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Solidarité avec Riace
septembre 20, 2019
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Article d’Elisabeth Voß, NETZ für Selbstverwaltung und Kooperation Berlin-Brandenburg e.V.

Fresque de Carlos Atoche sur le mur de l'(ancienne) école du village.
Photo par Elisabeth Voss.

Comme de nombreux villages montagneux du sud de l’Italie, Riace, sur la côte Est de la Calabre, est également touché par les migrations. Depuis 1998, des réfugiés y ont été accueillis, ont pu vivre dans le village et travailler avec la population locale pour de petits projets. Le village a repris vie, avec des emplois et une modeste prospérité. L’école a également pu rouvrir. Pour les réfugiés, l’accueil solidaire était une alternative à l’hébergement dans les camps de masse, inhumains et où la mafia est aussi très implantée. Riace et son maire Domenico “Mimmo” Lucano sont devenus connus dans le monde entier, recevant de nombreux prix.

Cependant, il y a deux ans, le versement des subventions du programme SPRAR (Sistema di Protezione per Richiedenti Asilo e Rifugiati) a été interrompu. En octobre 2018 Domenico Lucano a été arrêté, placé en résidence surveillée, puis banni du village. Les projets d’accueil ont rapidement été clôturés. Domenico Lucano et une trentaine d’autres résidents ont été accusés de promouvoir l’immigration illégale. En mai 2019, Antonio Trifoli, un candidat soutenu par la Ligue (Lega), a remporté les élections municipales, mais il est actuellement en procédure de destitution. Le 5 septembre 2019 – un jour après que Salvini ait quitté son poste de ministre de l’Intérieur – Lucano a été autorisé à entrer à nouveau dans son village.

Festival culturel de la fondation “È stato il vento”, début août 2019.
Photo par Valeria Fioranti.

Les protestations contre ces attaques contre l’humanité et la solidarité se répètent. Une fondation “È stato il vento” (C’était le vent) a été créée. Elle soutient les réfugiés restants de Riace et veut “créer et sécuriser une économie locale basée sur des critères de solidarité, d’émancipation et de respect de l’environnement”. La fondation rénove des appartements pour un nouveau tourisme solidaire et prépare la réouverture des ateliers.

L’Assemblée générale du RIPESS à Lyon en juin 2019 a proclamé le soutien de Riace par le réseau. Si vous avez quelconques questions ou suggestions, vous pouvez contacter Elisabeth Voß du NETZ für Selbstverwaltung und Selbstorganisation” (NETZ pour l’autonomie et l’auto-organisation), nouveau membre du RIPESS Europe, ou directement la Fondation.

Pour en savoir plus sur la fondation : https://estatoilvento.it/ Elisabeth Voß collecte des informations sur Riace ici (en allemand) : www.riace.solioeko.de

Traduction du texte :

Solidariät mit Riace

Wie viele Bergdörfer in Süditalien ist auch Riace an der kalabrischen Ostküste von Abwanderung betroffen. Seit 1998 wurden dort Flüchtlinge aufgenommen, konnten im Dorf leben und mit den Einheimischen in kleinen Projekten zusammen arbeiten. Es kam wieder Leben ins Dorf, es gab Arbeitsplätze und bescheidenen Wohlstand, die Schule konnte wieder öffnen. Für die Flüchtlinge war die solidarische Aufnahme eine Alternative zur Unterbringung in den menschenunwürdigen Massenlagern, an denen auch die Mafia oft gut verdient. Die Regierung nahm die Aufnahmebereitschaft des Dorfes gerne in Anspruch, Riace und sein Bürgermeister Domenico „Mimmo“ Lucano wurden dafür weltweit bekannt und mit vielen Preisen geehrt.

Bereits vor zwei Jahren wurde jedoch die Auszahlung der Fördermittel aus dem SPRAR-Programm (Sistema di Protezione per Richiedenti Asilo e Rifugiati) eingestellt, im Oktober 2018 wurde Domenico Lucano verhaftet, unter Hausarrest gestellt, dann aus Riace verbannt. Die Willkommensprojekte wurden geschlossen. Domenico Lucano und etwa 30 weitere Einwohner*innen wurden angeklagt wegen der Förderung illegaler Einreise. Im Mai 2019 gewann der von der Lega unterstützte Kandidat Antonio Trifoli die Bürgermeisterwahl, jedoch läuft gegen ihn ein Amtsenthebungsverfahren. Erst am 5. September 2019 – einen Tag nachdem Salvini nicht mehr Innenminister war – durfte Lucano sein Dorf wieder betreten.

Gegen diese Angriffe auf Menschlichkeit und Solidarität gibt es immer wieder Proteste. Eine Stiftung „È stato il vento“ (Es war der Wind) wurde gegründet. Sie unterstützt die verbliebenen Flüchtlinge in Riace und möchte dort wieder “eine lokale Wirtschaft schaffen und sichern, die auf den Kriterien der Solidarität, der Emanzipation und des Respekts für die Umwelt basiert.” Die Stiftung richtet Wohnungen für einen neuen Solidaritätstourismus her und bereitet die Wiedereröffnung der Werkstätten vor.

Die Mitgliederversammlung von RIPESS im Juni 2019 in Lyon hat beschlossen, Riace zu unterstützen. Näheres in einem nächsten Rundbrief, wer Fragen oder Anregungen hat, wende sich bitte an Elisabeth Voß vom neuen RIPESS-Mitglied „NETZ für Selbstverwaltung und Selbstorganisation“, oder direkt an die Stiftung.

Mehr zur Stiftung: https://estatoilvento.it/
Elisabeth Voß sammelt hier Informationen zu Riace (in deutscher Sprache): www.riace.solioeko.de

Bienvenue aux 4 nouveaux membres du Réseau RIPESS Europe !
septembre 6, 2019
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RIPESS Europe new members 2019

L’Assemblée Générale du RIPESS Europe s’est tenue du 4 au 6 juillet 2019 à Lyon. Une occasion pour ses membres de se rencontrer physiquement pour élaborer leur stratégie en tant que réseau mais aussi échanger sur les questions prioritaires ainsi que les projets en cours et futurs du RIPESS Europe.

Depuis près de 10 ans, le RIPESS Europe s’étend chaque année avec l’arrivée de diverses organisations territoriales et sectorielles. Cette année, 4 demandes d’adhésion ont été reçues et votées en AG, ajoutant ainsi 3 nouveaux pays à la liste des pays représentés : l’Irlande de l’Ouest (République d’Irlande), l’Autriche et la Russie.

Voici une courte présentation des nouveaux membres :

AAE (www.aae.ie)– An Ait Eile Cooperative of Ireland

Représentée ici par Eamon Molonay et Kevin Flanagan, An Áit Eile (AAE) une entreprise sociale coopérative basée à Galway dans la région ouest de la République d’Irlande. L’Áit Eile est une expression gaélique pouvant être traduit L’autre endroit. L’AAE a vu le jour en 2015 sous la forme d’une association culturelle d’artistes, de musiciens et d’interprètes collaborant avec les communautés dans le cadre d’événements et de projets traitant de questions sociales, écologiques et de santé mentale. Aujourd’hui, en tant que coopérative, elle est constituée tant par des individus par des organisations communautaires.

L’AAE part du postulat selon lequel les travailleurs des secteurs culturel et social sont souvent confrontés à la précarité et aux défis liés travail indépendant. En outre, les petites organisations communautaires sont également confrontées à l’enjeu de la régularité et la durabilité de leur emploi mais aussi aux exigences bureaucratiques croissantes. En réponse à ces problèmes collectifs, l’AAE cherche à fournir des solutions coopératives. Ayant acquis le statut de coopérative en 2019, elle est désormais l’une des premières coopératives d’Irlande à adopter un modèle multipartite. Cela signifie que la coopérative compte différents types de membres : membres travailleurs, membres utilisateurs, membres investisseurs et membres fondateurs. Toutes ces catégories de membres sont représentées au conseil d’administration de l’AAE. Leur approche correspond en ce sens au modèle du FairShares.

KSOE (www.ksoe.at) – Katholische Sozialakademie Österreichs of Austria

KSOE (Académie sociale catholique d’Autriche) est un établissement d’éducation et de conseil. La pensée et l’action socio-éthiques en sont les principes directeurs. Elle a pour objectif de soutenir les individus et les organisations qui sont activement impliqués dans le changement social. “En tant que KSOE, nous sommes heureux d’avoir eu l’occasion de devenir le premier membre de RIPESS Europe en Autriche. Nous espérons que d’autres réseaux et organisations suivront“, déclare Markus Blümel, représentant du KSOE et coordinateur d’un cours sur l’économie solidaire. “L’économie solidaire s’est développée en Autriche au cours de la dernière décennie. KSOE soutient des individus et des groupes dans la création de nouvelles organisations d’économie solidaire et dans leur transformation. […] En faisant partie du réseau RIPESS, nous sommes sûrs de pouvoir renforcer l’économie solidaire en Autriche et dans toute l’Europe.

NETZ (www.netz-bund.de) – NETZ für Selbstverwaltung und Selbstorganisation e.V.

NETZ est une association allemande pour la promotion et le soutien de l’auto-organisation et de l’économie solidaire.  Représentée à l’AG par Elisabeth Voss, elle a été fondée en 1986 en tant qu’organisation impulsant des réseaux locaux de soutien à l’entraide, des réseaux d’entreprises contrôlées par les travailleurs et d’autres fédérations sectorielles comme les centres sociaux culturels et les organismes de formation en Rhénanie du Nord-Westphalie. En 1989, NETZ a décidé d’adopter une approche nationale et d’autres organisations régionales et sectorielles ont rejoint l’organisation.  Dans un souci de mutualisation des frais et d’accroissement de la capacité du NETZ à offrir des services à tous ses membres, les petites entreprises écologiques et sociales et les travailleurs indépendants peuvent aussi prétendre au statut de membre. Enfin, NETZ offre aujourd’hui encore son expertise pour promouvoir et soutenir les initiatives de grassroots et l’économie solidaire à travers la mise en réseau d’acteurs de terrain. Elle se structure ainsi en plusieurs réseaux régionaux indépendants, en plus du réseau Berlin-Brandenbourg et  Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

TPABA (www.trava.education) – Trava Education of Russia

TRAVA est une organisation basée dans la ville de Saint-Pétersbourg en Russie. Elle promeut le partage d’expériences de transition, d’auto-organisation menées par les citoyens et l’éducation menée par les pairs. TRAVA – littéralement grassroots (expérience de terrain), a débuté à l’été 2014 avec 33 conférences et ateliers sur des petits projets, la notion de ville et et sur l’ « auto-développement » dans les parcs, places et remblais. Depuis lors, ils organisent régulièrement des événements éducatifs sur des thèmes politiques et culturels dans des lieux conviviaux.

Food saves the world est un des projets menés par TRAVA, dans la lutte anti-gaspillage alimentaire avec une restauration à partir de nourriture sauvée de la poubelle, des cours de cuisine à partir de restes alimentaires, des conférences, actions publiques et articles sur l’activisme alimentaire. Map for People est un autre de leur projet, et s’inscrit dans la tendance du mapping (cartographie). Ils ont réalisé une carte destinée aux consommateurs pour répertorier les établissements où les touristes peuvent manger, boire, acheter des souvenirs et des vêtements tout en soutenant des projets locaux qui respectent les principes de responsabilité sociale, environnementale et éthique. Il s’agit d’un projet de recherche et d’éducation basé sur le modèle du peer-to-peer.

L’UFISC et ses membres vous donnent rendez-vous à Avignon en Juillet 2019

Cette année encore pendant le festival d’Avignon, l’UFISC propose plusieurs temps forts, rencontres, ateliers et formations les 11, 15 et 17 juillet à la salle ISTS, Ceci dans le cadre de la Maison des professionnels du Spectacle Vivant et du Village des professionnels du OFF, et notamment un temps fort organisé en lien avec le Collectif pour démarche de progrès par les droits culturels et Opale CRDLA-Culture.

En savoir plus

Conférence internationale de l’UNTFSSE sur le rôle de l’ESS dans la mise en œuvre des ODD
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Du 24 au 26 juin 2019, le RIPESS était à Genève (Suisse) pour assister à cette importante conférence internationale où les participants ont discuté les résultats et le rôle de l’Économie Sociale Solidaire (ESS) dans la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD)

Comment l’Économie Sociale Solidaire (ESS) peut-elle contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) ? Les projets locaux d’ESS peuvent-ils avoir un impact sur le développement mondial ? Les réponses à ces questions et à bien d’autres était discutées lors de la Conférence internationale Les membres du RIPESS ont présenté plusieurs communications et organisé la session parallèle « Construire le mouvement ESS du local au global ».

Ce fut l’occasion d’expliquer le modèle de développement alternatif préconisé par le RIPESS, ainsi que le processus de convergence mondiale qui est actuellement promu avec le Forum social mondial des économies transformatrices 2020.

Et puis, nous avons eu deux présentations des membres du RIPESS. Tout d’abord, Yvon Poirier de RIPESS North America a présenté l’étude de cas “Association for Sarva Seva Farms – ASSEFA-India : 50 ans de développement durable”. Vous pouvez consulter le document complet ici

Ensuite, Denison Jayasooria, Président de l’ASEC – RIPESS Asie, a présenté ” Community Forestry Projects in Malaysia : Participation de la population à la mise en œuvre des DSD “. Le document complet est disponible ici

La deuxième journée a débuté par la présentation de Judith Hitchman, présidente d’Urgenci, Community Supported Agriculture around the world et membre du conseil d’administration du RIPESS, intitulée ” How Community Supported Agriculture contributes to the realisation of Solidarity Economy in the SDGs “. Elle a montré les ramifications profondes qui sont possibles dans le secteur spécifique de l’agriculture soutenue par la communauté et les GDS. Le texte intégral de l’article peut être consulté ici.

Lors de la séance de clôture, Judith, Denison et Laura Cicciarelli, membres du RIPESS, ont souligné les principaux messages des deux derniers jours avec l’OCDE et l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD).

Dans l’ensemble, l’évaluation faite lors de la séance de clôture est que, tout au long des deux jours de la conférence, la contribution de l’ESS à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement a été soulignée dans les études de cas présentées.

Pour l’avenir, il a été convenu que l’UNTFSSE, à laquelle le RIPESS contribue activement, transmet des messages du terrain et se prépare à travailler sur une résolution de l’ONU sur le #ESS.

Vous pouvez retrouver les vidéos des différentes sessions #SSE4SDGS sur la page Facebook de l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD).

Sur la voie du futur… prochaine étape, Lyon !

Par Jason Nardi (RIPESS Europe coordination)

En rétrospective de tout ce que nous avons accompli, en tant que réseau (de réseaux), au cours de la dernière année et la moitié de celle-ci… nous pouvons dire que c’est un exploit, grâce au travail des personnes et organismes engagés et nombreux. Au-delà des nombreuses rencontres, des différents projets, des nouvelles alliances, de la participation à des campagnes, de la formation en ligne et des activités d’éducation par les pairs, nous avons commencé à être mieux reconnus par les institutions publiques, les fondations, les universités et les structures de formation professionnelle qui sont intéressées à travailler avec le réseau des initiatives d’économie solidaire que RIPESS Europe représente.

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Elections européennes : la vision de l’Europe, à travers le commerce équitable et l’ESS

Le 10 mai 2019, en collaboration avec Bostani (une communauté de producteurs-consommateurs qui fonctionne dans le cadre d’une production et d’une consommation durables et responsables) et dans le cadre de notre participation aux élections européennes ” Fair Times Campaign “, le membre grec du RIPESS Europe DOCK a organisé la manifestation ” Trade Fair, Live Fair ” à Athènes, un débat public sur la vision européenne, de justice économique et de durabilité environnementale

Les intervenantes invitées, Francesca Guibilo pour la WFTO (World Fair Trade Organisation) et Marketa Vinkelhoferova de Fair&Bio coop / Ripess EU (République tchèque) ont fait part de leur expérience dans ces domaines. Francesca a fait une présentation de l’histoire du commerce équitable et a informé sur la stratégie du WFTO dans la construction d’alliances et de réseaux en Europe et dans le monde, tandis que Marketa a donné quelques exemples et illustré des pratiques dans lesquelles la relation commerce équitable et SSE est de plus en plus présente.

Elles se sont focalisées sur une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès du mouvement du commerce équitable en ce qui concerne le développement des réseaux dans différentes pratiques dans le monde, mais aussi sur la manière dont les politiques publiques de production et consommation durables sont appliquées dans le contexte actuel et comment elles devraient évoluer dans l’avenir en Europe.

Projet européen sur la place de l’ESS dans la formation professionnelle (VET2 – 2018-2020) : le rapport « profil des formateurs »
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L’un des principaux objectifs de ce projet “Erasmus + VET-2” (formation professionnelle – 2ème volet 2018 – 2020) est de développer un profil de compétences pour les formateurs et formatrices engagés dans les disciplines associées à l’ESS au sein des parcours des formations professionnalisantes. Ce rapport explore la possibilité d’intégrer les compétences des formateurs pour l’économie sociale solidaire dans les programmes de formation existants. Pour ce faire, les organisations et les réseaux qui mènent le projet – originaires de Grèce, d’Italie, de France, d’Allemagne, du Portugal et de Roumanie – ont participé à une enquête visant à explorer les éléments qui pourront être introduits dans le profil de compétences des formateur.rices spécifiques aux exigences de formation pour l’ESS.

Ainsi, dans ce rapport intitulé «Cartographie des compétences des formateurs et des programmes de formation existants pour l’ESS», les partenaires ont procédé à une analyse approfondie des états des lieux dans chaque pays, avec l’aide et les réponses des personnes les plus aptes à répondre: les formateurs et formatrices eux-mêmes. Des entretiens et des recherches documentaires ont été utilisés pour la collecte de données. Dévoilant les opportunités et les contraintes pour développer les programmes d’enseignement tournés vers l’ESS dans l’enseignement et la formation professionnels, ce rapport constitue une contribution importante pour les partenaires et le RIPESS Europe afin de remédier à l’inadéquation de la forme professionnelle vis à vis des besoins propres aux activités de l’ESS, s’adressant à tous les formateur.ricess potentiels.

La vision et les pratiques portés par le mouvement de l’ESS ouvrent de nouvelles voies pour penser et agir sur l’environnement, l’avenir du travail, le développement local, la responsabilité sociale, l’éducation, la formation, etc. Dans ce contexte, il existe de nombreuses possibilités pour une intégration plus poussée de l’ESS dans les formations et l’enseignement professionnel.

Voir aussi :

Publication: Our Commons. Political ideas for a New Europe

Our Commons de Sophie Bloemen et Thomas de Groot propose des réflexions sur les enclosure du savoir et la monopolisation de la sphère numérique, des histoires sur les coopératives d’énergies renouvelables et les initiatives communautaires en matière de déchets alimentaires et des appels urgents à voir la ville comme un bien commun et à considérer la santé comme un bien commun. Publié par l’Institute of Network Cultures, le livre est d’abord publié en ligne sous la forme d’un livre électronique, téléchargeable et partageable gratuitement par tous et sous forme de fichier PDF imprimable. Le livre sera également disponible sur une grande variété de plateformes d’impression à la demande.

Ce qui est bon à manger est bon pour l’Europe

Traduction de l’article en italien “Il cibo buono fa bene all’Europa” de Manlio Masucci, dans Comune.info, 6 mai 2019

Une politique agricole commune axée sur la qualité alimentaire, l’agroécologie et les droits sociaux des travailleurs et travailleuses peut relancer l’UE en crise. Olivier De Shutter, président d’Ipes-Food, prend la parole.

Une politique agricole commune pourrait apporter une contribution décisive au développement de systèmes alimentaires durables et à la relance du projet d’intégration de l’UE. Une proposition ambitieuse, destinée à faire face aux nombreux défis qui caractérisent le secteur : de la malbouffe bon marché qui inonde nos marchés à la nouvelle génération de traités commerciaux, de l’illégalité généralisée à l’exploitation des travailleurs et travailleuses au système de subventions publiques qui facilite la grande production de masse standardisée. Nous avons demandé à Olivier De Shutter, co-président d’Ipes-Food, ancien commissaire spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation et membre actuel du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies, comment aborder ces problèmes à un moment où la confiance du public dans l’UE semble être à son plus bas niveau.

De Shutter:,les citoyens sont harcelés par la crise économique et choisissent souvent d’économiser de l’argent en achetant des aliments de mauvaise qualité à bas prix. Comment les convaincre que ce n’est pas la meilleure solution ? La solution n’est pas seulement de dire aux gens de manger plus sainement. Nous devons faciliter l’option santé pour tous, en particulier pour les groupes à faible revenu. Cela implique l’utilisation d’une série d’outils – planification urbaine, incitations fiscales (par exemple, taxes sur les boissons sucrées ou TVA nulle sur les fruits et légumes) et marchés publics – pour créer des environnements alimentaires sains. Nous avons besoin d’un filet de sécurité sociale adéquat. Les calories bon marché ne peuvent plus remplacer les politiques sociales, qui doivent être reconstruites et repensées pour s’attaquer aux causes profondes de la pauvreté et promouvoir l’accès à une alimentation saine pour tous. L’Europe approuve de nouveaux traités commerciaux qui ouvrent la porte à des vagues de systèmes de production non durables de malbouffe qui alimentent des systèmes de production no durables. Quelle est votre position ? Le modèle d’entreprise de l’UE promeut le commerce de marchandises à des volumes sans cesse croissants, en dépit des contradictions avec les objectifs de santé et de durabilité. Par exemple, l’accord de libre-échange avec le Japon est fondé sur des possibilités d’exportation accrues dans les secteurs de la viande et des produits laitiers à fortes émissions. En termes simples, l’UE et ses États membres doivent repenser complètement ce modèle.

Le rapport soutient la nécessité de rétablir la confiance dans l’UE. Une nouvelle politique alimentaire pourrait-elle être le vecteur de la relance du projet européen? L’alimentation est une source de grande préoccupation pour les citoyen.nes. En agissant dans ce domaine et en répondant aux attentes des citoyen.nes – une alimentation saine, durable et produite localement – l’UE peut affirmer sa pertinence et son importance. L’idée d’une politique alimentaire est intrinsèquement plus démocratique que les politiques sectorielles actuelles. En déplaçant l’accent de l’agriculture vers l’alimentation, un plus large éventail de parties prenantes peut être impliqué de manière significative dans la conception et l’évaluation des politiques. Comment une nouvelle politique alimentaire peut-elle bénéficier aux travailleurs et travailleuses du secteur ? En Italie, il y a le phénomène des immigrants forcés de travailler dans les champs dans des conditions d’esclavage similaires. Comment faire face à l’illégalité généralisée ? Les acteurs les plus puissants du secteur alimentaire sont capables de faire pression sur les salaires et les conditions de travail. Les coûts en sont assumés par les ouvriers agricoles, le personnel de restauration rapide et le personnel de livraison. C’est ce qui se passe dans l’UE et dans le monde entier. Une politique alimentaire commune permettrait de résoudre ce problème sur trois fronts. Premièrement, en plus d’appliquer une diligence raisonnable aux importateurs de denrées alimentaires, elle accélérerait les réformes déjà en cours au niveau européen pour réprimer les pratiques commerciales déloyales et les abus de pouvoir des acheteurs dans les chaînes d’approvisionnement. Deuxièmement, elle obligerait les opérateurs à divulguer les coûts réels de la production alimentaire, ce qui permettrait de mettre en évidence les effets négatifs sur le bien-être des travailleurs. Troisièmement, une politique alimentaire commune permettrait de recentrer les politiques de l’UE en faveur du système alimentaire alternatif et des initiatives de chaîne d’approvisionnement à court terme afin de garantir des revenus équitables aux agriculteurs et aux travailleurs du secteur alimentaire.

En Italie, 15% de la superficie cultivée est biologique, mais environ 97% des incitations publiques vont à l’agriculture conventionnelle. Nous sommes également bien au-dessus de la moyenne européenne en matière de consommation de pesticides. Une politique commune pourrait-elle contribuer à améliorer cette situation ? Une politique alimentaire commune réduirait l’exposition aux pesticides dangereux et aux produits chimiques en recourant à divers instruments politiques, avec une ambition croissante au fil du temps. Les mesures visant à renforcer la vocation environnementale de la PAC seraient combinées aux mesures nécessaires pour développer des systèmes agroécologiques diversifiés et à faible consommation d’intrants grâce à la recherche, à une meilleure surveillance des sols et à la répression des perturbateurs endocriniens (PDE) dans les emballages alimentaires. Avec des réglementations plus strictes et la démonstration des avantages des alternatives agroécologiques, l’UE ne serait plus prise en otage par des solutions à court terme. Par conséquent, à long terme, l’UE pourrait progressivement supprimer progressivement l’utilisation systématique de pesticides nocifs tels que le glyphosate.

Les jeunes Italiens s’intéressent de plus en plus à la terre pour y trouver des emplois, tandis que les marchés de producteurs se développent même dans les grandes villes. Comment une politique alimentaire commune peut-elle soutenir ce processus ? La mise en place de chaînes d’approvisionnement plus courtes et plus équitables est l’un des cinq objectifs clés d’une politique alimentaire commune. Des outils existent déjà pour soutenir les ventes directes et les chaînes d’approvisionnement courtes (par exemple dans le développement rural), mais ils sont rarement adoptés par les États membres et mal appliqués. Dans le cadre d’une politique alimentaire commune, davantage de fonds seraient alloués à ces initiatives et aux structures locales pour les soutenir, par exemple par le biais des conseils locaux de politique alimentaire et des politiques alimentaires urbaines. Les États membres seraient tenus d’élaborer des stratégies cohérentes pour soutenir les chaînes d’approvisionnement courtes et les initiatives territoriales. Les instruments de soutien de l’UE seraient également redéfinis pour être plus accessibles aux petits agriculteurs et aux initiatives alimentaires locales.

Coopératives d’énergie renouvelable et collectivités locales
REScoop Zagreb may 2019

La conférence de REScoop de cette année se concentre sur la manière dont les coopératives d’énergie renouvelable et les autorités locales peuvent transformer les communautés par la collaboration et met en avant les Coopératives ER européennes (REScoop), les autorités locales (villes et municipalités comprises) et un groupe d’acteurs locaux du réseau RIPESS Europe ainsi que le projet Compile et dans son ensemble la région des Balkans.

Cette conférence de 3 jours aura lieu à Zagreb en Croatie les jeudi 30 mai, vendredi 31 mai et samedi 1er juin 2019. La conférence internationale des 1er et 2ème jours coïncidera avec la 6ème Assemblée Générale de REScoop.eu qui se tiendra le 3ème jour.

La conférence commencera le premier jour par une session plénière sur la rémunération de l’énergie et une visite guidée de Zagreb pour les membres de REScoop.eu.

Le deuxième jour, les coopératives d’énergie renouvelable et les municipalités feront des présentations sur la façon dont on peut accélérer la transition énergétique à l’échelle locale. Les parties prenantes européennes expliqueront comment les communautés énergétiques citoyennes sont organisées dans leurs pays respectifs et les meilleures pratiques de collaboration innovante entre les coopératives d’énergie renouvelable et les autorités locales dans la région des Balkans et au-delà. Enfin, au cours de plusieurs sessions interactives, les participants pourront partager leurs réflexions et leurs idées.

Le troisième jour, des ateliers plus interactifs seront organisés, suivis par l’Assemblée Générale de REScoop.eu.

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