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Le CNLRQ renforce sa présence auprès des Régies d’Outre-Mer

Le Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ) réfléchit depuis de nombreuses années à la manière de renforcer son ancrage et ses interventions en Outre-Mer, où il est présent depuis plus de 20 ans (en Guyane, en Martinique, à la Réunion). Les besoins en accompagnement sont souvent plus importants et le projet politique des Régies (voir description plus bas) répond a de nombreux besoins locaux : développement économique local ; insertion ; réponse à des besoins non couverts ; valorisation d’espaces de démocratie locale….

Article de CNLRQ, La Lettre des Régies de Quartier et de Territoire – N°16 – Février 2020

Pour la première fois depuis plus de 5 ans, le CNLRQ s’est rendu en Martinique. Dans le cadre de la « clause de revoyure », qui permet d’aller à la rencontre des Régies quelques années après leur labellisation, un binôme constitué d’une administratrice du CNLRQ, Marie Chambonneau, et du délégué général, Tarek Daher, a passé une semaine sur place. Rencontre avec les administrateurs, les équipes, les élus et les partenaires d’Acsion Services, la Régie de Fort-de-France ; et échanges avec les collectivités autour de projets potentiels alentour (Saint-Pierre ; Le Lorrain ; Saint-Joseph).
En parallèle, une convention a été signée entre le CNLRQ et la Dieccte Guyane pour accompagner pendant une année les Régies sur place (en organisant des formations, séminaires, démarches d’appui, etc.). La mission, menée par Zinn-Din Boukhenaïssi, ancien délégué général du CNLRQ, a démarré en décembre et mobilisera une grosse partie des équipes du Comité National.

Que sont les Régies?

Les Régies de Quartier et de Territoire (132 structures, 320 quartiers prioritaires couverts, 8 000 salariés, 2 500 bénévoles) sont des associations, implantées au cœur des tissus les plus fragiles, urbains comme ruraux, qui mettent en place des dispositifs d’accueil et de participation des habitants. Elles portent depuis 30 ans un projet politique dont la finalité est triple : le développement économique local et l’emploi local ; le développement social et la réponse aux besoins des territoires ; la mobilisation et la participation des habitants. Le Comité National, tête de réseau, attribue le label « Régie de Quartier / Régie de Territoire » aux associations qui portent le projet ; et inscrit ses activités et ses mobilisations au croisement des champs d’intervention des Régies : la politique de la ville, l’économie sociale et solidaire, l’insertion par l’activité économique (IAE) et l’éducation populaire.

Ecoutez aussi la Chronique de Jean-Louis Laville sur l’émission Carnets de Campagne de France Inter du 5 mars 2020 (à partir de la minute 6)

Municipales en France : les citoyen.nes s’en mêlent.

En France pour les élections municipales, les citoyen.nes cherchent à déjouer le vieux système des partis qu’ils ne reconnaissent plus comme légitimes et trop éloignés des urgences sociales et écologiques qui les préoccupent.

A l’initiative de quelques-uns au départ, ils et elles créent des listes alternatives qui rassemblent non plus les habituels candidats à l’investiture mais des citoyen.nes qui se regroupent sur un projet élaboré au cours de consultations et de réunions. L’exercice démocratique finit par emmener l’adhésion d’un nombre suffisant pour valider une liste.

Le site du collectif Action commune recense ainsi 157 listes participatives, « un tiers dans des villages de moins de 2.000 habitants, un tiers dans des communes de 2.000 à 100.000, et un tiers dans des villes de plus de 100.000 habitants », précise Thomas Simon, coordinateur du groupe, qui s’est donné pour mission d’« accompagner celles et ceux qui veulent faire de la participation citoyenne » (Reporterre 8 janvier 2020). On peut d’ailleurs trouver une carte interactive de ces listes sur le site d’Action commune.

Si ces listes ne sont pas assurées de remporter les élections elles constituent un électrochoc auprès des partis. Elles questionnent les méthodes peu démocratiques de gouverner, en remettant en cause les habitudes de verticalité où le chef décide et s’entoure d’exécutants acquis à sa cause. Elles mettent en exergue des thématiques que les partis se sentent tenus d’inclure dans leurs programmes.

Par ailleurs plusieurs associations ont rédigé des propositions qu’elles font circuler dans leurs réseaux pour que leurs adhérents s’en saisissent afin de les transmettre à leurs élus.

Ainsi le Collectif de la Transition citoyenne a élaboré un Pacte pour la transition invitant les réseaux locaux à demander aux candidat.es de s’engager sur au moins 10 des 32 propositions et à accompagner / vérifier leur mise en œuvre sur les territoires. Ces propositions ont pour objectif central de répondre à l’urgence climatique et à réparer l’injustice sociale.

Le RTES (Réseau des Territoires pour l’Economie Solidaire) a publié un kit municipal’ess comportant  une vingtaine de fiches pour soutenir l’initiative des municipalités vers plus d’ESS dans leur politique locale.

L’UFISC (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles) propose aux candidat.e.s et tout.e.s celles et ceux engagé.e.s pour leurs territoires, les arts et la culture, 3 engagements déclinés à travers 20 propositions concrètes (…) pour une politique de la diversité culturelle fondée sur les droits culturels et une organisation démocratique et solidaire.

Le MES a publié Elections Municipales 2020. 12 questions.

Reporterre a également publié sa liste illustrée de recommandations, cette liste n’est pas exhaustive.

On assiste réellement à un éveil des citoyens face à l’incurie de gouvernements aveuglés par leur inféodation aux puissances économiques. L’exemple espagnol et le municipalisme infusent largement en Europe et le RIPESS s’en réjouit pour qui la co-construction des politiques publiques est un axe majeur de transformation sociale. 

Article rédigé par Josette Combes

Le RIPESS contribue aux dialogues politiques du GSEF – le Forum Mondial de l’Economie Sociale – en Europe et en Amérique Latine
GSEF Liverpool UK November 2019

Les Dialogues sur la politique régionale du GSEF sont organisés pour promouvoir l’échange de connaissances entre les décideurs politiques et les principaux acteurs de l’ESS. Le RIPESS a participé aux deux dialogues dans le but de contribuer à la promotion de l’ESS et d’apporter la vision des projets locaux d’ESS aux forums internationaux.

RIPESS EU a rejoint la 3ème édition du Dialogue politique européen organisé par le Forum Mondial de l’Economie Sociale (GSEF), nos partenaires et collaborateurs de longue date.

Cette année, le Dialogue a eu lieu à Liverpool, au Royaume-Uni, les 18 et 19 novembre 2019, sur le thème ‘Construire la diversité et l’inclusion par l’économie sociale et solidaire’. Les intervenants ont participé à un débat riche et ouvert autour de cette problématique, qui s’est concentré sur trois sujets majeurs :

  • Comment les gouvernements locaux doivent faire évoluer leurs démarches vers une véritable inclusion
  • Aller au-delà de la notion d’inclusion grâce à des pratiques et des politiques innovantes d’insertion professionnelle
  • L’économie sociale et solidaire : une force motrice au service des futurs dirigeants

En tant que RIPESS Europe, nous avons présenté notre activité en nous basant principalement sur le troisième thème, mais bien entendu en lien avec tous les domaines importants de l’ESS. En ce qui concerne le déroulement de l’événement, il a été organisé en partenariat avec la LCRCA (Liverpool City Region Combined Authority) et l’Université de Liverpool. Les organisateurs se sont d’ailleurs révélés être de formidables hôtes.

Le lendemain de la conférence, une visite des acteurs de l’ESS a été organisée à travers la ville. La région de Liverpool est en effet une scène d’ESS dynamique et vivante qui emploie plus de 40 000 personnes dans des organisations d’ESS. Nous avons visité le Kuumba Imani Millenium Centre, principal lieu local d’activisme communautaire, le Baltic Creative CIC, une zone unique de convergence des jeunes entreprises de création et start-ups, qui met l’accent sur la propriété et le partage, et le Homebaked Bakery and Community Land Trust, un lieu d’inspiration (où nous avons dégusté la meilleure tarte au monde) qui mène une lutte étonnante contre l’embourgeoisement et l’assaut des capitaux spéculatifs sur les terres et les maisons.

Rédigé par Alfonso Cotera (RIPESS LAC) et Drazen Simlesa (RIPESS EU)

Objectifs 2020 du Ripess Europe : retour sur les grands axes
janvier 30, 2020
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Extrait du journal local à Elne

Du 16 au 18 janvier, le CoCo (comité de coordination) du RIPESS Europe s’est réuni à Elne, dans la belle région des Pyrénées Orientales françaises. Près des montagnes enneigées, l’équipe (bravant les grèves des trains) a passé trois jours à réfléchir sur les orientations stratégiques globales du réseau sur le long terme et sur les domaines d’intervention de Ripess Europe en 2020.

Dans un tel contexte de crise climatique, démocratique où les repères sociaux ne tiennent qu’à un fil, le rôle de promotion de l’économie sociale solidaire au niveau européen du RIPESS Europe est plus important que jamais. Les axes stratégiques de 2020 ont donc été établis à la suite de cette constatation.

Dans un premier temps, le Ripess Europe a comme objectif la promotion d’écosystèmes territoriaux et l’appui à l’émergence de nouveaux réseaux.

Pour ce faire, il va donc falloir soutenir la valorisation d’expériences locales, la mise en réseau au niveau européen et l’intercoopération économique.

En complément de ce premier axe stratégique, il va de soi que la promotion de l’économie sociale et solidaire à travers le développement et la reconnaissance de celle-ci reste une priorité pour l’année 2020. Cet objectif pourra être mis en oeuvre au travers de différentes actions telles que la co-construction des politiques publiques mais aussi le plaidoyer ou encore la communication médiatique.

La concrétisation de ces axes stratégiques passera par différentes initiatives thématiques comme l’éducation (Erasmus), l’évaluation d’impact, la mise en place d’outils (mapping) ou encore l’information autour des initiatives et évènements locaux des membres du réseau.

En parallèle de leur programme de travail, les membres du Coco n’ont pas manqué l’occasion de découvrir et de rencontrer des initiatives locales telles que celle d’André et son équipe “perm-AMAP 66”, travaillant dans un jardin de permaculture et amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) à Elne et vendant de délicieux légumes ! Sans oublier la découverte de Terra del Avis, cet écomusée qui devrait ouvrir bientôt ses portes et dont la mission sera de préserver, maintenir et transmettre le patrimoine agricole du Roussillon et de promouvoir une agriculture durable de proximité.

Retour sur le séminaire “CoConstruire l’Economie Solidaire!”

Par Josette Combes

Organisé grâce au soutien de la Fondation pour le Progrès de l’Homme et de l’APES, à la Bergerie de Villarceaux du 2 au 4 décembre 2019, le séminaire “CoConstruire l’Économie Solidaire !”, a été l’occasion pour les membres du Mouvement pour l’Economie Solidaire (MES France) de lancer les premiers jalons du plan d’action de coopération autour des quatre chantiers coopératifs nationaux au cœur des ambitions du Mouvement pour l’Économie Solidaire pour les trois années à venir. Les sessions de travail ont alterné ateliers et tables rondes sur les 4 axes :

  • L’innovation sociale et citoyenne au service du développement des territoires pour mutualiser les outils et les méthodes acquises par les membres dans leur participation aux expériences de développement économique territorialisé au sein d’un espace de ressources partagées et formatives permettant une réflexion systémique sur le sujet.
  • L’évaluation de l’utilité sociale et l’impact social afin d’instaurer l’évaluation comme un sujet de démocratie interne et externe à une organisation et de l’intégrer dans une démarche d’amélioration continue des pratiques par la prise en compte de critères marchands et non marchands et l’accessibilité des outils et méthodes existantes au sein d’un espace de ressources partagées.
  • Les modèles socio-économiques des petites entreprises et organisations de l’ESS pour soutenir la création et le développement des initiatives dans les territoires ruraux et urbains en établissant un panorama des bonnes pratiques de création et de consolidation des petites organisations de l’ESS et rendre accessible les méthodes et outils favorisant la pérennisation de leurs modèles économiques à l’échelle des territoires.
  • Renforcer le plaidoyer par la mise en place d’une stratégie de communication et d’action partagée et collective entre le MES et les structures membres autour de ce que défend le mouvement national et sa spécificité au sein de l’ESS afin de construire collectivement sa contribution au chantier national et international de l’ESS.

Ces temps de travail collectif renforcent la cohésion du réseau en réassurant ses membres dans leurs orientations stratégiques et leurs fondements éthiques et en retour redonne de l’énergie aux animateurs du réseau national confrontés à un contexte de durcissement des instances politiques à l’égard de l’initiative citoyenne. La rencontre a également été l’occasion d’informer les participants sur le FSMET et de les inviter à y participer.Le document issu de ce séminaire sera bientôt disponible sur le site du MES.

L’Occitanie se mobilise pour le FSMET de Barcelone

Par Josette Combes

En Occitanie (France) un Forum de 2 jours, les 22 et 23 novembre à l’Université Jean Jaurès à Toulouse, a rassemblé environ 90 structures de l’ESS,​​ 4 collectivités locales et 4 réseaux ESS. Le programme comportait 5 conférences, 4 cercles de convergence et 16 ateliers. Environ 20 intervenants ont contribué aux conférences dont 7 chercheurs et chercheuses.

Parmi les quelques 1500 visiteurs, des groupes de visiteurs sont venus de différents horizons (Sciences Politiques Bordeaux, Terre de Convergences dans le Gard, Délégation de Marseille), un réseau national et un réseau international et quatre représentants d’institutions locales. Quarante stands présentaient les acteurs de l’ESS de l’Occitanie. Vingt bénévoles ont assuré la fluidité de la logistique et trois restaurateurs (Ludi Monde, Curupira et la Kasbah) ont permis aux participants de prendre leurs repas, même si l’affluence a débordé les prévisions. Plus de 250 jeunes étudiants ont participé aux tables rondes et divers ateliers. Enfin un concert dont la chanteuse est une franco brésilienne a offert un interlude joyeux. Elle a assuré la traduction lors de l’intervention de Monica Benicio, la compagne de Mariella Franco, militante assassinée le 15 mars 1918 à Rio de Janeiro (dont les assassins ne risquent pas d’être poursuivis tant que Bolsonaro sera au pouvoir).

On a pu constater une grande participation des bénévoles, et des visiteurs dans ce lieu confortable et accessible avec beaucoup d’espaces disponibles, une bonne animation des cercles d’acteurs, une programmation riche et de qualité. En particulier le Flashlab (présentation des initiatives en cours de réalisation ou toutes neuves), son format, sa richesse, les échanges ont été une réussite.

Il faut souligner l’énergie donnée par la perspective de Barcelone, la dimension internationale, le croisement des 4 thématiques, la qualité des conférences. Au total un événement joyeux, porteur d’une forte émulation, riche en émotion, en particulier l’intervention de Monica Benicio au cours de la conférence sur l’écoféminisme présentant la situation au Brésil.

Ce Forum s’inscrivait dans le cycle de mobilisation pour le FSMET de Barcelone.

Les prochaines dates en Occitanie liées à la convergence vers le FSMET et les économies transformatrices sont les suivantes : deux temps politiques publiques-territoire ex-Languedoc avec Terre de Convergences, Démocratie Ouverte, La Région Citoyenne – territoire ex-Midi Pyrénées; – un temps économie et féminisme à Toulouse (21 mars); une intervention avec l’UFISC à Gignac le 30 mai; deux dates à caler dans l’Ariège et l’Aude; – un temps agroécologie territoire ex-Languedoc; – un temps Haute-Garonne avec FREDD (Film, Recherche et Développement Durable).

Le MES Occitanie envisage de réaliser un fascicule qui reprendrait les matériaux issus du FRESS (théorie + retours d’expériences des acteurs) et qui valoriserait les économies transformatrices dans la région Occitanie.

La création d’une délégation occitane pour représenter la région lors du FSMET avec des citoyens, élus, acteurs ESS et chercheurs va s’appuyer sur un questionnaire auprès de nombreux acteurs des économies transformatrices sur le territoire occitan pour récolter des informations sur leurs pratiques, les inciter à venir au FSMET et à y proposer des animations.

On peut retrouver les conférences filmées sur ce lien.

Échec et espoir après le Sommet sur le climat de Madrid
Sommet sur le climat de MadridSommet sur le climat de Madrid

La Conférence Internationale COP25 a eu lieu à Madrid (Espagne) du 2 au 13 décembre 2019. Jason Nardi, du RIPESS EU et Coordinateur du RIPESS Intercontinental, était présent et a participé à la « Table ronde de haut niveau sur l’économie circulaire » où il a soutenu que nous avons besoin d’une approche radicalement différente de l’économie.

Écrit par Jason Nardi, Coordinateur du RIPESS Intercontinental

La 25e Conférence des Nations Unies sur le climat s’est tenue à Madrid (au lieu de Santiago du Chili, où elle devait avoir lieu) du 2 au 13 décembre : deux semaines de négociations entre les représentants des quelque 200 pays parties à la CCNUCC, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Lors de cette COP25, les Etats devaient finaliser les règles d’application de l’Accord de Paris signé en 2015, qui est censé être pleinement opérationnel à partir de 2020. En outre, ils devaient augmenter l’ambition de leurs engagements de réduction des émissions, qui sont actuellement totalement insuffisants pour atteindre les objectifs et éviter les conséquences les plus graves du réchauffement climatique. Les négociations se sont terminées plus de deux jours après le calendrier prévu, avec un accord vraiment faible et un échec important.

La COP25 a été célébrée à la fin d’une année caractérisée par une forte mobilisation des jeunes, qui a porté l’attention sur la crise climatique et l’inaction des États à des niveaux jamais atteints auparavant. Un demi-million de personnes sont descendues dans la rue à Madrid le vendredi 6 décembre, appelant à la justice climatique et à la responsabilité des gouvernements mondiaux. Elle a été suivie par le Sommet social sur le climat, l’événement de la société civile qui a vu plus de 300 débats promus par des activistes du monde entier pour proposer des solutions alternatives, qui s’est terminé par une déclaration intitulée :  » Le monde s’est réveillé face à l’urgence climatique « .

Parmi les nombreux espaces du Sommet social, il y a eu la Minga Indígena, organisée par des représentants de communautés autochtones pour parler des impacts du changement climatique sur leurs territoires. Même si les négociations officielles se sont déplacées en Europe, la société civile sud-américaine n’a pas renoncé à son espace d’expression et à Santiago, les deux réunions prévues de la Cumbre de los Pueblos et de la Cumbre Social por la Acción Climática ont été célébrées.

Le RIPESS a participé à la fois à la COP25 officielle (voir ci-dessous l’intervention de Jason Nardi, coordinateur du RIPESS Intercontinental, au débat de haut niveau sur  » l’économie circulaire, les villes et les bâtiments  » en collaboration avec FMDV et ICLEI) et au Sommet social sur le climat, à plusieurs réunions organisées par des alliés tels qu’ECOLISE et des membres comme REAS Madrid.

La COP de l’année prochaine, prévue à Glasgow entre le 9 et le 19 novembre 2020, sera le test final pour les gouvernements du monde entier. La mobilisation de nos réseaux, mouvements et organisations à tous les niveaux est plus cruciale que jamais pour mettre de plus en plus de pression sur les représentants politiques et les gouvernements qui se retirent d’assumer leurs responsabilités et de continuer à poursuivre un modèle économique polluant, extractiviste et destructeur, au lieu de prendre des mesures réelles pour le changer. Et nous devons lier cette mobilisation aux  » économies transformatrices  » qui se réuniront à Barcelone lors du FSMET (25-28 juin 2020).

Dans ce sens, le nombre d’actions en justice intentées par des citoyens et des organisations contre des États et des entreprises pollueuses se multiplie, appelant à la justice climatique et à la protection des droits humains fondamentaux – le récent cas gagné par la fondation Urgenda contre le gouvernement des Pays-Bas est exemplaire.

Mais les actions positives entreprises au niveau local et le potentiel de collaborations trans-locales, impliquant des villes qui investissent dans l’économie circulaire et sociale solidaire, où des citoyens organisés, des gouvernements et des entreprises responsables et d’autres parties prenantes peuvent collaborer pour construire le système économique et la société résistante au climat dont nous avons besoin de toute urgence, sont encore plus prometteurs.


Table ronde de haut niveau sur l’économie circulaire : Les villes et les bâtiments comme agents de l’action climatique

Discours de Jason Nardi, Coordinateur du RIPESS Intercontinental 

Les trois quarts de l’utilisation des ressources et des émissions de gaz à effet de serre proviennent déjà des villes, et les tendances en matière d’urbanisation, de motorisation, de population et de croissance économique feront encore augmenter ces chiffres si nous ne devenons pas plus intelligents et plus durables dans notre façon de vivre, de consommer, de nous déplacer et de produire. De nombreuses villes sont confrontées à une grave pollution de l’air, de l’eau et des déchets, conséquence directe de modes de consommation et de production non durables, ce qui fait de la santé des citoyens un impératif clé pour l’action.

Pourtant, la clé pour libérer le potentiel des villes va bien au-delà : il s’agit d’accroître l’ambition politique, d’instaurer une collaboration constructive entre les différents niveaux et secteurs de gouvernement, de mettre en place des politiques novatrices en matière de logement, d’urbanisme et de climat, de mettre en place des incitations économiques solides et d’améliorer la planification urbaine. C’est l’action intégrée et coordonnée des parties prenantes telles que les innovateurs, les décideurs, les investisseurs, les promoteurs, entre autres, qui permettra d’accélérer l’impact pour aider à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

(De l’introduction à la Table Ronde)

1) De la  » Smart  » à la ville collectivement intelligente

Beaucoup, sinon la plupart, des grandes villes actuelles sont écologiquement non durables et socialement injustes (concentration des émissions, pollution, logements de mauvaise qualité, non résilientes et très dépendantes de la fourniture centralisée – comme l’énergie, les déchets, les transports, etc). Ils ont été planifiés ou transformés autour de modèles à forte intensité de carbone et axés sur le marché, excluant de nombreux habitants et leurs communautés, en particulier ceux qui vivent dans des économies informelles comme la majorité des réalités du Sud (60 % en moyenne). Si les villes sont comme des organismes, elles ne devraient croître que jusqu’à leur limite naturelle, biorégionales, vivables et capables d’un avenir. Peut-être moins  » intelligentes  » et plus intelligentes collectivement.

C’est pourquoi d’autres approches plus écosystémiques et plus équitables sont nécessaires : L’Economie Sociale Solidaire (ESS) et la finance sont basées sur l’économie circulaire, de bas en haut, avec des solutions innovantes et éprouvées depuis longtemps, adaptées à des contextes très différents. Elles se font avec une intelligence collective, coopérative et partagée et une utilisation efficace des ressources existantes, recréant des filières agro-écologiques et relocalisées.

La croissance économique linéaire extractive dérégulée et la concurrence mondiale du  » libre marché  » financiarisé sont parmi les causes profondes de l’urgence écologique et climatique dans laquelle nous nous trouvons, sans parler des inégalités et des écarts de pauvreté qu’elles génèrent.

L’écologisation de la croissance économique ne la rend pas plus durable et une véritable économie circulaire est incompatible avec le système économique actuel. Nous avons besoin d’une transition juste vers une économie vivante, où nous produisons et consommons moins, réutilisons, réparons, redistribuons et régénérons davantage. Une économie « circulaire » sans droits économiques et sociaux n’est pas viable.

2) Inclure les communautés marginalisées et les travailleurs informels dans la dynamique circulaire

Les travailleurs informels représentent 50 à 80 pour cent des emplois (indépendants) urbains du Sud. Pourtant, ils sont largement exclus des infrastructures et des services publics, des espaces publics et des marchés publics. Ils contribuent déjà à une économie circulaire résiliente à faible émission de carbone, mais ils sont rarement reconnus, soutenus ou se voient offrir des moyens financiers, à commencer par les femmes, qui représentent la moitié de la population.

Nous avons besoin d’une approche radicalement différente de l’économie, basée sur une appropriation décentralisée et collective, une organisation et une gestion coopératives et démocratiques, des chaînes d’approvisionnement courtes et des circuits économiques solidaires locaux. Cette approche a fait ses preuves dans de nombreux cas partout dans le monde.

Il existe des milliers d’exemples où la collaboration entre des entreprises et des finances informelles, de l’économie solidaire et coopérative avec les gouvernements locaux a réussi à donner des réponses aux questions sociales, urbaines et environnementales – et à contribuer à une activité humaine à faible émission de carbone.

Quelques exemples :

Bamako au Mali a travaillé sur la transformation de 50.000 tonnes de déchets solides en engrais et en énergie. La municipalité, les structures d’ESS et les organisations paysannes sont toutes impliquées. Les déchets pour le compostage sont récupérés sur les marchés, dans les écoles, etc. c’est au début mais c’est prometteur.

A Solapur, en Inde, la coopérative de logement des travailleurs beedi et textiles dirigée par des femmes, avec le syndicat des travailleurs, a construit près de 16.000 maisons (et 30.000 autres sont en cours de construction) faites pour les conditions climatiques locales, avec des matériaux d’origine locale, la participation des travailleurs, qui de la location de huttes de taudis sont devenus propriétaires de leurs maisons durables dans une ville qu’ils ont construite, avec le soutien du gouvernement local et avec les services communautaires, les écoles, les hôpitaux et le marché local des agriculteurs (ils ont remporté le prix Transformative Cities Award, 2018).

3) Le droit à la ville et le nouvel agenda urbain

C’est ce que nous appelons le droit à la ville reconnu par le nouvel Agenda urbain d’Habitat III : une planification urbaine participative par et pour les personnes et les communautés, des villes inclusives, justes et durables, la création d’espaces décommodifiés pour les circuits économiques locaux, la souveraineté alimentaire et énergétique et les biens communs urbains. Et des alliances plus larges, telles que celles entre les villes (comme iclae) ou construites entre les États et l’ONU, comme l’Alliance mondiale lancée par la France.

Pour ce faire, il faut avoir la volonté politique et le courage de (re)municipaliser les services publics et les infrastructures essentielles, avec des partenariats publics-communautaires et un contrôle et une gestion démocratiques : permettre des coopératives d’habitation et des fiducies foncières communautaires, une eau contrôlée par les citoyens, une production d’énergie décentralisée, une mobilité partagée et publique, une gestion circulaire des déchets et des alternatives à faible émission et résilientes pour le secteur du bâtiment et de la construction, avec un accent particulier sur l’utilisation de matériaux et de connaissances locales, des fabriques et des espaces de fabrication communautaires et l’inclusion des groupes de population les plus vulnérables.

Les solutions axées sur le marché ont échoué dans la plupart des cas – il est temps d’agir en redonnant le contrôle aux gens, pour une société juste, socialement inclusive et saine.

C’est ce qu’est et devrait être l’économie circulaire.

RIES : Création à Rome du réseau italien pour l’économie solidaire
RIES Roma founding meeting

Le 18 et 19 janvier 2020, le nouveau réseau national italien a été fondé, réunissant des associations, réseaux et entreprises de tout le pays qui partagent les valeurs et les pratiques de l’économie solidaire.

La nouvelle association compte 22 membres fondateurs qui ont signé le samedi 18 janvier à Rome les termes du réseau italien pour l’économie solidaire (RIES). Le nouveau Réseau marque un point d’arrivée et un tournant fondamental pour le mouvement italien de l’Economie Solidaire qui, depuis une vingtaine d’années, fonctionne à travers un réseau informel, le RES, et qui, après un long débat, a choisi de s’assembler en une seule et unique entité.

Le RIES sera donc l’association de référence et le lieu de rencontre de plusieurs entités animées par des principes et des objectifs communs, capables à la fois de traiter avec les institutions et les organismes publics et d’entrer en relation avec la société civile, dans le but de promouvoir et de diffuser la culture et les pratiques de l’Economie Solidaire.

L’événement a réuni une quarantaine de participants. Le samedi après-midi a été consacré à mettre en place l’assemblée fondatrice et à composer les différents comités élus. Le lendemain, l’assemblée a ouvert la discussion à toutes les organisations intéressées par une éventuelle adhésion au réseau. Le débat fût très animé et de nombreuses idées et attentes ont émergé ; elles serviront de base aux orientations stratégiques et au plan de travail de l’association dans différents domaines : identité et vision, parcours unitaires, mise en réseau des territoires, modèles d’économie solidaire, finance éthique, formation, relations avec d’autres mouvements nationaux et internationaux.

L’objectif final annoncé consiste à promouvoir une alternative au système économique et financier dominant et une réponse à la situation de crise économique, environnementale, sociale et culturelle croissante.

Les 22 membres fondateurs du RIES, Réseau italien pour l’économie solidaire, sont: DES MODENA, GASTORINO, CAES, DESR PARCO SUD, ALTRO MODO FLEGREO, ASSOBOTTEGHE, FEDERAZIONE PER L’ECONOMIA DEL BENE COMUNE ITALIA, AERES VENEZIA, FONDAZIONE FINANZA ETICA, RES LOMBARDIA, CO-ENERGIA, GAS NETWORK PATTANTI MARCHE, EQUO GARANTITO, CRESER, MERCATO & CITTADINANZA (network CS Bergamo), BILANCI DI JUSTIZIA 2.0, DES ALTRO TIRRENO, OLTRE MERCATO SALENTO, SOLIDARIUS ITALIA, ASS. DEGROWTH, FAIRWATCH, OLTRECONFIN.

Les 9 membres du nouveau conseil d’administration du RIES sont : Jason Nardi, Patrizio Monticelli, Domenico Maffeo, Davide Biolghini, Adanella Rossi, Virginia Meo, Diego Moratti, Pietro Negri, Maria Teresa Pecchini.

Photo d’Alberta Cardinali et Riccardo Troisi

Une délégation de Croatie à Genève pour diffuser l’ESS en Europe !

Article de Après-GE, Chambre de l’Economie Sociale et Solidaire Genevoise.

Dans le cadre du projet européen de coopération Suisse-Croatie auquel participe APRES-GE, une délégation d’une quinzaines de représentant-e-s de deux villes croates Ludbreg et Pregrada est venu découvrir et s’inspirer du réseau genevois de l’Économie sociale et solidaire, les 28-30 octobre 2019.

Dans le cadre de ce projet, une délégation croate de 14 personnes a visité Genève du 28 au 30 octobre dernier. Elle a été composée des maires des deux villes, de fonctionnaires publics et de représentant.e.s de la société civile.

L’objectif de cette collaboration entre la Suisse et la Croatie est de présenter des entreprises genevoises de l’ESS, des fonctionnaires et des élu.e.s, afin que nos partenaires croates puissent s’inspirer des « bonnes pratiques » mises en œuvre dans notre canton. Cet objectif a été atteint. Nos partenaires nous ont fait part de leur grande satisfaction quant au programme qui leur a été préparé et sont partis motivé-e-s à mettre en place des solutions innovantes. Dans une deuxième étape, nous donnerons une formation en Croatie pour construire avec eux des projets concrets. Dans une troisième et dernière étape, nous participerons à une Conférence internationale sur la nouvelle économie à Zagreb. Nous prévoyons une petite délégation genevoise pour cette occasion. Finalement, la Chambre de l’ESS pourrait viser à appuyer la création d’un réseau ESS en Croatie en transmettant nos compétences en la matière et en renforçant nos liens à long terme, sous la forme de partenariats entre entreprises ESS suisses et croates, voire entre municipalités.

Nous tenons à remercier Jean Rossiaud et Lina Yanez du Bureau d’études LES IDEES – membre d’APRES-GE – de mener à bien le suivi de ce projet pour la Chambre de l’ESS.
Une partie du mandat est d’ailleurs versée en Léman, notre monnaie locale.

Le RIPESS organise une tournée d’apprentissage et de formation croisée en économie solidaire aux Etats-Unis

Article du RIPESS International, 8 novembre 2011

Cette semaine, du 8 au 11 novembre, le groupe de travail Éducation du RIPESS organise une tournée pilote d’apprentissage et de formation croisée sur l’économie solidaire organisée par Cooperative Jackson (Etats-Unis) avec la participation de formateurs locaux et internationaux des Etats-Unis, d’Amérique latine et des Caraïbes, du Canada, d’Europe et d’Asie orientale.

L’objectif est de permettre un échange de connaissances entre les formateurs en économie solidaire (ES) et de travailler à l’élaboration d’un programme d’études en ES. Le format de la tournée d’apprentissage, basé sur une expérience locale de ES, et le développement du curriculum seront mis à la disposition d’autres réseaux et initiatives d’ES pour être utilisés et adaptés à leur contexte local. La compréhension de l’ES est un moyen de changer le paradigme économique et social capitaliste actuel vers un monde plus juste et durable.

Pendant ces quatre jours, les participants combineront l’apprentissage en classe pour fournir une base théorique, pratique et des stratégies d’organisation pour construire l’économie solidaire avec des visites de projets sur le terrain pour voir et s’engager dans des pratiques réelles d’économie solidaire.

Parmi les objectifs, ce projet veut piloter et co-développer un programme d’études en ES, ce qui comprend la création de matériel, des méthodologies et des lignes directrices, et animé par des éducateurs en ES du monde entier, ainsi que des gens de la Cooperation Jackson. Et aussi, pour se connecter et apprendre à se connaître et s’engager dans un processus de transformation personnelle : « nous connaître nous-mêmes en relation avec les autres – une compréhension du  » nous  » et de la mutualité ».

En étant une formation de formateurs, ce cours vise également à générer un dialogue de connaissances entre les formateurs qui sont connectés aux mouvements de base de l’ES du monde entier. En adoptant une approche d’éducation populaire, les participants commenceront par la connaissance de chacun d’entre eux et comprendront que chacun est un enseignant et un apprenant.

Cette approche, bien alignée sur l’ES en termes de principes, de fondements et de méthodes, est un processus d’analyse – recherche de modèles, accès à de nouvelles connaissances au besoin, élaboration d’une stratégie d’action, mise en œuvre de cette action, puis retour à une réflexion sur l’expérience, analyse, collecte de nouvelles connaissances pour transformer l’économie locale et mondiale en une société nouvelle fondée sur la justice, l’égalité et l’amour, etc.

L’objectif de l’éducation populaire est de s’engager dans un processus continu de réflexion et d’action afin de transformer la réalité par une libération économique, sociale et politique.

Cooperation Jackson, Mississippi (États-Unis)

Le cours est organisé par la Cooperation Jackson, un projet qui suscite beaucoup d’enthousiasme aux États-Unis et à l’échelle internationale, car il s’inscrit dans une vision plus large visant à transformer l’économie et la société locales et régionales par une stratégie politico-électorale, une organisation populaire par le biais d’assemblées populaires et la construction de l’ES par un réseau coopératif composé de quatre institutions interdépendantes : une fédération des coopératives locales de travail, un incubateur coopératif, un centre de formation et d’éducation coopératives et une banque ou institution financière coopérative.

Pour ces raisons, le groupe de travail sur l’éducation du RIPESS a décidé de collaborer avec Cooperation Jackson pour organiser ce cours et commencer à développer un programme d’économie solidaire qui pourra être utilisé dans le futur par des personnes du monde entier.

Matériel pédagogique sur l’ES disponible sur Socioeco

Le groupe de travail Éducation du RIPESS a dressé une liste du matériel de formation sur l’ES qui sera mis à la disposition de toute personne intéressée ou travaillant dans le domaine de l’ES et de l’éducation. Tout le matériel se trouve dans Socioeco, le centre de ressources du RIPESS et nous invitons tous les formateurs et les réseaux d’ES à envoyer du nouveau matériel à socioeco.org pour être inclus dans la section sur le matériel de formation en ES ou sur la carte spéciale des outils pédagogiques.

Le RIPESS publiera des mises à jour pendant le cours sur nos comptes de médias sociaux Twitter et Facebook. Restez donc à l’écoute pour suivre l’élaboration du programme d’études en ES et les apprentissages de tous les participants au cours de ces quatre journées intenses.

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