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Réunion nationale CSA en Norvège

Article de Urgenci, Par Alexandra Devik, Organic Norway

(Photo de couverture : Travail de groupe, discussion des stratégies de communication dans les CSA norvégiens. Crédit photo : Organic Norway)

Le mouvement CSA en Norvège s’accroît d’année en année. En décembre 2019, il y avait 82 CSA actifs dans le pays. Étant donné que la Norvège est un petit pays qui ne compte qu’environ 5,3 millions d’habitants et qu’environ 3 % de la superficie du pays est adaptée à l’agriculture, le nombre de CSA est relativement élevé par rapport aux pays voisins. Chaque année, le réseau informel se réunit pour obtenir les dernières informations sur le modèle CSA en Norvège et pour apprendre et s’inspirer des meilleures pratiques des uns et des autres.

Réunion annuelle le 15 novembre à Oslo

L’événement le plus important pour les CSA en Norvège est la réunion nationale organisée par Organic Norway, qui coordonne le réseau informel des CSA. Au total, 60 personnes ont été réunies pour s’inspirer, se tenir au courant, acquérir de nouvelles connaissances et créer des réseaux. Au total, 21 CSA étaient représentés, souvent avec 2 ou 3 personnes de chaque CSA. La plupart des CSA norvégiens produisent des légumes, mais quelques-uns ont également une production de viande et de produits laitiers. 4.300 parts ont été vendues dans les CSA norvégiens en 2018, et près de 9500 personnes se sont alimentés à partir de ces parts.

A l’ordre du jour

La journée a commencé par les salutations des deux syndicats d’agriculteurs qui regroupent tous les agriculteurs de Norvège. Le chef du syndicat des petits agriculteurs a déclaré “Les CSA sont de bonnes arènes pour l’acquisition de connaissances pour les consommateurs et consommatrices qui se préoccupent de la production alimentaire, de la provenance des aliments et de la quantité de travail nécessaire pour réussir dans la production alimentaire ! Ces consommateurs/trices représentent une alliance importante pour nous qui travaillons dans l’agriculture”.

D’autres sujets ont été abordés : comment garantir une économie durable, comment travailler sur le recrutement de membres pour les CSA et comment réussir la communication au sein du CSA. Il a également été question de deux projets de recherche récents et d’informations sur les travaux en cours sur la manière d’impliquer la production laitière et de viande dans le modèle de CSA.

Mise en réseau et partage d’expériences

Il existe un large éventail de CSA différents en Norvège, mais il y a toujours beaucoup à apprendre les uns des autres. De nombreux CSA norvégiens sont organisés par les consommateurs et consommatrices et engagent un jardinier pour la production de légumes dans les villes ou à proximité, tandis que d’autres sont basés autour d’une ferme traditionnelle déjà existante avec une production à grande échelle combinée avec un petit nombre de preneurs de parts. D’autres ont développé leur ferme pour en faire un jardin marqué où l’on cultive une variété de cultures et où les consommateurs et consommatrices participent au partage des risques. Il est toujours très utile de travailler en groupe et d’échanger des pratiques et des idées lors de la réunion du réseau national. Après le programme officiel, la plupart des participant.es se sont retrouvé.es pour une pizza végétarienne biologique et ont continué à échanger tout au long de la soirée.

Les médias indépendants parlent de l’ESS

Photo de Bastamag, 29 novembre 2019 “Vieillir autrement”

Les médias indépendants sont proches de l’ESS, souvent par leurs statuts et surtout par les valeurs qu’ils défendent. Mais comment l’abordent-ils? Voilà une sélection d’articles de médias indépendants des trois derniers mois. Vous pouvez aussi les retrouver sur la carte de socioeco.org : Journaliste des solutions.(Les articles sont situés sur la ville où se déroule l’expérience ou, en cas d’article généraliste, dans la ville où siège le média).

Comme vous le verrez, les articles sont dans leur langue d’origine, diversité des pays d’Europe oblige. Cela vous permettra de percevoir quelles sont les thématiques traitées par ces médias: développement durable, réfugiés, autogestion, coopératives, agriculture bio, etc.  N’hésitez surtout pas à nous faire parvenir un article ou le site d’un media pour améliorer la carte et notre connaissance de l’ESS. Ecrire à Françoise Wautiez : fwautiez[at]socioeco.org

Français

  • Pour « bien vieillir », des retraités conçoivent leur propre habitat coopératif et écologique – Sophie Chapelle , Article de BastaMag, 29 novembre 2019 [lire]
  • Quel bilan pour Territoires zéro chômeur de longue durée  ? – Article de ATD Quart Monde, 2019 [lire]
  • En Bosnie, une coopérative de femmes efface les traces de la guerre Louis Seiller – Article de Reporterre, 4 novembre 2019 [lire]

Catalan

  • Cultura i cooperativisme, una aliança fèrtil, Carles Masià – Articulo de EL Critic, 22/12/2019 [lire]
  • El camí cap a la transformació social – Article de coopcamp.cat, 17/01/2020 [lire]

Español

  • Resiliencia urbana, MARES y marejadas, José Luis Fernández Casadevante – Articulo de El diario.es, 25/11/2019 [lire]
  • Diez titulares sobre economía solidaria que no verás en la prensa económica, Lourdes Jiménez – Articulo de el salto diario, 22/11/2019 [lire]
  • La oportunidad transformadora de las Comunidades de Energía Alfonso García – Articulo del Salto Diario, 13/01/2020 [lire]

English

  • What are ‘the commons’ in the 21st century? Interview with Pat Conaty – Article of lowimpact.org, 2019 [lire]
  • How millions of French shoppers are rejecting cut-price capitalism Jon Henley – Article of The Guardian, 04/12/2019 [lire]
  • Singapore’s co-operative movement – a thriving sector for over 90 years , Anca Voinea – Article of thenews.coop, 2 January2020 [lire]

L’Intergroupe Economie Sociale du Parlement Européen renouvelé
Event Photography by Dani Oshi. Constitutive meeting of the Social Economy Intergroup at the European Parliament. Assignment for Social Economy Europe. Tuesday, January 21, 2020. Brussels, Belgium.

par Jason Nardi

Avec les dernières élections européennes, le groupe interparlementaire de l’économie sociale a terminé son mandat et un nouvel intergroupe a dû être formé. En tant que RIPESS Europe, nous avons soutenu la campagne menée par Social Economy Europe pour le renouvellement de l’engagement de certains des députés européens nouvellement élus et non pas seulement une répétition des précédents. Dans la communication que nous avons envoyée en octobre dernier, nous avons plaidé pour un programme beaucoup plus ambitieux, un programme de transformation, qui prendrait en considération non seulement les questions sectorielles (comme les réformes du troisième secteur, les modèles d’entreprise, la création d’emplois ou les marchés publics qui incluent les entreprises d’économie sociale), mais aussi un changement plus structurel dans le commerce, la coopération, le climat et la justice environnementale, ainsi que dans les finances. Et comme le terme “économie et finance sociales et solidaires” a maintenant été largement adopté à tous les niveaux des Nations Unies, (ainsi que dans les législations cadres locales et nationales), nous avons proposé que ce terme soit harmonisé et devienne partie intégrante du renouvellement de l’intergroupe et de son plan d’action.

Avec la nouvelle Commission européenne dirigée par Ursula von der Leyen et des commissaires comme Nicolas Schmit (Luxembourg, Emploi) et l’agenda européen Green Deal pour une Europe sociale forte pour des transitions justes (https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/fs_20_49), nous avons le sentiment qu’il y a maintenant un certain espoir de pousser pour un agenda plus transformateur. Nous aimerions que l’Intergroupe représente véritablement cet espoir, cette ambition et cet engagement. Nous nous sommes engagés à travailler collectivement sur ces questions, en impliquant un mouvement beaucoup plus large que l’ESS, qui est également en pleine expansion (y compris dans les pays d’Europe centrale et orientale) et avec des contacts avec des députés européens dans plusieurs pays européens.

Voici les nouvelles de la première réunion du nouvel intergroupe (Social Economy Europe).

Article de Social Economy Europe

Le mardi 21 janvier 2020, la première réunion interne de l’intergroupe renouvelé sur l’économie sociale (SEIG) a eu lieu au Parlement européen à Bruxelles pour nommer les coprésidents et les vice-présidents de l’intergroupe et pour élaborer une stratégie pour les cinq prochaines années.

Cinq membres du Parlement européen ont été nommés coprésidents du SEIG, parmi lesquels Patrizia Toia (S&D, IT), Sven Giegold (Verts/ALE, DE), Leopoldo López (PPE, ES), Monica Semedo (Renew, LU) et Manon Aubry (GUE/NGL, FR). En outre, l’intergroupe a nommé les députés Leszek Miller (S&D, PL) et Jordi Cañas (Renew, ES) comme vice-présidents et a convenu de nommer trois autres députés respectivement du PPE, des Verts/ALE et de la GUE/NGL, dans les prochaines semaines.

L’intergroupe s’est également mis d’accord sur une stratégie pour les cinq prochaines années. Au moment où la Commission européenne vient d’annoncer le lancement d’un plan d’action européen pour l’économie sociale en 2021, dans sa communication “Une Europe sociale forte pour des transitions justes”, le SEIG entend coopérer avec le président Von der Leyen, le vice-président Dombrovskis, et les commissaires Schmit et Breton pour concevoir ensemble une politique efficace, qui jouera un rôle clé dans la construction d’une économie qui fonctionne pour les personnes et pour la planète.

L’Occitanie se mobilise pour le FSMET de Barcelone

Par Josette Combes

En Occitanie (France) un Forum de 2 jours, les 22 et 23 novembre à l’Université Jean Jaurès à Toulouse, a rassemblé environ 90 structures de l’ESS,​​ 4 collectivités locales et 4 réseaux ESS. Le programme comportait 5 conférences, 4 cercles de convergence et 16 ateliers. Environ 20 intervenants ont contribué aux conférences dont 7 chercheurs et chercheuses.

Parmi les quelques 1500 visiteurs, des groupes de visiteurs sont venus de différents horizons (Sciences Politiques Bordeaux, Terre de Convergences dans le Gard, Délégation de Marseille), un réseau national et un réseau international et quatre représentants d’institutions locales. Quarante stands présentaient les acteurs de l’ESS de l’Occitanie. Vingt bénévoles ont assuré la fluidité de la logistique et trois restaurateurs (Ludi Monde, Curupira et la Kasbah) ont permis aux participants de prendre leurs repas, même si l’affluence a débordé les prévisions. Plus de 250 jeunes étudiants ont participé aux tables rondes et divers ateliers. Enfin un concert dont la chanteuse est une franco brésilienne a offert un interlude joyeux. Elle a assuré la traduction lors de l’intervention de Monica Benicio, la compagne de Mariella Franco, militante assassinée le 15 mars 1918 à Rio de Janeiro (dont les assassins ne risquent pas d’être poursuivis tant que Bolsonaro sera au pouvoir).

On a pu constater une grande participation des bénévoles, et des visiteurs dans ce lieu confortable et accessible avec beaucoup d’espaces disponibles, une bonne animation des cercles d’acteurs, une programmation riche et de qualité. En particulier le Flashlab (présentation des initiatives en cours de réalisation ou toutes neuves), son format, sa richesse, les échanges ont été une réussite.

Il faut souligner l’énergie donnée par la perspective de Barcelone, la dimension internationale, le croisement des 4 thématiques, la qualité des conférences. Au total un événement joyeux, porteur d’une forte émulation, riche en émotion, en particulier l’intervention de Monica Benicio au cours de la conférence sur l’écoféminisme présentant la situation au Brésil.

Ce Forum s’inscrivait dans le cycle de mobilisation pour le FSMET de Barcelone.

Les prochaines dates en Occitanie liées à la convergence vers le FSMET et les économies transformatrices sont les suivantes : deux temps politiques publiques-territoire ex-Languedoc avec Terre de Convergences, Démocratie Ouverte, La Région Citoyenne – territoire ex-Midi Pyrénées; – un temps économie et féminisme à Toulouse (21 mars); une intervention avec l’UFISC à Gignac le 30 mai; deux dates à caler dans l’Ariège et l’Aude; – un temps agroécologie territoire ex-Languedoc; – un temps Haute-Garonne avec FREDD (Film, Recherche et Développement Durable).

Le MES Occitanie envisage de réaliser un fascicule qui reprendrait les matériaux issus du FRESS (théorie + retours d’expériences des acteurs) et qui valoriserait les économies transformatrices dans la région Occitanie.

La création d’une délégation occitane pour représenter la région lors du FSMET avec des citoyens, élus, acteurs ESS et chercheurs va s’appuyer sur un questionnaire auprès de nombreux acteurs des économies transformatrices sur le territoire occitan pour récolter des informations sur leurs pratiques, les inciter à venir au FSMET et à y proposer des animations.

On peut retrouver les conférences filmées sur ce lien.

Nouveau logo pour les 25 ans du REAS

Article de REAS, janvier 2020

REAS red de redes a 25 ans et nous voulons le partager et le célébrer avec tout le monde, en particulier avec toutes les entités et les personnes qui font partie de ce réseau, celles qui avec leur activité et leurs pratiques le rendent possible et nous donnent du sens.

Ainsi commence une année de célébrations où nous voulons partager les nombreux et riches moments qui nous ont amenés ici ; les débats et les rencontres, les propositions et les actions, les succès et les erreurs…, tout ce qui, en somme, constitue notre trajectoire. Se regarder de l’intérieur pour se retrouver et continuer à se connaître, une étape indispensable pour continuer à construire une histoire commune. Et faire la fête. Parce que nous avons tant accompli en ce quart de siècle, et cela mérite une célébration en grande pompe !

Comme première petite action, nous avons voulu nous doter d’un nouveau logo pour encadrer ce qui va suivre. Par un vote collectif, nous avons choisi le nouveau logo que nous présentons ici, grâce à ceux qui l’ont rendu possible !

Sous cette icône, nous inclurons une série de réunions et d’actions que nous préparons pour cet anniversaire que nous espérons présenter bientôt. Il s’agit, bien entendu, d’un processus ouvert et participatif, c’est pourquoi nous invitons les réseaux, les organisations et les individus à proposer leurs activités et à façonner collectivement ce programme de célébration.

Nous restons donc attentifs au fait que, dans ces 25 années de notre parcours, il y a les graines de toutes les personnes qui font partie de REAS et nous voulons donc le célébrer avec toutes celles-ci…

#HacemosREAS

#REAS25Años

Une délégation de Croatie à Genève pour diffuser l’ESS en Europe !

Article de Après-GE, Chambre de l’Economie Sociale et Solidaire Genevoise.

Dans le cadre du projet européen de coopération Suisse-Croatie auquel participe APRES-GE, une délégation d’une quinzaines de représentant-e-s de deux villes croates Ludbreg et Pregrada est venu découvrir et s’inspirer du réseau genevois de l’Économie sociale et solidaire, les 28-30 octobre 2019.

Dans le cadre de ce projet, une délégation croate de 14 personnes a visité Genève du 28 au 30 octobre dernier. Elle a été composée des maires des deux villes, de fonctionnaires publics et de représentant.e.s de la société civile.

L’objectif de cette collaboration entre la Suisse et la Croatie est de présenter des entreprises genevoises de l’ESS, des fonctionnaires et des élu.e.s, afin que nos partenaires croates puissent s’inspirer des « bonnes pratiques » mises en œuvre dans notre canton. Cet objectif a été atteint. Nos partenaires nous ont fait part de leur grande satisfaction quant au programme qui leur a été préparé et sont partis motivé-e-s à mettre en place des solutions innovantes. Dans une deuxième étape, nous donnerons une formation en Croatie pour construire avec eux des projets concrets. Dans une troisième et dernière étape, nous participerons à une Conférence internationale sur la nouvelle économie à Zagreb. Nous prévoyons une petite délégation genevoise pour cette occasion. Finalement, la Chambre de l’ESS pourrait viser à appuyer la création d’un réseau ESS en Croatie en transmettant nos compétences en la matière et en renforçant nos liens à long terme, sous la forme de partenariats entre entreprises ESS suisses et croates, voire entre municipalités.

Nous tenons à remercier Jean Rossiaud et Lina Yanez du Bureau d’études LES IDEES – membre d’APRES-GE – de mener à bien le suivi de ce projet pour la Chambre de l’ESS.
Une partie du mandat est d’ailleurs versée en Léman, notre monnaie locale.

L’économie solidaire montre à nouveau son cœur

Article de REAS, Red de Redes, 14 de noviembre 2019

Pour la cinquième année consécutive, Economía Solidaria montre une fois de plus son cœur en publiant le rapport annuel de la Campagne pour l’Audit Social , un outil de responsabilisation et de mesure de l’impact social, environnemental et de bonne gouvernance, qui est promu par les entreprises d’Économie Sociale et Solidaire (principalement, mais pas seulement, intégrées au REAS RdR). Les organisations qui le réalisent peuvent utiliser les résultats pour s’améliorer en interne tout en obtenant des données agrégées à partir des normes éthiques de l’économie solidaire et du marché social (mercado social).

Dans ce processus d’auto-évaluation, les six principes de l’ESS sont évalués systématiquement, objectivement et périodiquement : politique de gestion des bénéfices, démocratie et équité, durabilité environnementale, coopération, engagement pour l’environnement et qualité du travail. Cet outil permet également un processus de confluence des entreprises de l’Economie Solidaire au niveau de l’Etat espagnol, par lequel depuis 2014 les indicateurs des systèmes d’Audit Social développés sur leurs différents territoires et pilotés par le Groupe de Travail d’Audit Social du REAS RdR ont été harmonisés. C’est à partir de ce processus qu’en 2018, la plate-forme technologique que XES (Xarxa de Economía Solidaria de Catalunya) avait développée dans le cadre de son projet “Enseña el Corazón” a été mise en commun au niveau de l’État espagnol et depuis 2008, la Xarxa propose aux entités associées ou liées à ce réseau une auto-évaluation de leurs performances sur la base de variables regroupées en différents blocs : performance économique, qualité professionnelle, démocratie, égalité, qualité du travail, environnement, engagement social.

Les données que nous présentons correspondent à un total de 530 entités associées et liées aux différents réseaux territoriaux et sectoriels de REAS RdR qui ont mené la campagne cette année (19% de plus que l’année dernière), qui comprend : 191 mille personnes associées – non travailleuses -, près de 22 mille bénévoles qui collaborent au développement des projets sociaux et collectifs, plus de 4 mille trois cents qui participent à la représentation des organisations, et plus de 400 employeurs de sociétés. Si l’on réunit toutes les personnes liées aux entités – non travailleuses- aux salariés – membres ou non, on arrive à un chiffre total de 235 000 personnes liées aux 530 entités qui ont répondu aux questions de l’Audit Social de 2019.

Les résultats suivants peuvent être mis en évidence à partir du rapport global de ce processus d’auto-évaluation :

  • Équité : la différence salariale est de 1,5/1 entre le salaire le plus élevé et le salaire le plus bas de tous les travailleurs ; 60 % des femmes occupant des postes de responsabilité et 88 % des entités favorisent le langage inclusif.
  • Travail : 75 % améliorent les permis légaux de conciliation travail-vie personnelle, 64 % créent des espaces pour l’attention émotionnelle et les soins aux travailleurs, et 47 % ont des règlements internes pour la gestion des relations de travail.
  • Durabilité environnementale : 94 % appliquent des critères de consommation responsable lors de l’achat de produits, 37 % sont des entités à gestion environnementale et 46 % utilisent 100 % d’énergies renouvelables.
  • Coopération et engagement avec l’environnement : 64 % opèrent avec des finances éthiques, 7 % de leurs achats se font dans le cadre du marché social et 7 % dans des entités à but non lucratif.
  • Non lucratif : 63% des revenus proviennent de la facturation contre 28% des subventions. En ce qui concerne la répartition des bénéfices, 65% sont affectés aux réserves, à la compensation des pertes ou aux investissements propres, 10% aux initiatives pour la construction de biens communs et 4% aux investissements des entités financières de la SSE.

Sur la base de ces données et d’autres données dérivées de l’Audit Social 2019, le réseau de réseaux Reas veut rendre visible et valoriser l’activité des entreprises d’économie sociale et solidaire de l’État espagnol, en montrant qu’il existe d’autres modèles économiques réellement responsables et dont les objectifs ne sont pas uniquement axés sur la recherche du profit mais sur la transformation et le progrès de notre société. #EstamosEnlaBrecha

Voir le rapport complet.(en espagnol). Aussi sur socioeco.org

Jetez un œil sur l’infographie générale et l’infographie de genre.

EPOG+ – Les politiques économiques pour la transition mondiale Master conjoint Erasmus Mundus

Appel à candidatures

Economic POlicies for the Global Transition (EPOG+) est un master conjoint Erasmus Mundus en économie, soutenu par l’Union européenne. Il propose un master intégré de niveau mondial sur les processus de transition (numérique, socio-économique, écologique) avec une approche pluraliste et des perspectives interdisciplinaires.

L’objectif principal du programme est de donner naissance à une nouvelle génération d’experts internationaux, capables de définir et d’évaluer les politiques économiques et d’évoluer dans différents contextes politiques, sociaux et régionaux. Pour atteindre cet objectif, le programme de master EPOG+ va au-delà de la théorie économique classique pour inclure diverses approches hétérodoxes/institutionnalistes.

Les partenaires à part entière (établissements décernant des diplômes) comprennent un large éventail d’établissements prestigieux :

  • Université de Technologie de Compiègne (UTC),
  • la Sorbonne,
  • Université de Paris,
  • Université de Turin,
  • École d’économie et de droit de Berlin,
  • Université de Rome 3,
  • Université d’économie et de commerce de Vienne,
  • Université du Witwatersrand (Wits).

Il implique également plus de 30 partenaires associés (universitaires et non universitaires) en Europe et dans le monde.

Bourses d’études

Les meilleurs étudiants du monde entier seront éligibles pour des bourses d’études de 2 ans attribuées par la Commission européenne, sur la base de notre sélection :

  • Les bourses ” Pays du programme ” pour les étudiants des Etats membres de l’Union européenne (UE) ainsi que de l’ex-Yougoslavie, Islande, Liechtenstein, Norvège, République de Macédoine, Turquie ;
  • Les bourses ” Pays partenaires ” pour les étudiants de tous les autres pays. Plus de détails ici.

Quand postuler ?

Date limite d’inscription : 30 janvier 2020 – 14h00 (heure de Paris). Veuillez noter que deux lettres de recommandation sont nécessaires pour présenter une demande et doivent être fournies avant la date limite.
Le cours débutera en septembre 2020. Plus d’informations
www.epog.eu La sélection sera organisée conjointement avec le programme EPOG 2.0.

Ripess Europe est partenaire du Programme.

Postuler

Avec l’ESS, marchons pour le climat

Ce mois de septembre a été marqué par les manifestations pour le climat partout dans le monde, notamment celles qui ont vu se mobiliser les jeunes qui sont à juste titre inquiets de la détérioration des conditions de vie sur la planète. Nous pouvons nous féliciter et les féliciter de ces manifestations qui sont censées secouer l’inertie et l’incurie des gouvernements, Pour nous, un des axes fondamentaux de l’économie solidaire est la vigilance écologique qui questionne le sens de la production et de la consommation en lien avec le lien de proximité qui doit être recherché entre ces deux pôles. C’est la racine de l’agroécologie, qui œuvre pour la qualité de la nourriture, la préservation des terres et celle de ses habitants. Mais dans tous les domaines de l’activité humaine, il est urgent de repenser les finalités et les moyens qui la sous-tendent, et être créatifs et proactifs pour les solutions.

Comme nous l’avons déjà annoncé l’objectif central du Forum Social Mondial des Economies Transformatrices (FSMET) est précisément d’organiser la convergence des organisations qui se sont donné comme but essentiel de résister aux effets délétères d’un système politico – économique mondialisé qui met en danger les équilibres vitaux de la planète. Le processus enclenché par la première réunion préparatoire en avril 2019 se poursuit et devrait être répercuté dans chaque pays. C’est le cas en France par exemple avec le Forum Régional de l’Economie Sociale et Solidaire . N’hésitez pas à nous faire part de vos propres initiatives. Et à noter d’ores et déjà les dates du FSMET qui aura lieu du 25 au 28 juin à Barcelone. Soyons mobilisés pour faire en sorte qu’une prise de conscience fondamentale engendre des propositions pour transformer de façon significative l’imaginaire et la mise en acte d’une économie au service des humains et respectueuse de la planète.

Nous communiquerons régulièrement sur le processus en vous invitant régulièrement à prendre part aux différentes étapes

L’Assemblée Générale de Lyon a permis à de nouveaux membres de nous rejoindre et c’est bienvenu parce que les urgences sociales et climatiques s’accumulent et réclament plus que jamais que nous élargissions le cercle des personnes de bonne volonté.

Signalons en conclusion de ce très bref édito qu’en octobre deux marches pour la paix vont démarrer, l’une la Jay Jagat partant de New Delhi en octobre et l’autre « La caravane pour que vive la terre » du Sénégal en janvier. Elle se rejoindront à Genève le 25 septembre 2020.

Urgence climatique, réponses et alternatives de l’économie sociale et solidaire
Foto Blog El Salto Diario

Blog El Salto Diario, 19/09/2019, Comisiön de Ecología de la Red de Economía Solidaria de Cataluña (XES)

Avec la grève du climat du 27 septembre et la semaine d’actions prévue pour la semaine précédente à l’horizon, nous réfléchissons sur le rôle de l’économie solidaire dans ces mobilisations et sa capacité à contribuer à progresser vers des sociétés post-carbone plus durables et solidaires.

Il nous reste 11 ans (seulement) pour atteindre la limite de température globale admissible de la planète, et une fois dépassée, elle conduira à un changement irréversible et sans précédent du climat de la Terre qui constituera une menace pour les générations futures. Tel était le message d’urgence fort des Nations Unies (ONU) après sa 73e réunion de haut niveau sur le climat et le développement durable en mars dernier. (…)

Les impacts générés par le changement climatique sont directs et indirects, et liés à l’activité humaine, selon les preuves scientifiques. Les écosystèmes naturels sont étroitement liés à cette activité.

Face à cela, plusieurs Etats et Administrations du monde entier ont déclaré l’Urgence Climatique, un total d’environ 800, chiffre en croissance continue depuis que la ville de Darebin, Australie, a déclaré en 2016 pour la première fois cet état d’Urgence Climatique.

Parallèlement à ces prises de position institutionnelles, divers mouvements sociaux et écologiques, les syndicats, les administrations et, bien sûr, l’économie sociale et solidaire (ESS) s’articulent et se mobilisent pour réaliser des actions d’impact qui contribuent au changement de paradigme nécessaire pour affronter cette urgence. L’appel à une grève contre le changement climatique du 27 septembre et les mobilisations prévues pour la semaine du 20 au 27 septembre en sont la preuve, et de nombreux mouvements et organisations travaillent pour faire de ces appels un succès.

Mais quelle signification cela a-t-il de déclarer l’urgence climatique? L’alerte que les mouvements sociaux et environnementaux du monde mettent à l’ordre du jour de l’agenda public a-t-elle la même stratégie pour mettre un terme au changement climatique ?Est-il possible de promouvoir la paix, la prospérité et les Objectifs de Développement Durable dans un monde capitaliste global, basé sur une croissance économique linéaire, qui ne prend pas en compte les limites de la planète ? Les Objectifs de Développement Durable favorisent-ils réellement une Economie Sociale, juste, équitable et démocratiquement radicale dans le monde ?

Une ESS pour la transition éco-sociale

Face à toutes ces questions, les entités qui promeuvent l’écologie au sein de l’économie sociale et solidaire ont leurs propositions. L’ESS fait partie de l’ensemble des économies en transformation qui sont érigées comme un modèle économique alternatif au modèle capitaliste dominant et qui donnent la priorité au bien-être des personnes et de leur environnement. Ils sont donc les plus aptes à apporter une solution efficace pour réduire les impacts socio-environnementaux que notre société a générés et qui sont à l’origine de la situation d’urgence climatique actuelle.

L’ESS comprend une grande variété d’initiatives qui développent une activité économique à partir d’une base collective avec une volonté claire de contribuer à la transformation de notre société, intégrant des critères sociaux et environnementaux dans ses valeurs, son organisation et ses activités.

Au sein de l’ESS, on trouve des formules aussi diverses que des coopératives, des fondations et même des associations, qui incorporent un certain niveau de professionnalisme. Ainsi, le lien avec les mouvements sociaux de base est très étroit, dans la mesure où certaines initiatives naissent de la main de personnes liées à ces mouvements, qui décident de faire un pas de plus pour la mise en œuvre de leurs revendications sociales et environnementales, la réalisation de projets ou services liés à ces revendications ou simplement le développement d’une activité économique avec une approche plus durable.

L’ESS est une pratique économique développée dans différents secteurs de l’économie, tels que : la communication, l’énergie, la mobilité, l’agroécologie, l’alimentation, la consommation, etc. Nombre de ces initiatives sont des exemples clairs de réussite, comme la coopérative de consommation d’énergie renouvelable Som Energia, dont le travail contribue à la lutte contre le changement climatique. Issue du monde universitaire et étroitement liée aux mouvements sociaux, elle compte 60 270 membres. C’est une expérience qui permet aussi de donner aux gens les moyens de consommer des sources d’énergie renouvelables et même de participer à la production d’énergie elle-même, soit dans des installations collectives, soit comme prosommateur.

L’ESS est donc l’occasion de construire des modèles socio-économiques qui contribuent à la transition vers la société post-carbone vers laquelle nous nous dirigeons. Mais il peut y avoir de nombreuses sociétés post-carbone et diverses transitions pour les atteindre. Nous avons besoin que cette transition écologique soit l’occasion de construire des sociétés plus justes, plus équitables et plus démocratiques. Et ce processus de transition doit être rapide, car nous avons peu de temps, et s’il n’est pas mené par l’économie sociale et solidaire et d’autres alternatives, les grandes entreprises le feront.

Mais l’économie sociale et solidaire est-elle prête ? Il est important que le tissu de l’ESS se pose cette question, et considère les transitions comme une grande opportunité pour accélérer et développer ces alternatives qui ont été cultivées depuis des années. Car si nous ne parvenons pas à construire cet espace nécessaire à partir de l’ESS, nous risquons de nous retrouver avec des scénarios indésirables, de plus en plus inégaux et avec une croissance des écofascismes.

Des défis à l’horizon

Nous avons plusieurs défis à relever pour renforcer l’ESS face à la situation d’urgence climatique. Nous devons faire de la transition écologique l’épine dorsale de nos stratégies de promotion et de renforcement de l’ESS, ce qui implique, par exemple, de donner la priorité aux secteurs stratégiques pour la transition.

D’autre part, nous devons orienter l’ESS vers sa croissance, afin de générer des alternatives larges et reproductibles qui peuvent concurrencer les grandes entreprises. De même, nous devons influencer le modèle éducatif et culturel, qui promeut l’individualisme, en encourageant la coopération et la solidarité, et approfondir les liens et les alliances qui peuvent être tissés entre les initiatives économiques transformatrices et les mouvements sociaux qui luttent pour les droits sociaux, l’environnement et les urgences climatiques.

Mais, en plus des actions de transformation quotidienne que nous apportons de l’ESS dans la poursuite de la décarbonisation de nos vies et de nos activités, le grand défi est d’extrapoler ces modèles opérationnels plus écologiques et démocratiques au reste de la société. Et nous devons commencer par les entités sociales, les coopératives et les entreprises de l’ESS elles-mêmes, qui n’ont pas encore intégré une vision plus écologique et plus respectueuse de l’environnement dans leurs activités. C’est d’ailleurs l’un des objectifs pour lesquels est née la Commission Ecologie de la XES (Xarxa d’Economia Solidaria de Catalunya) : “renforcer la dimension écologique de l’économie sociale et solidaire”.

Il y a encore un long chemin à parcourir avec tout l’univers de l’ESS et des mouvements climatiques et, comme nous le soulignons, il faut l’étendre à l’ensemble de la société, étant donné l’urgence du problème et la nécessité d’apporter des réponses à court terme aux urgences climatiques.

Dans ce processus, les prochains appels à la mobilisation pour la justice climatique afin de sensibiliser et de générer le changement de paradigme nécessaire pour passer à une société et une économie décarbonisées seront essentiels. Dans ces mobilisations, nous allons rassembler des entités et des personnes diverses, et les entités de l’Economie Sociale et Solidaire doivent jouer un rôle clé comme moteur de ce changement de paradigme global.

Par conséquent, nous assumons comme nôtre la déclaration d’urgence climatique (en espagnol), et nous appelons à une mobilisation active et une participation massive à la grève mondiale du 27 septembre prochain, ainsi qu’aux activités de cette première vague de mobilisations, prévues depuis le 20 septembre.

Parce que l’économie sociale et solidaire sera durable et équitable ou elle ne le sera pas.
Car ce n’est qu’avec un engagement ferme et clair en faveur d’une économie décarbonisée que nous pourrons voir le monde dans lequel nous voulons vivre.
Nous nous retrouverons sur la Vague !

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