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Municipales en France : les citoyen.nes s’en mêlent.

En France pour les élections municipales, les citoyen.nes cherchent à déjouer le vieux système des partis qu’ils ne reconnaissent plus comme légitimes et trop éloignés des urgences sociales et écologiques qui les préoccupent.

A l’initiative de quelques-uns au départ, ils et elles créent des listes alternatives qui rassemblent non plus les habituels candidats à l’investiture mais des citoyen.nes qui se regroupent sur un projet élaboré au cours de consultations et de réunions. L’exercice démocratique finit par emmener l’adhésion d’un nombre suffisant pour valider une liste.

Le site du collectif Action commune recense ainsi 157 listes participatives, « un tiers dans des villages de moins de 2.000 habitants, un tiers dans des communes de 2.000 à 100.000, et un tiers dans des villes de plus de 100.000 habitants », précise Thomas Simon, coordinateur du groupe, qui s’est donné pour mission d’« accompagner celles et ceux qui veulent faire de la participation citoyenne » (Reporterre 8 janvier 2020). On peut d’ailleurs trouver une carte interactive de ces listes sur le site d’Action commune.

Si ces listes ne sont pas assurées de remporter les élections elles constituent un électrochoc auprès des partis. Elles questionnent les méthodes peu démocratiques de gouverner, en remettant en cause les habitudes de verticalité où le chef décide et s’entoure d’exécutants acquis à sa cause. Elles mettent en exergue des thématiques que les partis se sentent tenus d’inclure dans leurs programmes.

Par ailleurs plusieurs associations ont rédigé des propositions qu’elles font circuler dans leurs réseaux pour que leurs adhérents s’en saisissent afin de les transmettre à leurs élus.

Ainsi le Collectif de la Transition citoyenne a élaboré un Pacte pour la transition invitant les réseaux locaux à demander aux candidat.es de s’engager sur au moins 10 des 32 propositions et à accompagner / vérifier leur mise en œuvre sur les territoires. Ces propositions ont pour objectif central de répondre à l’urgence climatique et à réparer l’injustice sociale.

Le RTES (Réseau des Territoires pour l’Economie Solidaire) a publié un kit municipal’ess comportant  une vingtaine de fiches pour soutenir l’initiative des municipalités vers plus d’ESS dans leur politique locale.

L’UFISC (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles) propose aux candidat.e.s et tout.e.s celles et ceux engagé.e.s pour leurs territoires, les arts et la culture, 3 engagements déclinés à travers 20 propositions concrètes (…) pour une politique de la diversité culturelle fondée sur les droits culturels et une organisation démocratique et solidaire.

Le MES a publié Elections Municipales 2020. 12 questions.

Reporterre a également publié sa liste illustrée de recommandations, cette liste n’est pas exhaustive.

On assiste réellement à un éveil des citoyens face à l’incurie de gouvernements aveuglés par leur inféodation aux puissances économiques. L’exemple espagnol et le municipalisme infusent largement en Europe et le RIPESS s’en réjouit pour qui la co-construction des politiques publiques est un axe majeur de transformation sociale. 

Article rédigé par Josette Combes

La CSA prend de l’ampleur aux Pays-Bas !

Par Klarien Klingen, agricultrice néerlandaise de CSA

La CSA prend de l’ampleur aux Pays-Bas ! Il y a cinq ans, il n’y avait que cinq initiatives, aujourd’hui il y en a plus de 90. En Flandres, une partie de la Belgique où la même langue est utilisée qu’au les Pays-Bas, le réseau CSA est un peu plus avancé : leur association formelle existe depuis plusieurs années maintenant et de nombreuses initiatives CSA aussi. 170 agriculteurs et membres néerlandais et flamands de la CSA se sont réunis pour la réunion annuelle de la CSA à Deventer, NL, les 11 et 12 janvier 2020.

Lors du dîner, nous avons découvert que les Flamands ont l’habitude de demander une cotisation de 350 euros par personne et par an pour participer à une initiative de la CSA, alors que les Néerlandais pensent que 250 euros est normal. C’est tout simplement génial de pouvoir découvrir ces différences, de pouvoir spéculer sur leur origine (le climat est-il différent à 300 km plus au nord ? C’est pour cela que les Flamands peuvent produire plus de légumes tout au long de l’hiver), et apprendre les uns des autres.

Le sujet des cotisations a été abordé à plusieurs reprises au cours du week-end. Il était très nouveau pour les participants de l’atelier “CSA et solidarité” d’entendre parler du modèle de “Fribourg” où les membres mettent le prix qu’ils sont prêts à payer sur une note, tout est additionné, et si la somme totale ne suffit pas à couvrir les coûts totaux de production (y compris la main d’œuvre !), un autre tour suivra.

Dans le même atelier, une nouvelle idée a été présentée : et si nous demandions aux membres de payer pour une semaine de légumes l’argent qu’ils gagnent en une heure. Cela pourrait donner une toute nouvelle façon d’envisager la fixation des prix : l’argent n’est pas lié aux légumes mais au travail. Et le prix que les gens doivent payer est très adapté à leur propre capacité de paiement. Voyons où cela va nous mener.

La terre est un sujet important aux Pays-Bas, où l’achat d’une terre arable coûte en moyenne 100 000 euros par hectare. Il est donc très difficile de la payer avec une production primaire normale. La CSA peut bien sûr offrir de meilleures possibilités, mais il est indispensable de constituer un sol et de créer un réseau de membres ayant un accès à long terme à la terre. L’un des agriculteurs de la session plénière trouve injuste que les gens gagnent de l’argent sur la terre, simplement en la possédant. Il estime que l’argent devrait être gagné sur le travail et non sur la propriété. Avec un groupe de personnes, il a acheté des terres et ils travaillent maintenant ensemble sur la façon de formaliser ces terres sans profit.

CSA Netherlands/Flanders est une communauté dynamique qui se développe rapidement et avec enthousiasme. Nous sommes impatients de rencontrer les initiatives du CSA pour apprendre et travailler ensemble sur notre rêve commun : la souveraineté alimentaire pour tous !

Le RIPESS contribue aux dialogues politiques du GSEF – le Forum Mondial de l’Economie Sociale – en Europe et en Amérique Latine
GSEF Liverpool UK November 2019

Les Dialogues sur la politique régionale du GSEF sont organisés pour promouvoir l’échange de connaissances entre les décideurs politiques et les principaux acteurs de l’ESS. Le RIPESS a participé aux deux dialogues dans le but de contribuer à la promotion de l’ESS et d’apporter la vision des projets locaux d’ESS aux forums internationaux.

RIPESS EU a rejoint la 3ème édition du Dialogue politique européen organisé par le Forum Mondial de l’Economie Sociale (GSEF), nos partenaires et collaborateurs de longue date.

Cette année, le Dialogue a eu lieu à Liverpool, au Royaume-Uni, les 18 et 19 novembre 2019, sur le thème ‘Construire la diversité et l’inclusion par l’économie sociale et solidaire’. Les intervenants ont participé à un débat riche et ouvert autour de cette problématique, qui s’est concentré sur trois sujets majeurs :

  • Comment les gouvernements locaux doivent faire évoluer leurs démarches vers une véritable inclusion
  • Aller au-delà de la notion d’inclusion grâce à des pratiques et des politiques innovantes d’insertion professionnelle
  • L’économie sociale et solidaire : une force motrice au service des futurs dirigeants

En tant que RIPESS Europe, nous avons présenté notre activité en nous basant principalement sur le troisième thème, mais bien entendu en lien avec tous les domaines importants de l’ESS. En ce qui concerne le déroulement de l’événement, il a été organisé en partenariat avec la LCRCA (Liverpool City Region Combined Authority) et l’Université de Liverpool. Les organisateurs se sont d’ailleurs révélés être de formidables hôtes.

Le lendemain de la conférence, une visite des acteurs de l’ESS a été organisée à travers la ville. La région de Liverpool est en effet une scène d’ESS dynamique et vivante qui emploie plus de 40 000 personnes dans des organisations d’ESS. Nous avons visité le Kuumba Imani Millenium Centre, principal lieu local d’activisme communautaire, le Baltic Creative CIC, une zone unique de convergence des jeunes entreprises de création et start-ups, qui met l’accent sur la propriété et le partage, et le Homebaked Bakery and Community Land Trust, un lieu d’inspiration (où nous avons dégusté la meilleure tarte au monde) qui mène une lutte étonnante contre l’embourgeoisement et l’assaut des capitaux spéculatifs sur les terres et les maisons.

Rédigé par Alfonso Cotera (RIPESS LAC) et Drazen Simlesa (RIPESS EU)

Objectifs 2020 du Ripess Europe : retour sur les grands axes
janvier 30, 2020
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Extrait du journal local à Elne

Du 16 au 18 janvier, le CoCo (comité de coordination) du RIPESS Europe s’est réuni à Elne, dans la belle région des Pyrénées Orientales françaises. Près des montagnes enneigées, l’équipe (bravant les grèves des trains) a passé trois jours à réfléchir sur les orientations stratégiques globales du réseau sur le long terme et sur les domaines d’intervention de Ripess Europe en 2020.

Dans un tel contexte de crise climatique, démocratique où les repères sociaux ne tiennent qu’à un fil, le rôle de promotion de l’économie sociale solidaire au niveau européen du RIPESS Europe est plus important que jamais. Les axes stratégiques de 2020 ont donc été établis à la suite de cette constatation.

Dans un premier temps, le Ripess Europe a comme objectif la promotion d’écosystèmes territoriaux et l’appui à l’émergence de nouveaux réseaux.

Pour ce faire, il va donc falloir soutenir la valorisation d’expériences locales, la mise en réseau au niveau européen et l’intercoopération économique.

En complément de ce premier axe stratégique, il va de soi que la promotion de l’économie sociale et solidaire à travers le développement et la reconnaissance de celle-ci reste une priorité pour l’année 2020. Cet objectif pourra être mis en oeuvre au travers de différentes actions telles que la co-construction des politiques publiques mais aussi le plaidoyer ou encore la communication médiatique.

La concrétisation de ces axes stratégiques passera par différentes initiatives thématiques comme l’éducation (Erasmus), l’évaluation d’impact, la mise en place d’outils (mapping) ou encore l’information autour des initiatives et évènements locaux des membres du réseau.

En parallèle de leur programme de travail, les membres du Coco n’ont pas manqué l’occasion de découvrir et de rencontrer des initiatives locales telles que celle d’André et son équipe “perm-AMAP 66”, travaillant dans un jardin de permaculture et amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) à Elne et vendant de délicieux légumes ! Sans oublier la découverte de Terra del Avis, cet écomusée qui devrait ouvrir bientôt ses portes et dont la mission sera de préserver, maintenir et transmettre le patrimoine agricole du Roussillon et de promouvoir une agriculture durable de proximité.

Réunion nationale CSA en Norvège

Article de Urgenci, Par Alexandra Devik, Organic Norway

(Photo de couverture : Travail de groupe, discussion des stratégies de communication dans les CSA norvégiens. Crédit photo : Organic Norway)

Le mouvement CSA en Norvège s’accroît d’année en année. En décembre 2019, il y avait 82 CSA actifs dans le pays. Étant donné que la Norvège est un petit pays qui ne compte qu’environ 5,3 millions d’habitants et qu’environ 3 % de la superficie du pays est adaptée à l’agriculture, le nombre de CSA est relativement élevé par rapport aux pays voisins. Chaque année, le réseau informel se réunit pour obtenir les dernières informations sur le modèle CSA en Norvège et pour apprendre et s’inspirer des meilleures pratiques des uns et des autres.

Réunion annuelle le 15 novembre à Oslo

L’événement le plus important pour les CSA en Norvège est la réunion nationale organisée par Organic Norway, qui coordonne le réseau informel des CSA. Au total, 60 personnes ont été réunies pour s’inspirer, se tenir au courant, acquérir de nouvelles connaissances et créer des réseaux. Au total, 21 CSA étaient représentés, souvent avec 2 ou 3 personnes de chaque CSA. La plupart des CSA norvégiens produisent des légumes, mais quelques-uns ont également une production de viande et de produits laitiers. 4.300 parts ont été vendues dans les CSA norvégiens en 2018, et près de 9500 personnes se sont alimentés à partir de ces parts.

A l’ordre du jour

La journée a commencé par les salutations des deux syndicats d’agriculteurs qui regroupent tous les agriculteurs de Norvège. Le chef du syndicat des petits agriculteurs a déclaré “Les CSA sont de bonnes arènes pour l’acquisition de connaissances pour les consommateurs et consommatrices qui se préoccupent de la production alimentaire, de la provenance des aliments et de la quantité de travail nécessaire pour réussir dans la production alimentaire ! Ces consommateurs/trices représentent une alliance importante pour nous qui travaillons dans l’agriculture”.

D’autres sujets ont été abordés : comment garantir une économie durable, comment travailler sur le recrutement de membres pour les CSA et comment réussir la communication au sein du CSA. Il a également été question de deux projets de recherche récents et d’informations sur les travaux en cours sur la manière d’impliquer la production laitière et de viande dans le modèle de CSA.

Mise en réseau et partage d’expériences

Il existe un large éventail de CSA différents en Norvège, mais il y a toujours beaucoup à apprendre les uns des autres. De nombreux CSA norvégiens sont organisés par les consommateurs et consommatrices et engagent un jardinier pour la production de légumes dans les villes ou à proximité, tandis que d’autres sont basés autour d’une ferme traditionnelle déjà existante avec une production à grande échelle combinée avec un petit nombre de preneurs de parts. D’autres ont développé leur ferme pour en faire un jardin marqué où l’on cultive une variété de cultures et où les consommateurs et consommatrices participent au partage des risques. Il est toujours très utile de travailler en groupe et d’échanger des pratiques et des idées lors de la réunion du réseau national. Après le programme officiel, la plupart des participant.es se sont retrouvé.es pour une pizza végétarienne biologique et ont continué à échanger tout au long de la soirée.

Les médias indépendants parlent de l’ESS

Photo de Bastamag, 29 novembre 2019 “Vieillir autrement”

Les médias indépendants sont proches de l’ESS, souvent par leurs statuts et surtout par les valeurs qu’ils défendent. Mais comment l’abordent-ils? Voilà une sélection d’articles de médias indépendants des trois derniers mois. Vous pouvez aussi les retrouver sur la carte de socioeco.org : Journaliste des solutions.(Les articles sont situés sur la ville où se déroule l’expérience ou, en cas d’article généraliste, dans la ville où siège le média).

Comme vous le verrez, les articles sont dans leur langue d’origine, diversité des pays d’Europe oblige. Cela vous permettra de percevoir quelles sont les thématiques traitées par ces médias: développement durable, réfugiés, autogestion, coopératives, agriculture bio, etc.  N’hésitez surtout pas à nous faire parvenir un article ou le site d’un media pour améliorer la carte et notre connaissance de l’ESS. Ecrire à Françoise Wautiez : fwautiez[at]socioeco.org

Français

  • Pour « bien vieillir », des retraités conçoivent leur propre habitat coopératif et écologique – Sophie Chapelle , Article de BastaMag, 29 novembre 2019 [lire]
  • Quel bilan pour Territoires zéro chômeur de longue durée  ? – Article de ATD Quart Monde, 2019 [lire]
  • En Bosnie, une coopérative de femmes efface les traces de la guerre Louis Seiller – Article de Reporterre, 4 novembre 2019 [lire]

Catalan

  • Cultura i cooperativisme, una aliança fèrtil, Carles Masià – Articulo de EL Critic, 22/12/2019 [lire]
  • El camí cap a la transformació social – Article de coopcamp.cat, 17/01/2020 [lire]

Español

  • Resiliencia urbana, MARES y marejadas, José Luis Fernández Casadevante – Articulo de El diario.es, 25/11/2019 [lire]
  • Diez titulares sobre economía solidaria que no verás en la prensa económica, Lourdes Jiménez – Articulo de el salto diario, 22/11/2019 [lire]
  • La oportunidad transformadora de las Comunidades de Energía Alfonso García – Articulo del Salto Diario, 13/01/2020 [lire]

English

  • What are ‘the commons’ in the 21st century? Interview with Pat Conaty – Article of lowimpact.org, 2019 [lire]
  • How millions of French shoppers are rejecting cut-price capitalism Jon Henley – Article of The Guardian, 04/12/2019 [lire]
  • Singapore’s co-operative movement – a thriving sector for over 90 years , Anca Voinea – Article of thenews.coop, 2 January2020 [lire]

L’Intergroupe Economie Sociale du Parlement Européen renouvelé
Event Photography by Dani Oshi. Constitutive meeting of the Social Economy Intergroup at the European Parliament. Assignment for Social Economy Europe. Tuesday, January 21, 2020. Brussels, Belgium.

par Jason Nardi

Avec les dernières élections européennes, le groupe interparlementaire de l’économie sociale a terminé son mandat et un nouvel intergroupe a dû être formé. En tant que RIPESS Europe, nous avons soutenu la campagne menée par Social Economy Europe pour le renouvellement de l’engagement de certains des députés européens nouvellement élus et non pas seulement une répétition des précédents. Dans la communication que nous avons envoyée en octobre dernier, nous avons plaidé pour un programme beaucoup plus ambitieux, un programme de transformation, qui prendrait en considération non seulement les questions sectorielles (comme les réformes du troisième secteur, les modèles d’entreprise, la création d’emplois ou les marchés publics qui incluent les entreprises d’économie sociale), mais aussi un changement plus structurel dans le commerce, la coopération, le climat et la justice environnementale, ainsi que dans les finances. Et comme le terme “économie et finance sociales et solidaires” a maintenant été largement adopté à tous les niveaux des Nations Unies, (ainsi que dans les législations cadres locales et nationales), nous avons proposé que ce terme soit harmonisé et devienne partie intégrante du renouvellement de l’intergroupe et de son plan d’action.

Avec la nouvelle Commission européenne dirigée par Ursula von der Leyen et des commissaires comme Nicolas Schmit (Luxembourg, Emploi) et l’agenda européen Green Deal pour une Europe sociale forte pour des transitions justes (https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/fs_20_49), nous avons le sentiment qu’il y a maintenant un certain espoir de pousser pour un agenda plus transformateur. Nous aimerions que l’Intergroupe représente véritablement cet espoir, cette ambition et cet engagement. Nous nous sommes engagés à travailler collectivement sur ces questions, en impliquant un mouvement beaucoup plus large que l’ESS, qui est également en pleine expansion (y compris dans les pays d’Europe centrale et orientale) et avec des contacts avec des députés européens dans plusieurs pays européens.

Voici les nouvelles de la première réunion du nouvel intergroupe (Social Economy Europe).

Article de Social Economy Europe

Le mardi 21 janvier 2020, la première réunion interne de l’intergroupe renouvelé sur l’économie sociale (SEIG) a eu lieu au Parlement européen à Bruxelles pour nommer les coprésidents et les vice-présidents de l’intergroupe et pour élaborer une stratégie pour les cinq prochaines années.

Cinq membres du Parlement européen ont été nommés coprésidents du SEIG, parmi lesquels Patrizia Toia (S&D, IT), Sven Giegold (Verts/ALE, DE), Leopoldo López (PPE, ES), Monica Semedo (Renew, LU) et Manon Aubry (GUE/NGL, FR). En outre, l’intergroupe a nommé les députés Leszek Miller (S&D, PL) et Jordi Cañas (Renew, ES) comme vice-présidents et a convenu de nommer trois autres députés respectivement du PPE, des Verts/ALE et de la GUE/NGL, dans les prochaines semaines.

L’intergroupe s’est également mis d’accord sur une stratégie pour les cinq prochaines années. Au moment où la Commission européenne vient d’annoncer le lancement d’un plan d’action européen pour l’économie sociale en 2021, dans sa communication “Une Europe sociale forte pour des transitions justes”, le SEIG entend coopérer avec le président Von der Leyen, le vice-président Dombrovskis, et les commissaires Schmit et Breton pour concevoir ensemble une politique efficace, qui jouera un rôle clé dans la construction d’une économie qui fonctionne pour les personnes et pour la planète.

L’Occitanie se mobilise pour le FSMET de Barcelone

Par Josette Combes

En Occitanie (France) un Forum de 2 jours, les 22 et 23 novembre à l’Université Jean Jaurès à Toulouse, a rassemblé environ 90 structures de l’ESS,​​ 4 collectivités locales et 4 réseaux ESS. Le programme comportait 5 conférences, 4 cercles de convergence et 16 ateliers. Environ 20 intervenants ont contribué aux conférences dont 7 chercheurs et chercheuses.

Parmi les quelques 1500 visiteurs, des groupes de visiteurs sont venus de différents horizons (Sciences Politiques Bordeaux, Terre de Convergences dans le Gard, Délégation de Marseille), un réseau national et un réseau international et quatre représentants d’institutions locales. Quarante stands présentaient les acteurs de l’ESS de l’Occitanie. Vingt bénévoles ont assuré la fluidité de la logistique et trois restaurateurs (Ludi Monde, Curupira et la Kasbah) ont permis aux participants de prendre leurs repas, même si l’affluence a débordé les prévisions. Plus de 250 jeunes étudiants ont participé aux tables rondes et divers ateliers. Enfin un concert dont la chanteuse est une franco brésilienne a offert un interlude joyeux. Elle a assuré la traduction lors de l’intervention de Monica Benicio, la compagne de Mariella Franco, militante assassinée le 15 mars 1918 à Rio de Janeiro (dont les assassins ne risquent pas d’être poursuivis tant que Bolsonaro sera au pouvoir).

On a pu constater une grande participation des bénévoles, et des visiteurs dans ce lieu confortable et accessible avec beaucoup d’espaces disponibles, une bonne animation des cercles d’acteurs, une programmation riche et de qualité. En particulier le Flashlab (présentation des initiatives en cours de réalisation ou toutes neuves), son format, sa richesse, les échanges ont été une réussite.

Il faut souligner l’énergie donnée par la perspective de Barcelone, la dimension internationale, le croisement des 4 thématiques, la qualité des conférences. Au total un événement joyeux, porteur d’une forte émulation, riche en émotion, en particulier l’intervention de Monica Benicio au cours de la conférence sur l’écoféminisme présentant la situation au Brésil.

Ce Forum s’inscrivait dans le cycle de mobilisation pour le FSMET de Barcelone.

Les prochaines dates en Occitanie liées à la convergence vers le FSMET et les économies transformatrices sont les suivantes : deux temps politiques publiques-territoire ex-Languedoc avec Terre de Convergences, Démocratie Ouverte, La Région Citoyenne – territoire ex-Midi Pyrénées; – un temps économie et féminisme à Toulouse (21 mars); une intervention avec l’UFISC à Gignac le 30 mai; deux dates à caler dans l’Ariège et l’Aude; – un temps agroécologie territoire ex-Languedoc; – un temps Haute-Garonne avec FREDD (Film, Recherche et Développement Durable).

Le MES Occitanie envisage de réaliser un fascicule qui reprendrait les matériaux issus du FRESS (théorie + retours d’expériences des acteurs) et qui valoriserait les économies transformatrices dans la région Occitanie.

La création d’une délégation occitane pour représenter la région lors du FSMET avec des citoyens, élus, acteurs ESS et chercheurs va s’appuyer sur un questionnaire auprès de nombreux acteurs des économies transformatrices sur le territoire occitan pour récolter des informations sur leurs pratiques, les inciter à venir au FSMET et à y proposer des animations.

On peut retrouver les conférences filmées sur ce lien.

Nouveau logo pour les 25 ans du REAS

Article de REAS, janvier 2020

REAS red de redes a 25 ans et nous voulons le partager et le célébrer avec tout le monde, en particulier avec toutes les entités et les personnes qui font partie de ce réseau, celles qui avec leur activité et leurs pratiques le rendent possible et nous donnent du sens.

Ainsi commence une année de célébrations où nous voulons partager les nombreux et riches moments qui nous ont amenés ici ; les débats et les rencontres, les propositions et les actions, les succès et les erreurs…, tout ce qui, en somme, constitue notre trajectoire. Se regarder de l’intérieur pour se retrouver et continuer à se connaître, une étape indispensable pour continuer à construire une histoire commune. Et faire la fête. Parce que nous avons tant accompli en ce quart de siècle, et cela mérite une célébration en grande pompe !

Comme première petite action, nous avons voulu nous doter d’un nouveau logo pour encadrer ce qui va suivre. Par un vote collectif, nous avons choisi le nouveau logo que nous présentons ici, grâce à ceux qui l’ont rendu possible !

Sous cette icône, nous inclurons une série de réunions et d’actions que nous préparons pour cet anniversaire que nous espérons présenter bientôt. Il s’agit, bien entendu, d’un processus ouvert et participatif, c’est pourquoi nous invitons les réseaux, les organisations et les individus à proposer leurs activités et à façonner collectivement ce programme de célébration.

Nous restons donc attentifs au fait que, dans ces 25 années de notre parcours, il y a les graines de toutes les personnes qui font partie de REAS et nous voulons donc le célébrer avec toutes celles-ci…

#HacemosREAS

#REAS25Años

Une délégation de Croatie à Genève pour diffuser l’ESS en Europe !

Article de Après-GE, Chambre de l’Economie Sociale et Solidaire Genevoise.

Dans le cadre du projet européen de coopération Suisse-Croatie auquel participe APRES-GE, une délégation d’une quinzaines de représentant-e-s de deux villes croates Ludbreg et Pregrada est venu découvrir et s’inspirer du réseau genevois de l’Économie sociale et solidaire, les 28-30 octobre 2019.

Dans le cadre de ce projet, une délégation croate de 14 personnes a visité Genève du 28 au 30 octobre dernier. Elle a été composée des maires des deux villes, de fonctionnaires publics et de représentant.e.s de la société civile.

L’objectif de cette collaboration entre la Suisse et la Croatie est de présenter des entreprises genevoises de l’ESS, des fonctionnaires et des élu.e.s, afin que nos partenaires croates puissent s’inspirer des « bonnes pratiques » mises en œuvre dans notre canton. Cet objectif a été atteint. Nos partenaires nous ont fait part de leur grande satisfaction quant au programme qui leur a été préparé et sont partis motivé-e-s à mettre en place des solutions innovantes. Dans une deuxième étape, nous donnerons une formation en Croatie pour construire avec eux des projets concrets. Dans une troisième et dernière étape, nous participerons à une Conférence internationale sur la nouvelle économie à Zagreb. Nous prévoyons une petite délégation genevoise pour cette occasion. Finalement, la Chambre de l’ESS pourrait viser à appuyer la création d’un réseau ESS en Croatie en transmettant nos compétences en la matière et en renforçant nos liens à long terme, sous la forme de partenariats entre entreprises ESS suisses et croates, voire entre municipalités.

Nous tenons à remercier Jean Rossiaud et Lina Yanez du Bureau d’études LES IDEES – membre d’APRES-GE – de mener à bien le suivi de ce projet pour la Chambre de l’ESS.
Une partie du mandat est d’ailleurs versée en Léman, notre monnaie locale.

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