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XIXe Rencontres du RIUESS : « ESS de la culture et culture de l’ESS »

Les XIXe Rencontres du Réseau Interuniversitaire de l’Economie Sociale et Solidaire  auront pour thème « ESS
de la culture et culture de l’ESS »
. Elles se dérouleront les 15, 16 et
17 mai 2019 à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée.
Vous trouverez l’ appel à communication sur le site
des rencontres : http://riuess2019.sciencesconf.org.
La date de réception des communications est fixée au 12 janvier 2019.
 

Cours en ligne Synergia : Vers une richesse commune coopérative

Chers collègues

Vous savez que nous vivons une époque périlleuse. La nécessité d’un changement systémique n’a jamais été aussi évidente et urgente – pour les personnes et pour la planète. Synergia vous tend la main parce que nous croyons que vous êtes engagés dans la lutte commune pour un changement transformateur. En tant que réseau international de praticiens de toujours et d’éducateurs communautaires, nous structurons notre contribution autour de deux domaines de travail principaux :

a) Concevoir des ressources éducatives accessibles et de haute qualité qui peuvent être utilisées par les agents de changement partout dans le monde pour créer des solutions de changement de système adaptées aux contextes locaux. Notre plateforme d’apprentissage en ligne permet de discuter et d’échanger des connaissances pratiques et des stratégies d’action menant à un changement systémique et à la satisfaction des besoins fondamentaux.

b) Offrir des programmes de formation et d’éducation aux responsables du changement – qu’il s’agisse d’individus ou d’organisations – au moyen de cours intensifs, en face à face, adaptés aux solutions et à la réflexion stratégique pour résoudre des problèmes clés dans des secteurs stratégiques. En 2017, nous avons piloté un MOOC (Massive, Open, Online Course) pour tester nos idées, méthodes et outils. Plus de 600 personnes de 24 pays se sont inscrites. Nous avons beaucoup appris.

À compter du 11 mars 2019, nous offrirons le nouveau cours où les créateurs de changement de nombreux domaines pourront expérimenter et utiliser un contenu contemporain et à la fine pointe de la technologie pour faire progresser leur travail. Le cours sera offert en deux segments de quatre semaines. Les détails de l’inscription suivront. Nous aimerions que vous vous joigniez à nous et que vous tiriez pleinement parti de cette occasion d’apprentissage unique. Nous avons deux demandes. Nous sollicitons votre aide pour sensibiliser le personnel et les membres de vos réseaux à la possibilité d’établir des liens avec d’autres acteurs de l’économie sociale et solidaire, de l’économie coopérative, de la durabilité et des mouvements sociaux verts afin d’apprendre les uns des autres et de faire progresser nos efforts collectifs pour changer les systèmes.

Nous vous invitons également à tirer parti de ce cours pour faire progresser vos propres capacités, faire progresser la mission de votre organisation et renforcer vos réseaux et vos alliances, ainsi que pour concevoir les moyens par lesquels les participant.es que vous ciblez pourront avoir accès à notre plateforme en ligne pour dialoguer collectivement sur ce qu’ils apprennent et les implications pour leur travail. L’apprentissage entre pairs et la création de connaissances est une priorité clé et nous encourageons la formation de cercles d’étude et de cercles d’action locaux pour réfléchir aux leçons apprises dans ce cours et les appliquer aux enjeux actifs et aux contextes locaux. Le MOOC Synergia offre un certificat et nous travaillons à l’obtention d’une accréditation de premier cycle et de maîtrise. Le cours est gratuit au niveau certificat. Le coût de l’accréditation des diplômes n’est pas encore finalisé et notre objectif est maintenant de rendre ce programme gratuit en ligne aussi largement accessible que possible. Avec votre aide et votre participation, nous pouvons y arriver. Pour en savoir plus sur les théories et les approches qui sous-tendent notre vision et notre travail, consultez l’aperçu du cours ci-joint et visitez : https://synergiainstitute.wordpress.com/

Pour en savoir plus sur nos programmes en face à face, cliquez ici : https://vimeo.com/305934

Si vous avez des questions au sujet du MOOC ou si vous voulez discuter de la façon dont nous pouvons vous aider à faciliter l’apprentissage en groupe en fonction de vos priorités et objectifs, veuillez communiquer avec Michael Lewis à lewiscccr@shaw.ca

Très cordialement

L’équipe de Synergia

Michael Lewis, John Restakis, Mike Gismondi et Pat Conaty

Tout ce que vous vouliez savoir sur l’ESS…

Par Josette Combes.

Le Manuel de l’autre économie en est à sa deuxième édition. Réalisé par Eric Dacheux et Daniel Goujon, il est à mettre entre toutes les mains, Celles des étudiants de Master en premier lieu, pour lesquels il sera une source abondante de références, définitions, rappels historiques,, mises en perspective, et propositions théoriques. Mais plus encore, c’est un ouvrage de vulgarisation au sens noble du terme, qui offre l’opportunité, maintenant que le terme économie solidaire circule dans tous les sens – souvent hélas à contre sens, à chaque citoyen de se familiariser avec cette économie, ses fondements et son potentiel, pour qu’elle se développe au-delà du cercle restreint (bien qu’en expansion) de ses pratiquants.

On commencera cette recension -une fois n’est pas coutume- par la dernière phrase de l’ouvrage : « l’économie solidaire nous invite maintenant à nous libérer des chaînes économiques qui entravent encore notre liberté et à prendre pleinement notre place: acteur et non plus victime économique ». (212)

Comment parvenir à ce miracle ? En instaurant une démocratie délibérative par la mise en œuvre d’espaces publics de proximité où sont débattues les décisions économiques qui concernent non pas seulement les agents économiques « obéissant à la loi du marché »mais un ensemble beaucoup plus complexe incluant le consommateur à qui est destiné la production sans oublier (ce qui est trop souvent le cas), la nature dont sont extraits les matériaux, l’air et l’eau qui subissent les artefacts éventuellement délétères et la cohésion sociale impactée par les effets du système.

Dans un premier temps l’ouvrage se coltine cette question essentielle: qu’est-ce que l’économie et notamment qu’est ce que l’économie solidaire

Les auteurs s’attachent d’emblée à souligner que l’économie solidaire est une science sociale et qu’elle ne peut s’appréhender que par une approche pluridisciplinaire et non par le seul prisme mathématique cher aux tenants de l’économie orthodoxe qui mesure essentiellement les flux financiers et évalue la rentabilité à la seule aune du profit. Or, comme le font très justement remarquer Dacheux et Goujon, l’économie ne se réduit pas à la confrontation de l’offre et de la demande, il existe toute une économie qui passe sous les radars du PIB et qui cependant permet à une société de perdurer voire constitue le socle ‘l’étage du rez-de-chausée  » comme le définit Braudel. Leur démonstration passe en revue l’approche micro (la rareté ) et l’approche macro (la monnaie) et un certain nombre de théoriques économiques De façon générale les systèmes se situent entre deux pôles : l’organisation libérale où « seuls rentreront dans un cycle économique les biens qui ont une demande permettant d’engager un facteur travail avec surplus, ce surplus étant nécessaire à la rémunération du capital engagé (70); « l’organisation étatique où le pouvoir prend de façon interventionniste et autoritaire toutes les décisions économiques (70). Or il y a bien d’autres richesses en dehors des richesses économiques -richesses sociales, richesses culturelles, richesses naturelles- qui échappent à la production et à la mesure monétaire » (71). L’économie solidaire constitue un troisième pôle qui impulse un rééquilibrage des politiques publiques, la société civile élaborant des propositions et invitant les responsables politiques à les soutenir dans leurs réalisations. Cette dimension démocratique s’articule avec une dimension symbolique (solidarité, relier sans lier) et une limitation sinon la suppression de l’usage spéculatif de la monnaie. L’économie solidaire recherche une troisième voie entre « individualisme méthodologique niant les contraintes sociales et un holisme niant les marges de manœuvre individuelles » il s’agit de constituer des ressources relationnelles permettant l’émergence d’une intelligence collective orientée vers la mise en œuvre du bien commun..

L’économie solidaire , une solution à la crise démocratique.

Pour entamer leur deuxième partie, les auteurs posent un postulat : la démocratie est en crise, les systèmes qui bon an mal an permettaient la cohésion sociale ne correspondent plus aux réalités du temps, notamment après plus de 40 années de dérégulation libérale . Pour analyser le terme même de démocratie, il faut s’appuyer sur une notion récemment introduite dans la réflexion politique, (même si son émergence naît au siècle des Lumières, notamment avec Kant,) celle de « l’espace public »selon le terme d’Habermas (85). Une société se construit dans la conjugaison et / ou l’affrontement de trois ordres qui la fondent : le politique, l’économique et le symbolique. La démocratie n’est pas un donné immuable mais un « dessein » en évolution . Si l’économie solidaire revendique sa dimension démocratique il faut alors qu’elle articule les trois ordres sans que l’un d’eux ne prédomine au risque d’un déséquilibre, celui dont pâtissent précisément les sociétés actuelles par hypertrophie de l’économique au détriment des deux autres dimensions. L’ordre politique étant le lieu de la construction de la norme, l’existence d’un espace public de délibération peut générer un pouvoir communicationnel afin de peser sur l’organisation sociale . Cet espace caractérisé par « des horizons ouverts, poreux et mobiles » est le lieu potentiel d’une réflexion collective orientée vers le bien public, un lieu d’incarnation des subjectivités, de négociations subtiles entre parties prenantes d’un territoire circonscrit. C’est ainsi « le lieu de légitimation du politique, le fondement de la communauté politique et le lieu de leur mise en scène. (92).

Le rôle de l’économie solidaire dans la vitalité de l’espace public est essentiel. Les citoyens, acteurs de l’innovation sociale et économique sollicitent leurs interlocuteurs politiques pour faire évoluer les configurations décisionnaires, leur composition (participation des citoyens), leurs orientations (modification des options économiques ) et leur culture (inversion des propositions du bas vers le haut en rupture avec la culture de la verticalité surplombante, ). On trouvera ici de nombreux exemples de réseaux agissant dans ce sens ainsi que les diverses déclinaisons que cela entraîne..

L’économie solidaire, une utopie en actes

Si la loi ne suffit pas seule à maintenir le vivre ensemble(104), le ciment qui lie une communauté repose en grande partie sur son adhésion à des univers symboliques, rôle joué par la religion dans la plupart des sociétés . En revanche dans les sociétés laïcisées, les registres du symbolique ont évolué et sont multiformes (art, culture, sciences, mythologies) et on pourrait ajouter les modes au sens de Barthes. Quant à l’utopie elle souffre d’un déficit de crédit dû à l’échec des tentatives antérieures de renouvellement des sociétés (socialismes divers et variés) ou du caractère inaccessible de ses élucubrations.

Or, sa fonction même est de résistance aux idéologies et mythologies établies non pour les abattre mais pour les dépasser en démontrant l’obsolescence de certains paradigmes pour les remplacer par de nouveaux, en fait issus d’une nouvelle rationalité. L’économie solidaire « est un projet d’approfondissement de la démocratie visant à développer la participation au sein de la société civile, à associer les citoyens aux décisions au sein du système politique et à étendre la démocratie au sein même du système économique » (…) une utopie, un projet de société, faisant du débat démocratique la pierre angulaire du vivre ensemble.. (113). Il ne s’agit pas d’abattre un système pour le remplacer par un nouveau dont il faudrait tout inventer mais bien de le faire évoluer grâce à l’implication des citoyens dans la décision politique et économique dont ils sont exclus dans le système actuel.. Cela vaut à l’économie solidaire d’être accusée par les extrémistes de tiédeur et par les tièdes d’extrémiste (115)

L’économie solidaire c’est de l’économie réelle?

L’analyse de Dacheux et Goujon fait appel aux notions de circuits économiques (une triangulation entre production, revenu, dépense). Ils mettent en exergue l’affaiblissement du pouvoir des salariés et des syndicats face aux ruptures aménagées par la mondialisation et la mise en concurrence des territoires et des humains et ils passent en revue les différentes théories de la justice notamment celle de Rawls (123, 124). Pour l’économie solidaire, il s’agit de sortir de la bipolarisation libéralisme versus keynésianisme en s’inscrivant soit en rupture avec ces logiques, (alternatives) soit en atténuant leurs effets (adaptation). Ces positionnements impliquent dans tous les cas une volonté d’engagement citoyen, une responsabilité sociale échappant à la logique marchande sans pour autant reposer sur une réglementation par l’État des échanges. (129). La logique de rentabilité économique s’efface pour suivre une logique d’utilité sociale.

A plusieurs reprises il est rappelé que la sphère économique ne se limite pas à celle des flux financièrs, qu’il existe des activités qui sont de production et d’échange sans médiation de la monnaie (notamment, note de l’auteure, la sphère domestique assurée majoritairement et gratuitement par les femmes) . A cet égard, l’économie solidaire renouvelle l’usage de la monnaie, en créant des investissements éthiques, des monnaies sociales, des zones de gratuité,etc. Il s’agit de limiter la monnaie à sa fonction d’échange à rebours de la financiarisation absurde qui met en danger les équilibres économiques et humains actuellement.. L’économie solidaire est plus que réelle puisqu’elle recompose les liens entre les ordres politique / économique/ symbolique et si son poids économique est encore très faible, son pouvoir de démonstration de sa capacité à redonner du sens aux échanges humains est sans aucun doute essentiel.

Le chapitre 7 dédié à la place de l’économie solidaire en Europe souffre d’une mise à jour sur ses récents développements. Si le constat sur la panne de la vision européenne est pertinent, les auteurs auraient dû revoir leurs références. Ainsi,le RIPESS Europe est-il considéré comme sur le point de d’être formalisé alors que le réseau a désormais 7 ans d’existence et a accompagné la mise en route de développements en Grèce, dans les pays de l’Est et du Nord où l’économie solidaire n’était pas structurée. Il rassemble des réseaux de 17 pays européens dont certains animent des regroupements élargis à leur région comme la Finlande en Scandinavie ou la Croatie dans les Balkans.

De même le défaut de reliance avec les mouvements sociaux est démenti par toute une série de convergences dans lesquelles aussi bien les réseaux nationaux et européens sont impliqués. Au niveau international, l’ESS existe sous de multiples formes et intitulés dans tous les pays avec des transmissions de modèles d’un continent à l’autre (les tekei japonais ont inspiré les amap et les CSA, les entreprises récupérées argentines ont inspiré les reprises d’entreprises en Europe, les incubateurs d’entreprises du Brésil se sont acclimatés en Europe). Au-delà, la task force de l’ONU consacre une partie de ses travaux à l’ESS, le BIT reconnaît à l’économie solidaire une fonction de maintien en quantité et qualité de l’emploi et y consacre en partie son université ILO.

C’est évidemment la limite d’un tel exercice. la théorie a vocation à voyager relativement bien dans le temps mais l’histoire du développement change par définition au fur et mesure du temps . Si l’économie solidaire est encore souvent une économie de survie, on voit de plus en plus des entreprises qui fonctionnent bien, rémunèrent correctement leurs membres tout en maintenant une gouvernance démocratique. Ce n’est pas une économie que de services et les principes fondamentaux ne représentent pas un handicap à l’établissement d’entreprises industrielles, même si on ne peut envisager ici une industrie de l’armement ! L’économie solidaire représente, comme le soulignent les auteurs un nouveau modèle de développement et il suffit de recenser les initiatives qui se multiplient dans les pays du Sud pour le constater.

On ne commentera pas ici le chapitre sur les forces et les faiblesses de l’économie solidaire puisqu’à nouveau le chapitre souffre d’un défaut d’actualisation notamment parce que les lignes ont bougé entre les partisans et les détracteurs de l’ESS. Ainsi la réflexion sur la décroissance infuse auprès des acteurs de l »économie solidaire qui dans certains cas pratiquaient la décroissance sans se revendiquer de cette idéologie. Ainsi le changement d’imaginaire cher à Latouche est-il intégré dans le discours actuel de l’ESS. De même l’économie des conventions n’est-elle pas si. éloignée de l’évolution de l’ESS. A cet endroit, on distinguera les « querelles de chapelles théoriques » des évolutions sur le terrain qui sont par définition toujours en avance puisque la théorie est le ressaisissement d’un réel en continuelle évolution grâce, il est vrai, à l’effet miroir des concepts. Les faiblesses de l’ESS sont réelles mais elles ont changé de registre. Une des principales reste la difficulté à régler la bonne distance entre marché, Etat et réciprocité. et articuler militantisme politique, actions économiques et projet utopique, tout en évitant l’écueil des contradictions entre les discours et la pratique, la pratique et la théorie, le projet de société qu’elle porte et les évolutions massives de la société actuelle (189)

L’ouvrage se clôt sur un éloge du délibéralisme dont l’économie solidaire serait un fer de lance introduisant dans le jeu social à la fois une remise en cause des fondements de la science économique qui place le marché « hors sol en quelque sorte » fonctionnant sur des logiques étrangères à toute prise en compte des humains et de leurs territoires de vie. Opposant Hayek le théoricien ultralibéral à Mauss et son essai sur le don les auteurs déclarent que les lois du marché sont une fiction entretenue pour justifier les exactions commises en son nom, alors que l’économie est le fruit de décisions humaines orientées. La théorie délibérative considère que lorsqu’il s’agit des affaires communes, les citoyens forment leurs opinions et leurs volontés dans la discussion collective et que l’intérêt général qui en résulte est le produit d’une délibération collective permettant l’obtention d’un consensus autour du meilleur argument.

Les communautés de travail en recherche de nouveaux modes d’élaboration des décisions inventent des méthodes de concertation sur un mode horizontal qui faute d’évacuer la difficile question de l’égalité dans la capacité communicationnelle usent de modes relationnels qui offrent au moins l’opportunité d’un accès à l’information nécessaire à la décision, permettant que les décisions actées engendrent une vraie dynamique d’investissement des acteurs dans la réalisation des objectifs.

Se libérer de la dictature du marché et soumettre les marchés aux lois démocratiques, c’est in fine l’objectif central de l’économie solidaire, un objectif largement partagé par beaucoup de mouvements sociaux qu’ils soient écologistes, anticolonialistes, féministes, autogestionnaires . C’est pourquoi l’économie solidaire dessine un futur propice à l’émancipation .

Le manuel de l’autre économie est donc à mettre entre toutes les mains, celles des convertis, acteurs de son développement, celles de citoyens qui ignorent absolument ce que le terme signifie et même celle de ses contempteurs qui pourraient éventuellement réviser leur jugement. A noter qu’il est muni d’un glossaire utile pour décrypter les termes techniques qu’on y rencontre et d’une liste d’initiatives dont certaines ont disparu tandis que d’autres plus récentes devraient y figurer. mais à l’ère des réseaux sociaux et des cartographies électroniques, on peut suivre ces évolutions sur les sites dédiés comme celui du RIPESS, socioeco.org

.

Eric Dacheux, Daniel Goujon

Principes d’économie solidaire.Manuel de l’autre économie

Ellipses Marketing 2° édition 24 juillet 2018

Prix éditeur : 26€00

Pages : 252

Isbn : 9782340027275

Les médias indépendants parlent de l’ESS

Les médias indépendants sont proches de l’ESS, souvent par leurs statuts et surtout par les valeurs qu’ils défendent. Mais comment l’abordent-ils? Voilà une sélection d’articles de médias indépendants des trois derniers mois. Vous pouvez aussi les retrouver sur la carte de socioeco.org : Journaliste des solutions.(Les articles sont situés sur la ville où se déroule l’expérience ou, en cas d’article généraliste, dans la ville où siège le média).

Comme vous le verrez, les articles sont dans leur langue d’origine, diversité des pays d’Europe oblige. Pour le grec, pour lequel le journal Efsyn est particulièrement présent avec parfois plusieurs articles par semaine sur l’ESS, un résumé en anglais est inclus. Cela vous permettra de percevoir quelles sont les thématiques traitées par ces médias: développement durable, réfugiés, autogestion, coopératives, agriculture bio, etc.  N’hésitez surtout pas à nous faire parvenir un article ou le site d’un media pour améliorer la carte et notre connaissance de l’ESS. Ecrire à Françoise Wautiez : fwautiez[at]socioeco.org

Image de Terra Nuova

Français
  • Se déplacer en milieu rural : ces territoires enclavés qui développent des alternatives sociales et solidaires
    Sophie Chapelle
    Article de Basta!, 16 novemnre 2018 [lire]
  • A Clermont-Ferrand, le succès d’une grande librairie reprise en coopérative par ses salariés
    Sophie Chapelle
    Article de Basta!, 19 octobre 2018 [lire]
Espagnol
  • Nace el Foro de Consumo Responsable de Zaragoza, que velará por la extensión de políticas sostenibles y saludables a nivel local
    Artículo de Arainfo, 16 de noviembre 2018
    2018 [lire]
  • La Contratación Pública Responsable estrena nueva web y se abre a la participación de las personas usuarias
    Artículo de Arainfo, 13 de noviembre 2018 [lire]
  • Comercio Justo y Economía Solidaria, valores compartidos
    Artículo de El Salto,30/10/2018 [lire]
  • El Ayuntamiento de Zaragoza aprueba la primera Estrategia de impulso a la Economía Social de la ciudad
    Artículo de Arainfo, 22 de octubre 2018 [lire]
Catalan
  • Jordi Via, excomissionat d’ESS a l’Ajuntament de Barcelona: balanç d’una experiència, moment i perspectives
    Pep Valenzuela
    articulo de Malarrassa, 16/11/2018 [lire]
Anglais
  • Why Co-ops and Community Farms Can’t Close the Racial Wealth Gap
    Zenobia Jeffries
    Article of Yes! Mafazine, Nov 09, 2018 [lire]
Italien
  • Un modello 100% biologico e’ possibile: l’esempio del Sikkim
    Articolo de Terra Nuova, 16 ottobre 2018 [lire]
  • L’economia per un mondo nuovo
    articolo de Comune.info, 11 ottobre 2018 [lire]
Grec
  • Οι άνθρωποι της Κ.ΑΛ.Ο. προχωρούν με προβλήματα αλλά και αισιοδοξία (The SSE people are moving with both problems and optimism)
    Ioanna Sotirchou
    Article of EFSYN, 12/11/2018 [lire]
  • Επιχορηγήσεις για υφιστάμενους φορείς Κ.ΑΛ.Ο.(Grants for existing SSE organizations)
    Article of EFSYN, 09/11/2018 [lire]
  • Στο Βελβεντό ο πρώτος αυτοδιαχειριζόμενος υδροηλεκτρικός σταθμός (In Velvento the first self-managed hydroelectric power station)
    Article of EFSYN, 04/11/2018 [lire]
  • Κοινωνικός αντίκτυπος για Κ.ΑΛ.Ο. (Social Impact of SSE)
    Ioanna Sotirchou
    Article of EFSYN, 29/10/2018 [lire]
  • Ροκάνι: ΚΟΙΝΣΕΠ για την κυκλική οικονομία (Rokani: in a circular economy)
    Aphrodite Tziantzi
    Article of EFSYN, 29/10/2018 [lire]
  • Οι εναλλακτικές στον καπιταλισμό είναι ήδη εδώ, ήταν πάντα εδώ! (Alternatives to capitalism are already here, they’ve always been here!)
    Hara Kouki
    Article of EFSYN, 15/10/2018 [lire]
  • Κουκάκι: η Κ.ΑΛ.Ο ξορκίζει το κακό (Koukaki: SSE excuses the evil)
    Aphrodite Tziantzi
    Article of EFSYN, 08/10/2018 [lire]
  • Συνεταιριστές όλης της Ελλάδας, συνεργαστείτε! (« Co-operatives all over Greece, work together! »)
    Aphrodite Tziantzi
    Article of EFSYN, 01/10/2018 [lire]
  • Κριτική και προτάσεις για να βελτιωθούν οι νόμοι για την ΚΑΛΟ (Criticism and suggestions to improve the laws for SSE)
    Ioanna Sotirchou
    Article of EFSYN, 1/10/2018 [lire]
  • «Ευρώπη, ήρθε η ώρα να τελειώσει η εξάρτηση από την ανάπτυξη!»(« Europe, it’s time for development dependency to end! »)
    Article of EFSYN, 24/09/2018 [lire]

 

Appel ouvert 2019 : La candidature à l’Iniciative des Villes Transformatrices
novembre 14, 2018
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L’initiative des Villes Transformatrices est le fruit d’ un groupe d’organisations régionales et internationales: European network for community-led initiatives on climate change and sustainability (Ecolise), Friends of the Earth International (FoEI), Intercontinental Network for the Promotion of Social Solidarity Economy (RIPESS), Habitat International Coalition (HIC), the Global Platform for the Right to the City (GPR2C) et le Transnational Institute (TNI).

L’initiative des Villes Transformatrices est une opportunité pour les gouvernements locaux progressistes, les coalitions de municipalités, les mouvements sociaux et les organisations de la société civile de populariser et de partager leurs expériences dans la construction de solutions à la crise économique, sociale, politique et écologique systémique de notre planète.

L’initiative s’appuie sur la vague émergente de solutions et de pratiques politiques transformatrices élaborées au niveau municipal dans le monde entier et lance une plate-forme unique et un processus de remise de prix qui rendront virales les leçons et l’inspiration des villes qui les ont mises en place

 

CIRIEC : « L’ESS vers un nouveau système économique  » – appel à contributions (20 janvier 2019)

Echéance reportée  pour la remise de contributions :

au 20 janvier 2019

La 7ème conférence internationale du CIRIEC sera l’occasion, du 6 au 9 juin 2019, d’une réflexion commune sur le rôle de l’économie sociale et solidaire face aux défis actuels et de la réalisation d’une  » vision de transformation  » telle que celle définie par les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies.

Tenue pour la première fois en Europe centrale et de l’Est, dans un pays post-communiste marqué par des changements politiques, sociaux et économiques majeurs au cours du siècle dernier – la Roumanie – et qui a récemment redécouvert les vertus de l’économie sociale et solidaire, la conférence vise à susciter un intérêt scientifique renouvelé pour ces thèmes dans la région. En réunissant le réseau mondial du CIRIEC de chercheurs seniors et en début de carrière intéressés par l’ensemble des composantes de l’économie sociale (coopératives, mutuelles, associations, fondations), ce sera une occasion unique pour l’Ouest de rencontrer l’Est et de contribuer avec les résultats des études à une vision de transformation pour un monde qui atteint ses objectifs de développement durable.

Plus d’infos, de thèmes, de soumissions de résumés et d’inscription (en anglais) ici.

Appel à communications ici.

 

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