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Construire une économie sociale et solidaire en Europe Centrale et de l’Est

[Par Karolína Silná, Ředitelka| Directrice Ekumenické Akademii]

Lors du Congrès européen d’économie sociale et solidaire « UniverSSE », co-organisé par le RIPESS et tenu à Athènes en juin 2017, la nécessité de plaider pour une économie qui réponde aux besoins de toutes les personnes les traitant comme des citoyen.nes et des détenteurs de droits au lieu de les traiter simplement comme des consommateur.trices ou des parties prenantes, a été soulignée ainsi que la formation continue des compétences pratiques en économie sociale et solidaire (ES), non seulement sur comment créer une entreprise sociale et d’autres initiatives en ESS, mais aussi comment développer et innover et comment gérer les activités dans la durée dans la perspective du long terme. Il pourrait s’agir de créer un marché alternatif, un écosystème d’entreprises durables – d’une manière horizontale (chaîne d’approvisionnement durable) et verticale (approche intersectorielle). En outre, les compétences en matière de construction communautaire, les actions de plaidoyer ainsi que la campagne et la communication des valeurs de l’Economie Sociale et Solidaire sont essentielles.

Il s’agissait d’une impulsion pour développer un projet qui faciliterait la diffusion des activités d’ESS en fournissant des connaissances, des qualifications et des compétences, avec un accent régional particulier sur l’Europe centrale et de l’Est. Le projet commun du RIPESS Europe et d’organisations de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Pologne et de l’Autriche s’intitule « Construire une économie sociale et solidaire » et a gagné l’appel 2018 du programme Erasmus + de l’UE. Le projet débutera en octobre 2018 et l’objectif principal est de créer un programme européen de formation informelle et innovante de 4 modules sur différents aspects de l’économie sociale et solidaire. Les matériels pédagogiques et les outils de formation seront produits dans les langues des pays concernés ainsi qu’en anglais, afin de les rendre accessibles à un public plus large. Une partie importante du projet consiste également à développer la coopération et la mise en réseau au niveau régional et européen lors de différents événements.

Les partenaires du projet représentent différentes formes de soutien à l’économie sociale et solidaire et à l’entreprenariat, placées dans des contextes différents et rassembleront des pratiques et expériences très innovantes.

Les partenaires du projet sont :RIPESS Europe, Ecumenical Academy (République tchèque), Coopérative alimentaire Dobrze (Pologne), Utopia (Slovaquie), Katholische Sozialakademie Österreichs (Autriche)

 

Une délégation colombienne en Occitanie
[Par Bérénice Dondeyne, Co-Présidente MES Occitanie, membre du Comité de Coordination du RIPESS Europe]
Présenation artisanat Colombie
Suite au GSEF à Bilbao, le Mouvement pour l’Economie solidaire Occitanie a accueilli avec grand plaisir une délégation colombienne du 7 au 12 octobre 2018! Des rencontres avec des élus, des acteurs de terrain  ont été organisées par Denis Coutens et Bérénice Dondeyne, co-présidents . La Colombie bénéficie d’une extraordinaire diversité écologique et possède des réserves naturelles en Amazonie reconnues par l’UNESCO.
Beaucoup d’échanges autour d’une agriculture locale de qualité garantissant l’autosuffisance alimentaire et articulée autour d’une communauté citoyenne rurale de « paysans » ! Engagée dans un processus de paix avec les Farc, la Colombie amorce une nouvelle étape dans laquelle l’Economie sociale et solidaire occupe une place centrale. Des coopératives d’ores et déjà façonnent un nouveau rapport aux « communs », à la terre et à la propriété et bien entendu à la répartition des richesses.
Grâce à des partenaires tels que  Alfredo Cadena, CODEMA y PROVIVIENDA, César Díaz, CIMA (Cumbre de los pueblos del Macizo), Julián Díaz, Asociación Campesinos Putumayo, Mario Anatole Vega, ProComún, Turismo del Común, nous avons découvert un ensemble de produits naturels et biologiques, produits d’excellence à forte valeur nutritive et gastronomique (graines, huiles, haricots…) ou artisanat végétal pour lesquels peut être envisagée une filière de distribution ici en région Occitanie. Des premiers contacts ont été établis. A suivre…
Merci à La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée O’Saveurs-Paysannes Ville d’Albi Artisans Du Monde Toulouse MIRAMAP Lycée Fonlabour Albi   qui tous inscrivent l’agriculture responsable et l’alimentation au coeur de leurs préoccupations. Ce voyage s’inscrit dans le cadre de la dynamique qu’impulsent nos reséaux Ripess et Ripess Europe. La Délégation était accompagnée par la Fabrica, coopérative d’innovation sociale de Barcelone (Dorys Ardila/Josep Maria Navarro), Intaini, une ONG franco-colombienne (Amparo Theret à Toulouse a appuyé l’interconnaissance des acteurs occitans et colombiens).
O'Saveurs Paysannes Bienvenida

 

Thessalonique, Grèce : Agriculture soutenue par la Communauté au-delà des frontières
Urgenci Thessaloniki

Nous sommes de petits paysans et usagers locaux engagés dans l’agriculture soutenue par la communauté (CSA), un partenariat direct dans lequel les risques, les responsabilités et les bénéfices de l’agriculture sont partagés.

Les partenariats Locaux et Solidaires (VSA en anglais)  font partie de notre expérience quotidienne de création d’une véritable alternative au système économique actuel, où le pouvoir de décision en matière de production et de distribution alimentaire est de plus en plus concentré entre les mains de quelques investisseurs financiers. Mais nous croyons qu’il y a encore plus en jeu.

Nous croyons que les PLS sont une préfiguration du nouveau contrat social entre les producteurs d’aliments et les communautés qu’ils nourrissent. La Déclaration européenne des PLS, adoptée lors de la dernière rencontre européenne en septembre 2016, constitue une étape décisive dans le partage de nos propositions. C’est une feuille de route.

Le mouvement PLS européen a parcouru un long chemin, mais il reste encore beaucoup à faire. Où en sommes-nous lorsque nous examinons nos promesses initiales ? Sauver les exploitations agricoles, favoriser les économies locales et les emplois qui ne peuvent être délocalisés, panser les blessures sociales et environnementales, réparer les liens brisés entre les différentes communautés, reconstruire la cohésion sociale : quelles sont nos réalisations ? Quels sont les défis clés qui nous restent à relever et quels sont les nouveaux défis à relever ?

La réunion est prévue du 9 au 11 novembre 2018 à Thessalonique.

Pour plus d’informations : https://thessaloniki.urgenci.net/about/

FRESS Occitanie : 18ème édition
Fress Occitanie 2018 affiche

18ème Forum Régional de l’Economie Sociale et Solidaire

en Occitanie

23 et 24 novembre 2018

Le 18ième Forum Régional de l’Economie Sociale et Solidaire mettra les acteurs ESS  au centre de la réflexion et de la recherche et s’associe aux chercheur.es pour parler de changement d’échelle dans l’ESS! Construit avec l’Université Jean Jaurès et le Master Nouvelle Economie sociale, créé par Jacques Prades, le Forum  mettra à l’honneur les travaux des scientifiques, qui ont concouru à une réflexion théorique sur l »ESS en France  et dans le monde : seront présents Jean-Louis Laville, Jean-François Draperi, Geneviève Azam.  Conférences, ateliers, débats citoyens…. autant d’espaces durant deux jours pour définir ensemble ce que nous voulons en terme d’utilité sociale ? Quelle taille d’entreprise ? quels financements ?  Quelle gouvernance ? Avec quel ancrage territorial?

Le Ripess Europe sera convié  pour une table ronde sur le ‘changement d’échelle en ESS, une question européenne’.

Le Crédit Coopératif, en la personne de Jean-Louis Bancel présidera les conférences conclusives devant un public d’élus, de citoyen.nes et d’entreprises ESS!

Information  presidence@adepes.org

Retrouvez toute l’info du FRESS : www.fress-occitanie.fr
et suivez son actualité sur nos réseaux sociaux
#ESSjelabooste
Russie : à Saint-Pétersbourg, construire des solidarités avec des initiatives locales
Saint Petersburg

[Par Laura Aufrere, membre du comité de coordination du RIPESS Europe]

Lors de la dernière assemblée générale de RIPESS Europe à Zagreb, nous avons eu la chance de rencontrer Olga Polyakova, représentante de TRAVA, un collectif russe particulièrement dynamique, qui organise des formations de pairs à pairs et des rencontres d’éducation populaire, des événements de collecte alimentaire et des happening cuisinés, des visites à Saint-Petersbourg, un guide de la consommation responsable. etc.Grâce à Olga, fin septembre, j’ai eu la chance d’être accueillie dans son chaleureux appartement sur l’île de Kanonersky, partagé avec Gleb et Olga.

Considérée comme la 16e république de l'(ex) URSS pour son indépendance géographique, cette belle île se distingue du reste de la ville, réunissant un grand port, avec ses industries et ses entrepôts, des immeubles de logements, des aires de jeux pour enfants et quelques belles promenades. La diversité du paysage trouve son unité dans un panorama sonore commun, lié par le vent et les rumeurs du port. Avec l’aide de nombreux amis d’Olga à Saint-Pétersbourg, y compris des membres de TRAVA, nous avons passé ensemble une semaine entière de rencontres avec des initiatives locales, et elles sont nombreuses. Olga m’a fait visité cette belle ville, m’expliquant en chemin l’histoire des bâtiments et les noms des rues. Nous sommes passés devant le centre des arts Pushkinskaya 10 pour rendre hommage au « plus grand fan des Beatles » de Russie, Kolya Vasin, qui est devenu une figure marquante de la scène underground dans les années 1960.

Nous avons visité une friperie caritative, et de nombreuses initiatives collectives pour débattre des questions d’économie solidaire à partager dans le cadre de futurs projets communs. On nous a raconté des histoires d’aventures collectives de cafés, restaurants, etc. autogérés. On m’a invité à présenter le point de vue du RIPESS Europe sur l’avenir du travail relatif à la transformation numérique lors des Rencontres d’Automne, organisées par l’Institut d’échange germano-russe, sur le sujet « Quelles évolutions du travail en Europe : organisation, espaces et temps de travail, nouveaux métiers et adaptation de l’éducation, économie solidaire».

Avec les autres intervenants Anja Abendroth (de l’Université de Bielefeld, Allemagne) et Margarita Kuleva, de l’École supérieure d’économie (Saint-Pétersbourg, Russie), nous avons eu l’occasion de débattre de questions contemporaines qui sont partagées au niveau européen par de nombreuses initiatives indépendantes, avec nos pairs russes. L’Institut français à Saint-Pétersbourg m’a également donné l’occasion de donner une conférence sur le thème « Nouveaux modèles organisationnels dans le secteur artistique et culturel : organiser la création en commun(s) et pour le commun », dans le cadre du programme de recherche sur la Ville et de son évolution.

Cette semaine passée à Saint-Petersbourg a permis l’ouverture de tant de relations chaleureuses et accueillantes et la promesse de connexions pour des projets futurs.

E-leman: une monnaie blockchain locale en Suisse et ailleurs
octobre 15, 2018
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[Par Jean Rossiaud, APRES-Genève]

Le léman est la monnaie locale du bassin de vie économique qui se développe autour du Lac Léman, le plus grand lac d’Europe, traversé de bout en bout par une frontière. Genève se trouve au bout du Lac, et le canton de Genève partage 90% de sa frontière avec la France (la Haute-Savoie et l’Ain) et 10% avec la Suisse (le Canton de Vaud).

La monnaie léman est complémentaire à la fois de l’euro et du franc suisse, sur laquelle elle est basée. La monnaie a été lancée à Genève en septembre 2015, après 4 ans de réflexion au sein d’un groupe d’une cinquantaine de personnes, composé de résidents suisses et français. Un peu plus de 3 ans après son lancement, 560 entreprises et commerces et plusieurs milliers de consommateurs utilisaient le léman. Avec le passage à la monnaie électronique il y a bientôt une année, le léman se donne l’opportunité d’augmenter sensiblement sa « communauté de paiement ».

Le léman se démarque sur plusieurs plans des autres monnaies locales citoyennes. Tout d’abord, son caractère à la fois local et transfrontalier en fait pratiquement une rareté sur la planète. Ensuite, le fait qu’elle articule support papier et crypto-monnaie électronique (sous technologie blockchain) la rend également unique en son genre. Les nouveaux billets du léman sont tous chargés sur la blockchain, ils portent tous un QR-code qui permet aux utilisateurs de vérifier en le scannant la validité et la valeur fiduciaire du billet. Le π-léman (valeur 3.14 léman) et le billet de 1 léman facilement dé-coupable en deux coupures de 50 cts de léman constituent des nouveautés.

Par ailleurs, le léman est une des très rares monnaies complémentaires à valoriser la combinaison du nantissement (visant le BtoC)* et du crédit mutuel (visant le BtoB)**, en stimulant le paiement d’une partie des salaires en léman. Enfin, elle s’inscrit dans le mouvement trans-localiste, qui prône la transition écologique et sociale (elle repose sur une charte éthique d’amélioration continue des pratiques des entreprises) du local au global, en construisant systématiquement des réseaux internationaux, dans un esprit collaboratif (peer-to-peer). Read more

INAISE (finance solidaire) et NENA (Océanie) deviennent membres

Juste après le Forum GSEF, s’est tenu le Conseil d’Administration du RIPESS international qui est composé de deux délégués par continent et de représentants des membres internationaux comme Urgenci. A noter que le RIPESS et le GSEF pratiquent une adhésion croisée et que les liens de collaboration entre les deux entités se sont consolidés. Laurence Kwark, déléguée générale du GSEF avait été invitée à participer à la première matinée de travaux. Le Conseil d’administration en présentiel est un temps fort annuel au cours duquel s’élabore la stratégie du RIPESS au niveau international en lien avec les réalités des continents qui sont toutes différentes entre elles. C’est aussi l’occasion de mettre des visages sur les noms qui circulent sur les listes lors des consultations virtuelles, un essentiel de la cohésion du réseau.

 Un des éléments de complexité est lié à l’ampleur géographique et démographique des continents et le principe de créer des sous-continents (notamment en Asie) pour mieux atteindre un objectif d’essaimage des pratiques a été envisagé. Deux nouveaux membres se sont ajoutés : INAISE (réseau international des investisseurs dans l’ESS) et NENA (New Economy Network Australia). Un partenariat avec Quartier du Monde à été aussi établi.

Sur la communication, une important décision a aussi été adoptée: la réunion de tous les sites web au sein de celui du Ripess intercontinental , ce qui permettra d’utiliser une grammaire et une sémantique commune, des économies d’échelle et une meilleure intercommunication. Gabriel Boichat le nouveau chargé de communication du RIPESS a relayé abondamment sur les réseaux sociaux les deux évènements. La photo qui illustre cet article est extraite de la manne rassemblée par ses soins

Alternatiba 2018 : nous sommes la dernière génération qui peut sauver la Planète

[Par Jason Nardi, Solidarius Italia – coordination de RIPESS Europe]

Sous la pluie battante, la ville de Bayonne (au Pays Basque français) n’en est pas moins belle et pleine de vie : le dimanche 7 octobre, le « Village des Alternatives » était partout dans la vieille ville, avec des centaines de personnes dans les rues et sur les places consacrées aux nombreuses pratiques « alternatives » existantes – dont la plupart sinon toutes relèvent de l’économie sociale solidaire – qui sont non seulement possibles mais qui sont de plus en plus utilisées par un public de plus en plus nombreux. Solutions collectives d’énergies renouvelables, mobilité partagée (le symbole d’Alternatiba est un tandem – et le tour à vélo qui a impliqué des milliers de personnes à travers la France, la Suisse et la Belgique a été un succès, il est arrivé à Bayonne le 6), production agroécologique alimentaire et distribution collaborative, la monnaie sociale Eusko (avec sa version papier et électronique) et la banque éthique, mais aussi le logement communautaire et coopératif, une forte présence éco-féministe (dans les rues et les débats) et une attention particulière à la crise migratoire, qu’entraîne l’actuelle économie dominante de  » croissance  » et le réchauffement climatique qu’elle engendre.

Ce dernier est le thème principal sous-jacent de ce Festival, lancé il y a 5 ans à Bayonne par le groupe de citoyens Bizi, plein de « gens normaux » et de jeunes, de familles, et bien sûr de militants – qui ont débattu ensemble avec un riche programme (ainsi que des événements culturels et artistiques). Si l’urgence d’un changement radical et systémique a été clairement perçue par tous les participant.es, l’atmosphère conviviale et festive a donné beaucoup d’espoir et d’énergie renouvelée. Sauver la planète n’est plus une option – le moment est venu de s’engager : « changer le système, pas le climat ».

Extrait de l’article Climat : 15 000 personnes à Bayonne pour la sortie du rapport 1,5 °C du GIEC

Plus de 15 000 personnes ont rejoint Bayonne ce week-end pour une importante mobilisation sur le climat. Les deux jours marqués par l’arrivée du Tour Alternatiba, un gigantesque village des alternatives, des conférences et une ambiance d’émulation populaire se sont conclus par un manifeste à engager dès à présent la métamorphose immédiate des territoires. Parmi elles, près de 200 personnalités, scientifiques, responsables politiques et associatifs, artistes, anciens ministres. En duplex depuis la Corée du Sud, Valérie Masson-Delmotte, membre du comité scientifique du GIEC, a donné au public rassemblé à Bayonne la primeur de l’adoption du rapport 1,5 °C et encouragé la poursuite des actions citoyennes comme le Tour Alternatiba.

A la veille de la sortie du rapport 1,5 °C du GIEC, Bayonne a permis de délivrer un message fort. Le manifeste final, lu par Gaby, jeune lycéenne de Poitiers et Moriba, jeune guinéen sauvé de la noyade par un bateau de secours maritime en traversant la Méditerranée, seize ans tous les deux, a lancé un vibrant appel à la métamorphose immédiate de nos territoires.

Avec près de 50 conférences (auxquelles ont participé 6263 personnes) sur des enjeux aussi fondamentaux que le bilan climat et transition énergétique du gouvernement actuel, les freins à la transition, la relocalisation de l’économie, le financement de la transition, les transports, les énergies renouvelables, la solidarité et la justice climat, ce week-end a également constitué un apport aux réflexions en cours. Des alternatives concrètes comme le fournisseur d’électricité 100 % renouvelable Enercoop ou l’eusko, déjà première monnaie locale d’Europe en volume de monnaie en circulation, qui a franchi ce même week-end le cap de 1 million d’euskos, ont démontré la possibilité qu’ont les alternatives à changer d’échelle.

Cette effervescence citoyenne à Bayonne reflète ce qui a été constaté sur les 4 mois du passage du Tour Alternatiba où au total plus de 77 000 personnes ont montré leur détermination à agir pour changer concrètement les choses. Sous des airs de grande fête populaire, Alternatiba 2018 a une fois de plus confirmé que l’enjeu crucial de la lutte contre le dérèglement climatique est non seulement un défi vital que des dizaines de milliers de citoyen.nes sont prêts à relever, mais également le socle pour des sociétés plus soutenables et désirables.

Texte du Manifeste ici.

Vidéos et photos ici.

Lancement de Transiscope, le portail des alternatives
Logo Transiscope

Transiscope bannerTransiscope est une nouvelle initiative qui a pour objectif de mettre en lumière toutes les alternatives pour la transition en les affichant sur une carte unique, en collectant les données déjà existantes.

QUE PROPOSE TRANSISCOPE ?
  • Informer sur les organisations et initiatives citoyennes existantes de manière simple, claire et attirante grâce à une classification intuitive, un format harmonisé de présentation des initiatives et différents outils numériques disponibles;
  • Inciter à la participation et à l’action citoyenne par la création d’un annuaire de contact des alternatives;
  • Accélérer la mise en réseau et les synergies entre les initiatives : rendre les alternatives visibles les unes aux autres est un facteur clé de la mise en coopération;
  • Visualiser les territoires ou les problématiques qui nécessitent le développement d’alternatives concrètes;
  • Développer et outiller nos communs : les logiciels développés pour le projet sont libres, donc ré-utilisables et améliorables pour d’autres projets.

En savoir plus voir ici.

Cette plateforme relie le travail des organisations et acteurs de la transition en France et est portée par un collectif de 10 associations, dont le RIPESS et le MES.

Bilbao: Le RIPESS au Forum Mondial de l’économie sociale GSEF 2018

Le Global Social Economy Forum GSEF 2018 s’est tenu à Bilbao (1 au 3 octobre 2018). C’est la quatrième édition après Séoul 2 fois et Montréal 2016. Il a réuni plus de 1700 personnes venues de 84 pays. A noter qu’un nombre important de maires et responsables de collectivités territoriales avaient fait le voyage pour témoigner de leur implication dans l’ESS. C’est un des axes forts du GSEF, de lier l’évolution du développement des villes à l’Economie sociale. Notons au passage que l’intitulé « économie sociale » a largement prédominé dans le discours, le terme solidarité étant dans certaines cultures considéré comme superflu parce qu’inclus. Néanmoins, le terme ESS à été utilisé dans plusieurs instances, soit en plénière soit dans les ateliers. Ce point peut et a donné lieu à quelques polémiques. On sait que pour le RIPESS, le terme de solidarité est central parce qu’il renvoie à une philosophie de contestation radicale du modèle ultra libéral en vigueur dans l’économie mondialisée. Le titre du Forum, « Valeurs et compétitivité pour un développement local inclusif et durable », voulu fortement par le gouvernement de Bilbao, a aussi été débattu.

Mondragon, partenaire de la manifestation, est un exemple emblématique du coopérativisme, et de l’économie sociale conçue comme un complexe systémique visant l’autonomie dans un contexte de résistance, à l’époque de sa création, au franquisme. M. Iñigo Ucin, Président du Conseil Général de Mondragon a présenté son expérience globale (production, finance, formation, distribution) et invité à des visites de terrain.

Les ateliers sur des thèmes très variés proposaient une large gamme d’expériences, ce qui constitue toujours un temps de stimulation de l’optimisme et l’occasion de rencontres qui pourront se prolonger dans le temps par des collaborations fructueuses. Le RIPESS a été présent avec plusieurs membres de tous le continents. L’opportunité de se mettre en contact direct avec des représentants de collectivités publiques et de la Commission Européenne a été bien saisie.

Au cours d’une session dédiée, il y a eu la lecture d’une déclaration préparée par REAS Euskadi et RIPESS sur l’ESS transformatrice, qui vise une réel changement systémique. Au cours de la cérémonie, des personnes de plusieurs cultures et continents ont lu le texte en 4 langues.

Au cours de la même session, Jason Nardi pour le RIPESS, Julia Grannel pour la XES et Carlos Askunze coordinateur du REAS Euskadi ont annoncé la préparation du Forum Social Mondial des Economies Transformatrices. Un premier temps préparatoire aura lieu en avril 2019 à Barcelone et l’édition finale de ce Forum mondial est prévu en 2020. La session s’est achevée par un « picoteo » (une sorte d’apéritif dînatoire) convié par le REAS à Hika Ateneo un lieu alternatif de Bilbao.

Dans la session de clôture Margeritte Mendell (Université de Concordia, Montréal) a usé d’un oxymore pour signifier que le personnel politique et aussi de la recherche universitaire, devrait assouplir les cadres et les règles qui étouffent l’initiative de terrain. Elle a recommandé « l’institutionnalisation de la flexibilité ».

Jason Nardi a été l’un des trois mandatés pour lire la déclaration finale du GSEF après avoir participé à sa rédaction. Une déclaration des jeunes qui ont participé au forum a été aussi présentée .

La prochaine édition du GSEF devrait avoir lieu à Ciudad de Mexico en 2020.

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