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Rencontre de l’Impact Social, 28 novembre 2019 à Villeneuve d’Ascq, France
L’impact social au-delà des chiffres
Les partenaires du projet européen VISES organisent leurs 3èmes rencontres de l’impact social : « L’impact social au-delà des chiffres « .
Cet évènement se tiendra le jeudi 28 novembre 2019 de 9h30 à 14h à Villeneuve d´Ascq.

Après 4 ans de recherche-action, les partenaires du projet européen VISES dévoilent leurs résultats. Entreprises-testeuses, centres de recherche, fédérations d’entreprises d’économie sociale et solidaire de France et de Belgique vous expliqueront ce qu’ils ont apporté au projet et en quoi VISES leur a été utile ! Sera également présent le TIESS (Territoires Innovants en Economie Sociale et Solidaire – centre de transfert Québécois en innovation sociale), qui nous partagera sa vision de l’évaluation de l’impact social, l’idée étant d’ouvrir la réflexion sur une vision commune de l’impact social, au delà des frontières.
Pour plus d’infos sur le projet Vises, n’hésitez pas à vous rendre sur le site dédié : http://www.projetvisesproject.eu/

Pour vous inscrire ou pour plus d’informations, contacter l’Apes – Olivia Ruel-Mailfert : oliviamailfert@apes-hdf.org

Le FSMET se tiendra du 25 au 28 juin 2020 à Barcelone

Le Forum Social Mondial des Économies transformatrices se tiendra du 25 au 28 juin 2020 à Barcelone. C’est ce qui a été décidé par les membres de la convergence locale de Barcelone, hôtesse de la manifestation, composée d’un groupe d’activistes issu.e.s de différents secteurs des économies transformatrices (économies féministes, souveraineté alimentaire et agroécologie, pro-communs et économie sociale et solidaire, commerce équitable et finances éthiques, entre autres).

La date a été choisie en tenant compte des calendriers des manifestations internationales auxquelles participent les différents réseaux faisant partie du Comité de Coordination et anime le processus au niveau international, de manière à ce que ces activités n’empiètent pas les unes sur les autres, et afin donc de favoriser la participation du plus grand nombre de personnes possible.

Avec un calendrier de neuf mois, les membres de la convergence de Barcelone et ceux, celles du Comité de Coordination s’organisent déjà dans différentes commissions de travail pour assumer des tâches telles que la logistique, les contenus du Forum, la communication ou encore l’accueil des participant.e.s du monde entier qui viendront à Barcelone pour participer aux rencontres.

Le FSMET veut être aussi le rendez-vous de la diversité où les cinq continents soient largement représentés et les collectifs présents le plus nombreux possible, avec par exemple, la paysannerie, les peuples autochtones, les LGTBI, les mouvements féministes, les mouvements de la jeunesse, les mouvements spirituels, les mouvements de squatters et squatteuses, ceux du monde de l’éducation, de l’économie du numérique, du journalisme alternatif ou du monde du travail tels que syndicats et unions de travailleuses et travailleurs.

L’idée est de faire connaître les projets d’économies transformatrices qui existent déjà et qui démontrent qu’il existe une alternative au modèle capitaliste. Ces rencontres cherchent en outre à construire des ponts entre des entités, des organisations ou des réseaux issus de toute la planète.

Il se veut également un espace utile pour l’interconnexion et la convergence des différents mouvements des économies transformatrices, où un agenda mondial commun soit défini à partir de l’engagement des collectifs et des accords spécifiques qui assurent la poursuite du mouvement après le processus de convergence.

Pour relever ces défis, le FSMET inclura une programmation basée sur différents itinéraires avec entre autres des ateliers, des conférences-débats, une programmation culturelle, des espaces dédiés à la créativité, la participation virtuelle ou encore des espaces pour enfants.

Pour suivre l’actualité du Forum, comment s’inscrire, les espaces de participation virtuelle, les événements locaux de convergences, des vidéos, voir https://transformadora.org/fr

Pour plus d’informations sur la réunion de juillet et la composition du nouveau Comité de Coordination de l’événement, voir https://transformadora.org/fr/node/241

Marches mondiales pour la Paix 2019-2020 depuis l’Inde et le Sénégal

​Le 2 octobre 2019 – le 150e anniversaire de la naissance du Mahatma Gandhi, une marche mondiale pour la justice et la paix de 14 000 km, appelée Jai Jagat 2020, débutera de New Delhi à Genève. Les participants seront accueillis par la Ville et Canton de Genève pour une semaine (26 septembre – 2 octobre 2020) d’ateliers, de réunions de plaidoyer et d’événements culturels, qui se dérouleront dans 10 pays avec une formation à la non-violence et des événements sur des thèmes clés de la justice, ainsi que des marches séparées à partir de plusieurs pays en Europe et Afrique du Nord-Ouest ainsi que des délégué.es venus du monde entier.

Cette initiative préconise la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies dans le cadre d’un dialogue avec les agences des Nations Unies à Genève. Quatre piliers du plaidoyer liés aux ODD sont au cœur de la campagne Jai Jagat. Il s’agit de l’éradication de la pauvreté, de l’inclusion sociale, de la justice climatique et de la résolution non violente des conflits.

Des comités locaux tout au long du parcours organiseront des événements quotidiens et des formations quotidiennes sur la non-violence, ce qui en fera une pratique de la non-violence tout au long de l’année. Dans certains pays, de nouvelles familles et de nouveaux individus avec des histoires différentes seront inclus dans la marche.

L’arrivée de la grande marche de Jai Jagat portant le message de Gandhi et la voix des sans-voix est l’occasion parfaite, à travers un dialogue non violent, de promouvoir diverses solutions pour un monde qui fonctionne pour tous. Pour accueillir la marche, un festival/forum de changement sera lancé ; combinant, selon la vision de Gandhi, transformation individuelle et changement collectif. Une contribution novatrice au rôle clé de Genève dans le succès de l’Agenda 2030 des Nations Unies.

La Caravane Pour Que Vive La Terre

La caravane POUR QUE VIVE LA TERRE propose à son public un espace de rencontre pour la diffusion et le partage d’actions porteuses d’espoir.

Dans l’agriculture, l’écologie, la politique, l’économie, le social, le culturel des solutions alternatives existent. La caravane crée un espace de partage pour que ces solutions grandissent par l’engagement de tou.te.s. Elle se pose en moyenne une semaine dans chaque lieu pour y proposer conférences, projections, spectacles, fêtes et ateliers. On y réfléchit, on s’y informe, on s’y forme, on y fait la fête.

POURQUOI ?

Face aux crises économiques, sociales et environnementales en cours, de nombreux individus souhaitent un changement en profondeur de notre manière de vivre nos sociétés. Mais beaucoup se sentent 
impuissant.e.s, désarmé.e.s. Que puis-je faire ?

Vecteurs de transformations positives, porteuses d’espoir, les alternatives diverses en cours déterminent dès maintenant l’avènement d’un monde meilleur où les valeurs humaines de solidarité, de sobriété et de respect de la nature seront au centre de nos projets et de nos entreprises.

La caravane est associée à la marche Delhi-Genève, Jai Jagat 2020, organisée par Ekta Parishad, qui arrivera à Genève en octobre 2020.

Avec l’ESS, marchons pour le climat

Ce mois de septembre a été marqué par les manifestations pour le climat partout dans le monde, notamment celles qui ont vu se mobiliser les jeunes qui sont à juste titre inquiets de la détérioration des conditions de vie sur la planète. Nous pouvons nous féliciter et les féliciter de ces manifestations qui sont censées secouer l’inertie et l’incurie des gouvernements, Pour nous, un des axes fondamentaux de l’économie solidaire est la vigilance écologique qui questionne le sens de la production et de la consommation en lien avec le lien de proximité qui doit être recherché entre ces deux pôles. C’est la racine de l’agroécologie, qui œuvre pour la qualité de la nourriture, la préservation des terres et celle de ses habitants. Mais dans tous les domaines de l’activité humaine, il est urgent de repenser les finalités et les moyens qui la sous-tendent, et être créatifs et proactifs pour les solutions.

Comme nous l’avons déjà annoncé l’objectif central du Forum Social Mondial des Economies Transformatrices (FSMET) est précisément d’organiser la convergence des organisations qui se sont donné comme but essentiel de résister aux effets délétères d’un système politico – économique mondialisé qui met en danger les équilibres vitaux de la planète. Le processus enclenché par la première réunion préparatoire en avril 2019 se poursuit et devrait être répercuté dans chaque pays. C’est le cas en France par exemple avec le Forum Régional de l’Economie Sociale et Solidaire . N’hésitez pas à nous faire part de vos propres initiatives. Et à noter d’ores et déjà les dates du FSMET qui aura lieu du 25 au 28 juin à Barcelone. Soyons mobilisés pour faire en sorte qu’une prise de conscience fondamentale engendre des propositions pour transformer de façon significative l’imaginaire et la mise en acte d’une économie au service des humains et respectueuse de la planète.

Nous communiquerons régulièrement sur le processus en vous invitant régulièrement à prendre part aux différentes étapes

L’Assemblée Générale de Lyon a permis à de nouveaux membres de nous rejoindre et c’est bienvenu parce que les urgences sociales et climatiques s’accumulent et réclament plus que jamais que nous élargissions le cercle des personnes de bonne volonté.

Signalons en conclusion de ce très bref édito qu’en octobre deux marches pour la paix vont démarrer, l’une la Jay Jagat partant de New Delhi en octobre et l’autre « La caravane pour que vive la terre » du Sénégal en janvier. Elle se rejoindront à Genève le 25 septembre 2020.

Les médias indépendants parlent de l’ESS

Les médias indépendants sont proches de l’ESS, souvent par leurs statuts et surtout par les valeurs qu’ils défendent. Mais comment l’abordent-ils? Voilà une sélection d’articles de médias indépendants des trois derniers mois. Vous pouvez aussi les retrouver sur la carte de socioeco.org : Journaliste des solutions.(Les articles sont situés sur la ville où se déroule l’expérience ou, en cas d’article généraliste, dans la ville où siège le média).

Comme vous le verrez, les articles sont dans leur langue d’origine, diversité des pays d’Europe oblige. Pour le grec, pour lequel le journal Efsyn est particulièrement présent avec parfois plusieurs articles par semaine sur l’ESS, un résumé en anglais est inclus. Cela vous permettra de percevoir quelles sont les thématiques traitées par ces médias: développement durable, réfugiés, autogestion, coopératives, agriculture bio, etc.  N’hésitez surtout pas à nous faire parvenir un article ou le site d’un media pour améliorer la carte et notre connaissance de l’ESS. Ecrire à Françoise Wautiez : fwautiez[at]socioeco.org

Photo de couverture de El Salto Diario,13/08/2019

Français

En Grèce, dans une usine autogérée, le travail devient un « lieu de solidarité et de liberté », Andrea Fuori, Raphaël Goument
Article de BastaMag, 8 juillet 2019 [lire]

Interview de Vincent Liegey sur la coopérative sociale décroissante Cargonomia
Article de Mediapart, 18 juillet 2019 [lire]

L’écoféminisme, contre toutes les formes d’oppression
numéro 16 – Printemps 2018 de la revue Les Possibles d’ATTAC sur « Le(s) féminisme(s) aujourd’hui ». [lire]

Español

Alternativas Economicas n°71: Las cooperativas de cohousing
Mariana Vilnitzky, 2019 [lire]

Enseña el corazon. Haz auditoría social
Articulo de el salto diario, 07/06/2019 [lire]

¿Montamos una cooperativa de plataforma? Patricia Bolinches
Artículo de El Salto,18/05/2019 [lire]

Supermercados cooperativos: gente ordinaria haciendo cosas extraordinarias, José Luis Fernández Casadevante
articulo de eldiario.es, 24/06/2019 [lire]

De paseo por comunidades cuidadoras, Edith Pérez Alonso, Daniel García Blanco
Blog de El Salto, 11 de julio 2019 [lire]

Susana Martín: « La moneda social es un instrumento de política pública »
Genoveva López Morales
Blog de El Salto, 13 de julio 2019 [lire]

¿Por qué Barcelona acogerá el Foro Social Mundial de las Economías Transformadoras? Núria Segura Insa
Blog de El Salto, 05 de agosto 2019 [lire]

‘Cohousing’, un modelo que se abre camino, Mariana Vlnitzky
articulo de eldiario.es, 01/06/2019 [lire]

Alternativas de energía ciudadana contra el cambio climático, Jordi Ibañez
Blog de El Salto, 13 de agosto 2019 [lire]

Emergencia climática, respuestas y alternativas de la Economía Social y Solidaria
Articulo de el salto diario, 19/09/2019 [lire]

English

Opening Event of the Shonai Renewable Energy Power
Article of Seikatsu Club.coop, 31/05/2019, [lire]

Is fair trade finished? Samanth Subramanian
Article of The Guardian, 23 of July 2019 [lire]

Trickle-up economics, Ted Howard
Article of Prospect, July 13, 2019 [lire]

Greek

«Ρεστία»: το βουβό κύμα της επιτυχίας (Fighting ocean pollution)
Ioanna Sotirchou
Article of EFSYN, 10/06/2019 [lire]

Η Κ.ΑΛ.Ο. στην Ελλάδα: μικρά βήματα, μεγάλος δρόμος (SSE in Greece: small steps, a long road ahead), Cristina Pantzou
Article of EFSYN, 03/06/2019 [lire]

Τήλος συνεργατική, πολυπολιτισμική και ενεργειακά αυτόνομη (Tilos collaborative, multicultural and energy-independent), Ioanna Sotirchou
Article of EFSYN, 24/06/2019 [lire]

Υπηρεσίες στα χέρια δήμων και πολιτών (Services in the hands of municipalities and citizens), Cristina Pantzou
Article of EFSYN, 20/05/2019 [lire]

Κινήματα πόλης κατά των ιδιωτικοποιήσεων (Urban movements against privatisation=, Ioanna Sotirchou, Aphrodite Tziantzi
Article of EFSYN, 20/05/2019 [lire]

Γαστροτουρισμός και γυναικείοι συνεταιρισμοί (Gastronomic tourism and women’s cooperatives), Michael Angelos Konstantopoulos
Article of EFSYN, 29/07/2019 [lire]

Φυσική δόμηση, καλλιέργειες και εναλλακτική μάθηση (Natural construction, agriculture and alternative learning), Aphrodite Tziantzi
Article of EFSYN, 22/07/2019 [lire]

Η «Παλαιοβράχα» δίνει το παράδειγμα (« Paleovracha » gives the example)
Lena Kyriakidi
Article of EFSYN, 22/07/2019 [lire]

Αγροτικοί συνεταιρισμοί: η μόνη λύση για τον πρωτογενή τομέα (Rural cooperatives: the only solution for the primary sector), Michael Angelos Konstantopoulos
Article of EFSYN, 05/08/2019 [lire]

Italiano

Il tempo del consumo critico, Francesco Gesualdi
articolo de Comune.info, 7 luglio 2019 [lire]

Catalá

Euclides André Mance, filòsof i teòric de l’economia solidària « L’economia solidària ha de desenvolupar una estratègia global per afrontar el totalitarisme capitalista », Ivan Miró
Artículo La Directa, 9 juliol 2019 [lire]

Cuidem Lluçanès: combatre l’atur femení però també dignificar el sector de les cures, Josep Comajoan
Articulo de Setembre, 30/07/2019 [lire]

«Estem recuperant una altra manera de viure i de treballar la terra»
Núria Farrés
Articulo de Setembre, 11/07/2019 [lire] (

«Som una cooperativa d’acompanyants, però som moltes: les famílies, els infants i el poble», Núria Farrés
Articulo de Setembre, 16/05/2019 [lire]

Mengem Osona, la sobirania alimentària al servei de productors i consumidors, Josep Comajoan
Articulo de Setembre, 11/07/2019 [lire]

«Vam muntar una botigueta en un poble petit on no hi havia cap servei»
Núria Farrés
Articulo de Setembre, 11/07/2019 [lire]

Ressource: rapport Commerce Equitable Polska 2018

Introduction au rapport par Andrzej Żwawa, CEO de la Foundation of the “Fair Trade Coalition” – Fairtrade Polska

Le rapport est un résumé des activités de la Fondation de la « Fair Trade Coalition » – Fairtrade Polska en 2018. Cette période a été intéressante pour le développement du marché du commerce équitable en Pologne. Les étagères des magasins étaient remplies de nombreux nouveaux produits du commerce équitable, tels que la crème glacée, les produits chocolatés et les bonbons de Noël. De nouvelles marques de café et de thé sont devenues disponibles et il y a eu une augmentation des ventes de vêtements en coton certifié Fairtrade. Cela s’est traduit par une augmentation globale des ventes de produits du commerce équitable sur le marché polonais de plus de 50%. Comme le montre une étude menée par l’Université du BMS sur Wrocław, le niveau de reconnaissance de la marque Fairtrade auprès des consommateurs est passé de 28% en 2015 à 34% en 2018. Cela signifie qu’une personne sur trois en Pologne reconnaît le label Fairtrade sur les emballages des produits. Il y a donc de nombreuses raisons d’être heureux.

Dans le même temps, les agriculteurs du Sud sont confrontés à de nombreuses difficultés. Les maladies des plantes, les sécheresses, les incendies et autres effets du changement climatique font des ravages dans les cultures. Les traders profitent de leur avantage pour exercer une pression constante sur les agriculteurs, les obligeant souvent à vendre leurs produits à des prix inférieurs aux coûts de production. En juillet 2018, les prix du café à New York hors variation sont tombés en dessous de 2 dollars le kilogramme, atteignant leur plus bas niveau depuis plus d’une décennie. Les communautés agricoles du Ghana et de Côte d’Ivoire vieillissent parce que les jeunes ne voient aucune perspective d’avenir à la campagne et décident d’émigrer vers les villes, tombant de la poêle à frire dans le feu et finissant dans des bidonvilles en pleine croissance.

Urgence climatique, réponses et alternatives de l’économie sociale et solidaire
Foto Blog El Salto Diario

Blog El Salto Diario, 19/09/2019, Comisiön de Ecología de la Red de Economía Solidaria de Cataluña (XES)

Avec la grève du climat du 27 septembre et la semaine d’actions prévue pour la semaine précédente à l’horizon, nous réfléchissons sur le rôle de l’économie solidaire dans ces mobilisations et sa capacité à contribuer à progresser vers des sociétés post-carbone plus durables et solidaires.

Il nous reste 11 ans (seulement) pour atteindre la limite de température globale admissible de la planète, et une fois dépassée, elle conduira à un changement irréversible et sans précédent du climat de la Terre qui constituera une menace pour les générations futures. Tel était le message d’urgence fort des Nations Unies (ONU) après sa 73e réunion de haut niveau sur le climat et le développement durable en mars dernier. (…)

Les impacts générés par le changement climatique sont directs et indirects, et liés à l’activité humaine, selon les preuves scientifiques. Les écosystèmes naturels sont étroitement liés à cette activité.

Face à cela, plusieurs Etats et Administrations du monde entier ont déclaré l’Urgence Climatique, un total d’environ 800, chiffre en croissance continue depuis que la ville de Darebin, Australie, a déclaré en 2016 pour la première fois cet état d’Urgence Climatique.

Parallèlement à ces prises de position institutionnelles, divers mouvements sociaux et écologiques, les syndicats, les administrations et, bien sûr, l’économie sociale et solidaire (ESS) s’articulent et se mobilisent pour réaliser des actions d’impact qui contribuent au changement de paradigme nécessaire pour affronter cette urgence. L’appel à une grève contre le changement climatique du 27 septembre et les mobilisations prévues pour la semaine du 20 au 27 septembre en sont la preuve, et de nombreux mouvements et organisations travaillent pour faire de ces appels un succès.

Mais quelle signification cela a-t-il de déclarer l’urgence climatique? L’alerte que les mouvements sociaux et environnementaux du monde mettent à l’ordre du jour de l’agenda public a-t-elle la même stratégie pour mettre un terme au changement climatique ?Est-il possible de promouvoir la paix, la prospérité et les Objectifs de Développement Durable dans un monde capitaliste global, basé sur une croissance économique linéaire, qui ne prend pas en compte les limites de la planète ? Les Objectifs de Développement Durable favorisent-ils réellement une Economie Sociale, juste, équitable et démocratiquement radicale dans le monde ?

Une ESS pour la transition éco-sociale

Face à toutes ces questions, les entités qui promeuvent l’écologie au sein de l’économie sociale et solidaire ont leurs propositions. L’ESS fait partie de l’ensemble des économies en transformation qui sont érigées comme un modèle économique alternatif au modèle capitaliste dominant et qui donnent la priorité au bien-être des personnes et de leur environnement. Ils sont donc les plus aptes à apporter une solution efficace pour réduire les impacts socio-environnementaux que notre société a générés et qui sont à l’origine de la situation d’urgence climatique actuelle.

L’ESS comprend une grande variété d’initiatives qui développent une activité économique à partir d’une base collective avec une volonté claire de contribuer à la transformation de notre société, intégrant des critères sociaux et environnementaux dans ses valeurs, son organisation et ses activités.

Au sein de l’ESS, on trouve des formules aussi diverses que des coopératives, des fondations et même des associations, qui incorporent un certain niveau de professionnalisme. Ainsi, le lien avec les mouvements sociaux de base est très étroit, dans la mesure où certaines initiatives naissent de la main de personnes liées à ces mouvements, qui décident de faire un pas de plus pour la mise en œuvre de leurs revendications sociales et environnementales, la réalisation de projets ou services liés à ces revendications ou simplement le développement d’une activité économique avec une approche plus durable.

L’ESS est une pratique économique développée dans différents secteurs de l’économie, tels que : la communication, l’énergie, la mobilité, l’agroécologie, l’alimentation, la consommation, etc. Nombre de ces initiatives sont des exemples clairs de réussite, comme la coopérative de consommation d’énergie renouvelable Som Energia, dont le travail contribue à la lutte contre le changement climatique. Issue du monde universitaire et étroitement liée aux mouvements sociaux, elle compte 60 270 membres. C’est une expérience qui permet aussi de donner aux gens les moyens de consommer des sources d’énergie renouvelables et même de participer à la production d’énergie elle-même, soit dans des installations collectives, soit comme prosommateur.

L’ESS est donc l’occasion de construire des modèles socio-économiques qui contribuent à la transition vers la société post-carbone vers laquelle nous nous dirigeons. Mais il peut y avoir de nombreuses sociétés post-carbone et diverses transitions pour les atteindre. Nous avons besoin que cette transition écologique soit l’occasion de construire des sociétés plus justes, plus équitables et plus démocratiques. Et ce processus de transition doit être rapide, car nous avons peu de temps, et s’il n’est pas mené par l’économie sociale et solidaire et d’autres alternatives, les grandes entreprises le feront.

Mais l’économie sociale et solidaire est-elle prête ? Il est important que le tissu de l’ESS se pose cette question, et considère les transitions comme une grande opportunité pour accélérer et développer ces alternatives qui ont été cultivées depuis des années. Car si nous ne parvenons pas à construire cet espace nécessaire à partir de l’ESS, nous risquons de nous retrouver avec des scénarios indésirables, de plus en plus inégaux et avec une croissance des écofascismes.

Des défis à l’horizon

Nous avons plusieurs défis à relever pour renforcer l’ESS face à la situation d’urgence climatique. Nous devons faire de la transition écologique l’épine dorsale de nos stratégies de promotion et de renforcement de l’ESS, ce qui implique, par exemple, de donner la priorité aux secteurs stratégiques pour la transition.

D’autre part, nous devons orienter l’ESS vers sa croissance, afin de générer des alternatives larges et reproductibles qui peuvent concurrencer les grandes entreprises. De même, nous devons influencer le modèle éducatif et culturel, qui promeut l’individualisme, en encourageant la coopération et la solidarité, et approfondir les liens et les alliances qui peuvent être tissés entre les initiatives économiques transformatrices et les mouvements sociaux qui luttent pour les droits sociaux, l’environnement et les urgences climatiques.

Mais, en plus des actions de transformation quotidienne que nous apportons de l’ESS dans la poursuite de la décarbonisation de nos vies et de nos activités, le grand défi est d’extrapoler ces modèles opérationnels plus écologiques et démocratiques au reste de la société. Et nous devons commencer par les entités sociales, les coopératives et les entreprises de l’ESS elles-mêmes, qui n’ont pas encore intégré une vision plus écologique et plus respectueuse de l’environnement dans leurs activités. C’est d’ailleurs l’un des objectifs pour lesquels est née la Commission Ecologie de la XES (Xarxa d’Economia Solidaria de Catalunya) : « renforcer la dimension écologique de l’économie sociale et solidaire ».

Il y a encore un long chemin à parcourir avec tout l’univers de l’ESS et des mouvements climatiques et, comme nous le soulignons, il faut l’étendre à l’ensemble de la société, étant donné l’urgence du problème et la nécessité d’apporter des réponses à court terme aux urgences climatiques.

Dans ce processus, les prochains appels à la mobilisation pour la justice climatique afin de sensibiliser et de générer le changement de paradigme nécessaire pour passer à une société et une économie décarbonisées seront essentiels. Dans ces mobilisations, nous allons rassembler des entités et des personnes diverses, et les entités de l’Economie Sociale et Solidaire doivent jouer un rôle clé comme moteur de ce changement de paradigme global.

Par conséquent, nous assumons comme nôtre la déclaration d’urgence climatique (en espagnol), et nous appelons à une mobilisation active et une participation massive à la grève mondiale du 27 septembre prochain, ainsi qu’aux activités de cette première vague de mobilisations, prévues depuis le 20 septembre.

Parce que l’économie sociale et solidaire sera durable et équitable ou elle ne le sera pas.
Car ce n’est qu’avec un engagement ferme et clair en faveur d’une économie décarbonisée que nous pourrons voir le monde dans lequel nous voulons vivre.
Nous nous retrouverons sur la Vague !

Solidarité avec Riace
septembre 20, 2019
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Article d’Elisabeth Voß, NETZ für Selbstverwaltung und Kooperation Berlin-Brandenburg e.V.

Fresque de Carlos Atoche sur le mur de l'(ancienne) école du village.
Photo par Elisabeth Voss.

Comme de nombreux villages montagneux du sud de l’Italie, Riace, sur la côte Est de la Calabre, est également touché par les migrations. Depuis 1998, des réfugiés y ont été accueillis, ont pu vivre dans le village et travailler avec la population locale pour de petits projets. Le village a repris vie, avec des emplois et une modeste prospérité. L’école a également pu rouvrir. Pour les réfugiés, l’accueil solidaire était une alternative à l’hébergement dans les camps de masse, inhumains et où la mafia est aussi très implantée. Riace et son maire Domenico « Mimmo » Lucano sont devenus connus dans le monde entier, recevant de nombreux prix.

Cependant, il y a deux ans, le versement des subventions du programme SPRAR (Sistema di Protezione per Richiedenti Asilo e Rifugiati) a été interrompu. En octobre 2018 Domenico Lucano a été arrêté, placé en résidence surveillée, puis banni du village. Les projets d’accueil ont rapidement été clôturés. Domenico Lucano et une trentaine d’autres résidents ont été accusés de promouvoir l’immigration illégale. En mai 2019, Antonio Trifoli, un candidat soutenu par la Ligue (Lega), a remporté les élections municipales, mais il est actuellement en procédure de destitution. Le 5 septembre 2019 – un jour après que Salvini ait quitté son poste de ministre de l’Intérieur – Lucano a été autorisé à entrer à nouveau dans son village.

Festival culturel de la fondation « È stato il vento », début août 2019.
Photo par Valeria Fioranti.

Les protestations contre ces attaques contre l’humanité et la solidarité se répètent. Une fondation « È stato il vento » (C’était le vent) a été créée. Elle soutient les réfugiés restants de Riace et veut « créer et sécuriser une économie locale basée sur des critères de solidarité, d’émancipation et de respect de l’environnement ». La fondation rénove des appartements pour un nouveau tourisme solidaire et prépare la réouverture des ateliers.

L’Assemblée générale du RIPESS à Lyon en juin 2019 a proclamé le soutien de Riace par le réseau. Si vous avez quelconques questions ou suggestions, vous pouvez contacter Elisabeth Voß du NETZ für Selbstverwaltung und Selbstorganisation » (NETZ pour l’autonomie et l’auto-organisation), nouveau membre du RIPESS Europe, ou directement la Fondation.

Pour en savoir plus sur la fondation : https://estatoilvento.it/ Elisabeth Voß collecte des informations sur Riace ici (en allemand) : www.riace.solioeko.de

Traduction du texte :

Solidariät mit Riace

Wie viele Bergdörfer in Süditalien ist auch Riace an der kalabrischen Ostküste von Abwanderung betroffen. Seit 1998 wurden dort Flüchtlinge aufgenommen, konnten im Dorf leben und mit den Einheimischen in kleinen Projekten zusammen arbeiten. Es kam wieder Leben ins Dorf, es gab Arbeitsplätze und bescheidenen Wohlstand, die Schule konnte wieder öffnen. Für die Flüchtlinge war die solidarische Aufnahme eine Alternative zur Unterbringung in den menschenunwürdigen Massenlagern, an denen auch die Mafia oft gut verdient. Die Regierung nahm die Aufnahmebereitschaft des Dorfes gerne in Anspruch, Riace und sein Bürgermeister Domenico „Mimmo“ Lucano wurden dafür weltweit bekannt und mit vielen Preisen geehrt.

Bereits vor zwei Jahren wurde jedoch die Auszahlung der Fördermittel aus dem SPRAR-Programm (Sistema di Protezione per Richiedenti Asilo e Rifugiati) eingestellt, im Oktober 2018 wurde Domenico Lucano verhaftet, unter Hausarrest gestellt, dann aus Riace verbannt. Die Willkommensprojekte wurden geschlossen. Domenico Lucano und etwa 30 weitere Einwohner*innen wurden angeklagt wegen der Förderung illegaler Einreise. Im Mai 2019 gewann der von der Lega unterstützte Kandidat Antonio Trifoli die Bürgermeisterwahl, jedoch läuft gegen ihn ein Amtsenthebungsverfahren. Erst am 5. September 2019 – einen Tag nachdem Salvini nicht mehr Innenminister war – durfte Lucano sein Dorf wieder betreten.

Gegen diese Angriffe auf Menschlichkeit und Solidarität gibt es immer wieder Proteste. Eine Stiftung „È stato il vento“ (Es war der Wind) wurde gegründet. Sie unterstützt die verbliebenen Flüchtlinge in Riace und möchte dort wieder « eine lokale Wirtschaft schaffen und sichern, die auf den Kriterien der Solidarität, der Emanzipation und des Respekts für die Umwelt basiert. » Die Stiftung richtet Wohnungen für einen neuen Solidaritätstourismus her und bereitet die Wiedereröffnung der Werkstätten vor.

Die Mitgliederversammlung von RIPESS im Juni 2019 in Lyon hat beschlossen, Riace zu unterstützen. Näheres in einem nächsten Rundbrief, wer Fragen oder Anregungen hat, wende sich bitte an Elisabeth Voß vom neuen RIPESS-Mitglied „NETZ für Selbstverwaltung und Selbstorganisation“, oder direkt an die Stiftung.

Mehr zur Stiftung: https://estatoilvento.it/
Elisabeth Voß sammelt hier Informationen zu Riace (in deutscher Sprache): www.riace.solioeko.de

Ressources de septembre 2019 (en collaboration avec socioeco.org)

Les effets potentiellement désastreux du réchauffement climatique obligent chacun de nous à se poser des questions sur les impacts de son mode de vie et du modèle économique que nous voulons voir mettre en oeuvre. Quels documents peut-on trouver sur le mot clé « réchauffement climatique » dans socioeco.org? Comme vous le verrez, l’alerte avait été donnée il y a longtemps.

Quelle place pour l’ESS dans la transition écologique?

Pour une transition sociale-écologique. Quelle solidarité face aux défis environnementaux ? Eloi Laurent, Philippe Pochet, Editions Les Petits Matins, Paris, France, novembre 2015

Petit Traité de résilience locale, Hugo Carton, Pablo Servigne, Agnès Sinaï, Raphaël Stevens, Editions Charles Léopold Mayer (ECLM), Paris, France, septembre 2015

Commerce équitable et justice climatique. Les Carnets de la Plateforme pour le Commerce equitable, avril 2010

La grande transition : maintenir le cap sur le changement social, économique et écologique en périodes de turbulence, Michael Lewis, Patrick Conaty, octobre 2009

The Great Transition: Navigating Social, Economic, Ecological Change in Turbulent Times, Michael Lewis, Patrick Conaty, October 2009

Europe in transition. Local communities leading the way to a low-carbon society. Eamon O’Hara, June 2013

Sharing for Survival. Restoring the Climate, the Commons and Society, Brian Davey, FEASTA, Ireland, April 2012

The Transition Companion Making Your Community More Resilient in Uncertain Times, Rob Hopkins, October 2011

Pratiques agricoles, alimentation et changement climatique

Les petits agriculteurs et l’agriculture à petite échelle refroidissent la planète, 2009, La Via Campesina

Video : L’agriculture biologique au Burkina Faso – La meilleure réponse aux effets du changement climatique, Anne Schiltz, December 2013

Alimentos y cambio climático: el eslabón olvidado, septiembre 2011, GRAIN

Cocinando el Planeta : Hechos, cifras y propuestas sobre cambio climatico y sistema alimentario global, Virginia Martínez, Ferrán García Edicion, octubre 2009 GRAIN

Eat the Sky: The Climate Crisis at the End of Your Fork., Anna Lappé, October 2008, NEI

Fifty Million Farmers, Twenty-Sixth Annual E. F. Schumacher Lectures October 2006, Richard Heinberg, 2006

Economies transformatices pour lutter contre le réchauffement

GUÍA La Nueva Economía como herramienta frente al cambio climático en las ciudades Diego Isabel La Moneda, Daniel Toro González, julio 2018

L’importance des politiques publiques

La contratacion publica sostenible, clave para alcanzar los compromisos del acuerdo de Paris, Articulo de ICLEI, 02/09/2016, septiembre 2016

Des positionnements

Posicionamiento político de organizaciones sociales de América Latina y el Caribe hacia la COP 21, diciembre 2015

La CLOC/Vía Campesina ante Conferencia Mundial de los Pueblos sobre el Cambio Climático y los Derechos de la Madre Tierra, marzo 2011

L’Agriculture Soutenue par la Communauté et le réchauffement climatique

Comment l’Économie Social Solidaire (ESS) contribue a lutter contre le réchauffement climatique? Judith Hitchman, Présidente d’Urgenci, nous explique le rôle de l’Agriculture Soutenue par la Communauté et ses avantages pour atténuer notre impact sur le climat.

Écrit par Judith Hitchman, Présidente d’Urgenci

Le réchauffement climatique, ou crise climatique comme on l’appelle maintenant plus justement, est l’éléphant dans la pièce. Tout le monde sait qu’il est là mais agit comme s’il était invisible. Pourtant, c’est la menace la plus mortelle pour l’humanité et la vie sur terre. En septembre prochain, plusieurs événements mondiaux importants se dérouleront, du Sommet sur l’Action pour le Climat à la grève mondiale pour le climat du 20 au 27 septembre.

Malheureusement, lorsque vous travaillez en profondeur sur les objectifs de développement durable (ODD) au niveau de l’ONU, vous réalisez rapidement qu’ils sont construits sur un modèle de croissance inhérent qui continue à exploiter plus de réserves planétaires et de combustibles fossiles que notre planète ou notre climat ne peuvent en supporter. Et que les indicateurs existants ne peuvent pas être modifiés. Mais cela ne devrait pas nous empêcher d’agir sur le terrain !

Pourtant, bien que nous ayons probablement atteint le point de basculement où les dommages causés à notre climat sont devenus irréversibles, nous pouvons encore faire beaucoup pour en atténuer les impacts. Et en effet, nous devons traiter ces questions aussi rapidement que possible, avec des cadres juridiques au niveau des États et des autorités locales. Placer la responsabilité sur les consommateurs individuels n’est pas et ne peut pas fournir plus qu’un pansement sur l’hémorragie du changement climatique galopant.

Examinons donc certains des aspects où il pourrait être possible d’avoir un impact petit mais significatif pour atténuer les problèmes brûlants. Et ils brûlent en ce moment, de l’Amazonie à l’Arctique….

Les avantages de l’Agriculture Soutenue par la Communauté (ASC)

L’agriculture paysanne, la petite agriculture familiale, la pêche artisanale et les pratiques indigènes se combinent en agroécologie pour nous fournir une science, une pratique et un mouvement social qui inclut l’économie solidaire. Cela a été reconnu par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans les 10 éléments de l’agroécologie. Et les chaînes alimentaires courtes/directes, en particulier l’Agriculture Soutenue par la Communauté (ASC), peuvent être placées en haut de la liste des relations entre les producteurs et les consommateurs pour construire des systèmes alimentaires territoriaux durables. Le modèle de l’ASC fonctionne sur la base d’un tandem de relations de solidarité directes et localisées entre les producteurs et les consommateurs, et repose sur le concept de partage des risques et des bénéfices.

En quoi l’ASC est-elle bénéfique pour le climat ? Tout d’abord, la pratique agro-écologique n’utilise aucun intrant chimique ou plastique (dans certains cas, ceci peut signifier une période de transition). Elle utilise des techniques telles que le paillage et les cultures de couverture ainsi que l’utilisation de fumier de bonne vieille école comme engrais. Et il est possible de lutter contre les insectes et les ravageurs par le biais de cultures d’accompagnement ou d’insecticides naturels produits à la ferme. Il n’y a donc pas de combustibles fossiles ni d’externalisation.

Il existe également un certain nombre de moyens de minimiser l’impact sur le sol, tels que l’absence de travail du sol ou l’utilisation de chevaux de trait pour labourer les champs. Encore une fois, il ne s’agit pas de combustibles fossiles. Dans le cas de la récolte, on fait aussi beaucoup à la main, comme dans le cas de Rupert Dunn, un merveilleux boulanger-paysan qui cultive ses propres céréales traditionnelles au Pays de Galles, et récolte les champs à la faux ! Dans la plupart des ASC, il y a aussi des journées agricoles où les membres de l’ASC viennent aider à la ferme. Mes petits-fils ont vite appris que ramasser des pommes de terre sur leur ASC était un travail difficile et éreintant. Ils ont maintenant une nouvelle idée du travail qui se fait dans la culture de la pomme de terre !

Comme le climat devient de plus en plus instable, il est essentiel d’utiliser des semences paysannes locales qui s’adaptent progressivement à ces changements. Elles ont de bien meilleures chances de résilience que les semences hybrides ou même les semences modifiées par la méthode de modification génétique GM- CRISPR vendues par les grandes sociétés semencières. Elles ont également une valeur nutritionnelle beaucoup plus élevée, à la fois sur le plan institutionnel et parce que le sol est sain, vivant et riche en micro-biomes. Ce qui mène à un micro-biome humain sain et à des gens en meilleure santé et plus heureux !

Sur le plan nutritionnel, le changement climatique est appelé à réduire sérieusement la valeur nutritionnelle des aliments. L’approche agro-écologique et l’arrivée rapide de la nourriture à la table permettent d’optimiser la valeur nutritionnelle. De nombreux légumes verts perdent 30% de leur valeur nutritive et des vitamines en particulier après les 3 premiers jours. Il est maintenant prouvé que les intrants chimiques (pesticides et fertilisants) causent plus de 20 % plus de cancers qu’un régime alimentaire composé d’aliments biologiques/agroécologiques. Imaginez donc si votre salade est cultivée dans le sud de l’Espagne, dans une ferme utilisant des intrants chimiques, et qu’elle a voyagé pendant plusieurs jours pour atteindre votre supermarché….

L’impacte de notre modèle actuel

La tendance mondiale est aussi le control de l’ensemble de la chaîne alimentaire par les entreprises alimentaires industrielles (les mêmes groupes que ceux qui possèdent les semences, les intrants, et les fermes possèdent aussi les entreprises de transformation alimentaire et les chaînes de supermarchés…). Malheureusement, les aliments transformés et les plats cuisinés  » bon marché « , riches en matières grasses et en sucre, sont largement achetés par de nombreux consommateurs. Dans bien des cas, les gens ont oublié comment cuisiner, s’ils ont su le faire, ce qui est la norme pour beaucoup de jeunes générations.

Cela représente un quadruple danger : la destruction de l’environnement et le changement climatique par l’agriculture industrielle ; le mythe d’une alimentation « bon marché » basée sur l’exploitation de la main-d’œuvre et le manque de contenu nutritionnel réel de l’aliment (le rapport calories contre nutrition est un grave problème mondial) ; l’utilisation excessive de combustibles fossiles dans la transformation, le transport et le conditionnement excessif. Et enfin, le coût des soins de santé excessifs liés à l’obésité et aux maladies non transmissibles liés à une alimentation malsaine.

Cet article ne serait pas complet sans une certaine mention du changement climatique et de la gestion de nos rivières et océans. Les apports excessifs de produits chimiques dans les grandes fermes industrielles conventionnelles et le déversement de purin ont créé une situation très toxique pour bon nombre de nos rivières par l’écoulement dans les cours d’eau et les rivières, puis dans les océans. Et cela contribue à son tour à l’acidification de nos océans. Et tout comme les grandes fermes industrielles produisent de la viande et des légumes de mauvaise qualité, la pêche industrielle détruit les océans. Les pêcheurs artisanaux peuvent fournir du poisson frais aux communautés locales, et il existe un nombre croissant de pêcheries soutenues par la Communauté qui fonctionnent de la même manière que l’Agriculture Soutenue par la Communauté. Urgenci travaille actuellement au développement de cette activité.

En termes de systèmes alimentaires territoriaux durables, et en particulier l’ASC, il y a aussi une faible empreinte carbone concernant la livraison des produits des fermes aux consommateurs. Les points de livraison se trouvent souvent dans les écoles ou dans un café du quartier, de sorte que les parents peuvent facilement y accéder sans avoir à utiliser leur voiture plus souvent qu’ils ne le feraient déjà. Il est tout aussi courant que plusieurs producteurs livrent au même point, ce qui permet aux consommateurs de faire un  » guichet unique  » tout comme au supermarché. Sauf qu’il est beaucoup plus convivial !

L’importance des terres communales

Il y a également une tendance vers la remunicipalisation et la relocalisation des marchés publics : le passage à la production alimentaire locale et à la préparation des repas scolaires et aux marchés publics écologiques est une tendance émergente forte dans de nombreuses villes. Il peut même faire appel à des Fiducies de terres communautaires ou utiliser les terres municipales locales pour cultiver les aliments. La question foncière est en effet l’un des enjeux majeurs aujourd’hui dans la construction de systèmes alimentaires territoriaux durables et de liens ruraux urbains garantis. Les ceintures vertes doivent être préservées pour garantir la poursuite de la production alimentaire et l’accès à la terre pour les jeunes producteurs doit également être facilité.

Les Fiducies de terres communautaires sont l’un des principaux moyens d’y parvenir, de même que les fermes d’incubation et les écoles de formation sur le terrain en agroécologie de paysan à paysan. Les autorités locales ont un rôle vital à jouer pour faciliter ces aspects. Il existe une bonne politique en ce qui concerne les Directives volontaires de la FAO sur la gouvernance et la tenure des terres, des forêts et des pêches, ainsi que les Directives volontaires pour une pêche durable à petite échelle. De même, il existe un nombre croissant de coopératives dirigées par des agriculteurs et des consommateurs, et de nombreuses manifestations différentes d’un mouvement croissant de relocalisation de nos systèmes alimentaires et de lutte contre le changement climatique. Ce changement s’inscrit clairement dans le droit fil de nombreuses valeurs de l’économie solidaire, implique généralement une gouvernance participative et implique de plus en plus les autorités locales à différents niveaux. Différents mécanismes existent pour garantir l’accessibilité financière des personnes socialement exclues.

L’engagement envers l’ASC consiste à apprendre à utiliser votre part hebdomadaire et à cuisiner un peu différemment que si vous faites une liste de courses et allez au supermarché, mais c’est une aventure collective et généralement un retour à la façon dont nos grands-parents ont mangé et cuisiné. L’agriculture et la pêche soutenues par la communauté sont de loin le modèle le plus engagé, et la lutte pour se réapproprier notre système alimentaire à travers la souveraineté alimentaire et le droit à l’alimentation est au cœur du combat. Les droits humains sont indivisibles. Les droits de la Terre et le droit à une alimentation saine et nutritive sont étroitement liés et sont au cœur de notre lutte contre le changement climatique.

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