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Une Politique alimentaire commune pour une transition écologique radicale

Article de Urgenci

URGENCI, le réseau de l’Agriculture soutenue par les citoyen-ne-s et ses réseaux membres issus de 12 pays d’Europe, viennent d’organiser, les 14-16 mai 2019, une formation au plaidoyer européen à Bruxelles. L’occasion de prendre position sur la réforme de la Politique agricole commune.

L’agriculture soutenue par les citoyen-ne-s (ASC) est un partenariat direct entre un groupe de consommateurs et un ou plusieurs agriculteur(s), qui fondent leurs échanges sur la relation humaine, en partageant les risques, les responsabilités et les fruits de l’activité agricole, à travers un engagement mutuel sur le long terme.

URGENCI et ses membres pensent qu’il est temps de porter la voix des ASC. Dans la dernière ligne droite avant les élections européennes, les candidats doivent écouter attentivement la voix des mouvements de terrain. “Notre mouvement explose de créativité. Les innovations sociales viennent de toutes les directions! Mais la spécificité de l’ASC c’est d’être un pas concret en avant vers un nouveau contrat social entre les producteurs et les sociétés qu’ils nourrissent, explique Mathias von Mirbach, un paysan allemand en ASC.

L’ASC est l’un des outils les plus effectifs pour aider les paysans et les consommateurs conscients à reprendre le contrôle des systèmes alimentaires locaux et territoriaux. Le modèle de l’ASC est efficace en matière de gaspillage alimentaire, de préservation de l’agrobiodiversité cultivée et de consolidation des économies et de l’emploi locaux. L’apport nutritionnel des fruits et légumes produits de manière agroécologique est maintenant reconnu la lutte contre les maladies non-transmissibles comme le diabète, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et le cancer. Les initiatives d’ASC contribuent de ce fait directement à l’amélioration de la santé des citoyens européens. Leurs contributions sociales et environnementales devraient être davantage reconnues. Ainsi, les paiements directs et d’autres mesures de soutien direct devraient être orientés vers les producteurs qui vendent en direct à travers l’ASC ou d’autres modèles de vente directe.

Ces voix se joignent au vibrant appel pour une Politique alimentaire commune: il existe un besoin urgent de réparer le manque de cohérence entre les politiques publiques menées par les différentes DG de la Commission européenne. Nous avons besoin de reconnecter l’agriculture avec la santé et la nutrition, l’inclusion sociale et l’environnement. Il est vital pour des milliers de fermes en ASC à travers l’Europe que l’agroécologie et la durabilité soient promues comme principes dominants, et qu’elles soient priorisées par rapport à l’agriculture industrielle, à sa logique de compétition et de profit. “En tant que composante du Mouvement Nyéléni Europe pour la Souveraineté alimentaire, nous   sommes convaincus qu’il est également essentiel de placer les petits producteurs en agroécologie au coeur du changement radical vers une Politique alimentaire commune”, souligne Isabel Alvarez, Vice-Présidente d’URGENCI.

Le temps d’un changement radical est venu. Un changement qui est déjà bien engagé dans le mouvement de l’ASC.

Contact: Jocelyn Parot, +33 6 84 68 52 82, jocelyn.parot@urgenci.net, www.urgenci.net

Plus d’agriculteurs, une meilleure nourriture : Nyéléni ECA publie le rapport sur la politique agricole de l’UE (CAP)
More farmers better food CAP

Les petits agriculteurs durables devraient être placés au cœur de la politique agricole de l’UE, selon un nouveau document publié en Mars 2019 par la plateforme Nyeleni pour la souveraineté alimentaire en Europe et en Asie centrale. Cette publication, qui a fait l’objet d’une publication très bien documentée, représente la position d’une coalition paneuropéenne d’agriculteurs, de paysans, de pasteurs, de pêcheurs, de peuples indigènes et d’organisations environnementales sur la politique agricole commune (PAC) de l’UE.

Le rapport souligne la situation alarmante des zones rurales et du système alimentaire dans l’UE :
Entre 2005 et 2016, le nombre d’exploitations agricoles de moins de 50 hectares a diminué de 29,4%. Plus de 4 millions d’exploitations ont disparu en seulement 10 ans.
Un nombre croissant de travailleurs saisonniers et souvent migrants souffrent de conditions de travail et de vie épouvantables.
La pollution liée aux produits agrochimiques continue d’avoir un impact négatif sur la santé publique – les résidus chimiques présents dans les aliments, les nitrates et les eaux de ruissellement du phosphore polluent les eaux et les sols.
Des niveaux élevés d’utilisation d’antibiotiques dans l’élevage d’animaux entraînent une résistance aux antimicrobiens.
La chaîne alimentaire industrielle génère environ 88 millions de tonnes de déchets alimentaires par an.
La PAC a rendu l’UE extrêmement dépendante des importations bon marché en provenance de régions aux normes environnementales et sociales bien moins strictes.

Stanka Becheva, militante pour la souveraineté alimentaire des Amis de la Terre Europe, a déclaré :
« Alors que le monde est confronté à de multiples crises environnementales et sociales, dont beaucoup sont directement liées à la manière dont nous nous nourrissons, les politiciens européens doivent écouter les petits agriculteurs durables qui peuvent aider à résoudre la crise climatique et l’effondrement du monde naturel. Les systèmes alimentaires qu’ils créent fournissent des aliments sains, abordables et locaux aux consommateurs, respectent la nature et le climat, et créent des emplois sûrs et dignes. »

Présentant la partie du rapport centrée sur les besoins de la PAC pour réussir cette transition, Geneviève Savigny, agricultrice et représentante de la Coordination européenne Via Campesina[2], affirme que  » la PAC doit apporter aux petits producteurs durables le soutien politique, économique et social adéquat dont ils ont besoin. Cela implique des prix équitables, la fixation d’un plafond pour les paiements directs et une redistribution de l’aide. Actuellement, moins de 2 % des bénéficiaires de la PAC reçoivent 30 % du budget total des paiements directs. Cela doit changer. Il faut consacrer davantage d’argent au développement rural et mettre en avant une approche collective de projets où l’agroécologie paysanne est encouragée. Et pour notre jeunesse ? Le soutien aux nouveaux agriculteurs pendant les premières années de leur activité est essentiel. »

« Ce rapport montre également les avantages environnementaux et sociaux de nouveaux partenariats locaux entre producteurs et consommateurs. Il arrive à point nommé pour montrer qu’un nouveau contrat social entre les producteurs de denrées alimentaires et les sociétés qu’ils nourrissent est très attendu et qu’il est urgent », déclare Judith Hitchman de URGENCI, le réseau international des mouvements agricoles soutenus par la Communauté.

Télécharger le rapport (en anglais) ici.

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