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Une charte pour la construction de données des Communs

L’une des premières cartes de ce type était TransforMap, un projet d’origine autrichienne et allemande qui utilise OpenStreetMap comme une plate-forme pour aider les gens à identifier et à se connecter à des projets d’Economie alternative. Aux États-Unis, CommonSpark a rassemblé une collection de  «cartes dans l’esprit des communes», telles que la carte des Grands Lacs  (carte biorégionale de protection et de prévention), Le Monde des communes (formes innovantes de gouvernance par les citoyens des biens et services publics en Italie), Falling Fruit (une carte mondiale identifiant 786 000 sites de récoltes libres de nourritures) La carte des petites bibliothèques gratuites (qui proposent des livres gratuits disponibles dans les quartiers du monde entier), une carte mondiale Hackerspace, une carte mondiale des semences, une carte de toutes les communautés de transition et plusieurs cartes sur les Community Land Trust.

 

Au fur et à mesure que prolifèrent les variétés de cartes, les projets de cartographie fonctionnent réellement comme des biens communs et sont capables de partager des données et de se développer ensemble. Mais relever ce défi implique de nombreux problèmes techniques, sociaux et juridiques.

Un groupe de mappers s’est réuni lors des sessions spatiales des Communes du Forum social mondial à Montréal l’année dernière pour essayer de progresser sur ces questions. Les échanges  se sont poursuivis lors d’un atelier « Intermapping » à Florence, en Italie, le mois dernier. Après des journées de débat approfondi et de collaboration, les mappers ont élaboré un document qui décrit douze principes clés pour développer des données efficaces et la cartographie des biens communs. La Charte pour la construction d’un espace commun de données pour un avenir libre, juste et durable est le fruit de ces discussions.

Les auteurs de la Charte décrivent le document comme «le dénominateur commun maximal des projets de cartographie qui aspirent à partager des données pour le bien commun.» Si vous suivez ces directives,  vous contribuerez à un Global Data Commons (partages commun des données). C’est-à-dire que vous gouvernerez votre communauté de cartographie et que vous gérez les données différemment que les personnes qui centralisent le contrôle des données à des fins lucratives.

« La Charte ne décrit pas la vision, la portée ou les valeurs d’un projet de cartographie spécifique. C’est plutôt une expression des principes de Données partagées. Cela vous aidera à réimaginer la façon dont vous protégez l’esprit d’animation de votre projet de cartographie et empêche vos données d’être copiées ou jointes.

Voici la version 0.6 de la Charte, qui est encore en cours:

  1. Réfléchissez à votre objectif ensemble : Echangez, discutez été débattez sur le fond de votre projet encore et encore. Toutes les personnes impliquées doivent toujours se sentir en accord  avec la direction vers laquelle se dirige le projet.
  2. Faites croître votre communauté. Pour que le projet réussisse, une communauté solide est plus importante que toute autre chose. Prenez soin de ceux qui pourraient vous soutenir lorsque vous en aurez le plus besoin.
  3. Separer les biens communs et le commerce. La cartographie pour les biens communs est différente de la production de services ou de produits pour concurrencer le marché de la carte. Assurez-vous de ne pas alimenter les déséquilibres de puissance ou les agendas axés sur les bénéfices et apprendre à séparer systématiquement les biens communs du commerce.
  4. Réfléchir à la capacité d’integration de sa carte au sein d’un ensemble : Pensez à votre carte en tant que nœud dans un réseau de nombreuses cartes. Parlez avec d’autres contributeurs au Data Commons pour savoir si vous pouvez utiliser le même modèle de données, la licence et l’approche cartographique.
  5. Employer un vocabulaire vivant. Les vocabulaires comme points d’entrée vers des mondes sociaux complexes sont toujours incomplets. Apprenez lr vocabulaire avec d’autres mappeurs. Assurez-vous que votre vocabulaire peut être ajusté. Faites-le explicite et publiez-le ouvertement, afin que d’autres puissent en tirer des leçons.
  6. Transparence des documents : Le partage de votre processus de travail, des apprentissages et les échecs permettent aux autres d’apprendre et d’échanger les expérience. Ne laissez pas la documentation pour plus tard. Faites-le régulierement et rendez-le compréhensible. Utilisez des technologies conçues pour une coopération ouverte.
  7. Financez ce que vous pouvez de manière autonome et alternative. Soutenez votre projet autant que possible avec de l’argent, du temps, des connaissances, du stockage de l’espace, du matériel ou du suivi de votre communauté ou du soutien public. Restez indépendant!
  8. Utilisez les outils FLOSS. Il vous donne la liberté de développer votre propre projet et logiciel en fonction de vos besoins. Et cela vous permet de contribuer au développement de ces outils.
  9. Construire sur la plateforme open-site. Les normes Web ouvertes garantissent que votre carte, ses données et les applications associées ne peuvent être jointes et sont préparées pour un remixage et une intégration ultérieures avec d’autres sources.
  10. Possèdez vos données. À court terme, il semble être un cauchemar de s’abstenir d’importer ou de copier ce dont vous n’êtes pas légalement autorisé. À la longue, c’est la seule façon de vous empêcher d’être poursuivi ou vos données d’être accaparées. Interdire Google.
  11. Protégez vos données. Être propriétaire de vos données est important, mais pas assez. Assurez-vous que personne ne récupère vos données dans le monde de la commercialisation et des boîtiers. Utilisez les licences appropriées pour protéger votre travail collectif!
  12. Archivez votre projet. Quand cela ne fonctionne plus pour vous, d’autres encore pourraient vouloir le poursuivre sur le futur.

(Les versions antérieures du document peuvent être trouvées ici et ici. Si vous avez des commentaires ou de nouveaux points à ajouter à la Charte, voici un hackpad pour de nouvelles contributions)

Ces douze principes représentent beaucoup de réflexions qui permettrons, nous l’espérons de faire progresser  le fonctionnement des biens communs de données!

Trouvez l’article source en anglais !

 

Les communs et l’ESS. Le colloque 2016 du RIUESS
RIUESS Colloques 2016 - Communs et ESS

Les XVIèmes rencontres du Réseau Inter Universitaire de l’Economie Sociale et Solidaire (RIUESS) se sont tenues à l’Université Paul Valéry de Montpellier. Cette année le thème était Les « communs » et l’économie sociale et solidaire. Quelles identités et quelles dynamiques communes ?

Il n’est pas possible de rendre compte ici de la richesse et de la diversité des échanges autour des concepts qui se sont assez récemment (ré)introduits dans le discours aussi bien des économistes et plus largement des intellectuels que des gens de terrain qui portent des initiatives qu’ils considèrent comme une réhabilitation des communs.

Fabienne Orsi en ouverture a introduit le propos par une présentation très pédagogique de la notion telle qu’elle a été développée par l’école de Bloomington et par l’équipe d’Elenor Ostrom . Ostrom a été abondamment citée, naturellement puisque son travail sur les communs a remis à l’ordre du jour une notion qui était surtout utilisée pour évoquer avec Polanyi l’épisode des « enclosures », la privatisation des communs comme acte fondateur de la société de marché. En privatisant les communaux, le XIXè siècle industriel a jeté dans l’exode rural les petits paysans qui iront s’employer à bas prix dans les usines. Ce phénomène a initialisé le désencastrement de l’économie de la société en instituant comme marchandises fictives le travail, la terre et la monnaie.

Citons, de façon liminaire la définition des communs d’Ostrom : « des ensembles de ressources collectivement gouvernées, au moyen d’une structure de gouvernance assurant une distribution des droits entre les partenaires participant au commun(commoneurs) et visant à l’exploitation ordonnée de la ressource, permettant sa reproduction sur le long terme » soit encore une ressource, une communauté et un ensemble de droits et d’obligations qui sont définis par le collectif selon des modalités de gouvernance spécifiques. La société de communs c’est d’abord la promesse de sortir de la crise de civilisation provoquée par le néolibéralisme et son scientiste contemporain, utilitariste et niant l’incidence du transcendental dans les comportements humains.

Une distinction majeure est soulignée entre « les communs » et « le commun », les communs considérés comme ressources et on insiste sur les processus de gouvernance qui permettent d’échapper à l’opposition entre propriété publique et propriété privée. Le commun relève davantage d’une appréciation sur ce qui fait communauté pour l’espèce (avec la difficulté qu’on éprouve en France avec ce terme). Il s’agit là de reprendre la main sur la gestion de biens naturels impartageables mais qui se trouvent gravement impactés par les activités de l’hyper production. Le climat, les océans, mais également la culture, etc. Il y a donc un double mouvement d’identification de ce qu’on peut gérer en commun pour le bien commun, biens communs qui sont cannibalisés par le Marché (Elisabetta Buccolo) et ce qui fait du commun c’est à dire ce qui construit de la relation et de la « philia ».

Comment se construit la confiance, quel est le rôle de la proximité géographique, cognitive , de projet, quelle homogénéité de perception sur les « attentes du futur » peut-on se passer de leader charismatique, comment prendre l’habitude d’évoluer dans un contexte d’incertitude, établir la légitimité des règles communes, développer une attitude positive aux apprentissages, reverser et actualiser des pratiques coutumières. Dans les ateliers, on pouvait examiner ces questions et beaucoup d’autres (une participante a interrogé le « mythe du localisme » ), les focales étaient variées On se reportera aux contributions (49) regroupées au sein de 18 ateliers en quatre sessions parallèles. Ces contenus sont disponibles sur le site de socioeco.org.

Le RIUESS a tenu au cours de la rencontre son assemblée générale (la première après la constitutive, en nombre réduit de novembre). Le réseau rassemble plus de 50 chercheurs, adhérents à titre individuel, en attendant l’adhésion de personnes morales. Il a élu son Comité d’animation et de gestion ( 7 hommes, 7 femmes). Il a annoncé la tenue des XVIIèmes rencontres à Marrakech en partenariat entre l’Université de Mulhouse et du Maroc. Il a décidé de renouveler son adhésion au RIPESS Europe.

Pour conclure, deux éminents universitaires ont donné une conférence en plénière. Benjamin Coriat (économiste à Université Paris 1) Communs et ESS: tensions et complémentarités et le jour suivant Christian LAVAL (sociologue, Université Paris Ouest Nanterre) Principe du commun et institution des communs.

On ne peut rendre compte en quelques lignes de leurs propos. Soulignons qu’aux yeux de Benjamin Coriat, l’émergence de la culture des communs et notamment des communs immatériels est un nécessaire aiguillon pour stimuler et ranimer l’ESS, alors qu’à nos yeux c’est l’ESS qui a été précurseure dans la mise à jour de cette notion.

Christian Laval a débuté sa conférence en citant Foucault « Les concepts viennent des luttes et sont destinés à y retourner » et pour Laval il est « artificiel de séparer la théorie de la pratique ».

Il a insisté sur la primauté de l’usage sur la propriété (abordé par plusieurs intervenants auparavant), la cité comme activité commune, principe politique de démocratie radicale. Le mouvement des communs renouvellerait la grammaire du socialisme et pourrait servir d’outil d’analyse et d’évaluation à l’ESS, de pilote pour opposer la forme commun à la forme entreprise.

Un ouvrage devrait rassembler l’ensemble des textes.

 

RIUESS – XVIe Rencontres: les « communs » et l’économie sociale et solidaire
décembre 20, 2015
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Le Réseau interuniversitaire de l’économie sociale et solidaire (RIUESS) organise sa XVIe édition des rencontres à Montpellier du 25 au 27 mai 2016 (organisées par l’Université Paul-Valéry Montpellier 3).

Cette année, le thème est: « Les « communs » et l’économie sociale et solidaire. Quelles identités et quelles dynamiques communes ? »

La date limite de réception des propositions de communication est fixée au 16 janvier 2016.

 

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