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NESI Forum 2019: de 2030 à aujourd’hui
NESI Forum_ giant_map

Le RIPESS a soutenu et participé au deuxième Forum NESI qui a eu lieu du 24 au 26 avril à Malaga, en Espagne. L’événement a été surtout consacré aux ODDs de l’ONU et à la façon de créer un monde où ceux-ci seront effectivement mis en oeuvre d’ici 2030.

Six axes principaux ont été développés au cours du Forum : l’avenir de la finance, l’avenir de l’énergie, l’avenir de l’urbanisme et du logement, la souveraineté alimentaire et l’agroécologie, l’avenir du travail, les textiles durables.

Drazen Simlesa a participé en tant que représentant du RIPESS Europe et a été l’un des principaux contributeurs dans le domaine de la souveraineté alimentaire et de l’agroécologie.

Avec 500 participants du monde entier, le forum NESI est l’un des rassemblements les plus importants d’individus et d’organisations s’occupant du développement des nouvelles économies.

Les ateliers étaient particulièrement intéressants en tant que modèle Horizon, afin que chaque secteur puisse cartographier les défis actuels, déterminer l’orientation que nous souhaitons donner d’ici 2030 et enfin ce dont nous avons besoin pour y parvenir.

Plus d’info: NESI Forum

Programme radio: les cent ans de l’OIT

2019 marque l’année du centenaire de la création de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Le texte fondateur insiste en particulier sur la justice sociale comme condition d’une « paix universelle et durable » et appelle les États à mettre en place un « régime de travail réellement humain ».

Face aux attaques répétées contre le droit du travail et les droits de l’homme, au prétexte renouvelé des nouvelles technologies, La Constitution de l’OIT et ses missions sont plus que jamais d’actualité. 

Nous avons rassemblé dans une émission sur viziradio, un peu pêle-mêle, des lectures, des pièces sonores, des documentaires et des musiques qui évoquent ces questions. Le lien entre le travail et la guerre, l’aliénation et la domination, mais aussi les enjeux d’émancipation.

Une création de Laura Aufrère et Marie Limoujoux 

Rencontre euroméditerranéenne du Réseau de « l’économie des travailleur.ses »
Phptp Article Association Autogestion

Auteur : Benoît Borrits, Bruno Della Sudda, Christian Mahieux et Richard Neuville | 25 Avr 2019 | Événements, Vie de l’association

Article de Association Autgestion

L’articulation entre autogestion, écologie et féminisme au cœur de la IIIe rencontre de l’« Économie des travailleur-se-s »

Du 12 au 14 avril, s’est tenu à Milan la troisième rencontre euroméditerranéenne « L’économie des travailleur.ses ». 200 personnes environ y ont participé, avec une parité hommes/femmes et pas mal de jeunes. Ce processus est né il y a une dizaine d’années à l’initiative du programme Faculta Abierta de l’Université de Buenos Aires qui étudie et apporte son soutien aux entreprises récupérées par leurs travailleur.ses. En déniant aux propriétaires le droit de fermer une entreprise ou de disposer de l’outil de production et en reprenant la production sans patron sous une forme autogérée, ces travailleur.se.s préfigurent une autre économie, démocratique et sans actionnaires. L’objectif de ces rencontres est de faire converger sur quelques jours des travailleur.ses de ces entreprises, des chercheur.ses et des militant.es venus de différents pays.

Parti d’Amérique latine ce processus se décline désormais en rencontres continentales et mondiales. Cette édition euroméditerranéenne est la troisième édition après Marseille (Fralib/scop-Ti) en 2014 et Thessalonique (Vio.me) en 2016. Elle s’est tenue à Rimaflow, une ancienne usine de sous-traitance automobile reconvertie en diverses activités écologiques et sociales. Elle a réuni des participant.es d’une dizaine de pays : Italie, France, Espagne, Belgique, Croatie, Grèce, Hongrie, Kurdistan, Allemagne, Russie (et aussi Brésil et Argentine). Ces rencontres ont permis d’aborder divers thèmes comme la notion de mutualisme conflictuel, portée par les Rimaflow et le réseau Fuori Mercato (En dehors du marché), un syndicalisme sans frontière et embrassant tout le champ social ; l’agroécologie et les relations entre mouvements ruraux et urbains ; la reproduction sociale dans les expériences autogérées et le travail syndical ; la récupération du « public », des « communs » dans une perspective autogestionnaire ; la production autogérée et autogestion de la distribution ; l’articulation entre autogestion, écologie et féminisme ; le welfare par le bas ; l’autonomie économique pour sortir de la violence de genre.

Préfigurant une économie débarrassée des patrons et des actionnaires, on peut considérer que la présence des organisations syndicales serait évidente : l’aboutissement des revendications sociales ne doit-elle pas déboucher sur cette perspective ? De ce point de vue, la présence d’organisations telles que l’Union syndicale Solidaires ou la CGT espagnole constitue un point d’appui essentiel dans le développement de ce processus. On peut regretter que trop peu d’entreprises autogérées soient actuellement incluses dans ces rencontres. Il sera sans doute essentiel d’en redéfinir les objectifs pour que celles-ci soient plus présentes ; c’est un enjeu, notamment en France.

Les rencontres euroméditerranéennes, une préfiguration d’une Europe des travailleur.ses, une Europe tournée vers la rive sud de la Méditerranée ? La prochaine édition devrait avoir lieu en 2021 en Andalousie, organisée notamment par les camarades du SOC/SAT et de la CGT ; en septembre 2019, se tiendra la 7ème rencontre internationale, à Sao Paulo.

L’Association pour l’autogestion, le Réseau pour l’autogestion, les alternatives, l’altermondialisme, l’écologie et le féminisme (AAAEF) et l’Union syndicale Solidaires étaient présents à Milan, dans le cadre du travail commun au sein du Réseau Se fédérer pour l’émancipation1.

1 Ce Réseau rassemble l’Association Autogestion (AA), l’Association des communistes unitaires (ACU), les Amis de Tribune socialiste (ATS), Cerises la coopérative, l’Observatoire des mouvements de la société (OMOS), le Réseau pour l’autogestion, les alternatives, l’altermondialisme, l’écologie et le féminisme (AAAEF), le Temps des lilas et l’Union syndicale Solidaires.

Les grandes entreprises et les organisations de l’ESS relèvent-elles le défi des ODD ?

La mesure du développement durable et l’établissement de rapports à ce sujet se sont beaucoup améliorés au cours des dernières décennies, mais sont-ils adaptés aux défis du XXIe siècle et aux Objectifs de Développement Durable ? Cette conférence internationale qui aura lieu à Genève les 3 et 4 juin 2019, sera l’occasion pour les principales parties prenantes des institutions des Nations Unies, des organes nationaux de décision politique et des praticiens dans les domaines de la mesure et de l’établissement de rapports de discuter des meilleures pratiques, des principales préoccupations et des moyens de mieux prendre en compte les dimensions sociales du développement durable.

Le FSMET 2020 veut créer un espace ouvert de dialogue et de construction entre ceux et celles qui pratiquent une autre économie

Entretien avec Jason Nardi, Coordinateur Intercontinental du RIPESS, à propos du Forum Social Mondial des Économies Transformatrcies (FSMET 2020).

La première réunion préparatoire du Forum Social Mondial des Économies Transformatives (FSMET 2020) a eu lieu à Barcelone du 5 au 7 avril 2019 et servira mettre en place les bases du processus qui nous mènera jusqu’en mai 2020, date de la réunion principale.

Le RIPESS, en tant que Réseau Intercontinental pour la Promotion de l’Économie Sociale Solidaire, est l’un des trois réseaux promouvant ce processus, avec le Réseau des réseaux d’économie alternative et solidaire d’Espagne (Reas) et le Réseau catalan d’économie solidaire (XES). Nous avons donc interviewé Jason Nardi, Coordinateur du RIPESS Intercontinental, pour expliquer pourquoi il a été décidé de promouvoir le FSMET 2020, les objectifs poursuivis et les opportunités offertes au RIPESS pour participer au processus.

Pourquoi le RIPESS est-il l’un des réseaux moteurs du FSMET 2020 ?

Le RIPESS est un réseau composé de différents réseaux, plates-formes, campagnes et initiatives très hétérogènes dans le monde. Parmi les différents pays et continents, nous trouvons des expériences qui s’identifient à l’économie sociale et solidaire (ESS) plus centrées sur l’aspect communautaire, d’autres qui se concentrent sur l’aspect commercial du développement local et coopératif, d’autres encore qui s’intéressent davantage au soins des personnes, à la défense des droits et de la nature et à la façon dont nous pouvons repenser l’économie pour préserver l’environnement où nous vivons et promouvoir une vie plus libre et digne.

C’est pourquoi le RIPESS, en tant qu’entité de coordination, est ouvert aux différentes manières d’interpréter une autre économie, de se rencontrer et de travailler ensemble avec d’autres visions et d’autres mouvements alternatifs à l’économie de marché néolibérale dominante, qui est contraire aux valeurs que nous représentons.

Ainsi, dans différents espaces de dialogue avec d’autres mouvements, nous avons vu combien de fois il y a non seulement des luttes communes, mais aussi des complémentarités et des possibilités de coopération pour avoir une voix plus forte qui peut se multiplier et être reconnue comme une voix plurielle des citoyens qui cherchent une autre société.

Quel est le point de départ du FSMET 2020 ?

Il y a un besoin de passer à un autre niveau. Il ne s’agit pas d’une croissance économique des activités de l’économie solidaire, mais une croissance intellectuelle, de notre expérience et de notre capacité à influencer la société.

Ainsi, un forum comme celui-ci est une tentative de créer un espace ouvert entre ceux qui pratiquent une autre économie. Ce n’est pas seulement imaginer ou théoriser. Il ne s’agit pas d’une rencontre d’économistes hétérodoxes, mais une rencontre entre réseaux et expériences qui pratiquent une autre économie.

Pourquoi un processus comme le FSMET 2020 est-il nécessaire pour des mouvements qui construisent une autre économie ?

Pour le RIPESS, l’idée de confluence est à la base de notre approche stratégique de ces dernières années. Le RIPESS est la fille de la confluence de mouvements sociaux, comme le Forum Social Mondial ou d’autres espaces entre mouvements, qui luttent pour la souveraineté alimentaire aux Nations Unies et entre les différentes manières de valoriser les traditions et l’innovation sociale.

Mais ces espaces mondiaux de partage de luttes et de propositions, de campagnes et de solutions ne sont pas nombreux. Et il n’est pas facile de les organiser parce que chaque initiative, chaque réseau, chaque organisation a sa structure, sa culture de travail, de rencontre, sa modalité de participation et parfois, si un espace n’est pas bien perçu comme ouvert et accueillant, les gens ne participent pas.

C’est ce qui est arrivé au Forum Social Mondial, qui a commencé comme un véritable espace pour partager des luttes globales entre mouvements très locaux, mais avec une forte orientation politique. Cependant, faute de capacité à organiser ces espaces, il s’est transformé en un espace qui n’est ni un mouvement, ni un véritable lieu de confluence.

Que manquait-il alors ?

Il manquait une approche plus spécifique que de reconnaître que nous avons des problèmes mondiaux communs, mais que nous sommes déjà en train de construire des solutions et que nous pouvons les mutualiser dans une modalité de communauté open source. Et que nous devons travailler pour surmonter les difficultés que nous avons à organiser ces espaces.

En fait, en ce sens, je considère le RIPESS comme un agent provocateur. Parmi les réseaux dans lesquels nous sommes impliqués dans le monde entier, nous voyons de plus en plus de secteurs différents qui se reconnaissent comme faisant partie de l’ESS. Non pas parce que nos principes d’ESS ont été modifiés ou étendus, mais parce que ce sont les mêmes producteurs et, surtout, les consommateurs qui sont aujourd’hui plus conscients de l’interconnexion entre les différents niveaux.

Par conséquent, pour le RIPESS, le FSMET 2020 est une occasion très importante de pratiquer le réseautage alternatif, les affaires, la communauté et les soins de la vie, ce qui est la caractéristique de l’ESS. Nous croyons que cette approche de réseautage et de confluence peut être transférée à d’autres plans et c’est notre contribution.

Comment intégrer différentes visions du monde dans l’ESS ?

Je pense que nous devons nous permettre d’être positivement contaminés par les innovations qui, ces dernières années, se sont considérablement développées dans différentes parties du monde. Les propositions des économies féministes, par exemple, qui ne sont pas seulement une exigence de justice de genre, mais une vision différente de la manière d’organiser la société, le travail, les soins, la relation entre les personnes, etc.

Cela doit être intégré et faire partie d’une vision de l’ESS, non seulement parce que c’est un principe, un droit fondamental, mais aussi parce que cela fait partie de la solution.

Quelque chose de semblable se produit avec les visions indigènes sur la façon d’organiser une économie résiliente, respectueuse de la mère terre et de son caractère sacré, qui n’est pas religieuse au sens occidental du terme, mais comprise comme une cosmovision. Cette vision plus large et plus globale est une contribution très importante à toutes les initiatives que nous promouvons chaque jour par des coopératives de personnes qui travaillent ensemble horizontalement.

Le FSMET 2020 a son premier grand événement cette semaine à Barcelone, que va-t-il se passer à partir de maintenant ?

Le Forum fait partie du processus plus général du FSM parce qu’il partage avec lui non seulement le fait que ce sont des mouvements sociaux qui sont à la base de la transformation, mais aussi que nous ne voulons pas créer un nouveau réseau de réseaux ou un mouvement politique -ce qui ne veut pas dire que nous ne faisons pas de politique.

L’objectif est donc de créer un espace qui permette l’échange stratégique de la co-construction avec un processus à long terme. Et le Forum est un moment de ce processus, qui est une activité à construire ensemble sans être une entité unique qui fait le programme et décide de tout, mais non plus avec une autogestion totale.

Et dans quel but ?

L’objectif principal ici est celui de la confluence. Pourquoi la confluence ? Voir quel est le minimum dénominateur commun multiplicateur qui nous permet de construire un agenda d’action commun, selon la définition de Carlos Askunze.

Si ce processus fonctionne réellement, comme nous l’espérons, en 2020 après une année d’interaction virtuelle au niveau international et de confluences locales ou translocales, nous ferons déjà une proposition qui sera validée au Forum et qui serait une sorte de programme politique d’un mouvement de mouvements, un mouvement pluriel. Telle est l’ambition de ce processus.

Comment le RIPESS aborde-t-il sa participation au Forum et au processus, et comment va-t-il fonctionner ?

Nous serons présents pour contribuer, mais surtout pour profiter d’une rencontre avec d’autres organisations qui peuvent contribuer à notre travail sur des questions sur lesquelles nous travaillons comme l’approche genre, les politiques publiques locales et internationales, les médias ou comment localiser les objectifs de développement durable (ODD), entre autres.

Dans le même temps, nous tenterons de donner une perspective spécifique sur la réorganisation des circuits économiques. Si nous voulons vraiment transformer l’économie, nous devons non seulement produire différemment, plus écologiquement, avec plus de droits, etc., mais nous devons aussi repenser la relation entre la production et la consommation, et la façon dont la distribution de la richesse est transformée.

Cela implique de repenser les systèmes publics et communautaires. Par exemple, quelle formule pouvons-nous appliquer lorsqu’il y a des services qui ont été privatisés, en gardant à l’esprit que nous ne voulons pas non plus qu’ils soient entièrement contrôlés par l’État ? Ou comment nous pouvons réimaginer économiquement le commerce international, les migrations ou les relations entre communautés qui ne sont pas dans la même biorégion.

Je crois que cela fait partie de la vision globale du RIPESS et que, par conséquent, nous pouvons apporter des idées et des formules de l’approche d’une économie solidaire de libération. Comme le défend Euclide Mance, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui, où l’économie est une modalité de contrôle et de soumission, l’économie peut encore être un moyen de libération.

Enfin, le FSMET 2020 est aussi l’occasion pour le RIPESS de se renouveler, de se repenser, d’entrer en contact avec des réalités inconnues, avec des organisations et de nouveaux territoires pour nous. Par conséquent, du point de vue d’un réseau qui promeut un mouvement pour une autre économie, c’est une grande opportunité de connaître, de contribuer et d’être connu.

Écrit par Gabriel Boichat, RIPESS.

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