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Les médias alternatifs parlent de l’ESS
Photo Reporterre, 12 mai 2020

Les médias indépendants sont proches de l’ESS, souvent par leurs statuts et surtout par les valeurs qu’ils défendent. Mais comment l’abordent-ils? Voilà une sélection d’articles de médias indépendants principalement sur le monde après coronavirus pour l’ESS. Vous pouvez aussi les retrouver sur la carte de socioeco.org : Journaliste des solutions (les articles sont situés sur la ville où se déroule l’expérience ou, en cas d’article généraliste, dans la ville où siège le média).

Comme vous le verrez, les articles sont dans leur langue d’origine, diversité des pays d’Europe oblige. Cela vous permettra de percevoir quelles sont les thématiques traitées par ces médias: développement durable, réfugiés, autogestion, coopératives, agriculture bio, etc. N’hésitez surtout pas à nous faire parvenir un article ou le site d’un media pour améliorer la carte et notre connaissance de l’ESS. Ecrire à Françoise Wautiez : fwautiez[at]socioeco.org

Français

  • La crise sanitaire impose l’urgence de la transition écologique, Tribune de Libération, 1 avril 2020 [lire]
  • Covid-19, et la vie bascula Dès maintenant !, Serge Halimi, Article du Monde Diplomatique, avril 2020 [lire]
  • Le monde d’après-demain, Jean-Louis Laville, Michèle RIOT-SARCEY, Blog de JL Laville, Alternatives Economiques, 10 avril 2020 [lire]
  • Décoloniser notre imaginaire économique pour penser le revenu universel d’existence, Geoffrey Volat, Article Mediapart, 21 avril 2020 [lire]
  • Pour relancer l’économie, choisissons les monnaies locales
    Article de Reporterre, 28 avril 2020 [lire]
  • Les Amap, îlots de lien social dans l’océan du confinement, Article de Reporterre, 27 mars 2020 [lire]
  • Vélo, sécurité alimentaire, taxation des riches.. La sphère écolo pousse pour un « après » plus vert, Article de Reporterre, 12 mai 2020 [lire]
  • Le moment est venu de créer un revenu d’existence en démocratisant la monnaie, Article de The Conversation, 13 mai 2020 [lire]

Español

  • Por una salida cooperativa a la crisis del Covid, Esteban y Rubio Luis, Adrián Gallero Moreiras, Blog de El Salto Diario, 13 de abril 2020 [lire]
  • La vida en juego. La vida en riesgo, Artículo de Pikara Magazine, 15 de abril 2020 [lire]
  • 25 años enredando Economías Solidarias, Carlos Askunze Elizaga, Blog de El Salto Diario, 29 de abril 2020 [lire]
  • ¡Hasta la victoria, siembre! Articulo de CTXT, n°259, abril 2020 [lire]
  • Propuestas de politicas públicas desde la economía social y solidaria, Articulo de Alternativas económicas, 13/05/2020 [lire]

English

  • Amsterdam to embrace ‘doughnut’ model to mend post-coronavirus economy, Daniel Boffey, Article of The Guardian, 08/04/2020 [lire]
Une révolte de la pomme de terre commence en Suède en réponse au covid-19

Article d’un membre d’ECOLISE, Transition Sweden, mai 2020

Le 11 avril 2020, une poignée de citoyens de la ville de Söderhamn, dans le nord de la Suède, ont marché jusqu’à l’hôtel de ville pour exiger des mesures en matière de production alimentaire à la lumière de la crise Covid-19. Leurs actions ont déclenché des protestations similaires dans toute la Suède, rappelant la révolte de la pomme de terre d’il y a 103 ans. À la fin de la Première Guerre mondiale, quelque deux cents femmes de Söderhamn avaient déclenché un soulèvement alimentaire national le 11 avril 1917, en raison de la faim généralisée en Suède.

À Söderhamn, l’ONG locale Närjord, qui fait partie du Centre de transition du Norrland du Sud, a remis une liste de 22 demandes à la municipalité locale (voir ci-dessous). Alors que la révolte des pommes de terre de 1917 avait donné lieu à des rassemblements de masse le 1er mai de cette année-là, la révolte actuelle a trouvé d’autres moyens de manifester ce 1er mai, avec des foules éclair à travers le pays qui placent des seaux de pommes de terre et des affiches appelant à la révolte. Des images de groupes communautaires plantant des pommes de terre ensemble et manifestant avec des seaux à Malmö, Göteborg, Molkom et devant le Parlement à Stockholm ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Et le club de jardinage de Sävarådalen, près d’Umeå, a distribué des seaux de révolte de pommes de terre à dix villages pour diffuser le concept.

Les gens continuent de poster des photos de la Révolte des pommes de terre et de plus en plus de groupes communautaires locaux agissent au niveau local en plantant des pommes de terre ensemble, en demandant l’accès aux terres publiques et en impliquant davantage de résidents dans les efforts communs de sécurité alimentaire.

La liste des 22 demandes présentées à la municipalité de Söderhamn le 11 avril pour être mises en œuvre en mai-juin 2020 est la suivante :

1. La création immédiate de groupes de crise municipaux sur la sécurité alimentaire. 2. La mise à disposition de fonds d’urgence pour financer une plus grande autosuffisance, y compris une production alimentaire durable à long terme. 3. L’achat immédiat de semences et de plants à grande échelle 4. Que l’approvisionnement en engrais soit assuré 5. Que les autres intrants nécessaires soient garantis 6. Que les producteurs de denrées alimentaires existants soient soutenus par tous les moyens disponibles 7. Que tous les terrains disponibles soient immédiatement inventoriés et rendus utilisables 8. Que toutes les serres produisent des cultures comestibles en 2020 9. Qu’un grand nombre de petites serres soient achetées et prêtées à des citoyens de la société civile qui peuvent produire de la nourriture pour plusieurs personnes. 10. Que la municipalité lance la culture urbaine dans les endroits possibles 11. Que des “paquets de démarrage” pour la culture sur les balcons et autres lieux similaires soient proposés 12. Offrir des cours intensifs de culture de différentes plantes 13. Offrir des cours intensifs sur les emplois agricoles 14. Pour bloguer régulièrement avec des conseils partagés activement sur les médias sociaux 15. Collaborer avec les producteurs, grossistes et distributeurs locaux pour sécuriser la chaîne alimentaire 16. Pour contacter immédiatement le service de l’emploi pour un travail urgent 17. Étudier immédiatement les possibilités de stockage et de traitement 18. Examiner immédiatement les canaux de distribution, les chaînes de refroidissement, etc. 19. 19. Coordonner les possibilités de récolter davantage dans la forêt (herbes, baies, champignons, etc.) 20. Coopérer avec les clubs de chasseurs de la municipalité pour la chasse d’automne 21. Explorer d’autres possibilités de production alimentaire alternative 22. Commencez immédiatement votre propre production de semences des cultures légumières nécessaires

L’ONG Närjord a également exhorté les habitants de Söderhamn à écrire à la municipalité pour leur faire part de leurs préoccupations concernant la sécurité alimentaire, en demandant à la municipalité de remplir son obligation légale de disposer d’une capacité d’intervention en matière de sécurité alimentaire.

Anders Persson, de Närjord, avait calculé que chaque habitant a besoin de quelque 150 kg de pommes de terre par an et qu’à un prix moyen de 20 SEK/kg, toute personne de Söderhamn préoccupée par la situation alimentaire pourrait acheter une “part de pommes de terre” locale et biologique pour 3000 couronnes, soit environ 300 euros, que Närjord cultiverait et livrerait après la récolte de pommes de terre d’automne.

Enseigner l’ESS dans l’éducation et la formation professionnelle (EFP).

Dans le cadre du programme européen Erasmus + SSEVET2, sept membres du RIPESS Europe coopèrent pour que l’ESS soit intégrée dans l’ensemble des programmes de l’EFP en Europe.

Suite a la conception d’un module de formation de 8 jours construit collectivement entre formateurs européens à Bergame en Italie en octobre 2019, chacun des membres du projet avait pour mission d’organiser une expérimentation pilote de ce module sur un ou deux territoires de son pays entre mars et mai 2020.

Pour le Mouvement pour l’économie solidaire, j’ai donc organisé deux formations expérimentales avec deux groupes de cinq personnes sur Paris et Toulouse. Rattrapés par la crise du Covid 19 après seulement deux journées en présentiel, nous avons décidé de maintenir la formation en utilisant des outils de formation à distance..Ces outils de visioconférence et d’intelligence collective nous ont permis de réaliser ces deux formations en pleine période de confinement tout en renforçant le mode de travail coopératif entre les stagiaires.

L’objectif attendu était de tester auprès d’un groupe de professionnel de l’ESS ou de l’EFP, le programme élaboré collectivement à Bergame, afin de valider la pertinence de la démarche pédagogique et de confirmer que ce module permettait de renforcer les capacités des formateurs de l’EFP a intégrer l’économie sociale et solidaire dans leurs programmes de formation.

Plusieurs éléments confortent le module initial. on est parti de l’apport théorique pour amener les formateurs à élaborer par eux-mêmes et collectivement durant la formation une définition partagée de l’ESS et de l’EFP. L’utilisation de méthodes de travail collaboratives a permis que les contributions individuelles des stagiaires et du formateur fusionnent dans la construction collective grâce notamment à l’apport des outils informatiques : espace partagé ( Wiki, Moodle), prise de notes collectives (pad) , élaboration de tableau en commun (google sheet), construction partagée d’une bibliothèque documentaire numérique ( Zotero)…

Ainsi les résultats issus de la formation sont une production commune dont la responsabilité incombe au groupe pris dans sa totalité. La méthode de formation plutôt transversale et solidaire, implique interactivité, motivation et confiance interpersonnelle entre tous les membres du groupe et le formateur agit comme un animateur, un catalyseur et non comme le seul sachant.

Un des enjeux de notre programme est d’appréhender collectivement ce que sont les compétences spécifiques mises en œuvre dans l’ESS et de comprendre comment ces compétences peuvent se transmettre aux stagiaires de l’EFP mais surtout en quoi elles seront un atout pour leur futur intégration professionnelle. Le processus de la formation-action et le croisement entre réflexion théorique et immersion dans des visites d’initiatives de terrain est un des leviers de cette appropriation collective, un autre est l’apprentissage des méthodes d’animation coopératives.

N’ayant pu réaliser l’ensemble des visites initialement prévues nous avons pu enrichir notre réflexion en invitant dans notre espace collaboratif deux professeurs universitaires, Gilles Caire et Sandrine Rosbapé, qui en venant abonder notre réflexion collective de leurs recherches nous ont offert de nouvelles perspectives de diffusion de nos travaux. Enfin ces deux expérimentations ont été le démarrage de la construction d’une communauté apprenante qui va perdurer et se développer dans la suite de notre projet.

Un bilan positif pour ces deux expérimentations qui nous permettent de valider une proposition de module enrichi et que nous nous réjouissons de faire remonter au groupe de formateurs européens.

Bruno Lasnier, Formateur SSEVET2

Lancement du groupe “Impact social et utilité sociale” du RIPESS Europe

Après plusieurs mois à évoquer ce sujet au sein du Comité du Coordination du RIPESS Europe, le confinement a eu pour effet positif de voir se tenir la première rencontre entre les membres sur ce sujet, le 23 avril dernier.

Animé par l’Apes (Acteurs pour une économie solidaire – France), ce groupe est co-porté avec le MES (Mouvement pour l’Economie Solidaire) et le Mouvement pour l’économie Solidaire Occitanie, tous 3 investis depuis longtemps sur ce sujet. Il a réuni 8 membres et a eu pour objectif d’amorcer les discussions autour des enjeux de travailler sur ce sujet, de se construire une vision de qui fait (ou a fait) quoi sur ce sujet (en termes de plaidoyer, formations, travaux universitaires…) et des besoins identifiés par chacun.

Dans les projets présentés à cette occasion, il a par exemple été évoqué “Evalumip” (méthode qui permet de faire une co-évaluation qualiltative) ; Fare Rete (formation à destination des micro-entrepreneurs) ou encore VISES (projet de recherche-action franco-belge).

Il a été convenu les prochaines étapes suivantes :

– la poursuite des échanges sur l’existant au sein du réseau, éventuellement  en envisageant des présentations détaillées par chaque membre

– la création d’une culture commune, par l’intervention d’intervenants spécialisés sur le sujet

– la réflexion autour de financements pouvant permettre d’aller plus loin sur cet axe de travail et dans les échanges d’expérience. Un dossier est en cours de dépôt porté par le MES en partenariat avec l’Apes et le MES Occitanie. Une réunion est prévue sur ce sujet vendredi 29 mai à 14h30 (en visio).

Le groupe souhaite poursuivre les échanges sur ce sujet à l’interne du RIPESS Europe, mais aussi vers d’autres membres, par ex. à l’occasion d’évènements comme le FSMET, pour faire de ce sujet un véritable enjeu au sein des acteurs ESS partout en Europe.

Pour plus d’informations sur les objectifs et le fonctionnement de ce groupe, vous pouvez accéder au document récapitulatif ICI. Si vous souhaitez rejoindre ce groupe, n’hésitez pas à contacter Olivia Ruel-Mailfert (Apes): oliviamailfert@apes-hdf.org. Une autre réunion du groupe sera prévue en juin prochain.

Une Europe au-delà de la croissance verte

La crise du Coronavirus monopolise toute l’actualité et, en effet, la vie quotidienne de nombreuses personnes est entravée par les mesures strictes que les gouvernements imposent pour ralentir et prévenir une contagion pandémique.  Les gens sont contraints de repenser bien des choses, notamment le recours à la consommation et à la production locales, la réorganisation de la mobilité, le travail à distance/en ligne, la réduction des interactions sociales et publiques, etc.  Cela a des effets positifs, si les communautés ne se ferment pas et si l’Europe ne devient pas encore plus une “forteresse”, rejetant violemment les réfugiés et les migrants (comme cela se passe actuellement aux frontières entre la Grèce et la Turquie).  Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il faille minimiser la menace de pandémie – qui, soit dit en passant, n’a pas été amenée ici en Europe par des “migrants” mais par des voyageurs internationaux.  Les émissions ont été davantage réduites au cours des deux derniers mois que prévu sur des périodes plus longues – il est donc possible de mettre en œuvre rapidement des politiques respectueuses du climat, si nous le voulons vraiment. Le récent “Green Deal” de la Commission européenne semble aller quelque peu dans ce sens… mais est-ce vraiment le cas ?

Le Green Deal européen a été lancé par la Commission européenne à la fin de l’année dernière et il est devenu un sujet de débat et de réflexion dans les cercles de militants de l’ESS. Il semble être un gigantesque plan pour l’avancée nécessaire et urgente sur la voie de la neutralité carbone du continent d’ici 2050. Les principaux domaines d’investissement des 260 à 300 milliards d’euros par an sont les suivants : énergie et changement climatique, économie circulaire pour l’industrie, bâtiment et construction, mobilité et transport, biodiversité, alimentation et environnement sans pollution. Il existe peu d’approches et de concepts nouveaux, inattendus, frais et prometteurs. Au moins frais et prometteurs pour les documents stratégiques de la CE. L’utilisation de termes tels que “transition juste”, de la “ferme à la fourchette”, l’éloge de la “biodiversité et de la nature”, ou l’implication et la protection des citoyens attirent l’attention.

Cependant, lorsque vous plongez plus profondément dans le document, vous vous rendez compte que l’ensemble du plan est toujours tributaire du paradigme de la croissance et qu’il s’agit plutôt d’une allusion à la nécessité d’un petit peu d’écologie et d’argent dans le système actuel pour devenir plus juste et plus durable. Au sein du RIPESS et d’autres mouvements orientés vers l’ESS, nous insistons et travaillons sans cesse pour un changement de paradigme qui transformera notre économie et notre système déficitaire en démocratie.  Ainsi, si une Europe plus “verte” peut être bénéfique pour la lutte contre le changement climatique ou la pollution de l’environnement et aller dans la bonne direction, il reste encore beaucoup à faire pour qu’une transition vraiment juste et écologique ait lieu.

Le Green Deal européen est là pour durer et nous devrons nous en occuper dans les prochaines années. Il n’y a pas si longtemps cela aurait semblé de la science-fiction ou un vœu pieux de voir même la rhétorique changer dans les institutions centrales. Après un travail de longue haleine et acharné de nombreux militant.es, travailleurs et travailleuses et promoteurs et promotrices de concepts justes, équitables, solidaires et durables, nous avons fait notre part dans ce Green Deal. Cela n’est pas suffisant, et ce n’est pas assez satisfaisant ni fondé sur la solidarité. Nous devons donc poursuivre notre action de plaidoyer et notre pratique quotidienne de l’ESS afin que, dans les années à venir, ce type de document-cadre politique inclue des concepts, des pratiques et des changements systémiques plus importants tels que : l’économie solidaire, la démocratie renforcée et la prise de décision participative, les droits de la nature et les politiques fiscales relatives à l’empreinte écologique, la protection des travailleurs et le renforcement des biens communs…  Le RIPESS s’y engagera, alors rejoignez-nous ! Nous aimerions ouvrir un débat sur les membres et sur d’autres réseaux et organisations qui travaillent à changer le système économique (et se réjouissent de participer au Forum social mondial des économies transformatrices) – veuillez lire l’article de cette lettre d’information et réagir, envoyer vos commentaires et propositions !

Drazen Simlesa & Jason Nardi pour le Comité de Coordination de RIPESS Europe

Projet Erasmus + BUSSE & Forum sur la souveraineté alimentaire en Pologne
BUSSE - Building up SSE

Elena Tzamouranou, qui travaille à Dock, membre grecque de RIPESS Europe, nous raconte :

“Il y a quelques jours, nous avons fait un voyage de 3 jours à Varsovie, en Pologne, dans le cadre du programme BUSSE (Construire l’ESS) auquel nous participons. Le programme est une collaboration stratégique des acteurs de l’ESS pour le développement de l’innovation et l’échange de bonnes pratiques, tout en visant à diffuser les pratiques et les activités de l’ESS, en fournissant des connaissances, des aptitudes et des compétences pertinentes.

BUSSE est sur le point de développer un programme de formation innovant en 4 modules et du matériel de soutien pertinent pour les formateurs et les stagiaires. Les modules de formation sont les suivants:

1) Le développement et Conversion d’un vecteur en un projet d’ESS

2) valorisation des Communautés dans le cadre de l’ESS

3) Principes de L’ESS dans les coopératives

4) Pratiques de l’ESS basées sur les valeurs de la Souveraineté alimentaire

Les deux premiers jours ont été consacrés au programme BUSSE, notamment au travail sur les 4 modules tels qu’ils ont été formés jusqu’à présent, à la discussion des défis qui se sont présentés, à l’identification des lacunes et à l’amélioration de celles-ci.

Le troisième jour, nous avons visité la coopérative de Dobrze en Pologne, qui possède deux épiceries dans le centre de Varsovie, et nous avons échangé nos expériences sur des questions telles que la gouvernance, la participation, l’organisation et le fonctionnement d’une coopérative alimentaire.

Par la suite, nous avons visité le 2e Forum polonais sur la souveraineté alimentaire. Nous avons participé à l’atelier sur la mise en réseau pour les partenariats régionaux et interrégionaux. L’atelier comprenait trois axes principaux :

1) Valorisation de l’ESS grâce à des programmes régionaux,

2) Synergies pour la souveraineté alimentaire et l’éducation agro-écologique et

3) Synergies entre les réseaux d’alimentation alternative.

Nous tenons à remercier nos partenaires du projet BUSSE, Ekumenická Akademie (République tchèque), Dobrze (Pologne), Utopia (Ukraine), Ksoe (Autriche) pour l’opportunité d’apprendre et de discuter sur l’économie sociale et solidaire en Europe centrale et orientale et pour toute l’expérience que nous avons acquise sur les sujets mentionnés ci-dessus”.

Vous travaillez dans la formation dans le domaine de l’ESS ?

Vous faites face à la question de la souveraineté alimentaire ?

Vous voulez en savoir plus sur le programme et ses modules de formation ?

Si oui, veuillez vous rendre sur la page du programme

Ressources de mars 2020 (en collaboration avec socioeco.org)
Socioeco

Ce mois-ci, nous souhaitons mettre en avant les documents suivants :

Les Actes du Séminaire du MES, dont nous vous parlions dans la Lettre d’information de février 2020 :

  • Les Actes du séminaire COCONSTRUIRE L’ÉCONOMIE SOLIDAIRE 2020 [lire]

Le rapport 2018 de Fair Trade Polska

  • Fair Trade Polska Report for 2018, the Foundation of the “Fair Trade Coalition” – Fairtrade Polska, September 2019 [lire]

Le document de Pour la Solidarité – PLS – sur le Green Deal ou Pacte Vert présenté par la Commission Européenne, dont parle l’article de Josette Combes, “Un Pacte Vert pour l’Europe. Chiche!” :

  • Policy paper. Green deal et Économie Sociale : Enjeux et perspectives Théo BURATTI,, Tatyana WARNIER, 2020 [lire]

Ripess Europe collabore cette année avec Ecolise sur le Status report 2020. Voici celui de 2019 (en anglais) :

  • Status report 2019 : Reshaping the future. How local communities are catalysing social, economic and ecological transformation in Europe 2019 [lire]

Un entretien à propos de l’associationnisme et deux livres de Jean-Louis Laville

  • Interview de JL Laville par Jean Bastien pour Nonfiction, 2020 [lire]
  • Réinventer l’association. Contre la société du mépris. Jean-Louis Laville, 2019 [lire]
  • Du social business à l’économie solidaire. Critique de l’innovation sociale. Maité Juan, Jean-Louis Laville, Joan Subirats Humet 2020 [lire]

Jean-Louis Laville réalise aussi une Chronique sur l’économie solidaire dans l’émission Carnets de campagne de France Inter.

  • Vous pouvez retrouver les audios ici.

Deux rapports de la Commission Européenne :

  • Social enterprises and their ecosystems in Europe – Comparative synthesis report, Carlo Borzaga, Giulia Galera, Barbara Franchini, Stefania Chiomento, Rocío Nogales, Chiara Carini, European Union Programme for Employment and Social Innovation « EaSI » (2014-2020) [lire]
  • Buying for social impact Good practice from around the EU, Luigi Martignetti, Valentina Caimi, Dorotea Daniele, Executive Agency for Small and Medium-sized Enterprises (European Commission), 2020 [lire]

Le rapport envoyé par la collaboratrice du RIPESS Europe, Isa Álvarez

  • Dimensión social del municipalismo, AA.VV. , 2020 [lire]

Une vidéo sur l’ESS à Barcelone

  • Documentaire « L’Economie solidaire à Barcelone », Miguel Yasuyuki Hirota, 2020 [lire]

La résolution sur les Coopératives adoptée au niveau des Nations Unies

  • 74/119 Rôle des coopératives dans le développement social Résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 18 décembre 2019 [lire]
Le CNLRQ renforce sa présence auprès des Régies d’Outre-Mer

Le Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ) réfléchit depuis de nombreuses années à la manière de renforcer son ancrage et ses interventions en Outre-Mer, où il est présent depuis plus de 20 ans (en Guyane, en Martinique, à la Réunion). Les besoins en accompagnement sont souvent plus importants et le projet politique des Régies (voir description plus bas) répond a de nombreux besoins locaux : développement économique local ; insertion ; réponse à des besoins non couverts ; valorisation d’espaces de démocratie locale….

Article de CNLRQ, La Lettre des Régies de Quartier et de Territoire – N°16 – Février 2020

Pour la première fois depuis plus de 5 ans, le CNLRQ s’est rendu en Martinique. Dans le cadre de la « clause de revoyure », qui permet d’aller à la rencontre des Régies quelques années après leur labellisation, un binôme constitué d’une administratrice du CNLRQ, Marie Chambonneau, et du délégué général, Tarek Daher, a passé une semaine sur place. Rencontre avec les administrateurs, les équipes, les élus et les partenaires d’Acsion Services, la Régie de Fort-de-France ; et échanges avec les collectivités autour de projets potentiels alentour (Saint-Pierre ; Le Lorrain ; Saint-Joseph).
En parallèle, une convention a été signée entre le CNLRQ et la Dieccte Guyane pour accompagner pendant une année les Régies sur place (en organisant des formations, séminaires, démarches d’appui, etc.). La mission, menée par Zinn-Din Boukhenaïssi, ancien délégué général du CNLRQ, a démarré en décembre et mobilisera une grosse partie des équipes du Comité National.

Que sont les Régies?

Les Régies de Quartier et de Territoire (132 structures, 320 quartiers prioritaires couverts, 8 000 salariés, 2 500 bénévoles) sont des associations, implantées au cœur des tissus les plus fragiles, urbains comme ruraux, qui mettent en place des dispositifs d’accueil et de participation des habitants. Elles portent depuis 30 ans un projet politique dont la finalité est triple : le développement économique local et l’emploi local ; le développement social et la réponse aux besoins des territoires ; la mobilisation et la participation des habitants. Le Comité National, tête de réseau, attribue le label « Régie de Quartier / Régie de Territoire » aux associations qui portent le projet ; et inscrit ses activités et ses mobilisations au croisement des champs d’intervention des Régies : la politique de la ville, l’économie sociale et solidaire, l’insertion par l’activité économique (IAE) et l’éducation populaire.

Ecoutez aussi la Chronique de Jean-Louis Laville sur l’émission Carnets de Campagne de France Inter du 5 mars 2020 (à partir de la minute 6)

Les médias alternatifs parlent de l’ESS
février 28, 2020
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PLEINE MER : Pour une pêche durable – Fondation Humus

Les médias indépendants sont proches de l’ESS, souvent par leurs statuts et surtout par les valeurs qu’ils défendent. Mais comment l’abordent-ils? Voilà une sélection d’articles de médias indépendants de février. Vous pouvez aussi les retrouver sur la carte de socioeco.org : Journaliste des solutions (les articles sont situés sur la ville où se déroule l’expérience ou, en cas d’article généraliste, dans la ville où siège le média).

Comme vous le verrez, les articles sont dans leur langue d’origine, diversité des pays d’Europe oblige. Cela vous permettra de percevoir quelles sont les thématiques traitées par ces médias: développement durable, réfugiés, autogestion, coopératives, agriculture bio, etc. N’hésitez surtout pas à nous faire parvenir un article ou le site d’un media pour améliorer la carte et notre connaissance de l’ESS. Ecrire à Françoise Wautiez : fwautiez[at]socioeco.org

Français

  • Grande-Synthe, laboratoire du revenu universel, Anne Fairise, Article de Alternatives Economiques, 04/02/2020 [lire]
  • En Isère, un centre de santé autogéré et populaire repense le soin, Martha Gilson, Article de Reporterre, 4 février 2020 [lire]
  • En Tunisie, des petits paysans s’organisent contre la bio industrielle, Matthias Raynal, Article de Reporterre,7 février 2020 [lire]
  • L’association Pleine Mer publie une carte des circuits courts de la filière pêche, Blog Médiapart, 14 février 2020 [lire]
  • Au Pays basque, les paysans ont créé leur chambre d’agriculture alternative, Chloé Rébillard, Article de Reporterre, 17 février 2020 [lire]
  • Le kit de Reporterre pour aider les maires (et les citoyens) à devenir écolo, Lorène Lavocat, Article de Reporterre, 17 février 2020 [lire]

Español

  • Xavi Rubio: “La economía social y solidaria la hace la ciudadanía y la administración tiene los elementos y capacidades para fortalecerla” Núria Segura Insa, María Sanz Domínguez, Articulo de el Salto diario, 29/01/2020 [lire]
  • Los supermercados cooperativos revolucionan Madrid: una cesta de la compra más sostenible y barata, Susana Perez, Artículo de Madridiario, 15 de enero 2020 [lire]

Català

  • Entrevista a Jordi Via: “L’ESS és una part de la solució que permet avançar cap a un altre model socioeconòmic”, Articulo de Ecos Grup Cooperatiu, 25/01/2020 [lire]

Un “Green Deal” pour l’Europe. Chiche !

Un nouveau pacte est nécessaire pour faire en sorte que les citoyens, dans toute leur diversité, les autorités nationales, régionales et locales, la société civile et les entreprises travaillent main dans la main avec les institutions et les instances consultatives de l’UE

L’intention vise à devenir le premier continent neutre en carbone d’ici 2050.

La déclaration d’intention est louable. Cependant en examinant les propositions établies dans Le Pacte vert pour l’Europe, par la Commission européenne on reste perplexe sur l’absence de mention d’un changement de paradigme dans l’économie. Il y est question de 50 mesures centrées sur l’aménagement de l’économie pour prendre en compte la menace du changement climatique et leurs déclinaisons selon 7 domaines d’action

1. Une énergie propre et décarbonée.

2. Une industrie durable.

3. Un secteur de la construction et de la rénovation plus propre.

4. Une mobilité durable: La promotion de moyens de transport plus durables (le ferroutage par exemple).

5. Une biodiversité préservée ou rétablie.

6. La garantie d’une chaîne alimentaire–de l’agriculture à la consommation –plus durable avec le projet Farm to Fork (F2F).

7. L’élimination de la pollution

8. Mobiliser l’industrie pour une économie propre et circulaire

Frans Timmermans (photo), vice président de la Commission chargé du Pacte vert l’a présenté aux députés du Parlement en indiquant qu’«il faudra des investissements de 260 à 300 milliards d’euros par an publics et surtout privés pour arriver à la neutralité carbone en 2050» soit pas moins de 25% du budget de l’Union européenne et 1.5% du Produit intérieur brut (PIB) de l’Union.

Il n’est nulle part fait allusion au rôle de l’ESS comme le souligne Pour la Solidarité dans un document émis en février.

Une fois de plus l’apport de l’économie solidaire dans la transition écologique et la justice sociale est passé sous silence car si les citoyen.nes sont inclu.es dans certains chapitres au nombre de ceux et celles qui doivent participer à cet effort « colossal » (sic), il n’est nulle part mentionné qu’une attention spécifique et un soutien seront accordés aux entreprises et associations qui mettent d’ores et déjà en œuvre sur les terrains les vœux pieux déclinés dans ce pacte. Une mention est faite de l’économie circulaire mais rien sur les formes existantes qui remplissent d’ores et déjà le cahier des charges que propose le Pacte vert. Qu’il s’agisse d’énergie propre (Enercoop), d’industrie durable ( les coopératives dont celles qui sauvent l’emploi en récupérant l’outil de travail grâce aux salariés qui s’associent), la construction (l’habitat écologique), la mobilité (l’ESS est en pointe sur la promotion des mobilités douces), la préservation de la biodiversité (lutte contre les Grands projets Inutiles pour sauver des biotopes ), les CSA et les AMAP pour les circuits courts alimentaires, l’élimination des déchets etc. Ce sont ces initiatives que l’UE devrait mieux accompagner en augmentant la part du FSE et du FEDER allouée à l’économie solidaire et pas uniquement à l’économie sociale qui n’est pas la parente pauvre en la matière. C’est la dynamique d’innovation qu’il faut encourager dans tous les domaines qui participent à la transition.

Le Pacte mentionne l’éducation et la formation. La Commission élaborera un cadre de compétences européen pour contribuer au développement et à l’évaluation des connaissances, des compétences et des attitudes en matière de changement climatique et de développement durable.

Le RIPESS et ses membres mène actuellement trois projets de formation pour inviter l’ESS dans la formation initiale ou celle des élus après avoir constaté par le biais d’une enquête au sein des pays participants sa quasi absence dans les programmes de formation. Peut-on espérer de ce nouveau Pacte un accueil favorable de ces travaux dont nous ferons valoir des recommandations

Il convient de mettre un terme aux subventions accordées aux combustibles fossiles. Cette assertion est pertinente. Sa mise en œuvre est d’ailleurs un préalable à toute politique de lutte contre les dégâts engendrés par leur utilisation. On voit mal cependant comment la Commission va réussir à l’imposer même s’il est annoncé que des financements sont prévus pour accompagner les pays dépendants du charbon par exemple. En revanche, l’alliance des citoyen.nes peut précipiter ce mouvement comme l’a fait celle des consommateur.trices pour l’agriculture bio.

C’est le rôle d’un réseau de relayer du terrain vers les institutions et vice versa les données essentielles à l’orientation d’une politique qui a du sens pour l’évolution de la société.

Le pacte pour le climat s’appuiera sur les séries de dialogues avec les citoyen.nes et les assemblées des citoyen.nes qui sont en cours dans l’ensemble de l’UE, ainsi que sur les comités de dialogue social.

Le règlement Aarhus devrait être révisé afin d’améliorer l’accès au contrôle administratif et juridictionnel au niveau de l’UE pour les citoyen.nes et les ONG qui ont des doutes sur la légalité des décisions ayant des incidences sur l’environnement.

On peut utiliser les plateformes disponibles pour simplifier la législation et recenser les cas problématiques.

Tout en soulignant l’absence de mention de l’ESS, on ne peut à l’avance mettre en doute la volonté de faire évoluer la politique européenne vers une économie décarbonnée mais on se doit d’être vigilants afin que la manne dévolue ne tombe dans l’escarcelle de grands groupes qui prétendront « verdir » leurs méthodes quand ils utiliseront ces financements pour renforcer leur suprématie au détriment des initiatives réellement soucieuses de préserver la planète et la justice sociale. Il est temps que l’Europe encourage la démultiplication d’un développement adapté aux réalités locales, porté par des assemblées démocratiques où élu.es et citoyen.nes se consultent et s’accordent. L’économie solidaire peut témoigner de la pertinence de ces démarches qui réussissent en dépit des contraintes budgétaires et pourraient donner de plus amples résultats si ces freins étaient levés.

Josette Combes

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