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La monnaie locale citoyenne comme contrat économique de quartier

par Jean Rossiaud & Antonin Calderon (Monnaie Léman / APRES-GE)

Dans ce quatrième chapitre de la série que nous avons entamée en octobre, sur le thème des « monnaies locales », après un exposé général des avantages et des défis des monnaies locales à travers l’exemple du Léman (octobre 2018), des pistes de collaborations et des synergies entre monnaie locale et l’agriculture contractuelle de proximité (ACP) (décembre 2018), et de l’intérêt des monnaies locales comme outils de développement des filières économiques agricoles (février 2019), nous vous proposons aujourd’hui de partir non plus des filières, mais des territoires (des quartiers, des villages, etc.) pour construire des circuits courts et nous inscrire collectivement dans la transition.

La crise climatique nous ramène au bon sens en nous rendant attentifs au fait qu’il est absurde d’un point de vue écologique, économique et social de consommer, à Genève ou à Paris, des tomates récoltées en Hollande, mise en boîte en Roumanie et dont les boîtes elles-mêmes ont été produites en Asie du Sud-Est. La libre circulation des marchandises, notamment dans le domaine agricole, a induit la spécialisation économique de régions entières et augmenté la dépendance face aux traders et aux grands distributeurs. La mise en concurrence de tous les territoires du monde produit partout localement une grande vulnérabilité économique et sociale ; elle n’est ni durable écologiquement ni pérenne économiquement. C’est pour cela que nous en revenons aux « circuits courts ».

Il est courant de qualifier de « circuits courts », les circuits de distribution, le plus souvent agricoles, où n’opère qu’un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur, qu’il s’agisse de vente directe (cf. notre article sur les ACP, déc. 2018), ou indirecte.

Aujourd’hui, il y a une demande croissante de « circuits courts », car les consommActeurs et consommActrices que nous sommes désirent protéger leur santé en même temps que leur environnement. Mais historiquement, les circuits courts étaient la règle, notamment juste hors des murs des villes, comme à Genève sur la Plaine de Plainpalais ou à Paris, les villages maraîchers pour approvisionner les halles et les marchés urbains.

Cependant l’idée de « circuits courts », dans sa renaissance contemporaine, renvoie à la représentation du « Small is Beautiful » (de l’économiste britannique Ernst Friedrich Schumacher) et de l’auto-organisation territoriale, comme l’imagine Hans Widmer (P.M.) où les « voisinages » sont à la fois des bassins de vie économiques et sociaux « à échelle humaine » et des espaces politiques de gouvernance de communs.

La monnaie locale un outil de révolution douce

Dans cet esprit, l’échelle du quartier (ou du village) est la plus petite échelle où opèrent à la fois : une convivialité partagée, une diversité des lieux d’activités, de détente, de culture, de rencontres, de travail, des services de proximité de qualité, et une gouvernance démocratique des communs.

Dans ce contexte, la monnaie locale (même une monnaie de quartier) fonctionne comme « carte d’identité » d’un projet « politique » collectif pour la relocalisation de l’économie, la valorisation des circuits courts et la responsabilité sociale et environnementale des producteurs, consommateurs et distributeurs (« quand je paie en monnaie locale, je démontre que je suis de celles et ceux qui agissent pour la transition écologique, économique et sociale »). Cette identification au monde de Demain, se fait de manière non conflictuelle avec le monde d’hier. Affirmative plutôt que défensive, cette posture énonce qu’« il existe des solutions immédiates et concrètes aux dérèglements climatiques et aux crises systémiques; je fais ma part, dans un projet collectif ».

Mais la monnaie locale est bien plus que la carte d’identité de la transition. Elle met en place ipso facto les processus économiques, commerciaux et financiers, qui induisent une solidarité mécanique, automatique, machinale entres les producteurs, les distributeurs et les consommateurs (que ceux-ci se connaissent ou s’apprécient ne change rien à l’affaire), produisant une richesse locale collective, qui ne peut s’échapper du territoire donné, et ne peut pas être captée par les marchés financiers hors sol.

Reconstruire les filières du producteur au consommateur, comme nous l’avons proposé dans un article précédent, février 2019, c’est important, mais reconstruire les solidarités économiques territoriales, sur la base des quartiers et des villages, l’est peut-être encore davantage.

Renverser la logique d’achat, de distribution et de vente pour inscrire l’acte économique dans une stratégie collective et de moyen terme est la clé que propose la monnaie locale pour rouvrir la porte de la prospérité territoriale. Et cette option est valable, dans tous les quartiers, où que ce soit sur la planète : tout le monde a un intérêt direct à renforcer les interactions économiques locales, qui vont augmenter les chiffres d’affaires des entreprises et commerces locaux, augmenter l’emploi et les salaires, générer des impôts qui seront réinvestis localement.

Les monnaies locales sont donc des outils idéaux pour rendre l’économie plus résiliente partout, grâce à un maillage serré, transparent et diversifié des acteurs économiques, tout en augmentant la plus-value sociale et environnementale. En sortant de la concurrence généralisée, elles contribuent ainsi à renforcer la souveraineté alimentaire et économique partout, à lutter contre le chômage de masse, à diminuer les inégalités territoriales, et donc les migrations économiques. Solution locale et universelle, la monnaie locale relève en douceur les défis climatiques et socio-économiques globaux.

Du contrat social au contrat économique de quartier

Le contrat social, celui qui depuis Rousseau nous permet de nous penser comme « des communautés de destin » doit être refondé. Les Etats-Nations sont des territoires trop grands pour constituer des bassins de vie, gouvernables comme des communs territoriaux, et trop petits, pour faire face aux défis planétaires. Il s’agit désormais d’articuler les échelles de production et de gouvernance.

Dans cette optique, le quartier peut être considéré comme la brique de base de l’économie planétaire. Mais comme nous ne croyons pas aux vertus de l’autarcie, et que nous nous reconnaissons dans l’universalité de la communauté humaine sur l’ensemble de la planète, nous sommes attachés à l’articulation des bassins de vie, du local au global : là encore différentes monnaies, correspondant à différents échelles territoriales pourraient être un outil intéressant permettant cette articulation. La question à résoudre est celle de leur interopérabilité (1).

Revenons à nos quartiers. Nous pensons donc ici que la monnaie locale constitue le fondement d’un contrat de quartier, qui vise à la souveraineté économique et à la gestion partagée de la prospérité produite.

Mais de quelle économie parle-t-on ? Un réseau de producteurs et de consommateurs locaux, qui décident de travailler ensemble, dès aujourd’hui sur le moyen / long terme, parce qu’ils savent que le système qu’ils cogèrent fidélise leurs clientèles en baissant les coûts de réclame, assure la pérennité de leurs fournisseurs et de la qualité des biens et services achetés, permet une gestion optimale des flux et des stocks et offre des facilités financières (notamment des lignes de crédit de fonctionnement à taux 0, si on adopte un système de crédit mutualisé).

De plus, que nous soyons des consommateurs, des entreprises, des commerces ou des collectivités publiques, la monnaie locale nous oblige à penser les implications de nos achats quotidiens sur notre bien vivre ensemble. C’est la culture de l’économie et de la durabilité qui se réinvente dans le même mouvement.

Les acteurs-types des filières économiques du quartier

Sans vouloir être exhaustifs, nous présentons des acteurs-types qui contribuent à faire des quartiers des lieux de bien-vivre et d’action citoyenne, et qui ont un intérêt immédiat et concret à utiliser la monnaie locale comme catalyseur et articulateur de leurs activités au sein de leur quartier.

Les coopératives d’habitation sont les actrices centrales de la circulation monétaire d’un quartier. Dans un quartier, soit on y habite, soit on y travaille, soit les deux. S’il est possible de payer les loyers pour les logements et les arcades/bureaux en monnaie locale (même partiellement), c’est une bonne partie des revenus des habitants qui se trouve relocalisés dans le quartier, surtout si ceux-ci ont été rémunérés en partie en monnaie locale. De plus, les coopératives peuvent développer des services annexes pour leurs membres, comme le partage de voiture.

Les habitants ont intérêt à pouvoir profiter de commerces de proximité de qualité. Même si pour cela, il faut mutualiser certains frais et imaginer, avec les bailleurs, des péréquations des loyers pour encourager des activités socialement ou écologiquement utiles, mais moins viables économiquement en centre ville.

L’épicerie ou le supermarché participatif et coopératif

Une épicerie ou un supermarché participatif permet de revisiter le concept de commerce de proximité. Les foyers-membres d’une coopérative alimentaire sont appelés à contribuer à hauteur de quelques heures par mois au fonctionnement de l’entreprise (caisse, mise en rayon, stock, livraisons, mais aussi événements pour le quartier, accompagnement de personnes âgées ou avec handicap, etc.) en échange de produits dont la marge prélevée se trouve abaissée grâce à la contribution collective.

La monnaie locale peut concrètement encourager les habitant-e-s et les entreprises du quartier à préférer ce mode de distribution à l’acheminement classique des produits agroalimentaires. Parallèlement, des contrats se concluent entre collectifs de paysans et épiceries, afin de pouvoir coordonner les plans de culture (production adaptée et variée) sans « contraindre » les consommateurs dans leur choix. Cette vision est en lien directe avec celle de l’agriculture contractuelle de proximité (ACP, AMAP), à la différence que le contrat est décalé du producteur au distributeur, diluant la contrainte de choix sur la communauté et non plus l’individu.

L’auberge du quartier a comme particularité de proposer des repas préparés par des habitant-e-s, coordonnées par un-e aubergiste professionnel-e. Chaque habitant-e intéressé.e par le concept s’inscrit pour participer à l’élaboration d’un repas. Avec le nombre de personnes, les contributions sont très espacées, mais un repas de qualité est proposé chaque jour, à un prix très accessible et dans un esprit convivial. Un quartier a besoin d’artisans : boucher, cordonnier, fromager, boulanger, etc. Dans les villes modernes, ces artisans ont progressivement disparu au profit de grandes entreprises proposant ces services à moindre coût, mais cette situation a induit une perte en matière de convivialité et de qualité de vie. Il est possible d’aider la redynamisation des métiers de proximité grâce à la monnaie locale.

Une fois encore, en effet, l’utilisation de lignes de crédit en monnaie locale (crédit mutualisé) par les artisans est possible pour une partie de leur salaire, le paiement de leur loyer et le remboursement des investissements (installations, machines), pour autant que les membres de la communauté de paiement en question l’acceptent. Les artisans peuvent ainsi descendre en négatif jusqu’à leur limite « plancher » dans les premiers mois ou années d’exploitation, puis remonter petit à petit, au moment où les recettes le permettent.

La même logique mutualiste peut s’applique aux bibliothèques d’objets et d’outils ou aux ressourceries, qui valorisent les déchets, en compost ou en fil plastique pour imprimante 3D. Les sources de revenu pour ces nouveaux métiers de la récupération, de la réparation, de la réutilisation, de la réinvention et du recyclage (les 5 R de l’écologie industrielle et de l’économie circulaire) peuvent être très importantes pour les quartiers.

Dans ce contexte, les collectivités publiques ont un intérêt évident à repenser leurs achats en fonction d’une logique de proximité. En renforçant le présence d’entreprises sur leur territoire, elles obtiennent davantage de rentrées fiscales, et en même temps remplissent plus aisément leurs missions de politiques publiques en matière de promotion économique, de solidarité sociale et de lutte contre le réchauffement climatique (impact carbone).

Le contrat économique de quartier serait – dans cet esprit – le moment où ces différents acteurs se mettent autour d’une table et calculent ensemble les flux inter-entreprises qui pourraient s’effectuer en monnaie locale, et qui constitueraient la trame de fond de ce filet économique de proximité, celui qui donne du travail au plus grand nombre en produisant davantage de richesse collective. Sur cette base, il serait même possible d’imaginer une coopérative intégrale (qui intégrerait la comptabilité des heures de bénévolat), et qui pourrait générer un revenu universel… mais cela serait l’objet d’au moins deux prochains chapitres.

(1) Sur le plan technique, nous avons résolu la difficulté : notre portefeuille multi-monnaie, Biletujo (portemonnaie en Esperanto), permet l’interopérabilité. Mais comment établir un « taux de conversion », un taux de change entre monnaies locales citoyennes, , sans retomber dans le système monétaire actuel, qui fait de la monnaie une marchandise sur laquelle il est toujours possible de spéculer ? Ce sera l’objet d’un prochain épisode dans la poursuite de cette série.

Projet européen sur la place de l’ESS dans la formation professionnelle (VET2 – 2018-2020) : le rapport « profil des formateurs »
ssevet2

L’un des principaux objectifs de ce projet “Erasmus + VET-2” (formation professionnelle – 2ème volet 2018 – 2020) est de développer un profil de compétences pour les formateurs et formatrices engagés dans les disciplines associées à l’ESS au sein des parcours des formations professionnalisantes. Ce rapport explore la possibilité d’intégrer les compétences des formateurs pour l’économie sociale solidaire dans les programmes de formation existants. Pour ce faire, les organisations et les réseaux qui mènent le projet – originaires de Grèce, d’Italie, de France, d’Allemagne, du Portugal et de Roumanie – ont participé à une enquête visant à explorer les éléments qui pourront être introduits dans le profil de compétences des formateur.rices spécifiques aux exigences de formation pour l’ESS.

Ainsi, dans ce rapport intitulé «Cartographie des compétences des formateurs et des programmes de formation existants pour l’ESS», les partenaires ont procédé à une analyse approfondie des états des lieux dans chaque pays, avec l’aide et les réponses des personnes les plus aptes à répondre: les formateurs et formatrices eux-mêmes. Des entretiens et des recherches documentaires ont été utilisés pour la collecte de données. Dévoilant les opportunités et les contraintes pour développer les programmes d’enseignement tournés vers l’ESS dans l’enseignement et la formation professionnels, ce rapport constitue une contribution importante pour les partenaires et le RIPESS Europe afin de remédier à l’inadéquation de la forme professionnelle vis à vis des besoins propres aux activités de l’ESS, s’adressant à tous les formateur.ricess potentiels.

La vision et les pratiques portés par le mouvement de l’ESS ouvrent de nouvelles voies pour penser et agir sur l’environnement, l’avenir du travail, le développement local, la responsabilité sociale, l’éducation, la formation, etc. Dans ce contexte, il existe de nombreuses possibilités pour une intégration plus poussée de l’ESS dans les formations et l’enseignement professionnel.

Voir aussi :

Ressources de l’été 2019 (en collaboration avec socioeco.org)

Dans le cadre de la date anniversaire des 100 ans de la création du BIT/ILO, nous avons décidé de montrer quels étaient les documents de cet organisme en lien avec l’ESS étaient référencés sur socioeco.org

Nous pouvons identifier 6 types principaux de documents . Nous présentons à continuation quelques exemples de chacun dans les différentes langues et je vous invite à jeter un œil sur la page du BIT/ILO de socioeco.org:

Les documents de travail sur l’ESS du BIT

Les lectures conseillées de l’Académie de l’ESS du BIT

Chaque année – c’est la 10ème édition en ce moment–, le BIT organise une Académie sur l’Economie Sociale et Solidaire: L’Académie s’adresse aux personnes chargées de la promotion de l’ESS à travers le monde, et notamment aux décideurs politiques, aux praticiens, aux chercheurs et aux représentants des organisations de travailleurs et travailleuses et d’employeurs. Par exemple :

Une série radio sur l’ESS

Une série Politiques Publiques en faveur de l’ESS

Les Coopératives

Iillustrée par The Story of the ILO’s Promotion of Cooperatives Recommendation, 2002 (No.193) A review of the process of making ILO Recommendation No. 193, its implementation and its impact (en anglais) voir la recommandation originale ici), vous trouverez 5 sous-sections pour les coops :

1. Législations  sur les coopératives:

2. Le rôle des coops

3. Contribution des coopératives aux Objectifs de Développement Durable (ODD)(12 jusqu’à présent)

4. Outils pédagogiques :

5. Thèmes abordés par les coopératives : migrants, garde d’enfants, économie informelle, agriculture, emploi des jeunes, gestion des déchets, relations avec les syndicats, énergies propres, finance, etc.

Bonne lecture !

Publication: Our Commons. Political ideas for a New Europe

Our Commons de Sophie Bloemen et Thomas de Groot propose des réflexions sur les enclosure du savoir et la monopolisation de la sphère numérique, des histoires sur les coopératives d’énergies renouvelables et les initiatives communautaires en matière de déchets alimentaires et des appels urgents à voir la ville comme un bien commun et à considérer la santé comme un bien commun. Publié par l’Institute of Network Cultures, le livre est d’abord publié en ligne sous la forme d’un livre électronique, téléchargeable et partageable gratuitement par tous et sous forme de fichier PDF imprimable. Le livre sera également disponible sur une grande variété de plateformes d’impression à la demande.

Programme radio: les cent ans de l’OIT

2019 marque l’année du centenaire de la création de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Le texte fondateur insiste en particulier sur la justice sociale comme condition d’une « paix universelle et durable » et appelle les États à mettre en place un « régime de travail réellement humain ».

Face aux attaques répétées contre le droit du travail et les droits de l’homme, au prétexte renouvelé des nouvelles technologies, La Constitution de l’OIT et ses missions sont plus que jamais d’actualité. 

Nous avons rassemblé dans une émission sur viziradio, un peu pêle-mêle, des lectures, des pièces sonores, des documentaires et des musiques qui évoquent ces questions. Le lien entre le travail et la guerre, l’aliénation et la domination, mais aussi les enjeux d’émancipation.

Une création de Laura Aufrère et Marie Limoujoux 

Ressources spéciale Elections européennes (en collaboration avec socioeco.org)

Que dit la documentation sur les politiques en faveur de l’économie sociale et solidaire au niveau européen ?Parmi les enjeux que l’on retrouve dans la documentation sous le mot-clé : L’économie sociale dans l’Union européenne (EU) , on peut citer : le développement durable, la justice sociale, l’immigration, les fonds européens en faveur de l’ESS, les entreprises d’insertion et la commande publique, les entreprises sociales, les coopératives, les nouveaux indicateurs de richesse

Mais aussi :

le Rôle des territoires

la Culture

l’Agroécologie

Pour une vue d’ensemble des Politiques de l’Europe :

Ou

des propositions

Bonne lecture !

Alternatives urbaines : une nouvelle cartographie pour partager les initiatives de villes transformatrices
urban alternatives

Urban Alternatives est une collaboration entre des militant.es municipalistes, des universitaires, des gouvernements locaux, des groupes de réflexion et des ONG. Les collaborateurs fondateurs comprennent des participants de : Madrid 129, European Alternatives, Transnational Institute, Habitat International Coalition, MISTRA Urban Futures, Sheffield University Urban Institute, Université d’Aalborg, RIPESS Europe, P2P Foundation, Commons Network et Global Platform for the Right to the City.

Ce projet de cartographie cherche à comprendre et à cartographier les initiatives qui émergent des nombreux mouvements sociaux urbains qui revendiquent le droit à la ville, occupent l’espace urbain, exigent la justice sociale, la participation démocratique, des espaces culturels et des transformations économiques. Largement caché à notre conscience collective, cet ensemble d’actions distribuées et émergentes a démontré qu’il est non seulement possible de penser à des alternatives au paradigme néolibéral, mais que ces alternatives existent déjà. Notre collaboration a deux types d’objectifs :.

  1. Créer la plus grande visibilité possible pour une transformation urbaine positive, qui révéle les dimensions communes d’un mouvement urbain émergent. Nous voulons documenter – et prouver – que le changement est possible ;
  2. Créer un processus continu pour développer des perspectives et des compréhensions communes, soutenir le transfert de connaissances entre un groupe diversifié d’acteurs, et fournir des opportunités pour des projets partagés et des campagnes communes.

Mis en lumière par le mouvement des places et l’occupation de l’espace public (de Tahrir à Puerta del Sol et Plaça de Catalunya, Taksim ou Mong Kok), on assiste à une vague d’initiatives  » par le bas  » et  » par le côté  » qui cherchent à transformer notre environnement urbain. Ces initiatives – de la remunicipalisation démocratique de la production d’énergie à la mise en place de mécanismes d’élaboration de politiques citoyennes, en passant par la création de coopératives de travail associé pour aider à accueillir efficacement les réfugiés – ont toutes un point commun. Non seulement elles s’opposent à la financiarisation croissante de l’économie et à la marchandisation de l’espace urbain, mais le font en faisant confiance à notre propre capacité de générer des projets, des politiques et des prototypes novateurs qui nous permettent de vivre nos vies en commun.

Voir le site web: www.urbanalternatives.org

Plus d’agriculteurs, une meilleure nourriture : Nyéléni ECA publie le rapport sur la politique agricole de l’UE (CAP)
More farmers better food CAP

Les petits agriculteurs durables devraient être placés au cœur de la politique agricole de l’UE, selon un nouveau document publié en Mars 2019 par la plateforme Nyeleni pour la souveraineté alimentaire en Europe et en Asie centrale. Cette publication, qui a fait l’objet d’une publication très bien documentée, représente la position d’une coalition paneuropéenne d’agriculteurs, de paysans, de pasteurs, de pêcheurs, de peuples indigènes et d’organisations environnementales sur la politique agricole commune (PAC) de l’UE.

Le rapport souligne la situation alarmante des zones rurales et du système alimentaire dans l’UE :
Entre 2005 et 2016, le nombre d’exploitations agricoles de moins de 50 hectares a diminué de 29,4%. Plus de 4 millions d’exploitations ont disparu en seulement 10 ans.
Un nombre croissant de travailleurs saisonniers et souvent migrants souffrent de conditions de travail et de vie épouvantables.
La pollution liée aux produits agrochimiques continue d’avoir un impact négatif sur la santé publique – les résidus chimiques présents dans les aliments, les nitrates et les eaux de ruissellement du phosphore polluent les eaux et les sols.
Des niveaux élevés d’utilisation d’antibiotiques dans l’élevage d’animaux entraînent une résistance aux antimicrobiens.
La chaîne alimentaire industrielle génère environ 88 millions de tonnes de déchets alimentaires par an.
La PAC a rendu l’UE extrêmement dépendante des importations bon marché en provenance de régions aux normes environnementales et sociales bien moins strictes.

Stanka Becheva, militante pour la souveraineté alimentaire des Amis de la Terre Europe, a déclaré :
« Alors que le monde est confronté à de multiples crises environnementales et sociales, dont beaucoup sont directement liées à la manière dont nous nous nourrissons, les politiciens européens doivent écouter les petits agriculteurs durables qui peuvent aider à résoudre la crise climatique et l’effondrement du monde naturel. Les systèmes alimentaires qu’ils créent fournissent des aliments sains, abordables et locaux aux consommateurs, respectent la nature et le climat, et créent des emplois sûrs et dignes. »

Présentant la partie du rapport centrée sur les besoins de la PAC pour réussir cette transition, Geneviève Savigny, agricultrice et représentante de la Coordination européenne Via Campesina[2], affirme que  » la PAC doit apporter aux petits producteurs durables le soutien politique, économique et social adéquat dont ils ont besoin. Cela implique des prix équitables, la fixation d’un plafond pour les paiements directs et une redistribution de l’aide. Actuellement, moins de 2 % des bénéficiaires de la PAC reçoivent 30 % du budget total des paiements directs. Cela doit changer. Il faut consacrer davantage d’argent au développement rural et mettre en avant une approche collective de projets où l’agroécologie paysanne est encouragée. Et pour notre jeunesse ? Le soutien aux nouveaux agriculteurs pendant les premières années de leur activité est essentiel. »

« Ce rapport montre également les avantages environnementaux et sociaux de nouveaux partenariats locaux entre producteurs et consommateurs. Il arrive à point nommé pour montrer qu’un nouveau contrat social entre les producteurs de denrées alimentaires et les sociétés qu’ils nourrissent est très attendu et qu’il est urgent », déclare Judith Hitchman de URGENCI, le réseau international des mouvements agricoles soutenus par la Communauté.

Télécharger le rapport (en anglais) ici.

Ressources de février 2019 (en collaboration avec socioeco.org)

Pour le mois de février voici quelques suggestions à lire et à voir …

  • UNE ÉCONOMIE SANS PROPRIÉTAIRES ? Mathieu Vanvelde, 2018 [lire]
  • Genre et espaces publics : Des villes pour toutes et tous, Françoise Kemajou, Note d’analyse, 2019 [lire]
  • Des entreprises sobres et responsables Crise climatique, crise du capitalisme, Swann Bommier, Cécile Renouard, La vie des Idées, 2019 [lire]
  • « Faire de la démocratie une démarche permanente » avec Open Source Politics, Initiatives inspirantes du labo de l’ESS,2019 [lire]

Publications

  • Au-delà de la propriété Pour une économie des communs, Benoît Borritz, 2018 [lire]

Vidéos

  • Quel changement d’échelle pour l’ESS ? Jean Louis Laville nous propose une conférence vidéo en trois parties réalisée à l’occasion du FRESS 2018 , sur le thème :  » ESS, quel changement d’échelle ? L’enjeu d’un nouveau rapport entre société civile et pouvoirs publics. » [lire]
Les médias indépendants parlent de l’ESS
Cover of Stir Magazine Winter 2019

Les médias indépendants sont proches de l’ESS, souvent par leurs statuts et surtout par les valeurs qu’ils défendent. Mais comment l’abordent-ils? Voilà une sélection d’articles de médias indépendants des trois derniers mois. Vous pouvez aussi les retrouver sur la carte de socioeco.org : Journaliste des solutions.(Les articles sont situés sur la ville où se déroule l’expérience ou, en cas d’article généraliste, dans la ville où siège le média).

Comme vous le verrez, les articles sont dans leur langue d’origine, diversité des pays d’Europe oblige. Pour le grec, pour lequel le journal Efsyn est particulièrement présent avec parfois plusieurs articles par semaine sur l’ESS, un résumé en anglais est inclus. Cela vous permettra de percevoir quelles sont les thématiques traitées par ces médias: développement durable, réfugiés, autogestion, coopératives, agriculture bio, etc.  N’hésitez surtout pas à nous faire parvenir un article ou le site d’un media pour améliorer la carte et notre connaissance de l’ESS. Ecrire à Françoise Wautiez : fwautiez[at]socioeco.org

Image : Couverture de Stir Magazine, Winter 19

Français

  • Les luttes non-violentes de Rajagopal, activiste indien bientôt à Paris Michel Bernard, Anne-Sophie Clémençon, Article de Reporterre, 22 nov 2018 [lire]
  • Étude de chaîne de valeur soja biologique au Togo, Pierre W. Johnson, Article de Transition et Coopération Pierre Johnson, 2018 [lire]
  • « Nous sommes une start-up anarcho-communiste » : Coopcycle auto-organise les coursiers à vélo, Benoît Borritz, Article de Basta!, 16 janvier 2019 [lire]
  • Ethique Les baskets Veja tiennent-elles leurs promesses ?, Justin Délépine, Article de Alternatives économiques, 29/01/2019, [lire]

English

  • Creating a Solidarity Economy Giving Project, Cheyenna Layne Weber, Article in Philantrhopy Women, 28 January 2019 [lire]
  • Beyond the Market: Housing Alternatives from the Grassroots, H. Jacob Carlson, Marnie Brady, Gianpaolo Baiocchi, Article of Dissent Magazine, Fall 2018[lire]
  • Stir Magazine: winter edition 2019: Looking back, looking forwards [lire]

Espagnol

  • Mercados sociales, la unión hace la fuerza, Brenda Chávez, Artículo de El Salto,23/12/2018 [lire]
  • Más allá del mercado: alternativas de vivienda desde las bases, H. Jacob Carlson, Marnie Brady, Gianpaolo Baiocchi, Artículo de El Salto,18/12/2018[lire]

Catalan

  • Mas Corcó: el pagès que fa de forner i el forner que fa de pagès, Articulo de Setembre, 05/01/2019 [Lire]

Italiano

  • “Se trovare soluzioni all’interno del sistema è impossibile, forse è meglio cambiare il sistema”, Pietro Raitano, Articolo de Altreconomia, 1 gennaio 2019 [lire]

Grec

  • ΚΑΛΟ: επένδυση για δίκαιη ανάπτυξη (ESS: investir pour une croissance juste)
    Aristotélis Andréou
    Article of EFSYN, 15/12/2018 [lire]
  • Το εναλλακτικό μοντέλο των πέντε ηπείρων (The alternative model of the five continents)
    Lena Kyriakidi
    Article of EFSYN, 10/12/2018 [lire]
  • Το εργοστάσιο που παράγει… αλληλεγγύη (The factory that produces … solidarity)
    Kostís Roússos, Vangélis Vragotéris, Cháris Malamídis
    Article of EFSYN, 10/12/2018 [lire]
  • Στήριξη με τρία κλικ (in three clicks)
    Article of EFSYN, 08/12/2018  [lire]
  • Προστατεύοντας τους σπόρους ως κοινό αγαθό (Protecting seeds as a common good)
    Lena Kyriakidi
    Article of EFSYN, 26/11/2018  [lire]
  • Ανοιχτή μέρα περμακουλτούρας στο χωράφι της Νέας Γουινέας (Open day in the field at the New Guinea farm)
    Article of EFSYN, 21/11/2018 [lire]
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