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Restons solidaires

Pour plus de textes, messages et articles sur les solutions alternatives face à la crise de Covid-19, veuillez visiter notre page :

Chers tou(te)s,

Nous traversons une période très problématique. La crise du Covid 19 a créé une situation totalement inédite : une menace de pandémie que chacun, après avoir éventuellement  douté de sa réalité, est contraint de prendre au sérieux. Les questions épidémiologiques ne sont pas nouvelles (VIH, Vache folle, SRAS, Ebola, Zika, H1N1) sans oublier les grandes pandémies que sont le choléra, la variole, la tuberculose qui ont tué plusieurs millions de personnes  avant que la médecine ne trouve les moyens de soigner et d’immuniser les populations. Ce qui change sans doute, c’est la prise de conscience que nos modes de vie sont par essence des vecteurs de pandémie et en premier les flux de personnes et de marchandises. Mais cela est à mettre en lien avec les éventuelles défaillances des systèmes de santé très dépendants des composants fabriqués hors des frontières mais surtout très affaiblis dans leurs organisations par les atteintes des systèmes publics dû à l’idéologie du « cost cutting ».

Il serait indécent de se réjouir d’une démonstration à l’avantage de ce que nous préconisons depuis fort longtemps à savoir la relocalisation des économies de survie : alimentation, santé, énergie, éducation. Or cette crise remet en cause les systèmes mondialisés tout en menaçant les structures de proximité qui résistaient à l’hégémonie des grands groupes. Les logiques sont pour le moins contestables : recourir à la grande distribution pour l’approvisionnement et interdire les commerces de proximité alors que ces derniers sont plus en mesure de réguler l’accès en imposant un nombre limité de personnes en même temps. Le résultat risque d’être catastrophique : petits producteurs, librairies, lieux de spectacle vivant, petits cinémas ruraux ou de quartier, travailleurs indépendants etc., au bénéfice, hélas de la grande distribution qui bénéficie à plein du confinement des consommateurs.

Face à cette situation, la solidarité est la réponse essentielle. Un peu partout, les gens s’organisent pour sauver ce qui peut l’être : épicerie solidaire, achats groupés, reconversion des stocks des restaurants désertés pour fabriquer des repas solidaires, soutien aux soignants, plates-formes d’écoute des personnes isolées etc.

Nous avons le privilège au RIPESS d’utiliser beaucoup le télétravail et nous préparons un bulletin d’avril que nous souhaiterions concocter en lien avec nos membres. Nous vous sollicitons pour nous faire part des mesures qui ont cours chez vous de mise en œuvre de cette solidarité qui est le ciment revitalisant des êtres humains entre eux.

Merci de nous faire parvenir vos textes et suggestions avant le 31 mars pour que nous fassions circuler le bulletin dès le début avril (juliette.bertrand@ripess.eu).

Prenez soin de vous et des autres. Soyons humainement responsables d’une issue rapide à cette épidémie et nous savons tous qu’ensuite nous reprendrons notre travail de plaidoyer et de mise en acte pour une économie solidaire respectueuse des humains et de la planète.

Et nous ne saurions conclure sans rendre hommage à tous ceux et celles qui sont en avant poste pour soigner, nourrir, accompagner leurs congénères dans cette aventure dangereuse. Qu’ils soient ici remerciés chaleureusement.

Par Josette Combes

Une Europe au-delà de la croissance verte

La crise du Coronavirus monopolise toute l’actualité et, en effet, la vie quotidienne de nombreuses personnes est entravée par les mesures strictes que les gouvernements imposent pour ralentir et prévenir une contagion pandémique.  Les gens sont contraints de repenser bien des choses, notamment le recours à la consommation et à la production locales, la réorganisation de la mobilité, le travail à distance/en ligne, la réduction des interactions sociales et publiques, etc.  Cela a des effets positifs, si les communautés ne se ferment pas et si l’Europe ne devient pas encore plus une “forteresse”, rejetant violemment les réfugiés et les migrants (comme cela se passe actuellement aux frontières entre la Grèce et la Turquie).  Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il faille minimiser la menace de pandémie – qui, soit dit en passant, n’a pas été amenée ici en Europe par des “migrants” mais par des voyageurs internationaux.  Les émissions ont été davantage réduites au cours des deux derniers mois que prévu sur des périodes plus longues – il est donc possible de mettre en œuvre rapidement des politiques respectueuses du climat, si nous le voulons vraiment. Le récent “Green Deal” de la Commission européenne semble aller quelque peu dans ce sens… mais est-ce vraiment le cas ?

Le Green Deal européen a été lancé par la Commission européenne à la fin de l’année dernière et il est devenu un sujet de débat et de réflexion dans les cercles de militants de l’ESS. Il semble être un gigantesque plan pour l’avancée nécessaire et urgente sur la voie de la neutralité carbone du continent d’ici 2050. Les principaux domaines d’investissement des 260 à 300 milliards d’euros par an sont les suivants : énergie et changement climatique, économie circulaire pour l’industrie, bâtiment et construction, mobilité et transport, biodiversité, alimentation et environnement sans pollution. Il existe peu d’approches et de concepts nouveaux, inattendus, frais et prometteurs. Au moins frais et prometteurs pour les documents stratégiques de la CE. L’utilisation de termes tels que “transition juste”, de la “ferme à la fourchette”, l’éloge de la “biodiversité et de la nature”, ou l’implication et la protection des citoyens attirent l’attention.

Cependant, lorsque vous plongez plus profondément dans le document, vous vous rendez compte que l’ensemble du plan est toujours tributaire du paradigme de la croissance et qu’il s’agit plutôt d’une allusion à la nécessité d’un petit peu d’écologie et d’argent dans le système actuel pour devenir plus juste et plus durable. Au sein du RIPESS et d’autres mouvements orientés vers l’ESS, nous insistons et travaillons sans cesse pour un changement de paradigme qui transformera notre économie et notre système déficitaire en démocratie.  Ainsi, si une Europe plus “verte” peut être bénéfique pour la lutte contre le changement climatique ou la pollution de l’environnement et aller dans la bonne direction, il reste encore beaucoup à faire pour qu’une transition vraiment juste et écologique ait lieu.

Le Green Deal européen est là pour durer et nous devrons nous en occuper dans les prochaines années. Il n’y a pas si longtemps cela aurait semblé de la science-fiction ou un vœu pieux de voir même la rhétorique changer dans les institutions centrales. Après un travail de longue haleine et acharné de nombreux militant.es, travailleurs et travailleuses et promoteurs et promotrices de concepts justes, équitables, solidaires et durables, nous avons fait notre part dans ce Green Deal. Cela n’est pas suffisant, et ce n’est pas assez satisfaisant ni fondé sur la solidarité. Nous devons donc poursuivre notre action de plaidoyer et notre pratique quotidienne de l’ESS afin que, dans les années à venir, ce type de document-cadre politique inclue des concepts, des pratiques et des changements systémiques plus importants tels que : l’économie solidaire, la démocratie renforcée et la prise de décision participative, les droits de la nature et les politiques fiscales relatives à l’empreinte écologique, la protection des travailleurs et le renforcement des biens communs…  Le RIPESS s’y engagera, alors rejoignez-nous ! Nous aimerions ouvrir un débat sur les membres et sur d’autres réseaux et organisations qui travaillent à changer le système économique (et se réjouissent de participer au Forum social mondial des économies transformatrices) – veuillez lire l’article de cette lettre d’information et réagir, envoyer vos commentaires et propositions !

Drazen Simlesa & Jason Nardi pour le Comité de Coordination de RIPESS Europe

Appel ouvert pour l’initiative Transformative Cities 2020

Depuis 2017, l’initiative Transformative Cities célèbre les collectifs du monde entier qui se sont attelés à la transformation de leur communauté avec le Prix du choix du public Transformative Cities.
Les lauréats de l’année dernière sont devenus une source d’inspiration mondiale :

  • La campagne “Our Water Our Rights” a résisté avec succès à la privatisation de l’eau à Lagos, au Nigeria.
  • En Espagne, Barcelona Energia a éclairé les maisons avec de l’énergie renouvelable et s’est opposée au pouvoir des entreprises.
  • Au Mexique, la Cooperación Comunitaria A.C. a travaillé avec les techniques traditionnelles de la communauté et a reconstruit ses maisons après qu’un tremblement de terre les ait détruites.
  • Au Kenya, le projet de gestion des déchets de Dajopen a transformé les déchets en nutriments précieux qui ont régénéré le sol.

Aujourd’hui, commence la collecte de nouveaux exemples inspirants de transformation en 2020 : un appel ouvert pour trouver celles et ceux qui sont les leaders locaux du changement mondial.
C’est peut-être votre collectif ! Posez votre candidature ici pour le prix Transformative Cities Peoples Choice Award 2020. Ou peut-être connaissez-vous d’autres collectifs qui devraient être initiés à cette opportunité. Ayez la gentillesse de partager avec eux cet appel ouvert.

Trois histoires clés pour chaque catégorie seront choisies par des évaluateurs et évaluatrices experts dans différents domaines. Ces 12 histoires feront l’objet d’une large promotion, car le prix est destiné à faire connaître les initiateurs les plus inspirants à un public aussi large que possible. En tant que finaliste de l’édition 2020, votre histoire sera incluse dans l’Atlas des utopies 2020, qui cette année présentera tous les finalistes des trois éditions à ce jour. Une mosaïque inspirante de véritables utopies transformatrices.

Le but n’est pas de créer une concurrence entre les différentes pratiques politiques, mais plutôt de mettre en lumière les pratiques transformatrices et d’encourager leur diffusion au niveau international.

Prêt, partez, appliquez et partagez !

Projet Erasmus + BUSSE & Forum sur la souveraineté alimentaire en Pologne
BUSSE - Building up SSE

Elena Tzamouranou, qui travaille à Dock, membre grecque de RIPESS Europe, nous raconte :

“Il y a quelques jours, nous avons fait un voyage de 3 jours à Varsovie, en Pologne, dans le cadre du programme BUSSE (Construire l’ESS) auquel nous participons. Le programme est une collaboration stratégique des acteurs de l’ESS pour le développement de l’innovation et l’échange de bonnes pratiques, tout en visant à diffuser les pratiques et les activités de l’ESS, en fournissant des connaissances, des aptitudes et des compétences pertinentes.

BUSSE est sur le point de développer un programme de formation innovant en 4 modules et du matériel de soutien pertinent pour les formateurs et les stagiaires. Les modules de formation sont les suivants:

1) Le développement et Conversion d’un vecteur en un projet d’ESS

2) valorisation des Communautés dans le cadre de l’ESS

3) Principes de L’ESS dans les coopératives

4) Pratiques de l’ESS basées sur les valeurs de la Souveraineté alimentaire

Les deux premiers jours ont été consacrés au programme BUSSE, notamment au travail sur les 4 modules tels qu’ils ont été formés jusqu’à présent, à la discussion des défis qui se sont présentés, à l’identification des lacunes et à l’amélioration de celles-ci.

Le troisième jour, nous avons visité la coopérative de Dobrze en Pologne, qui possède deux épiceries dans le centre de Varsovie, et nous avons échangé nos expériences sur des questions telles que la gouvernance, la participation, l’organisation et le fonctionnement d’une coopérative alimentaire.

Par la suite, nous avons visité le 2e Forum polonais sur la souveraineté alimentaire. Nous avons participé à l’atelier sur la mise en réseau pour les partenariats régionaux et interrégionaux. L’atelier comprenait trois axes principaux :

1) Valorisation de l’ESS grâce à des programmes régionaux,

2) Synergies pour la souveraineté alimentaire et l’éducation agro-écologique et

3) Synergies entre les réseaux d’alimentation alternative.

Nous tenons à remercier nos partenaires du projet BUSSE, Ekumenická Akademie (République tchèque), Dobrze (Pologne), Utopia (Ukraine), Ksoe (Autriche) pour l’opportunité d’apprendre et de discuter sur l’économie sociale et solidaire en Europe centrale et orientale et pour toute l’expérience que nous avons acquise sur les sujets mentionnés ci-dessus”.

Vous travaillez dans la formation dans le domaine de l’ESS ?

Vous faites face à la question de la souveraineté alimentaire ?

Vous voulez en savoir plus sur le programme et ses modules de formation ?

Si oui, veuillez vous rendre sur la page du programme

La CSA prend de l’ampleur aux Pays-Bas !

Par Klarien Klingen, agricultrice néerlandaise de CSA

La CSA prend de l’ampleur aux Pays-Bas ! Il y a cinq ans, il n’y avait que cinq initiatives, aujourd’hui il y en a plus de 90. En Flandres, une partie de la Belgique où la même langue est utilisée qu’au les Pays-Bas, le réseau CSA est un peu plus avancé : leur association formelle existe depuis plusieurs années maintenant et de nombreuses initiatives CSA aussi. 170 agriculteurs et membres néerlandais et flamands de la CSA se sont réunis pour la réunion annuelle de la CSA à Deventer, NL, les 11 et 12 janvier 2020.

Lors du dîner, nous avons découvert que les Flamands ont l’habitude de demander une cotisation de 350 euros par personne et par an pour participer à une initiative de la CSA, alors que les Néerlandais pensent que 250 euros est normal. C’est tout simplement génial de pouvoir découvrir ces différences, de pouvoir spéculer sur leur origine (le climat est-il différent à 300 km plus au nord ? C’est pour cela que les Flamands peuvent produire plus de légumes tout au long de l’hiver), et apprendre les uns des autres.

Le sujet des cotisations a été abordé à plusieurs reprises au cours du week-end. Il était très nouveau pour les participants de l’atelier “CSA et solidarité” d’entendre parler du modèle de “Fribourg” où les membres mettent le prix qu’ils sont prêts à payer sur une note, tout est additionné, et si la somme totale ne suffit pas à couvrir les coûts totaux de production (y compris la main d’œuvre !), un autre tour suivra.

Dans le même atelier, une nouvelle idée a été présentée : et si nous demandions aux membres de payer pour une semaine de légumes l’argent qu’ils gagnent en une heure. Cela pourrait donner une toute nouvelle façon d’envisager la fixation des prix : l’argent n’est pas lié aux légumes mais au travail. Et le prix que les gens doivent payer est très adapté à leur propre capacité de paiement. Voyons où cela va nous mener.

La terre est un sujet important aux Pays-Bas, où l’achat d’une terre arable coûte en moyenne 100 000 euros par hectare. Il est donc très difficile de la payer avec une production primaire normale. La CSA peut bien sûr offrir de meilleures possibilités, mais il est indispensable de constituer un sol et de créer un réseau de membres ayant un accès à long terme à la terre. L’un des agriculteurs de la session plénière trouve injuste que les gens gagnent de l’argent sur la terre, simplement en la possédant. Il estime que l’argent devrait être gagné sur le travail et non sur la propriété. Avec un groupe de personnes, il a acheté des terres et ils travaillent maintenant ensemble sur la façon de formaliser ces terres sans profit.

CSA Netherlands/Flanders est une communauté dynamique qui se développe rapidement et avec enthousiasme. Nous sommes impatients de rencontrer les initiatives du CSA pour apprendre et travailler ensemble sur notre rêve commun : la souveraineté alimentaire pour tous !

Le RTES – Réseau des collectivités Territoriales pour une Économie Solidaire – lance le Kit MunicipalESS!

À l’occasion des élections municipales de mars 2020, le RTES propose un kit MunicipalESS pour les futures équipes municipales et intercommunales souhaitant soutenir l’Economie Sociale et Solidaire. Il a été présenté le 22 janvier à l’occasion du Conseil d’Administration du RTES.  Une vingtaine de fiches au total seront au fur et à mesure publiées par le RTES, abordant les leviers dont dispose le bloc communal et champs d’activité. Cette action portée par le RTES s’inscrit dans le cadre d’une démarche collégiale avec les acteurs d’ESS France et le Labo de l’ESS, “Pas de municipales sans ESS”.

Le kit MunicipalESS vise à outiller les futures équipes :

  • Qu’est ce que l’ESS? Pourquoi la soutenir localement? Quels liens avec les compétences du bloc communal? Quelles sont les premières clés pour la mise en œuvre d’une politique volontariste structurée?
  • Quels peuvent être les principes et leviers des communes et intercommunalités pour soutenir le développement de l’ESS (connaître et mobiliser les acteurs de mon territoire, commande publique, accès au foncier, SCIC, co-construire et évaluer, animation territoriale, transversalité, ressources mobilisables par les collectivités locales…)?
  • Comment  illustrer très concrètement la façon dont les différentes politiques publiques thématiques peuvent intégrer l’ESS (mobilité, alimentation et agriculture, politique de la ville, déchets, revitalisation commerces, numérique, jeunesse, culture & sport, silver économie, …).  
LA DÉMARCHE COLLÉGIALE MENÉE PAR LE RTES AVEC LES ACTEURS D’ESS FRANCE ET LE LABO DE L’ESS, POUR CONTRIBUER À LA PROMOTION DES SOLUTIONS APPORTÉES PAR L’ESS.

Le communiqué de presse commun indique:

” Les élections municipales à venir devront permettre de répondre aux urgences démocratiques, sociales et environnementales soulevées ces dernières années par les citoyennes et citoyens. L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) constitue une réponse solide et doit être renforcée à toutes les échelles. …

Les collectivités locales ont un rôle essentiel quant à l’impulsion à donner, aux soutiens à apporter avec une vision globale sur la durée, et à leurs rôles d’animation du territoire. Cela peut se traduire par la co-construction de plans pluriannuels pour agir en transversalité au sein de la collectivité locale mais aussi en articulation avec les échelles intercommunales et régionales.

Nous sommes convaincus qu’il est possible d’agir ici et maintenant. Chacun dans nos réseaux, nous portons des propositions qui concernent à la fois les citoyennes et citoyens, les élus, les acteurs économiques, les chercheurs… Ensemble, nous vous invitons à consulter nos différents supports de plaidoyer en vue des élections municipales et à vous engager à nos côtés. Faisons réseau, à différentes échelles, pour porter ensemble les transitions dans les territoires ! “

Article rédigé par l’équipe du RTES

Le RIPESS contribue aux dialogues politiques du GSEF – le Forum Mondial de l’Economie Sociale – en Europe et en Amérique Latine
GSEF Liverpool UK November 2019

Les Dialogues sur la politique régionale du GSEF sont organisés pour promouvoir l’échange de connaissances entre les décideurs politiques et les principaux acteurs de l’ESS. Le RIPESS a participé aux deux dialogues dans le but de contribuer à la promotion de l’ESS et d’apporter la vision des projets locaux d’ESS aux forums internationaux.

RIPESS EU a rejoint la 3ème édition du Dialogue politique européen organisé par le Forum Mondial de l’Economie Sociale (GSEF), nos partenaires et collaborateurs de longue date.

Cette année, le Dialogue a eu lieu à Liverpool, au Royaume-Uni, les 18 et 19 novembre 2019, sur le thème ‘Construire la diversité et l’inclusion par l’économie sociale et solidaire’. Les intervenants ont participé à un débat riche et ouvert autour de cette problématique, qui s’est concentré sur trois sujets majeurs :

  • Comment les gouvernements locaux doivent faire évoluer leurs démarches vers une véritable inclusion
  • Aller au-delà de la notion d’inclusion grâce à des pratiques et des politiques innovantes d’insertion professionnelle
  • L’économie sociale et solidaire : une force motrice au service des futurs dirigeants

En tant que RIPESS Europe, nous avons présenté notre activité en nous basant principalement sur le troisième thème, mais bien entendu en lien avec tous les domaines importants de l’ESS. En ce qui concerne le déroulement de l’événement, il a été organisé en partenariat avec la LCRCA (Liverpool City Region Combined Authority) et l’Université de Liverpool. Les organisateurs se sont d’ailleurs révélés être de formidables hôtes.

Le lendemain de la conférence, une visite des acteurs de l’ESS a été organisée à travers la ville. La région de Liverpool est en effet une scène d’ESS dynamique et vivante qui emploie plus de 40 000 personnes dans des organisations d’ESS. Nous avons visité le Kuumba Imani Millenium Centre, principal lieu local d’activisme communautaire, le Baltic Creative CIC, une zone unique de convergence des jeunes entreprises de création et start-ups, qui met l’accent sur la propriété et le partage, et le Homebaked Bakery and Community Land Trust, un lieu d’inspiration (où nous avons dégusté la meilleure tarte au monde) qui mène une lutte étonnante contre l’embourgeoisement et l’assaut des capitaux spéculatifs sur les terres et les maisons.

Rédigé par Alfonso Cotera (RIPESS LAC) et Drazen Simlesa (RIPESS EU)

L’Intergroupe Economie Sociale du Parlement Européen renouvelé
Event Photography by Dani Oshi. Constitutive meeting of the Social Economy Intergroup at the European Parliament. Assignment for Social Economy Europe. Tuesday, January 21, 2020. Brussels, Belgium.

par Jason Nardi

Avec les dernières élections européennes, le groupe interparlementaire de l’économie sociale a terminé son mandat et un nouvel intergroupe a dû être formé. En tant que RIPESS Europe, nous avons soutenu la campagne menée par Social Economy Europe pour le renouvellement de l’engagement de certains des députés européens nouvellement élus et non pas seulement une répétition des précédents. Dans la communication que nous avons envoyée en octobre dernier, nous avons plaidé pour un programme beaucoup plus ambitieux, un programme de transformation, qui prendrait en considération non seulement les questions sectorielles (comme les réformes du troisième secteur, les modèles d’entreprise, la création d’emplois ou les marchés publics qui incluent les entreprises d’économie sociale), mais aussi un changement plus structurel dans le commerce, la coopération, le climat et la justice environnementale, ainsi que dans les finances. Et comme le terme “économie et finance sociales et solidaires” a maintenant été largement adopté à tous les niveaux des Nations Unies, (ainsi que dans les législations cadres locales et nationales), nous avons proposé que ce terme soit harmonisé et devienne partie intégrante du renouvellement de l’intergroupe et de son plan d’action.

Avec la nouvelle Commission européenne dirigée par Ursula von der Leyen et des commissaires comme Nicolas Schmit (Luxembourg, Emploi) et l’agenda européen Green Deal pour une Europe sociale forte pour des transitions justes (https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/fs_20_49), nous avons le sentiment qu’il y a maintenant un certain espoir de pousser pour un agenda plus transformateur. Nous aimerions que l’Intergroupe représente véritablement cet espoir, cette ambition et cet engagement. Nous nous sommes engagés à travailler collectivement sur ces questions, en impliquant un mouvement beaucoup plus large que l’ESS, qui est également en pleine expansion (y compris dans les pays d’Europe centrale et orientale) et avec des contacts avec des députés européens dans plusieurs pays européens.

Voici les nouvelles de la première réunion du nouvel intergroupe (Social Economy Europe).

Article de Social Economy Europe

Le mardi 21 janvier 2020, la première réunion interne de l’intergroupe renouvelé sur l’économie sociale (SEIG) a eu lieu au Parlement européen à Bruxelles pour nommer les coprésidents et les vice-présidents de l’intergroupe et pour élaborer une stratégie pour les cinq prochaines années.

Cinq membres du Parlement européen ont été nommés coprésidents du SEIG, parmi lesquels Patrizia Toia (S&D, IT), Sven Giegold (Verts/ALE, DE), Leopoldo López (PPE, ES), Monica Semedo (Renew, LU) et Manon Aubry (GUE/NGL, FR). En outre, l’intergroupe a nommé les députés Leszek Miller (S&D, PL) et Jordi Cañas (Renew, ES) comme vice-présidents et a convenu de nommer trois autres députés respectivement du PPE, des Verts/ALE et de la GUE/NGL, dans les prochaines semaines.

L’intergroupe s’est également mis d’accord sur une stratégie pour les cinq prochaines années. Au moment où la Commission européenne vient d’annoncer le lancement d’un plan d’action européen pour l’économie sociale en 2021, dans sa communication “Une Europe sociale forte pour des transitions justes”, le SEIG entend coopérer avec le président Von der Leyen, le vice-président Dombrovskis, et les commissaires Schmit et Breton pour concevoir ensemble une politique efficace, qui jouera un rôle clé dans la construction d’une économie qui fonctionne pour les personnes et pour la planète.

Economie solidaire partout: les défis de la nouvelle décennie
janvier 28, 2020
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Par Josette Combes

Pour cette première Newsletter de l’année 2020, les membres du Comité de coordination du RIPESS Europe vous présentent leurs voeux pour vos initiatives d’essaimage de la solidarité dans un contexte qui demande de chacun de nous beaucoup de pugnacité et de sagesse pour résister aux tendances destructrices d’un monde en plein bouleversement.

Que souhaiter au tournant d’une nouvelle décennie ? L’abandon des armes nucléaires, la fin du climato-scepticisme et la mise en route de mesures réelles et efficaces pour inverser la tendance actuelle d’une dégradation des conditions de vie de l’ensemble des espèces y compris la nôtre, la prise de conscience de l’obscénité des fortunes des ploutocrates comparées aux niveaux effarants de la misère dans tous les pays qui subissent la prédation et le dévoiement de leurs richesses, le changement culturel qui abat les frontières et les murs pour permettre d’établir égalité et fraternité entre les peuples. Autant de vœux pieux mais qu’on ne peut s’empêcher de formuler à l’orée d’une année nouvelle.

En attendant, le RIPESS Europe poursuit son entreprise pacifique de plaidoyer pour un monde où ces voeux deviendraient l’ordinaire du monde.

Le Comité de coordination a fait sa rentrée au cours d’une rencontre dédiée à l’élaboration de la stratégie pour l’année en cours et au-delà. Elle a eu lieu à Elne où nous nous retrouvons chaque année en janvier à l’invitation d’Eric Lavilunnière dont la connaissance de cette région de France nous permet d’y rencontrer quelques unes de ses figures du développement local.

Au nombre des chantiers du réseau, le FSMET représente un des enjeux les plus saillants de cette nouvelle année. Il aura lieu du 25 au 28 juin 2020 à Barcelone. Tous nos membres sont invités à promouvoir au cours de leurs manifestations ce Forum qui a pour objectif principal de favoriser la rencontre, la mise en dialogue et l’élaboration de stratégies communes entre les mouvements qui construisent ici et maintenant des économies pour lutter contre la déliquescence actuelle et proposer des solutions d’avenir.

En Occitanie le Forum régional s’était donné cette mission. L’édition 2019 a accueilli plus de 1500 personnes. Ce temps fort d’information et de mobilisation permet au MES Occitanie d’envisager d’organiser un bus en juin pour transporter les acteurs de l’ESS de la région vers Barcelone.

Le site du FSMET est d’ores et déjà prêt à enregistrer les propositions d’ateliers ou d’animations.

En Italie les 18 et 19 janvier le réseau italien de l’ESS, le RIES s’est officiellement constitué à Rome après une longue maturation. Une nouvelle réjouissante. Tous nos souhaits de réussite à ce réseau avec lequel nous communiquons d’ores et déjà grâce aux membres italiens déjà impliqués dans le RIPESS EU.

A Madrid le sommet international sur le climat s’est tenu pendant que des mouvements sociaux comme Extinction Rébellion (entre autres) organisaient une animation off. Jason Nardi a participé à une table ronde sur l’économie circulaire et des membres du RIPESS ou des alliés se sont distribués dans divers ateliers.

L’Europe met au point le Green deal et l‘Intergroupe du Parlement Européen sur l’Economie Sociale manifeste également son intention de promouvoir une économie respectueuse de la Planète.

Soyons optimistes et espérons que cette nouvelle année verra se déclencher les actions urgentes pour réaliser le programme d’une terre pacifiée. Economie solidaire partout!

Nouveau logo pour les 25 ans du REAS

Article de REAS, janvier 2020

REAS red de redes a 25 ans et nous voulons le partager et le célébrer avec tout le monde, en particulier avec toutes les entités et les personnes qui font partie de ce réseau, celles qui avec leur activité et leurs pratiques le rendent possible et nous donnent du sens.

Ainsi commence une année de célébrations où nous voulons partager les nombreux et riches moments qui nous ont amenés ici ; les débats et les rencontres, les propositions et les actions, les succès et les erreurs…, tout ce qui, en somme, constitue notre trajectoire. Se regarder de l’intérieur pour se retrouver et continuer à se connaître, une étape indispensable pour continuer à construire une histoire commune. Et faire la fête. Parce que nous avons tant accompli en ce quart de siècle, et cela mérite une célébration en grande pompe !

Comme première petite action, nous avons voulu nous doter d’un nouveau logo pour encadrer ce qui va suivre. Par un vote collectif, nous avons choisi le nouveau logo que nous présentons ici, grâce à ceux qui l’ont rendu possible !

Sous cette icône, nous inclurons une série de réunions et d’actions que nous préparons pour cet anniversaire que nous espérons présenter bientôt. Il s’agit, bien entendu, d’un processus ouvert et participatif, c’est pourquoi nous invitons les réseaux, les organisations et les individus à proposer leurs activités et à façonner collectivement ce programme de célébration.

Nous restons donc attentifs au fait que, dans ces 25 années de notre parcours, il y a les graines de toutes les personnes qui font partie de REAS et nous voulons donc le célébrer avec toutes celles-ci…

#HacemosREAS

#REAS25Años

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