés chaleureusement.

Par Josette Combes

Une Europe au-delà de la croissance verte

La crise du Coronavirus monopolise toute l’actualité et, en effet, la vie quotidienne de nombreuses personnes est entravée par les mesures strictes que les gouvernements imposent pour ralentir et prévenir une contagion pandémique.  Les gens sont contraints de repenser bien des choses, notamment le recours à la consommation et à la production locales, la réorganisation de la mobilité, le travail à distance/en ligne, la réduction des interactions sociales et publiques, etc.  Cela a des effets positifs, si les communautés ne se ferment pas et si l’Europe ne devient pas encore plus une “forteresse”, rejetant violemment les réfugiés et les migrants (comme cela se passe actuellement aux frontières entre la Grèce et la Turquie).  Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il faille minimiser la menace de pandémie – qui, soit dit en passant, n’a pas été amenée ici en Europe par des “migrants” mais par des voyageurs internationaux.  Les émissions ont été davantage réduites au cours des deux derniers mois que prévu sur des périodes plus longues – il est donc possible de mettre en œuvre rapidement des politiques respectueuses du climat, si nous le voulons vraiment. Le récent “Green Deal” de la Commission européenne semble aller quelque peu dans ce sens… mais est-ce vraiment le cas ?

Le Green Deal européen a été lancé par la Commission européenne à la fin de l’année dernière et il est devenu un sujet de débat et de réflexion dans les cercles de militants de l’ESS. Il semble être un gigantesque plan pour l’avancée nécessaire et urgente sur la voie de la neutralité carbone du continent d’ici 2050. Les principaux domaines d’investissement des 260 à 300 milliards d’euros par an sont les suivants : énergie et changement climatique, économie circulaire pour l’industrie, bâtiment et construction, mobilité et transport, biodiversité, alimentation et environnement sans pollution. Il existe peu d’approches et de concepts nouveaux, inattendus, frais et prometteurs. Au moins frais et prometteurs pour les documents stratégiques de la CE. L’utilisation de termes tels que “transition juste”, de la “ferme à la fourchette”, l’éloge de la “biodiversité et de la nature”, ou l’implication et la protection des citoyens attirent l’attention.

Cependant, lorsque vous plongez plus profondément dans le document, vous vous rendez compte que l’ensemble du plan est toujours tributaire du paradigme de la croissance et qu’il s’agit plutôt d’une allusion à la nécessité d’un petit peu d’écologie et d’argent dans le système actuel pour devenir plus juste et plus durable. Au sein du RIPESS et d’autres mouvements orientés vers l’ESS, nous insistons et travaillons sans cesse pour un changement de paradigme qui transformera notre économie et notre système déficitaire en démocratie.  Ainsi, si une Europe plus “verte” peut être bénéfique pour la lutte contre le changement climatique ou la pollution de l’environnement et aller dans la bonne direction, il reste encore beaucoup à faire pour qu’une transition vraiment juste et écologique ait lieu.

Le Green Deal européen est là pour durer et nous devrons nous en occuper dans les prochaines années. Il n’y a pas si longtemps cela aurait semblé de la science-fiction ou un vœu pieux de voir même la rhétorique changer dans les institutions centrales. Après un travail de longue haleine et acharné de nombreux militant.es, travailleurs et travailleuses et promoteurs et promotrices de concepts justes, équitables, solidaires et durables, nous avons fait notre part dans ce Green Deal. Cela n’est pas suffisant, et ce n’est pas assez satisfaisant ni fondé sur la solidarité. Nous devons donc poursuivre notre action de plaidoyer et notre pratique quotidienne de l’ESS afin que, dans les années à venir, ce type de document-cadre politique inclue des concepts, des pratiques et des changements systémiques plus importants tels que : l’économie solidaire, la démocratie renforcée et la prise de décision participative, les droits de la nature et les politiques fiscales relatives à l’empreinte écologique, la protection des travailleurs et le renforcement des biens communs…  Le RIPESS s’y engagera, alors rejoignez-nous ! Nous aimerions ouvrir un débat sur les membres et sur d’autres réseaux et organisations qui travaillent à changer le système économique (et se réjouissent de participer au Forum social mondial des économies transformatrices) – veuillez lire l’article de cette lettre d’information et réagir, envoyer vos commentaires et propositions !

Drazen Simlesa & Jason Nardi pour le Comité de Coordination de RIPESS Europe

Appel prolongé pour le Transformative Cities Award 2020

DATE LIMITE PROLONGÉE : 14 juin à 23h59 CET (GMT+1)

Depuis 2017, l’initiative Transformative Cities célèbre les collectifs du monde entier qui se sont attelés à la transformation de leur communauté avec le Prix du choix du public Transformative Cities.
Les lauréats de l’année dernière sont devenus une source d’inspiration mondiale :

  • La campagne “Our Water Our Rights” a résisté avec succès à la privatisation de l’eau à Lagos, au Nigeria.
  • En Espagne, Barcelona Energia a éclairé les maisons avec de l’énergie renouvelable et s’est opposée au pouvoir des entreprises.
  • Au Mexique, la Cooperación Comunitaria A.C. a travaillé avec les techniques traditionnelles de la communauté et a reconstruit ses maisons après qu’un tremblement de terre les ait détruites.
  • Au Kenya, le projet de gestion des déchets de Dajopen a transformé les déchets en nutriments précieux qui ont régénéré le sol.

Aujourd’hui, commence la collecte de nouveaux exemples inspirants de transformation en 2020 : un appel ouvert pour trouver celles et ceux qui sont les leaders locaux du changement mondial.
C’est peut-être votre collectif ! Posez votre candidature ici pour le prix Transformative Cities Peoples Choice Award 2020. Ou peut-être connaissez-vous d’autres collectifs qui devraient être initiés à cette opportunité. Ayez la gentillesse de partager avec eux cet appel ouvert.

Trois histoires clés pour chaque catégorie seront choisies par des évaluateurs et évaluatrices experts dans différents domaines. Ces 12 histoires feront l’objet d’une large promotion, car le prix est destiné à faire connaître les initiateurs les plus inspirants à un public aussi large que possible. En tant que finaliste de l’édition 2020, votre histoire sera incluse dans l’Atlas des utopies 2020, qui cette année présentera tous les finalistes des trois éditions à ce jour. Une mosaïque inspirante de véritables utopies transformatrices.

Le but n’est pas de créer une concurrence entre les différentes pratiques politiques, mais plutôt de mettre en lumière les pratiques transformatrices et d’encourager leur diffusion au niveau international.

Prêt, partez, appliquez et partagez !

Projet Erasmus + BUSSE & Forum sur la souveraineté alimentaire en Pologne
BUSSE - Building up SSE

Elena Tzamouranou, qui travaille à Dock, membre grecque de RIPESS Europe, nous raconte :

“Il y a quelques jours, nous avons fait un voyage de 3 jours à Varsovie, en Pologne, dans le cadre du programme BUSSE (Construire l’ESS) auquel nous participons. Le programme est une collaboration stratégique des acteurs de l’ESS pour le développement de l’innovation et l’échange de bonnes pratiques, tout en visant à diffuser les pratiques et les activités de l’ESS, en fournissant des connaissances, des aptitudes et des compétences pertinentes.

BUSSE est sur le point de développer un programme de formation innovant en 4 modules et du matériel de soutien pertinent pour les formateurs et les stagiaires. Les modules de formation sont les suivants:

1) Le développement et Conversion d’un vecteur en un projet d’ESS

2) valorisation des Communautés dans le cadre de l’ESS

3) Principes de L’ESS dans les coopératives

4) Pratiques de l’ESS basées sur les valeurs de la Souveraineté alimentaire

Les deux premiers jours ont été consacrés au programme BUSSE, notamment au travail sur les 4 modules tels qu’ils ont été formés jusqu’à présent, à la discussion des défis qui se sont présentés, à l’identification des lacunes et à l’amélioration de celles-ci.

Le troisième jour, nous avons visité la coopérative de Dobrze en Pologne, qui possède deux épiceries dans le centre de Varsovie, et nous avons échangé nos expériences sur des questions telles que la gouvernance, la participation, l’organisation et le fonctionnement d’une coopérative alimentaire.

Par la suite, nous avons visité le 2e Forum polonais sur la souveraineté alimentaire. Nous avons participé à l’atelier sur la mise en réseau pour les partenariats régionaux et interrégionaux. L’atelier comprenait trois axes principaux :

1) Valorisation de l’ESS grâce à des programmes régionaux,

2) Synergies pour la souveraineté alimentaire et l’éducation agro-écologique et

3) Synergies entre les réseaux d’alimentation alternative.

Nous tenons à remercier nos partenaires du projet BUSSE, Ekumenická Akademie (République tchèque), Dobrze (Pologne), Utopia (Ukraine), Ksoe (Autriche) pour l’opportunité d’apprendre et de discuter sur l’économie sociale et solidaire en Europe centrale et orientale et pour toute l’expérience que nous avons acquise sur les sujets mentionnés ci-dessus”.

Vous travaillez dans la formation dans le domaine de l’ESS ?

Vous faites face à la question de la souveraineté alimentaire ?

Vous voulez en savoir plus sur le programme et ses modules de formation ?

Si oui, veuillez vous rendre sur la page du programme

La CSA prend de l’ampleur aux Pays-Bas !

Par Klarien Klingen, agricultrice néerlandaise de CSA

La CSA prend de l’ampleur aux Pays-Bas ! Il y a cinq ans, il n’y avait que cinq initiatives, aujourd’hui il y en a plus de 90. En Flandres, une partie de la Belgique où la même langue est utilisée qu’au les Pays-Bas, le réseau CSA est un peu plus avancé : leur association formelle existe depuis plusieurs années maintenant et de nombreuses initiatives CSA aussi. 170 agriculteurs et membres néerlandais et flamands de la CSA se sont réunis pour la réunion annuelle de la CSA à Deventer, NL, les 11 et 12 janvier 2020.

Lors du dîner, nous avons découvert que les Flamands ont l’habitude de demander une cotisation de 350 euros par personne et par an pour participer à une initiative de la CSA, alors que les Néerlandais pensent que 250 euros est normal. C’est tout simplement génial de pouvoir découvrir ces différences, de pouvoir spéculer sur leur origine (le climat est-il différent à 300 km plus au nord ? C’est pour cela que les Flamands peuvent produire plus de légumes tout au long de l’hiver), et apprendre les uns des autres.

Le sujet des cotisations a été abordé à plusieurs reprises au cours du week-end. Il était très nouveau pour les participants de l’atelier “CSA et solidarité” d’entendre parler du modèle de “Fribourg” où les membres mettent le prix qu’ils sont prêts à payer sur une note, tout est additionné, et si la somme totale ne suffit pas à couvrir les coûts totaux de production (y compris la main d’œuvre !), un autre tour suivra.

Dans le même atelier, une nouvelle idée a été présentée : et si nous demandions aux membres de payer pour une semaine de légumes l’argent qu’ils gagnent en une heure. Cela pourrait donner une toute nouvelle façon d’envisager la fixation des prix : l’argent n’est pas lié aux légumes mais au travail. Et le prix que les gens doivent payer est très adapté à leur propre capacité de paiement. Voyons où cela va nous mener.

La terre est un sujet important aux Pays-Bas, où l’achat d’une terre arable coûte en moyenne 100 000 euros par hectare. Il est donc très difficile de la payer avec une production primaire normale. La CSA peut bien sûr offrir de meilleures possibilités, mais il est indispensable de constituer un sol et de créer un réseau de membres ayant un accès à long terme à la terre. L’un des agriculteurs de la session plénière trouve injuste que les gens gagnent de l’argent sur la terre, simplement en la possédant. Il estime que l’argent devrait être gagné sur le travail et non sur la propriété. Avec un groupe de personnes, il a acheté des terres et ils travaillent maintenant ensemble sur la façon de formaliser ces terres sans profit.

CSA Netherlands/Flanders est une communauté dynamique qui se développe rapidement et avec enthousiasme. Nous sommes impatients de rencontrer les initiatives du CSA pour apprendre et travailler ensemble sur notre rêve commun : la souveraineté alimentaire pour tous !

Le RTES – Réseau des collectivités Territoriales pour une Économie Solidaire – lance le Kit MunicipalESS!

À l’occasion des élections municipales de mars 2020, le RTES propose un kit MunicipalESS pour les futures équipes municipales et intercommunales souhaitant soutenir l’Economie Sociale et Solidaire. Il a été présenté le 22 janvier à l’occasion du Conseil d’Administration du RTES.  Une vingtaine de fiches au total seront au fur et à mesure publiées par le RTES, abordant les leviers dont dispose le bloc communal et champs d’activité. Cette action portée par le RTES s’inscrit dans le cadre d’une démarche collégiale avec les acteurs d’ESS France et le Labo de l’ESS, “Pas de municipales sans ESS”.

Le kit MunicipalESS vise à outiller les futures équipes :

  • Qu’est ce que l’ESS? Pourquoi la soutenir localement? Quels liens avec les compétences du bloc communal? Quelles sont les premières clés pour la mise en œuvre d’une politique volontariste structurée?
  • Quels peuvent être les principes et leviers des communes et intercommunalités pour soutenir le développement de l’ESS (connaître et mobiliser les acteurs de mon territoire, commande publique, accès au foncier, SCIC, co-construire et évaluer, animation territoriale, transversalité, ressources mobilisables par les collectivités locales…)?
  • Comment  illustrer très concrètement la façon dont les différentes politiques publiques thématiques peuvent intégrer l’ESS (mobilité, alimentation et agriculture, politique de la ville, déchets, revitalisation commerces, numérique, jeunesse, culture & sport, silver économie, …).  
LA DÉMARCHE COLLÉGIALE MENÉE PAR LE RTES AVEC LES ACTEURS D’ESS FRANCE ET LE LABO DE L’ESS, POUR CONTRIBUER À LA PROMOTION DES SOLUTIONS APPORTÉES PAR L’ESS.

Le communiqué de presse commun indique:

” Les élections municipales à venir devront permettre de répondre aux urgences démocratiques, sociales et environnementales soulevées ces dernières années par les citoyennes et citoyens. L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) constitue une réponse solide et doit être renforcée à toutes les échelles. …

Les collectivités locales ont un rôle essentiel quant à l’impulsion à donner, aux soutiens à apporter avec une vision globale sur la durée, et à leurs rôles d’animation du territoire. Cela peut se traduire par la co-construction de plans pluriannuels pour agir en transversalité au sein de la collectivité locale mais aussi en articulation avec les échelles intercommunales et régionales.

Nous sommes convaincus qu’il est possible d’agir ici et maintenant. Chacun dans nos réseaux, nous portons des propositions qui concernent à la fois les citoyennes et citoyens, les élus, les acteurs économiques, les chercheurs… Ensemble, nous vous invitons à consulter nos différents supports de plaidoyer en vue des élections municipales et à vous engager à nos côtés. Faisons réseau, à différentes échelles, pour porter ensemble les transitions dans les territoires ! “

Article rédigé par l’équipe du RTES

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