Exact matches only
Search in title
Search in content
Search in comments
Search in excerpt
Search in posts
Search in pages
Search in groups
Search in users
Search in forums
Filter by Categories
450
597
598
93
Actu
Actu
AG2016 ateliers
AG2017
Assemblée Génerale
Campagne
Convergence
Edito
Editorial
Education et recherche
Etat de l'art
Europe
Evénément
Events
Featured
Formation
GA2018
International
International @fr
Mediterranée
nc
Newsletter
Politiques publiques
Politiques publiques
Ressources
Solikon2015
UniverSSE2017
Video @fr
Le FSMET 2020 veut créer un espace ouvert de dialogue et de construction entre ceux et celles qui pratiquent une autre économie

Entretien avec Jason Nardi, Coordinateur Intercontinental du RIPESS, à propos du Forum Social Mondial des Économies Transformatrcies (FSMET 2020).

La première réunion préparatoire du Forum Social Mondial des Économies Transformatives (FSMET 2020) a eu lieu à Barcelone du 5 au 7 avril 2019 et servira mettre en place les bases du processus qui nous mènera jusqu’en mai 2020, date de la réunion principale.

Le RIPESS, en tant que Réseau Intercontinental pour la Promotion de l’Économie Sociale Solidaire, est l’un des trois réseaux promouvant ce processus, avec le Réseau des réseaux d’économie alternative et solidaire d’Espagne (Reas) et le Réseau catalan d’économie solidaire (XES). Nous avons donc interviewé Jason Nardi, Coordinateur du RIPESS Intercontinental, pour expliquer pourquoi il a été décidé de promouvoir le FSMET 2020, les objectifs poursuivis et les opportunités offertes au RIPESS pour participer au processus.

Pourquoi le RIPESS est-il l’un des réseaux moteurs du FSMET 2020 ?

Le RIPESS est un réseau composé de différents réseaux, plates-formes, campagnes et initiatives très hétérogènes dans le monde. Parmi les différents pays et continents, nous trouvons des expériences qui s’identifient à l’économie sociale et solidaire (ESS) plus centrées sur l’aspect communautaire, d’autres qui se concentrent sur l’aspect commercial du développement local et coopératif, d’autres encore qui s’intéressent davantage au soins des personnes, à la défense des droits et de la nature et à la façon dont nous pouvons repenser l’économie pour préserver l’environnement où nous vivons et promouvoir une vie plus libre et digne.

C’est pourquoi le RIPESS, en tant qu’entité de coordination, est ouvert aux différentes manières d’interpréter une autre économie, de se rencontrer et de travailler ensemble avec d’autres visions et d’autres mouvements alternatifs à l’économie de marché néolibérale dominante, qui est contraire aux valeurs que nous représentons.

Ainsi, dans différents espaces de dialogue avec d’autres mouvements, nous avons vu combien de fois il y a non seulement des luttes communes, mais aussi des complémentarités et des possibilités de coopération pour avoir une voix plus forte qui peut se multiplier et être reconnue comme une voix plurielle des citoyens qui cherchent une autre société.

Quel est le point de départ du FSMET 2020 ?

Il y a un besoin de passer à un autre niveau. Il ne s’agit pas d’une croissance économique des activités de l’économie solidaire, mais une croissance intellectuelle, de notre expérience et de notre capacité à influencer la société.

Ainsi, un forum comme celui-ci est une tentative de créer un espace ouvert entre ceux qui pratiquent une autre économie. Ce n’est pas seulement imaginer ou théoriser. Il ne s’agit pas d’une rencontre d’économistes hétérodoxes, mais une rencontre entre réseaux et expériences qui pratiquent une autre économie.

Pourquoi un processus comme le FSMET 2020 est-il nécessaire pour des mouvements qui construisent une autre économie ?

Pour le RIPESS, l’idée de confluence est à la base de notre approche stratégique de ces dernières années. Le RIPESS est la fille de la confluence de mouvements sociaux, comme le Forum Social Mondial ou d’autres espaces entre mouvements, qui luttent pour la souveraineté alimentaire aux Nations Unies et entre les différentes manières de valoriser les traditions et l’innovation sociale.

Mais ces espaces mondiaux de partage de luttes et de propositions, de campagnes et de solutions ne sont pas nombreux. Et il n’est pas facile de les organiser parce que chaque initiative, chaque réseau, chaque organisation a sa structure, sa culture de travail, de rencontre, sa modalité de participation et parfois, si un espace n’est pas bien perçu comme ouvert et accueillant, les gens ne participent pas.

C’est ce qui est arrivé au Forum Social Mondial, qui a commencé comme un véritable espace pour partager des luttes globales entre mouvements très locaux, mais avec une forte orientation politique. Cependant, faute de capacité à organiser ces espaces, il s’est transformé en un espace qui n’est ni un mouvement, ni un véritable lieu de confluence.

Que manquait-il alors ?

Il manquait une approche plus spécifique que de reconnaître que nous avons des problèmes mondiaux communs, mais que nous sommes déjà en train de construire des solutions et que nous pouvons les mutualiser dans une modalité de communauté open source. Et que nous devons travailler pour surmonter les difficultés que nous avons à organiser ces espaces.

En fait, en ce sens, je considère le RIPESS comme un agent provocateur. Parmi les réseaux dans lesquels nous sommes impliqués dans le monde entier, nous voyons de plus en plus de secteurs différents qui se reconnaissent comme faisant partie de l’ESS. Non pas parce que nos principes d’ESS ont été modifiés ou étendus, mais parce que ce sont les mêmes producteurs et, surtout, les consommateurs qui sont aujourd’hui plus conscients de l’interconnexion entre les différents niveaux.

Par conséquent, pour le RIPESS, le FSMET 2020 est une occasion très importante de pratiquer le réseautage alternatif, les affaires, la communauté et les soins de la vie, ce qui est la caractéristique de l’ESS. Nous croyons que cette approche de réseautage et de confluence peut être transférée à d’autres plans et c’est notre contribution.

Comment intégrer différentes visions du monde dans l’ESS ?

Je pense que nous devons nous permettre d’être positivement contaminés par les innovations qui, ces dernières années, se sont considérablement développées dans différentes parties du monde. Les propositions des économies féministes, par exemple, qui ne sont pas seulement une exigence de justice de genre, mais une vision différente de la manière d’organiser la société, le travail, les soins, la relation entre les personnes, etc.

Cela doit être intégré et faire partie d’une vision de l’ESS, non seulement parce que c’est un principe, un droit fondamental, mais aussi parce que cela fait partie de la solution.

Quelque chose de semblable se produit avec les visions indigènes sur la façon d’organiser une économie résiliente, respectueuse de la mère terre et de son caractère sacré, qui n’est pas religieuse au sens occidental du terme, mais comprise comme une cosmovision. Cette vision plus large et plus globale est une contribution très importante à toutes les initiatives que nous promouvons chaque jour par des coopératives de personnes qui travaillent ensemble horizontalement.

Le FSMET 2020 a son premier grand événement cette semaine à Barcelone, que va-t-il se passer à partir de maintenant ?

Le Forum fait partie du processus plus général du FSM parce qu’il partage avec lui non seulement le fait que ce sont des mouvements sociaux qui sont à la base de la transformation, mais aussi que nous ne voulons pas créer un nouveau réseau de réseaux ou un mouvement politique -ce qui ne veut pas dire que nous ne faisons pas de politique.

L’objectif est donc de créer un espace qui permette l’échange stratégique de la co-construction avec un processus à long terme. Et le Forum est un moment de ce processus, qui est une activité à construire ensemble sans être une entité unique qui fait le programme et décide de tout, mais non plus avec une autogestion totale.

Et dans quel but ?

L’objectif principal ici est celui de la confluence. Pourquoi la confluence ? Voir quel est le minimum dénominateur commun multiplicateur qui nous permet de construire un agenda d’action commun, selon la définition de Carlos Askunze.

Si ce processus fonctionne réellement, comme nous l’espérons, en 2020 après une année d’interaction virtuelle au niveau international et de confluences locales ou translocales, nous ferons déjà une proposition qui sera validée au Forum et qui serait une sorte de programme politique d’un mouvement de mouvements, un mouvement pluriel. Telle est l’ambition de ce processus.

Comment le RIPESS aborde-t-il sa participation au Forum et au processus, et comment va-t-il fonctionner ?

Nous serons présents pour contribuer, mais surtout pour profiter d’une rencontre avec d’autres organisations qui peuvent contribuer à notre travail sur des questions sur lesquelles nous travaillons comme l’approche genre, les politiques publiques locales et internationales, les médias ou comment localiser les objectifs de développement durable (ODD), entre autres.

Dans le même temps, nous tenterons de donner une perspective spécifique sur la réorganisation des circuits économiques. Si nous voulons vraiment transformer l’économie, nous devons non seulement produire différemment, plus écologiquement, avec plus de droits, etc., mais nous devons aussi repenser la relation entre la production et la consommation, et la façon dont la distribution de la richesse est transformée.

Cela implique de repenser les systèmes publics et communautaires. Par exemple, quelle formule pouvons-nous appliquer lorsqu’il y a des services qui ont été privatisés, en gardant à l’esprit que nous ne voulons pas non plus qu’ils soient entièrement contrôlés par l’État ? Ou comment nous pouvons réimaginer économiquement le commerce international, les migrations ou les relations entre communautés qui ne sont pas dans la même biorégion.

Je crois que cela fait partie de la vision globale du RIPESS et que, par conséquent, nous pouvons apporter des idées et des formules de l’approche d’une économie solidaire de libération. Comme le défend Euclide Mance, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui, où l’économie est une modalité de contrôle et de soumission, l’économie peut encore être un moyen de libération.

Enfin, le FSMET 2020 est aussi l’occasion pour le RIPESS de se renouveler, de se repenser, d’entrer en contact avec des réalités inconnues, avec des organisations et de nouveaux territoires pour nous. Par conséquent, du point de vue d’un réseau qui promeut un mouvement pour une autre économie, c’est une grande opportunité de connaître, de contribuer et d’être connu.

Écrit par Gabriel Boichat, RIPESS.

FSM des économies transformatrices 2019-2020: où en est-on?
octobre 15, 2018
0

En juillet dernier, nous avons organisé une cérémonie de présentation à Barcelone du Forum Mondial des Economies Transformatices, et depuis lors, nous avons travaillé ensemble avec les différents réseaux d’économie sociale et solidaire (ESS) à l’origine de cette initiative –XES, le Réseau catalan d’économie solidaire; REAS, le Réseau espagnol des réseaux d’économie solidaire, et RIPESS, le Réseau intercontinental de promotion de l’ESS- pour mettre le processus en marche.

Le Forum veut être un processus de confluence entre le local et l’international de différentes approches d’une autre économie, que nous appelons les Economies Transformatrices.. Comme vous avez pu le lire dans le premier Appel, certaines structures localesont déjà commencé leurs réunions pour établir un agenda, des priorités et des objectifs, la cartographie des organisations et des mécanismes de convergence avec les sphères locales et internationales. En parallèle, RIPESS encourage le processus par l’intermédiaire des membres sur les différents continents; d’autre part, nous travaillons avec des réseaux et mouvements internationaux pour chaque axe afin de contribuer à la diffusion et à l’articulation du processus.

Au cours des dernières semaines, nous avons défini le modèle de gouvernance qui organisera les confluences au niveau local et international, dans lequel les différentes formes de participation et de co-promotion se reflètent. Nous voulons que cette structure ait comme épicentre la base sociale des économies en transformation et que le mouvement de confluence soit promu à partir des différents axes thématiques.

D’autre part, nous progressons dans la création d’outils de travail en ligne pour faciliter la rencontre et la confluence locale-internationale, ainsi que d’outils de diffusion, tels que le site Web du Forum et le matériel graphique, que nous partagerons avec vous dès que possible, ainsi que les prochaines étapes à suivre pour participer au processus que nous avons commencé. En attendant, si vous avez quelque doute, idée ou suggestion, vous pouvez nous contacter à hola@transformadora.cat

Finalement, nous profitons de l’occasion pour vous présenter la nouvelle équipe technique, qui apportera un soutien permanent au Forum; il sera basé à Barcelone et est composé de 4 personnes qui dirigent les domaines de travail suivants :

Coordination: Júlia Granell

Facilitation internationale: Iris Aviñoa

Communication: Laie Vidiella

Merci beaucoup et à converger!

Équipe FSM des Economies Transformatrices

Barcelone: Le plan pour l’impulsion de l’Economie Social et Solidaire 2016-2019

Sources: Socioeco.org

Ce document, intitulé Le Plan  pour l’impulsion de l’économie sociale et solidaire à Barcelone, est le résultat d’une initiative locale. Son objectif est d’offrir une vision socio-économique de transformation de la réalité urbaine. Il comprend un programme d’action et vise à contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales, tout en favorisant une économie au service des personnes et de la justice sociale.

Ce rapport  comprend le diagnostic, le processus de développement et l’ensemble des actions à mettre en œuvre dans la ville au cours des années à venir.

Il est structuré autour des thématiques suivantes:

– L’économie sociale et solidaire à Barcelone: ​​analyse de la réalité du tissu socio-économique de transformation de la ville et son déploiement sur le territoire

– Le processus de planification: explication du processus d’élaboration du plan et de coproduction ainsi que la dynamique de co-responsabilité.

– Contenu du plan: description des objectifs généraux et spécifiques, lignes de travail, mesures et actions à mener.

– Élaboration du plan: Indique les différents agents impliqués dans l’exécution du plan et les espaces de travail en commun et participatif.

– Budget, Suivi et évaluation: détaille les allocations budgétaires, ainsi que les critères d’évaluation d’impact utilisés.

– Annexe. Vers une nouvelle politique socio-économique: propose une vue d’ensemble de l’économie plurielle et de la proposition de transformation socio-économique de la ville.

Vous pouvez trouver le rapport complet en espagnol ici!

Barcelone: l’économie plurielle qui transforme nos villes
Barcelona mercado social

Au cours des journées du 20 et 21 octobre 2016, Barcelone a hébergé la seconde Trobada Internacional de Municipalisme i Economia Solidària, organisée par le Comissionat d’Economia Cooperativa, Social i Solidària i Consum de la Mairie de Barcelone. Le titre de la rencontre était « Villes pour une économie plurielle et transformatrice », mettant au centre du débat le rôle que les municipalités et, plus généralement les gouvernements de proximité, ont et peuvent avoir dans le cadre de la promotion de l’économie solidaire. Des invités internationaux, des représentants d’entités locales et des intervenants de la société civile organisée (coopératives, collectifs d’action locale, réseaux d’économie solidaire, etc.) ont participé à l’événement, qui se voulait un espace pour le partage, la coopération et l’échange de connaissances et d’expériences en matière d’économie solidaire et de gouvernement local, avec pour objectif principal de travailler sur un modèle de développement socioéconomique basé sur la participation, l’horizontalité, le respect du travail, la cohésion sociale et la durabilité environnementale, en contraste avec les formes qui prévalent aujourd’hui d’exploitation et d’exclusion.

Read more

Barcelone « capitale de l’économie solidaire » ?

La municipalité de Barcelone souhaite que la ville devienne la « capitale de l’économie solidaire » et promouvoir des initiatives d’entreprises éthiques auxquelles elle donnera la priorité lors des achats publics, a expliqué le premier adjoint au maire de la ville, Gerardo Pisarello. Read more

FESC 2015: 3 jours d’ESS à Barcelone (23-25 Octobre 2015)

IV édition de la Foire d’Économie Solidaire de Catalogne

Le 23, 24 et 25 Octobre a eu lieu à l’ancienne usine Fabra i Coats à Barcelone la quatrième édition de la Foire de l’économie solidaire de Catalogne. C’est un événement annuel qui réunit le riche tissu d’expériences et de pratiques de l’économie solidaire du pays. Dès septembre, 171 organisations et entreprises s’étaient déjà pré-inscrites pour participer à la foire, représentant une occupation du 94% de l’espace de Fabra i Coats consacré a cet événement. Ce chiffre montre la croissance et le succès du l’ensemble du secteur de l’ESS en Catalogne.

Ces organisations sont principalement des coopératives, mais aussi des associations, fondations, groupes de consommateurs et agences d’emploi, entre autres. Ces 171 projets et initiatives d’économie solidaire sont répartis dans 33 municipalités dans toute la Catalogne, un exemple de la large portée territoriale de l’économie sociale dans ce territoire. La FESC a vu tripler également, par rapport à l’an dernier, le nombre des exposants du reste de l’Espagne, notamment avec la présence d’ entreprises de Bilbao, Almeria, Madrid, Pamplona, Valencia et Palma de Mallorca. Un autre point à noter est qu
e 30% des organisations enregistrées ont participé à la foire pour la première fois.

Les organisations qui sont actives dans le secteur de la prestation de services aux personnes, et le secteur de l’alimentation conforment la majorité, avec 23% et 16% du total respectivement. Viennent ensuite les secteurs de la communication, l’éducation et la culture (11% chacun), le logement (10%), le secteur textiles et la finance (6% chacun), le divertissement (4%), et les soins (2%). La FESC démontre encore une fois que toutes les nécessités et besoins de notre vie quotidienne peuvent être remplis avec les produits et services offerts par les entreprises de l’économie coopérative, sociale et solidaire.

A noter également la présence d’expériences d’économie solidaire du Kurdistan, qui est la nation invitée cette année. La région a été choisie pour son modèle d’inspiration en économie coopérative et ses principes communautaires, écologiques et égalitaires, en dépit d’être une nation sans État. Il met également en évidence le rôle crucial que les femmes jouent dans les processus économiques, quelque chose d’unique au Moyen-Orient. D’autres pays ont été représentés: la France, l’Italie et le Portugal.

L’an dernier, la foire a accueilli un total de 17.000 visiteurs et près d’une centaine d’activités dans le programme. En outre, ont été distribués 30.000 ECOSOL, une monnaie alternative et unique pour les transactions équitables qui se déroulent pendant la Foire.

Pour plus d’informations http://www.firaesc.org/

Aller à la barre d’outils