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Après la pandémie, ne pas revenir à « l’anormal »
mai 18, 2020
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Qu’est ce qu’une pandémie ? Une épidémie qui a un haut degré de dangerosité et se développe à l’échelle mondiale. Le coronavirus s’est en effet propagé dans l’ensemble du monde et de ce fait a mis en évidence les dangers d’une mondialisation sans régulation, fondée sur le moins disant salarial, qui incite les entreprises à délocaliser leur production dans les pays à bas salaire ce qui, outre l’indignité du procédé, fait courir le risque de restrictions sévères dès que les flux de marchandises sont interrompus tout en menaçant les industries localisées. Le tourisme en cessant brutalement met en évidence par contraste les dégâts qu’il opère sur les équilibres écologiques. Le confinement a contraint les populations en réduisant leur mobilité à se ravitailler en proximité même si, Internet aidant, le recours aux entreprises de distribution a consolidé leur suprématie. Mais ce coup d’arrêt sur les formes de consommation et de production antérieures a démontré que beaucoup d’entre elles n’étaient pas essentielles voire utiles et ce au-delà du cercle de militants convaincus. Il a également mis en lumière l’importance de la souveraineté alimentaire et de la qualité des produits agricoles. La pandémie a paradoxalement révélé nos interdépendances en obligeant à fermer les frontières pour préserver chaque nation d’une aggravation de la pandémie. La mise à l’arrêt des économies liée au confinement laisse augurer une crise économique sans précédent si les gouvernements (politiques et économiques ) veulent « rattraper le temps perdu » et restaurer les niveaux de profit, voire déréguler les conditions de travail.

Cependant, depuis le début de la pandémie, des chaînes de solidarité se sont mises en place et les réunions virtuelles ont abondé pour mener une réflexion collective sur « l’après Covid 19 ». A l’international, le RIPESS intercontinental a facilité une série de webinaires en trois langues organisés par ses membres et publié un texte rappelant que la mondialisation de la solidarité est la réponse dont nous avons besoin maintenant.

La tendance est au regroupement des forces, parce qu’il est évident que s’engage un bras de fer entre les partisans d’un retour à « la normale » et ceux qui refusent ce retour à «  l’anormal ». La difficulté majeure est de s’opposer de façon ferme et efficace sans déclencher d’effusion de sang parce que la réaction a la force militaire à disposition et que les récentes mobilisations qui ont enflammé les rues de beaucoup de pays sur tous les continents ont rencontré une répression plus ou moins féroce. Aussi foisonnent les appels à s’organiser collectivement pour faire reconnaître les vertus de l’économie solidaire pour répondre aux défis qui sont devant nous. Un certain nombre de ces propositions sont recensées dans ce bulletin. Au nombre de ceux que nous ne reproduisons pas mais que vous pouvez trouver en suivant les liens : Un manifeste signé par plus de 3114 chercheurs (au dernier décompte) de 600 universités dans le monde appelle à ce que l’on tire les leçons de la crise sanitaire, sociale et économique sans précédent que subit l’Humanité depuis plus de deux mois et que les politiques agissent dès maintenant. Tout de suite. Son titre : « Travail : démocratiser, démarchandiser, dépolluer.

En France un groupe dont deux anciens résistants membres du Conseil National de la Résistance appelle à la création d’un Comité National de la Nouvelle Résistance (CNNR) en rappelant ce qui a été mis en place juste après la guerre pour un nouveau pacte social. En Belgique,le Conseil Régional de la Transition regroupe 70 associations qui souhaitent faire avancer les solutions du futur. Cette recension n’est pas exhaustive, on peut en trouver d’autres dans ce bulletin et sur le site n’hésitez pas à nous faire connaître les mobilisations qui s’opèrent dans ce sens dans vos pays.

Le Forum social mondial des économies transformatrices initialement prévu en juin à Barcelone est reporté mais en attendant une version virtuelle va être organisée pour faire connaître les alternatives qui existent au système capitaliste, ainsi que pour en construire de nouvelles.

Beaucoup de rencontres virtuelles sont prévues en attendant que le déconfinement s’achève. Nous les publions sur nos pages Facebook & Twitter chaque fois que nous en sommes informés.

Nous avons d’énormes défis dans les années à venir. Plus que jamais la solidarité sera le ciment qui donnera force et cohérence à ce que nous entreprendrons collectivement. Il est réjouissant de voir augmenter le nombre de ceux qui veulent relever leurs manches.

Pour plus de textes sur le Monde “d’Après” : Le pacte du Pouvoir vivre; la tribune de Jérome Saddier, président d’ESS France; La sphère écolo pousse pour un «après» plus vert; Avec Alternatiba, 60 personnalités dessinent le monde d’après.

Par Josette Combes

Une Europe au-delà de la croissance verte

La crise du Coronavirus monopolise toute l’actualité et, en effet, la vie quotidienne de nombreuses personnes est entravée par les mesures strictes que les gouvernements imposent pour ralentir et prévenir une contagion pandémique.  Les gens sont contraints de repenser bien des choses, notamment le recours à la consommation et à la production locales, la réorganisation de la mobilité, le travail à distance/en ligne, la réduction des interactions sociales et publiques, etc.  Cela a des effets positifs, si les communautés ne se ferment pas et si l’Europe ne devient pas encore plus une “forteresse”, rejetant violemment les réfugiés et les migrants (comme cela se passe actuellement aux frontières entre la Grèce et la Turquie).  Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il faille minimiser la menace de pandémie – qui, soit dit en passant, n’a pas été amenée ici en Europe par des “migrants” mais par des voyageurs internationaux.  Les émissions ont été davantage réduites au cours des deux derniers mois que prévu sur des périodes plus longues – il est donc possible de mettre en œuvre rapidement des politiques respectueuses du climat, si nous le voulons vraiment. Le récent “Green Deal” de la Commission européenne semble aller quelque peu dans ce sens… mais est-ce vraiment le cas ?

Le Green Deal européen a été lancé par la Commission européenne à la fin de l’année dernière et il est devenu un sujet de débat et de réflexion dans les cercles de militants de l’ESS. Il semble être un gigantesque plan pour l’avancée nécessaire et urgente sur la voie de la neutralité carbone du continent d’ici 2050. Les principaux domaines d’investissement des 260 à 300 milliards d’euros par an sont les suivants : énergie et changement climatique, économie circulaire pour l’industrie, bâtiment et construction, mobilité et transport, biodiversité, alimentation et environnement sans pollution. Il existe peu d’approches et de concepts nouveaux, inattendus, frais et prometteurs. Au moins frais et prometteurs pour les documents stratégiques de la CE. L’utilisation de termes tels que “transition juste”, de la “ferme à la fourchette”, l’éloge de la “biodiversité et de la nature”, ou l’implication et la protection des citoyens attirent l’attention.

Cependant, lorsque vous plongez plus profondément dans le document, vous vous rendez compte que l’ensemble du plan est toujours tributaire du paradigme de la croissance et qu’il s’agit plutôt d’une allusion à la nécessité d’un petit peu d’écologie et d’argent dans le système actuel pour devenir plus juste et plus durable. Au sein du RIPESS et d’autres mouvements orientés vers l’ESS, nous insistons et travaillons sans cesse pour un changement de paradigme qui transformera notre économie et notre système déficitaire en démocratie.  Ainsi, si une Europe plus “verte” peut être bénéfique pour la lutte contre le changement climatique ou la pollution de l’environnement et aller dans la bonne direction, il reste encore beaucoup à faire pour qu’une transition vraiment juste et écologique ait lieu.

Le Green Deal européen est là pour durer et nous devrons nous en occuper dans les prochaines années. Il n’y a pas si longtemps cela aurait semblé de la science-fiction ou un vœu pieux de voir même la rhétorique changer dans les institutions centrales. Après un travail de longue haleine et acharné de nombreux militant.es, travailleurs et travailleuses et promoteurs et promotrices de concepts justes, équitables, solidaires et durables, nous avons fait notre part dans ce Green Deal. Cela n’est pas suffisant, et ce n’est pas assez satisfaisant ni fondé sur la solidarité. Nous devons donc poursuivre notre action de plaidoyer et notre pratique quotidienne de l’ESS afin que, dans les années à venir, ce type de document-cadre politique inclue des concepts, des pratiques et des changements systémiques plus importants tels que : l’économie solidaire, la démocratie renforcée et la prise de décision participative, les droits de la nature et les politiques fiscales relatives à l’empreinte écologique, la protection des travailleurs et le renforcement des biens communs…  Le RIPESS s’y engagera, alors rejoignez-nous ! Nous aimerions ouvrir un débat sur les membres et sur d’autres réseaux et organisations qui travaillent à changer le système économique (et se réjouissent de participer au Forum social mondial des économies transformatrices) – veuillez lire l’article de cette lettre d’information et réagir, envoyer vos commentaires et propositions !

Drazen Simlesa & Jason Nardi pour le Comité de Coordination de RIPESS Europe

Economie solidaire partout: les défis de la nouvelle décennie
janvier 28, 2020
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Par Josette Combes

Pour cette première Newsletter de l’année 2020, les membres du Comité de coordination du RIPESS Europe vous présentent leurs voeux pour vos initiatives d’essaimage de la solidarité dans un contexte qui demande de chacun de nous beaucoup de pugnacité et de sagesse pour résister aux tendances destructrices d’un monde en plein bouleversement.

Que souhaiter au tournant d’une nouvelle décennie ? L’abandon des armes nucléaires, la fin du climato-scepticisme et la mise en route de mesures réelles et efficaces pour inverser la tendance actuelle d’une dégradation des conditions de vie de l’ensemble des espèces y compris la nôtre, la prise de conscience de l’obscénité des fortunes des ploutocrates comparées aux niveaux effarants de la misère dans tous les pays qui subissent la prédation et le dévoiement de leurs richesses, le changement culturel qui abat les frontières et les murs pour permettre d’établir égalité et fraternité entre les peuples. Autant de vœux pieux mais qu’on ne peut s’empêcher de formuler à l’orée d’une année nouvelle.

En attendant, le RIPESS Europe poursuit son entreprise pacifique de plaidoyer pour un monde où ces voeux deviendraient l’ordinaire du monde.

Le Comité de coordination a fait sa rentrée au cours d’une rencontre dédiée à l’élaboration de la stratégie pour l’année en cours et au-delà. Elle a eu lieu à Elne où nous nous retrouvons chaque année en janvier à l’invitation d’Eric Lavilunnière dont la connaissance de cette région de France nous permet d’y rencontrer quelques unes de ses figures du développement local.

Au nombre des chantiers du réseau, le FSMET représente un des enjeux les plus saillants de cette nouvelle année. Il aura lieu du 25 au 28 juin 2020 à Barcelone. Tous nos membres sont invités à promouvoir au cours de leurs manifestations ce Forum qui a pour objectif principal de favoriser la rencontre, la mise en dialogue et l’élaboration de stratégies communes entre les mouvements qui construisent ici et maintenant des économies pour lutter contre la déliquescence actuelle et proposer des solutions d’avenir.

En Occitanie le Forum régional s’était donné cette mission. L’édition 2019 a accueilli plus de 1500 personnes. Ce temps fort d’information et de mobilisation permet au MES Occitanie d’envisager d’organiser un bus en juin pour transporter les acteurs de l’ESS de la région vers Barcelone.

Le site du FSMET est d’ores et déjà prêt à enregistrer les propositions d’ateliers ou d’animations.

En Italie les 18 et 19 janvier le réseau italien de l’ESS, le RIES s’est officiellement constitué à Rome après une longue maturation. Une nouvelle réjouissante. Tous nos souhaits de réussite à ce réseau avec lequel nous communiquons d’ores et déjà grâce aux membres italiens déjà impliqués dans le RIPESS EU.

A Madrid le sommet international sur le climat s’est tenu pendant que des mouvements sociaux comme Extinction Rébellion (entre autres) organisaient une animation off. Jason Nardi a participé à une table ronde sur l’économie circulaire et des membres du RIPESS ou des alliés se sont distribués dans divers ateliers.

L’Europe met au point le Green deal et l‘Intergroupe du Parlement Européen sur l’Economie Sociale manifeste également son intention de promouvoir une économie respectueuse de la Planète.

Soyons optimistes et espérons que cette nouvelle année verra se déclencher les actions urgentes pour réaliser le programme d’une terre pacifiée. Economie solidaire partout!

Le monde est en feu…. unissons nos forces avec des contre feux pacifiques

Par Josette Combes

En ce mois de novembre, on ne peut que s’inquiéter de l’état du monde : Sydney menacé par les flammes alors que les feux de brousse ont brûlé plus de 10000 km2 en Australie. De même l’Amazonie a été victime d’incendies dévastateurs, la Californie fait face aux mêmes ravages tandis que Venise subit une des crues les plus importantes de son existence et cette liste pourrait s’allonger à n’en plus finir. En dépit des dénégations des climato-sceptiques il y a un lien entre ces séries de catastrophes et la dégradation du climat et entre cette dégradation et l’absurdité désormais peu contestée de nos modes de vie énergivores Selon l’ Indice mondial des risques climatiques  (IRC) même si ce sont des pays en voie de développement qui sont les plus touchés, parce qu’ils sont exposés à des climats difficiles, l’Europe est loin d’échapper à la menace. Ainsi la France par exemple est 18ème, le Portugal 21ème, l’Allemagne 23ème et l’Italie 25ème selon le classement de l’IRC. La cause du changement climatique est identifiée : les émissions de gaz à effet de serre liés à la production et la consommation forcenée des pays modernes, et dans la foulée l’éradication de la biodiversité par le bétonnage des surfaces agricoles, et la monoculture intensive. Tout ceci est désormais bien connu et documenté. Des solutions existent, celles que s’efforcent de mettre en œuvre les citoyen.nes qui s’organisent pour lutter contre cette entropie mortifère qui menace le présent et plus encore le futur. Dans l’attente que les gouvernements, qui se réuniront pour le énième Sommet sur le Climat (COP25) à Madrid en décembre, décident de déclarer l’urgence climatique et d’agir en conséquence….

Le RIPESS rassemble au sein de ses réseaux ces initiatives qui démontrent que la dérive d’une économie totalement déconnectée des conséquences que son développement entraîne n’est pas une fatalité et qu’il est possible d’entretenir la vie en évitant les coûts effroyables qui accompagnent l’hubris actuel. Nous devons unir les forces des différents mouvements et initiatives qui construisent des formes d’économie post-capitaliste, économies transformatrices pour un changement systémique qui ne peut plus être reporté.

Il y a urgence parce que partout dans le monde, les peuples se rebellent contre les conditions iniques dans lesquelles l’économie des transnationales -qui sont des championnes de l’évasion fiscale- les contraignent de vivre voire d’à peine survivre. Aucun continent n’est exempt de cette montée de la colère populaire, même si les éléments déclencheurs peuvent -à première vue- varier. Hongkong, la Bolivie, le Venezuela, le Chili, Haïti, le Brésil sont confrontés à des répressions féroces face à la protestation qui naît de la confiscation de la démocratie par des pouvoirs autoritaires soutenus par les grands prédateurs engageant la suppression des acquis sociaux. Le mouvement atteint le peuple iranien en dépit d’un système très coercitif, au Liban, en Irak même effervescence. En France, les manifestations sont toutes entachées de violences qu’elles soient celles de manifestants mais plus encore de policiers armés jusqu’aux dents. Et en Syrie, au milieu d’une guerre longue et atroce, la résistance et l’épanouissement d’une société basée sur la solidarité et la coopération comme Rojava est une leçon d’espoir et de ténacité à laquelle nous devons nous connecter et qu’il nous faut défendre. La montée des fascismes est redoutable.

Les multinationales perdent du terrain même si elles ne se risquent pas à communiquer sur ce chapitre pour des raisons évidentes, y compris les GAFA (1). On peut émettre l’hypothèse que les grands groupes sentent venir la fin de leur suprématie parce que peu à peu les humains prennent conscience que le danger d’une planète inhabitable guette l’espèce humaine et qu’il est la conséquence de la surconsommation de produits dénués d’utilité réelle, voire nocifs, à commencer par la production agricole bourrée de pesticides et d’intrants. La recherche de relocalisation des productions et de la consommation afférente s’accélère.

C’est pourquoi il est urgent de relier nos forces pour construire et construire encore des zones de résilience, inventer des contre feux pacifiques, animer des agoras d’espoir. C’est pourquoi les membres du réseau, sur leurs territoires, font bouillir des marmites de contre poison. Vous en aurez quelques exemples dans notre bulletin de ce mois de novembre. Et n’hésitez pas à nous faire connaître vos propres recettes. Restons vigilant.es à entretenir le goût du bien vivre.

GAFA: Google, Apple, Facebook, Amazon

Avec l’ESS, marchons pour le climat

Ce mois de septembre a été marqué par les manifestations pour le climat partout dans le monde, notamment celles qui ont vu se mobiliser les jeunes qui sont à juste titre inquiets de la détérioration des conditions de vie sur la planète. Nous pouvons nous féliciter et les féliciter de ces manifestations qui sont censées secouer l’inertie et l’incurie des gouvernements, Pour nous, un des axes fondamentaux de l’économie solidaire est la vigilance écologique qui questionne le sens de la production et de la consommation en lien avec le lien de proximité qui doit être recherché entre ces deux pôles. C’est la racine de l’agroécologie, qui œuvre pour la qualité de la nourriture, la préservation des terres et celle de ses habitants. Mais dans tous les domaines de l’activité humaine, il est urgent de repenser les finalités et les moyens qui la sous-tendent, et être créatifs et proactifs pour les solutions.

Comme nous l’avons déjà annoncé l’objectif central du Forum Social Mondial des Economies Transformatrices (FSMET) est précisément d’organiser la convergence des organisations qui se sont donné comme but essentiel de résister aux effets délétères d’un système politico – économique mondialisé qui met en danger les équilibres vitaux de la planète. Le processus enclenché par la première réunion préparatoire en avril 2019 se poursuit et devrait être répercuté dans chaque pays. C’est le cas en France par exemple avec le Forum Régional de l’Economie Sociale et Solidaire . N’hésitez pas à nous faire part de vos propres initiatives. Et à noter d’ores et déjà les dates du FSMET qui aura lieu du 25 au 28 juin à Barcelone. Soyons mobilisés pour faire en sorte qu’une prise de conscience fondamentale engendre des propositions pour transformer de façon significative l’imaginaire et la mise en acte d’une économie au service des humains et respectueuse de la planète.

Nous communiquerons régulièrement sur le processus en vous invitant régulièrement à prendre part aux différentes étapes

L’Assemblée Générale de Lyon a permis à de nouveaux membres de nous rejoindre et c’est bienvenu parce que les urgences sociales et climatiques s’accumulent et réclament plus que jamais que nous élargissions le cercle des personnes de bonne volonté.

Signalons en conclusion de ce très bref édito qu’en octobre deux marches pour la paix vont démarrer, l’une la Jay Jagat partant de New Delhi en octobre et l’autre « La caravane pour que vive la terre » du Sénégal en janvier. Elle se rejoindront à Genève le 25 septembre 2020.

Sur la voie du futur… prochaine étape, Lyon !

Par Jason Nardi (RIPESS Europe coordination)

En rétrospective de tout ce que nous avons accompli, en tant que réseau (de réseaux), au cours de la dernière année et la moitié de celle-ci… nous pouvons dire que c’est un exploit, grâce au travail des personnes et organismes engagés et nombreux. Au-delà des nombreuses rencontres, des différents projets, des nouvelles alliances, de la participation à des campagnes, de la formation en ligne et des activités d’éducation par les pairs, nous avons commencé à être mieux reconnus par les institutions publiques, les fondations, les universités et les structures de formation professionnelle qui sont intéressées à travailler avec le réseau des initiatives d’économie solidaire que RIPESS Europe représente.

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Edito: une autre Europe est necessaire
vote SSEurope flags

Ce bulletin est un numéro spécial consacré aux prochaines élections parlementaires européennes.

En ces temps critiques où nous vivons, tous les efforts pour contrer le spectre antidémocratique qui balaie l’Europe sont cruciaux, de même que les initiatives citoyennes pour construire une meilleure Europe, à partir de nos pratiques quotidiennes dans nos communautés jusqu’aux politiques globales qui nous touchent tous et toutes, du climat à l’agriculture, en passant par les migrations, les droits humains et sociaux…

Nous avons besoin et nous voulons une Europe sociale solidaire.

En tant que réseau de personnes engagées à transformer en profondeur les systèmes financiers et économiques, nous avons des valeurs et des propositions en commun. Dans la lettre ouverte aux candidat.es, nous avons exposé les principales d’entre elles qui vont bien au-delà de nos pratiques au sein de nos communautés, collectives et coopératives.

Nous nous sommes associés à d’autres mouvements et réseaux pour une campagne sur la production et la consommation durables : le Fair Times est le résultat d’une entreprise commune – lisez le Journal de 2024, où nous imaginons ce qui pourrait arriver si le Parlement européen développait réellement certaines de nos propositions, dans 5 ans.

Mais ce n’est pas tout : certains de nos réseaux membres se sont engagés dans l’organisation d’événements sur leur territoire en vue des élections européennes et des nombreuses élections locales qui se déroulent sur la même période. Vous pouvez prendre connaissance de certaines initiatives ci-dessous.

La réunion préparatoire (du 5 au 7 avril) du Forum social mondial des économies transformatrices (qui se tiendra à Barcelone en mai 2020) a réuni des représentants de différents mouvements de toute l’Europe et du monde entier.

Unir les forces en ces temps difficiles n’est plus une option – c’est plus nécessaire que jamais. Ce que nous essayons de construire ensemble, c’est un espace ambitieux et précieux pour un engagement concret et la co-construction d’un système financier et économique différent. En tant que RIPESS – avec tous nos membres, partenaires et alliés, nous sommes pleinement engagés pour rendre cela possible.

C’est une période pleine d’écueils, mais c’est aussi l’occasion de vraiment changer le sens du vent si nous agissons (ou réagissons) positivement ensemble.

Transformer l’Europe pour le monde que nous voulons
Drawing New World

Par Josette Combes

Tous les ans en janvier, le Comité de coordination du RIPESS Europe se réunit, accueilli par Eric Lavillunière dans le joli village d’Elne afin de travailler sur la stratégie du mouvement. Cette année deux sujets importants étaient à l’ordre du jour : les élections européennes qui auront lieu en mai et la rencontre de préparation du Forum Social Mondial des Économies Transformatrices (FSMET) en avril à Barcelone. Chacun est persuadé qu’une course de vitesse est entamée pour inverser le cours d’une économie outrageusement prédatrice du capital naturel de la planète engendrant des déséquilibres de plus en plus graves dans les relations des humains à leur biotope et entre eux. Le rôle du parlement européen devient fondamental pour harmoniser les réponses que les pays européens doivent mettre en place d’urgence pour lutter contre le changement climatique et les dérives autoritaires qui menacent la démocratie, en Europe mais pas seulement.

Depuis plusieurs années nous avons travaillé au rapprochement avec les élus locaux pour bâtir à partir des territoires des politiques publiques soutenant les initiatives citoyennes d’économie solidaire. Mais il est tout aussi fondamental de s’adresser aux responsables politiques européens pour qu’ils encouragent tous les dispositifs qui agissent positivement pour maintenir la santé démocratique et écologique des pays européens. Nous sommes en train d’élaborer un texte que chacun peut adresser à ses candidat.es pour les élections du Parlement Européen. Plus nous serons nombreux à le faire, plus il leur sera difficile d’en ignorer les revendications. On lira également à ce sujet la proposition d’Alain Caillé pour une “République européenne“.

Le RIPESS Europe participe aussi a une campagne pour ces élections sur la production et la consommation durable avec d’autres réseaux comme lz FTAO et IFOAM et avec Friends of the Earth et plusieurs autres organisations, nous avons élaboré un guide sur comment parler de « l’Europe que nous voulons ».

C’est également l’objectif central du FORUM SOCIAL MONDIAL DES ECONOMIES TRANSFORMATRICES de rassembler toutes les forces de résistance et de proposition pour un meilleur futur du monde. Prenez connaissance de l’appel à participation et retenez la date.

Heureusement, les initiatives ne manquent pas et sont revigorantes pour regonfler l’énergie et l’espoir. Qu’il s’agisse des monnaies locales, de l’énergie renouvelable, de l’organisation des communs, les mobilisations sont bien là.

Les projets européens qui permettent des coopérations entre membres sont centrés sur la transmission grâce à la formation. Il est essentiel de former de nouvelles générations pour continuer à inventer les solutions du futur.

Par ailleurs, au cours de la réunion à Elne, Jean Louis Laville , membre du Conseil consultatif du RIPESS EU, nous a rejoints pour envisager de quelle façon le Conseil Consultatif pouvait contribuer à la recherche au sein du réseau. On trouvera ici les liens vers 3 vidéos qu’il avait réalisées pour le Forum Régional de l’Economie Sociale et Solidaire, sur le “changement d’échelle“.Ce changement d’échelle doit être envisagé non comme une course à la croissance mais bien comme un processus intense de dissémination des fondamentaux de l’ESS pour qu’ils remplacent de façon virale la culture de la compétition, du profit à tout prix, des concentrations de pouvoir et de fortune au détriment de la qualité de vie de la majorité des humains.

Surfer sur la vague du RIPESS
septembre 26, 2018
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GA2018 Vukovic Drazen Simlesa

[Par Drazen Simlesa – Good Economy Platform – ZMAG]

Très souvent, les militant.e.s hésitent à se joindre à des réseaux internationaux… ils ou elles n’y voient pas d’avantages directs, cela prend du temps, ils ou elles abandonnent très vite parce que le réseau n’a pas résolu certains de leurs problèmes quotidiens ou n’a pas répondu à leurs attentes. Mais le réseautage ce n’est pas que cela : c’est aussi se rencontrer, s’inspirer, se connecter, ne pas être seul, se sentir responsabilisé et acquérir de nouvelles forces, vous rendre plus visible et plus accepté… mais bien sûr aussi, le réseau est là pour s’entraider, se soutenir mutuellement, créer ensemble un monde meilleur, mieux nous pousser au-delà de nos territoires, pour explorer de nouveaux horizons. Je ne peux mieux décrire ce que RIPESS signifie pour moi. Ici, en Croatie, nous continuons à suivre le sillage du RIPESS qui était présent lors de la Conférence The Good Economy et de notre AG de réseau qui s’est tenue ici à Zagreb en juin. Nous surfons toujours sur cette vague.

Une petite goutte d’eau : au cours de ces journées, nous avons eu une rencontre avec des représentants des villes croates et l’un des membres du RIPESS, le RTES – Réseau français des autorités locales pour une économie solidaire. Le sujet de la réunion – l’intégration de l’économie solidaire dans les villes croates en partenariat avec les administrations et d’autres acteurs importants de la communauté locale.

Aujourd’hui, à peine trois mois plus tard, avec certains d’entre eux, nous sollicitons deux appels à projets ouverts, nous nous réunissons et communiquons au quotidien, nous préparons le terrain pour une véritable mise en œuvre de l’économie solidaire dans leur environnement local, nous sommes pour eux un partenaire visible et accepté. Cela fait partie de notre travail et de notre ouverture, mais sans l’appui du RIPESS et de ses membres, il nous serait beaucoup plus difficile de faire partie de cette vague inspirante et nouvelle.

Cette newsletter est un bon miroir de l’abondance de l’action du RIPESS:  du GSEF 2018 à Bilbao au Forum des Economies Transformatrices a Barcelone 2020, des projets éducatifs aux initiatives en Europe Centrale et de l’Est et Russie, de la monnaie locale blockchain en Suisse à l’économie solidaire en Grèce…

Toutes ces gouttes d’eau forment une vague et d’autres encore a venir…

Du Portugal à la Russie, l’ESS est la “Bonne Économie” (Good Economy)
juin 14, 2018
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L’Assemblée Générale du RIPESS Europe s’est tenue les 16 et 17 Juin derniers à Zagreb, Croatie. Elle a été précédé de l’événement organisé par le réseau Balkan « Green Network of Activists Groups » et la plateforme « Good Economy ».

La conférence “Good Economy” est un rendez-vous annuel (5ème édition) offrant une opportunité d’échanges et d’informations aux acteurs de la transformation sociale qui mettent en œuvre au quotidien des initiatives pour faire vivre des territoires en accord avec leur milieu naturel et leurs populations. Le programme fût riche et a été une excellente “mise en jambes” pour l’Assemblée Générale.

Au mois de mai, le RIPESS Europe a été mandaté par le British Council pour rédiger une série de préconisations pour promouvoir une culture de l’économie solidaire en Grèce. Parmi les membres, un groupe d’experts a travaillé pendant un mois sur un rapport et un plan d’action qui viennent d’être présentés à Athènes ce 13 juin. Par ailleurs, le projet SSE.E IVET consacré à l’introduction de la formation à l’ESS dans les cursus de formation initiale et professionnelle est arrivé à terme et le rapport final sera disponible à la suite de sa présentation officielle lors de la dernière rencontre transnationale prévue à Oporto (Portugal) le 13 juillet. Ces différentes sollicitations attestent du besoin de mise en lien des organisations de l’ESS en Europe, d’autant plus urgent que les solidarités institutionnelles se délitent sous l’effet du durcissement des méthodes de gouvernance à la fois des entreprises et des pouvoirs publics.

Socioeco.org travaille depuis quelques mois sur l’élaboration de plusieurs cartographies, dont deux d’entre elles font le lien entre les Objectifs de Développement Durable et l’ESS. Le site publiera prochainement les contributions émises au cours du dernier colloque du Réseau Interuniversitaire de l’ESS (RIUESS) qui s’est tenu à Rennes en mai (voir ici). “S’associer, s’autogérer, s’émanciper”, le thème du colloque est une forme d’incitation utile face aux conséquences du durcissement cité plus haut.

Entre temps, le travail de convergence et d’alliance avec des réseaux importants continue : à Bruxelles avec le commerce équitable (WFTO et le FTAO), à Florence avec le REVES, le Réseau Européen des Régions et Villes pour l’ESS.

Pour conclure, soulignons que les interactions entre le RIPESS Europe et ses membres s’intensifient. Les pays de l’Est sont désormais davantage représentés. La région du Nord de l’Europe est également très active, c’est là que s’est tenue en avril NESEM (North Europe Solidarity Economy Meeting) une rencontre très prometteuse pour la création d’une plateforme “Nordique”, qui inclura la Scandinavie, les pays Baltes et… la Russie!

On se renforce, on se rend force.

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