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Les monnaies citoyennes renforcent les filières agricoles: l’exemple de la filière « bière », du houblon à la pinte

par Antonin Calderon & Jean Rossiaud (Monnaie Léman/ APRES-GE,
en collaboration avec Gaëlle Bigler (FRACP / URGENCI)

Voici le troisième numéro de la série que nous avons entamée en octobre, sur le thème des « monnaies locales », après un exposé général des avantages et des défis des monnaies locales à travers l’exemple du Léman (octobre 2018) et des pistes de collaborations et des synergies entre monnaie locale et alimentation durable (décembre 2018), nous vous proposons aujourd’hui de réfléchir en termes de filière, pour différents type de produits agricoles, et en partant une nouvelle fois de l’expérience genevoise : de la semence à la production, de la production à la transformation, de la transformation à la distribution, de la distribution à la consommation. Les cinq filières agricoles clés sur lesquelles le Léman et la Chambre de l’Economie sociale et solidaire (APRES-GE) travaillent actuellement sont les suivantes :

La bière : du houblon à la pinte

Les légumes : de la fourche à la fourchette

Le pain : de la graine au pain

Le bois : de l’arbre au stère

Le vin : du pied au verre

Chaque filière présente ses particularités, et chaque acteur – chaque maillon de la filière – sa réalité et ses enjeux propres. C’est pourquoi il est particulièrement intéressant de rassembler les différents acteurs d’une filière autour de la même table, afin de réfléchir ensemble aux flux de valeur – et aux flux monétaires qui en découlent – actuels et potentiels. Nombreux sont les acteurs économiques qui n’ont généralement pas le temps de prendre ce recul. La monnaie locale offre aux producteurs une belle opportunité de renforcer les liens entre eux, et entre eux et les consommateurs, et ainsi de consolider l’économie locale, face à la concurrence des marchés globalisés. Le service apporté par la monnaie locale est la « facilitation économique » : c’est une forme de courtage qui permet aux producteurs de mieux choisir leurs fournisseurs locaux, et en cas de surproduction d’écouler les stocks dans la communauté de paiement.

La filière bière : du houblon à la pinte

Prenons l’exemple de la filière bière pour illustrer nos propos. Le développement des brasseries artisanales est actuellement en pleine expansion et leur fonctionnement est aisément modélisable. Les principaux maillons de cette chaîne sont : les paysans, les malteries, les brasseries, les distributeurs, ainsi que les bars, restaurants ou épiceries. Le schéma ci-dessous nous en donne une illustration.

Si vous l’ignorez encore, sachez que la bière est constituée à 90% d’eau, qui sert de base à l’ajout du malt, du houblon, puis de la levure. A cela peut s’ajouter des ingrédients supplémentaires, comme du café, des fruits, des épices ou autres condiments ou aromates.

Les agriculteurs (1) cultivent les céréales, qui seront ensuite transformés en malt par la malterie (2). Parallèlement, le houblon (2’), une plante grimpante, doit être cultivé et ses fleurs récoltées puis séchées ; la levure (2’’) doit être produite, généralement en laboratoire.

Ces trois ingrédients sont utilisés par les brasseries artisanales (3), avec de l’eau, pour la production de la bière. D’autres biens sont également nécessaires à la production de la bière, notamment les bouteilles, les capsules, les étiquettes, la colle, et l’eau bien sûr. Ces produits sont considérés comme secondaires dans la filière de production de la bière, même s’ils sont évidemment nécessaires. De plus en plus souvent les brasseries récupèrent leurs bouteilles, par le biais d’un système de consigne, et les réutilisent.

Ensuite, les distributeurs (4) se chargent d’acheminer les boissons produites dans les bars, les restaurants et les épiceries (5), où ils sont vendus à la consommation, et notamment aux employé·e·s (6) des diverses entreprises de la filière de la bière. En effet, une partie des consommateurs de bière travaillent dans la filière.

Il faudrait également intégrer une nouvelle activité dans cette filière de la bière : les champignonnières (4’). Elles travaillent avec les brasseries, en récupérant le malt usagé (les drêches) pour l’utiliser comme substrat sur lequel pousseront les champignons (notamment des shiitakes et des pleurotes). La récupération du substrat est actuellement à l’étude pour être utilisé comme emballage de protection, pour ses propriétés de légèreté et d’amortissement des chocs.

Tous ces acteurs ont également des coûts de locaux, d’énergie, de machines de production et de transport, d’informatique, d’impressions et d’administration. C’est ce que nous appelons le réseau secondaire de fournisseurs.

Le schéma suivant résume le réseau primaire de la filière bière, en modélisant les flux de biens/services, ainsi que les flux monétaires qui permettent ces échanges.

La mise en relation économique

La monnaie locale est avant tout un outil de mise en lien économique entre les acteurs d’une filière. Si les acteurs sont convaincus de l’intérêt de créer une économie locale forte, ils n’ont pas toujours ni le temps, ni l’énergie, ni même les connaissances suffisantes pour analyser l’ensemble des flux actuels et potentiels dans leur propre filière économique. Pressés par les contraintes économiques de court terme et le manque de liquidités, ils vont le plus souvent au plus rapide et au moins cher, alors que leur véritable intérêt économique, à moyen ou long terme, serait de privilégier une approche concertée et solidaire, par exemple dans un système de crédit mutualisé.

Travailler dans leur propre monnaie locale incite les acteurs économiques à prendre conscience des spécificités et des contraintes diverses au sein de la filière et met chacun en relation commerciale avec ses potentiels fournisseurs et clients : le paysan avec la malterie, la malterie avec les brasseries, les distributeurs avec les brasseries, et les bars, les restaurants et les épiceries avec les distributeurs.

L’enjeu n’est pas seulement économique et écologique. Certes, il permet d’augmenter les volumes d’activité de chacun et la richesse produite sur le territoire ; et la mise en valeur de ce territoire, dans les circuits courts, renforce la résilience économique et la durabilité écologique (baisse de l’émission de CO2). Sur le plan social et politique, le réseau économique ainsi créé rompt l’isolement de chaque acteur et c’est le tissu social qui s’en retrouve renforcé. Ensemble, il sera plus facile de défendre ses intérêts collectifs et de devenir des parties prenantes des politiques publiques en matière de promotion de l’agriculture locale.

De la liquidité monétaire pour les filières

Le système de crédit mutualisé proposé par une monnaie locale complémentaire comme le Léman dans la région lémanique permet un apport de liquidités important dans les filières économiques. En effet, chaque acteur se voit octroyer une ligne de crédit de fonctionnement (actuellement entre LEM 1’000.- et LEM 20’000.-, en fonction de sa taille) utilisable sans taux d’intérêt et de manière illimitée tant que celui-ci reste en dessous du seuil établi. L’ensemble de la filière concernée voit donc son potentiel d’échange économique augmenter à hauteur de la somme des limites de crédit de l’ensemble de ses acteurs.

Ce système ancestral de la mutualisation du crédit, qui a pratiquement disparu aujourd’hui, avalé par le système bancaire contemporain, est pourtant un système très simple et très stable. Le réseau dans son ensemble est par définition toujours totalement équilibré « à zéro » : la somme des montants positifs est toujours égale à la somme des montants négatifs, et il n’y a pas de création monétaire. Plus la monnaie tourne et plus de la richesse est produite. Le manque de liquidité est un frein à l’activité. Le crédit mutualisé remplace donc très avantageusement le crédit bancaire.

Le crédit bancaire classique coûte cher – quand il est octroyé, car souvent les banques refusent le risque. Il surenchérit les produits, car il faut bien inclure de coût de l’argent (l’intérêt) dans le prix de vente, et fragilise le vendeur sur un marché concurrentiel occupé par des grands groupes qui cassent les prix.

En travaillant en monnaie locale, on recrée une économie parallèle, et on échappe à la pression des grands groupes et des produits étrangers. Se mettre à la monnaie complémentaire, pour les filières agricoles notamment, doit être vu comme une stratégie de survie et de développement. Mais il faut jouer le jeu tous ensemble, entreprises, salariés et consommateurs, pour que la monnaie puisse continuer à irriguer en continu l’économie locale, sans stagner dans des goulets d’étranglement.

Vers une irrigation saine des filières

L’enjeu principal est donc d’éviter la formation de poches de rétention de monnaie locale, qui témoignent d’un blocage économique. Un tel blocage est salutaire s’il permet à l’acteur en question de se questionner sur ses partenaires qui n’acceptent pas la monnaie locale. Il serait peut-être temps d’en changer, et d’opter pour des fournisseurs qui s’inscrivent également dans la logique re-localisation et de responsabilité sociale et environnementale.

C’est là qu’entrent en jeu les services des « facilitateurs » de la monnaie locale : ils travaillent de concert avec les entreprises à intégrer les fournisseurs à la communauté de paiement, s’ils remplissent les conditions de la charte et, sinon, à dénicher de nouveaux partenaires.

Les poches de monnaie locale sont par contre problématiques, si les entreprises ne peuvent remettre dans le circuit autant de monnaie qu’elles en acceptent : la monnaie perd alors sa fonction première qui est de fluidifier les échanges. Le risque de dévaluation de la monnaie (elle va s’échanger en dessous de sa valeur officielle, par exemple 120 unités vont être demandées pour un bien/service qui en vaut 100 en monnaie étatique) est ainsi important.

Deux types d’acteurs peuvent se retrouver structurellement à cette place de « goulet d’étranglement ». Premièrement, l’entreprise qui occuperait une place centrale dans la filière, et possèderait pas ou trop peu de substituts. Dans la filière « bière », il s’agit de la malterie, avec laquelle toutes les brasseries locales ont intérêt à travailler en monnaie locale. Deuxièmement, l’entreprise qui se trouve en « bout de filière ». Dans notre exemple, il s’agit du paysan qui cultive les céréales qui seront ensuite transformées en malt. Le schéma suivant expose cette problématique de poche de rétention de monnaie locale en bout de filière.

Pour ces deux cas, il existe une réponse simple sur le plan théorique, mais qu’il n’est pas si aisé de mettre en pratique, car elle demande déjà un réseau économique dense : le paiement d’une partie des salaires en monnaie locale. La masse monétaire redistribuée mensuellement est cependant un puissant levier de dynamisation de l’économie locale et durable par la consommation. C’est ce que le schéma ci-dessous explique.

Nous avons donc vu que les producteurs des filières agricoles ont un intérêt certain à utiliser la monnaie locale pour résister à la concurrence des grands groupes et des producteurs étrangers. Cependant, ce succès repose sur l’équilibre des flux. Le renforcement de l’économie locale requiert donc de l’organisation et de la patience, car il s’agit de faire entrer l’ensemble de ses acteurs dans la communauté de paiement dans un cercle vertueux.

C’est à la monnaie locale d’effectuer ce travail de facilitation économique et de mutualisation du crédit, et il faut lui en donner les moyens. Une fois ce travail réalisé, de la même manière que l’on poserait un système d’irrigation dans une culture, la monnaie peut alors circuler de manière vertueuse en créant de la valeur dans l’économie locale et durable, et en renforçant la résilience économique, face aux crises financières systémiques. 2008 devrait nous servir de leçon !

Dans une prochaine lettre d’information, nous prendrons l’exemple d’une ou de plusieurs entreprises particulières et de la manière dont elles utilisent quotidiennement la monnaie locale pour donner du sens à leur travail : un sens économique bien sûr, mais aussi le sentiment de participer pleinement à l’amélioration du bien commun.

Le printemps démocratique de la Pologne : la lutte commence ici

Article du Guardian, par Christian Davies, 30 janvier 2019

Quand Anna Gryta et Elżbieta Wąs ont lancé une campagne locale pour préserver une place publique dans le sud-est de la Pologne, elles n’avaient aucune idée que cela en ferait de puissants symboles du renouveau démocratique. Mais presque 10 ans après leur succès à Lubartów, les sœurs sont devenues des figures de proue pour des milliers de Polonais déterminés à assurer la gouvernance propre et démocratique qui leur avait été promise après l’effondrement du communisme il y a 30 ans.
C’est une révélation surprenante. Ces dernières années, la Pologne est devenue un symbole du populisme nationaliste, le parti au pouvoir, le parti Law and Justice, défiant les normes démocratiques européennes par ses attaques contre les médias et les tribunaux. Mais loin des feux de la rampe, il y a un mouvement populaire florissant contre les failles de la culture démocratique du pays dont se nourrissent les populistes. Des groupes restreints d’activistes civiques remportent succès après succès dans tout le pays sur une vaste gamme de questions différentes – de l’éducation sexuelle à la qualité de l’air et à la primauté du droit, des pistes cyclables et des espaces publics à la transparence et à la participation aux processus décisionnels locaux.
Lire l’article ici (en anglais).

L’économie solidaire montre son cœur
février 14, 2019
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Article de REAS, Red de Redes du 31 décembre 2018

Les entités de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) se sont soumises pour la quatrième année consécutive au Bilan Social, un processus participatif qui leur permet de réaliser un diagnostic de leur fonctionnement, outil indispensable pour définir des stratégies d’amélioration dans les domaines social et environnemental, et de pouvoir être chaque année plus cohérentes avec les principes fondateurs de l’ESS.

Par l’intermédiaire de ce processus de bilan social que les entités de l’ESS mènent depuis des années, l’objectif est de générer un processus collectif d’évaluation et de sensibilisation aux principes définis dans la Charte des principes de l’économie solidaire et qui marquent l’identité de toutes les entités qui font partie de l’ESS et qui font donc l’objet d’évaluation dans ce rapport. Les instruments et variables considérés dans l’outil utilisé ont un double objectif : promouvoir l’amélioration interne des organisations, et générer des rapports annuels agrégés avec lesquels rendre visible l’importance et la durabilité promues par les entreprises de l’ESS.

Depuis 2014, le REAS RdR a été mis en place, c’est un réseau représentatif de l’ESS qui rassemble près de 700 entreprises dans toute l’Espagne et qui promeut cet outil, un processus d’harmonisation au niveau de tout l’Etat des indicateurs de bilan social et des systèmes d’audit développés sur leurs différents territoires, grâce au travail conjoint développé par le groupe de travail sur l’audit social de REAS RdR.

Pour ce processus de confluence, la plate-forme technologique que XES (Xarxa de Economía Solidaria de Catalunya) avait développée dans le cadre de son projet « Enseña el corazón » a été adoptée en 2018. Cet outil informatique d’évaluation de l’impact et de la responsabilité des entités associées au XES, initié en 2008, permet aux entités associées ou liées à ce réseau de s’auto-évaluer sur la base de variables regroupées en différents blocs : performance économique, qualité professionnelle, démocratie, égalité, qualité du travail, environnement et engagement social.

lAu total, ce sont 446 entités de toute l’Espagne qui ont participé à l’Audit Social 2018 (dont les données correspondent à l’exercice 2017) (81 % d’entre elles sont membres de REAS). Elles ont atteint un chiffre d’affaires global de près de 457 millions d’euros et comptent près de 12 000 collaborateurs, 20 000 bénévoles et plus de 150 000 membres. Les résultats suivants peuvent être mis en évidence à partir du rapport global de ce processus d’auto-évaluation :
Équité : 58 % des femmes occupent des postes à responsabilité, l’écart salarial est de 2,7 et 63 % des entités favorisent un langage inclusif.
Travail : 74 % améliorent les formes légales de conciliation travail-vie personnelle, 50 % ont un règlement interne de gestion des relations de travail et 62 % créent des espaces pour l’attention émotionnelle et les soins aux travailleurs.
Durabilité environnementale : 91 % appliquent des critères de consommation responsable lors de l’achat de produits, 32 % sont des entités à gestion environnementale et 49 % utilisent des énergies renouvelables.
Coopération et engagement avec le local : 65% opèrent avec la finance éthique, 13% de leurs achats sont réalisés dans le cadre du Marché Social et 15% dans des entités à but non lucratif.
Non lucratif : 58% des revenus proviennent de la facturation contre 30% de subventions. En ce qui concerne la répartition des bénéfices, 75% vont aux réserves, à la compensation des pertes ou aux investissements propres, 13% aux initiatives pour la construction de biens communs et 4% aux investissements des entités financières de l’ESS.

Sur la base de ces données et d’autres données issues du Bilan Social 2018, il s’agit de donner de la visibilité à l’importance des entreprises de l’ESS en Espagne, mais surtout de faire comprendre aux citoyens dans quelle mesure ce type d’organisation représente un modèle économique plus responsable. Bien que ce rapport n’offre pas de comparaison entre les données proposées et celles qui seraient obtenues dans les entreprises en général, sa simple lecture fait ressortir la responsabilité des entités de l’ESS, du moins clairement dans de nombreux aspects analysés, tels que la participation, l’égalité et le souci du travailleur au sein des organisations, ou leur niveau de coopération et de préoccupation sociale.
Les outils et indicateurs proposés doivent continuer à être développés afin de fournir aux organisations qui y participent un outil utile pour l’autodiagnostic et l’identification des domaines importants à améliorer. REAS RdR espère que l’information obtenue contribuera à transférer aux citoyens les propositions qui sous-tendent le modèle d’économie sociale et alternative et la nécessité de continuer à parier pour ce modèle.

Première rencontre de confluence : Vers un Forum social mondial des économies transformatrices

Barcelone, les 5, 6 et 7 avril 2019. Rencontre de travail au cours de laquelle chaque axe développera une dynamique visant à préciser les objectifs et les priorités à travailler et à élargir la portée des entités impliquées. Des plans de travail seront convenus, le modèle de gouvernance sera validé et les prochaines étapes à suivre seront définies.

Participant.es : entités liées aux différents axes, des représentant.es des réseaux et mouvements sociaux au niveau local et international

Nous avons l’intention de faire du processus, de l’objectif. Nous entamons un processus de confluences, tant au niveau local qu’international, des initiatives, mouvements et façons de comprendre l’économie qui ont pour objectif commun la construction d’une véritable alternative transformatrice du système économique et financier capitaliste actuel.

Nous voulons faire de ce Forum une agora. Nous ne voulons pas nous limiter à la célébration d’un événement vitrine où seuls des experts prennent la parole, mais nous souhaitons discuter ensemble du type d’économie que nous voulons. Nous ne voulons pas non plus simplement discuter et rêver cet « autre monde possible », parce que nous savons qu’il existe déj, par l’intermédiaire des milliers d’initiatives qui construisent des alternatives. Nous voulons trouver des stratégies communes pour nous rendre visibles, articulées et efficaces. qui se multiplient.

Nous voulons que cet événement soit durable, qu’il y ait une continuité au-delà du Forum 2020, tant au niveau local qu’international. Pour ce faire, il reste à s’assurer que ce processus se construise à partir des territoires et de créer des espaces pour l’articulation en face à face et virtuelle au niveau local, et qui créent une continuité dans le temps en tant qu’espaces d’échange d’informations. de confluence et de transformation.

Nous voulons faire connaître les économies transformatrices et atteindre tout le monde, ceux et celles qui n’en font pas encore partie. Pour y parvenir, nous croyons qu’il est nécessaire que le Forum dispose d’un réseau de médias indépendants et animés du même esprit et qui puissent diffuser le processus, et assurer un effet multiplicateur.

Plus d’informations seront bientôt disponibles sur http://transformadora.org/

Transformer nos économies, stopper le changement climatique !
décembre 21, 2018
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War on Climate Change (The New Republic)

La troisième guerre mondiale a déjà commencé. Et cette fois, « l »ennemi » est partout. C’est la guerre contre le climat : tout un système qui est devenu fou – basé sur une croissance non durable, les énergies fossiles, l’extraction des ressources naturelles et une distribution extrêmement injuste et discriminatoire de la richesse – provoquant une destruction qui est potentiellement à la plus grande échelle qui soit. Ce n’est pas seulement dévastateur pour l’environnement, c’est la source d’injustices énormes, d’une « pauvreté climatique » et d’une absence d’avenir. Nous traversons une crise systémique et nous avons besoin de solutions de rechange systémiques pour nous en sortir.

Cette année 2018 s’est terminée par des événements contrastés. D’un côté, il y a eu la COP24 en Pologne, qui s’est achevée pratiquement sans progrès par rapport à l’Accord de Paris pour le climat de 2015. D’autre part, de plus en plus de citoyen.ne.s organisé.e.s (ainsi que beaucoup de ceux et celles qui ne sont’ habituellement pas « activistes ») ont commencé à « se rebeller » et à « construire des alternatives » de mille et une manières partout sur la planète.

Comme le résume le Guardian, « selon les objectifs actuels, le monde est en route vers un réchauffement de +3C au-delà du niveau pré-industriel, ce qui, selon les scientifiques, serait désastreux et entraînerait des sécheresses, des inondations, une élévation du niveau de la mer et le déclin de la productivité agricole ». Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié, il y a deux mois, un rapport avertissant que permettre au réchauffement d’atteindre 1,5°C serait déjà extrêmement dangereux.

Il s’agit là d’un échec retentissant de nos gouvernements et de leur modèle de croissance économique fondé sur le marché, contre lequel nous devons réagir énergiquement. « Nous sommes la dernière génération qui peut sauver la planète », telle était la devise de la campagne Alternatiba cette année. Il est temps de riposter ! Nous devons élever notre niveau de résistance et de propositions concrètes pour un autre système économique, pluriel et transformateur. C’est ce que propose le Forum social mondial des économies transformatrices, qui devient une réalité aussi grâce aux membres du RIPESS. Les personnes travaillant sur les Communs et la production par les pairs / la gestion communautaire, sur l’approche Ecoféministe, sur l’agroécologie et la souveraineté alimentaire, sur la production et la consommation relocalisées et sur l’économie sociale et solidaire (avec toutes ses différentes pratiques) et d’autres mouvements de transition se réunissent pour travailler sur un agenda commun vers un changement systémique.

Mais nous devons aussi avancer et nous ouvrir à d’autres mouvements citoyens émergents, comme ceux des gilets jaunes dans les rues de France, ou les travailleurs précaires, dont beaucoup sont des jeunes, conscients de l’avenir qu’ils devront (re)construire. Ou encore les réfugiés et les migrants, et toute l’économie de la diaspora qu’ils ont bâtie pour survivre.

Les élections du Parlement européen auront lieu en mai de l’année prochaine. Nous pouvons faire notre part pour dire quelle Europe nous voulons. Comment l’Europe peut-elle favoriser une économie et une société positives et cesser de subventionner et de promouvoir un système fondé sur la dette, compétitif et destructeur ? Le pilier social européen approuvé cette année va dans la bonne direction, mais n’est certainement pas suffisant.

Nous devons plus que jamais unir nos forces pour changer l’imaginaire des gens et montrer qu’il y a encore de l’espoir dans nos communautés, bien qu’il y ait de puissants mouvements réactionnaires et qu’il ne reste pas tellement de temps. Ce n’est certes pas facile, mais comme le montrent les initiatives illustrées ici (qui ne sont qu’une infime partie de ce qui existe), c’est certainement possible.

[Jason Nardi – délégué général RIPESS Europe]

PS : Et bien sûr, meilleurs voeux pour les fêtes et pour la nouvelle année !

Renforcer l’agriculture de proximité avec les Monnaies Locales
wikipedia

par Gaëlle Bigler (FRACP / URGENCI) & Jean Rossiaud (Monnaie Léman / APRES-GE)

Dans le dernier numéro de la Newsletter du RIPESS-Europe, nous vous proposions d’ouvrir une section / un blog régulier sur le thème des « monnaies locales », consacrée à l’exposé des avantages et des défis de cet outil au service de l’économie sociale et solidaire et des enjeux qui se posent tant sur le plan local qu’international à son développement. Nous prenions aussi le risque d’articles plus long, permettant d’aborder un peu plus en profondeur ce sujet à la fois nouveau et complexe. Le premier article portait sur l’exemple du Léman, la monnaie du bassin de vie franco-suisse autour du lac Léman, son fond de garantie et son système de crédit mutuel, ses billets et sa blockchain.

L’idée est de partir de notre expérience de terrain, pour imaginer comment construire, tant sur le plan transnational, que dans d’autres contextes géographiques locaux, toujours différents, des synergies entre des secteurs de l’ESS et les monnaies locales : la monnaie locale pouvant servir d’instrument à la fois pour construction de filières économiques (agricultures, informatiques, construction, etc.) et pour la promotions des échanges entre filières de l’ESS, et entre celles-ci et les collectivités publiques.

Dans ce numéro, Gaëlle Bigler et Jean Rossiaud ont co-rédigé ce deuxième article posant les bases d’une réflexion sur la pertinence de l’utilisation de monnaies complémentaires dans le développement d’une agriculture agroécologique, en partant de leur propre terrain, la Suisse romande.

***

Comme présenté dans l’article précédent, à l’instar de bien d’autres monnaies locales, le léman a été créé pour répondre localement à deux crises systémiques globales contemporaines : la crise financière et la crise climatique. La monnaie citoyenne a pour but de donner une véritable identité territoriale à l’économie dite de la transition, une économie post-extractiviste (post-carbone, post-nucléaire) et post-spéculative. Elle propose une solution immédiate et concrète pour relocaliser la production et la consommation et les orienter vers davantage de durabilité. En effet, elle favorise le développement d’un réseau denses d’entreprises, de commerces, de consommateurs et de collectivités publiques qui partagent ces principes, cette éthique et les idées de citoyenneté et d’engagement. Comme le disait un porte-parole de l’Eusko : quand vous sortez votre billet d’Eusko pour payer, c’est la « carte d’identité de la transition » que vous exhibez. Consommer au plus proche de chez soi, des aliments sains, dont on connaît la provenance, que nous avons peut-être contribué à produire ou à distribuer est une action qui gagne à être intégrée et articulée dans une perspective économique et financière plus large.

Depuis 2008, la Fédération Romande des ACP (FRACP) réunit une trentaine d’initiatives de toute la Suisse francophone. A l’origine « ACP » désigne l’Agriculture Contractuelle de Proximité, et par extension, ACP est utilisé pour toute initiative, association ou coopérative qui entre dans une démarche de partenariat entre un groupe de citoyens et des producteurs locaux pour un engagement social, économique et solidaire. Cet engagement réciproque, permet de recevoir, en général chaque semaine, les produits pour lesquels vous avez signé un contrat. C’est un système de vente en circuit-court, sans intermédiaire entre producteur et mangeur.

Les missions de la FRACP sont de rassembler, c’est-à-dire de renforcer les liens entre ACP ; d’accompagner, c’est-à-dire de partager les connaissances ; de soutenir les nouvelles ACP et celles en difficulté et de promouvoir, c’est-à-dire de sensibiliser et de défendre le modèle des ACP auprès du public et des autorités politiques.

Depuis quelques années la FRACP est membre actif du réseau international Urgenci pour l’agriculture soutenue par les citoyens. En effet les modèles développés en Suisse correspondent à la définition élaborée en commun par les membres d’une vingtaine de pays : L’agriculture soutenue par les citoyens (ASC) est un partenariat fondé sur des rapports humains directs entre des consommateurs et un ou plusieurs producteur(s), où les risques, responsabilités et bénéfices du travail agricole sont partagés dans le cadre d’un engagement mutuel sur le long terme.

Le réseau Urgenci est, lui-même, très actif dans le mouvement pour la souveraineté alimentaire et dans la promotion des partenariats locaux et solidaires, notamment au sein du Réseau Intercontinental de Promotion de l’Economie Sociale et Solidaire. 

Cet engagement pour le développement d’une agriculture locale, écologique, sociale, solidaire et à taille humaine pour assurer la souveraineté alimentaire, a amené la FRACP à participer à différents événements au niveau local, comme la journée de réflexion coordonnée par le programme Nourrir la Ville de Genève, à la campagne pour ajouter un article sur la souveraineté alimentaire dans la constitution suisse ; et au niveau international : participation à la rédaction d’un ouvrage sur les partenariats locaux et solidaires, co-rédaction de la Déclaration Européenne de l’Agriculture soutenue par les citoyens …  

Parmi les différentes thématiques de travail, autant au niveau local qu’au niveau international, se pose la question du développement des filières. Comment intégrer les boulangers, les bouchers et les autres artisans travaillant en amont ou en aval de la production agricole au sein des ACP ? Comment mieux intégrer les mangeurs, les décideurs politiques et les transformateurs à notre démarche, ce qui revient à se demander comment renforcer une économie sociale et solidaire dans notre territoire. Et c’est là que la monnaie locale est à envisager comme un outil simple et efficace pour répondre à cet ensemble de questions.

La monnaie locale offre des solutions qui répondent aux préoccupations des ACP :

  • les mangeurs que nous sommes sont également des citoyens et des acteurs économiques qui ont tout intérêt à renforcer la cohérence de leur démarche.

  • Les producteurs, les transformateurs et les revendeurs de type épicerie ont également tout intérêt à démontrer leur adhésion à la transition agricole et solidaire en acceptant la monnaie locale. Signer la charte d’adhésion leur permet de figurer sur une carte géoréférée et augmenter ainsi leur visibilité, face à un public grandissant de consommActeurs responsables.

  • Les collectivités publiques ont tout intérêt à conserver sur leur territoire des entreprises agricoles, artisanales ou des petites entreprises transformatrices, qui contribuent à la vie sociale et font rentrer des impôts locaux.

D’un point de vue financier, la monnaie locale multiplie votre capacité d’action sur le système que vous cherchez à promouvoir et crée davantage de richesse :

  • Quand vous changez 100 euros en monnaie locale, vos 100 euros vont grossir le fond de garantie, mis à disposition des investissements pour l’économie de la transition. De fait, vous avez épargné 100 euros pour des projets d’intérêt collectif et vous avez reçu de quoi consommer pour 100 euros en produits locaux, souvent de bien meilleure qualité que les produits industriels.

  • La vitesse de circulation d’une monnaie locale est estimée de 5 à 6 fois supérieure à la vitesse de circulation d’une devise ; c’est à dire qu’elle produit 5 à 6 fois plus de richesse dans l’économie réelle.

Ensuite, la monnaie locale  diminue votre participation involontaire ou parfois inconsciente au système économique mondial que vous trouvez souvent délétère : il est impossible de spéculer avec des euskos, des Bristol Pounds ou des lémans sur les marchés financiers de New York ou de Hong Kong, tandis qu’avec votre argent sur votre compte bancaire, c’est ce qui se fait constamment. Votre banquier prend alors plus de risque avec votre argent et contribue, par la recherche constante du rendement financier, à la surproduction et la surconsommation planétaire, qui détruisent la planète autant que les sociétés. Tout ce que vous chercher à contrecarrer en mangeant local et sain.

Par ailleurs, la monnaie locale, parce qu’elle ne peut pas être rechangée sans frais en devise oblige à rechercher des fournisseurs et à donc à intégrer les filières. Et c’est cela qui est le plus important. En stimulant la construction d’un réseau bien dense d’entreprises locales, les bassins de vie sont très résilients aux crises systémiques comme la crise de 1929 ou celle de 2008. Ces crises financières ne deviennent des crises économiques principalement parce qu’elles assèchent le crédit. Sans liquidité, plus de possibilité de payer ses fournisseurs, impossibilité de produire pour ses clients, et de répondre à une demande pourtant solvable, et faillites en série de filières entières de l’économie. Il n’y a qu’à étudier les crises argentine ou grecque pour s’en convaincre.

La monnaie locale lorsqu’elle fonctionne comme le Léman en crédit mutualisé permet à chaque entreprise d’avoir en permanence des lignes de crédit ouvertes automatiquement en cas de crise de liquidité. De plus, en cas de surplus de stock, c’est le même réseau qui peut être activé pour le déstockage.

Voilà pourquoi, la monnaie locale est un excellent outil pour renforcer la solidarité mécanique dans les filières, de la graine au pain, de la fourche à la fourchette, de l’orge à la pinte dans notre bistrot favori.

L’ESS est trop souvent encore cloisonnée. Chacun cultive son jardin et engrange ses bonnes pratiques dans des silos bien hermétiques. Pourtant l’économie, par définition, fait système. Et tout système n’est bon, parce qu’il fait système. A nous de construire un système écologique, social et solidaire qui nous permette de produire toujours plus de produits sains au plus près de chez nous.

C’est dans cet esprit que le léman et la FRACP démarrent une réflexion sur des collaborations et des synergies à développer entre monnaies locales et alimentation durable. Voici les premières thématiques que nous avons identifiées :

  • réflexion en termes de filière, pour chaque type de produit agricole : de la semence à la production, de la production à la transformation, de la transformation à la distribution, de la distribution à la consommation,

  • réflexion dans le cadre du Programme « Nourrir la ville » / Eating Cities : partir des territoires de quartiers et des communes pour construire les circuits courts et s’inscrire dans la transition,

  • réflexion à mener sur l’implication des collectivités publiques à la fois comme acteurs économiques dans les circuits courts ; et en tant que pouvoir public, dans le cadre des politiques publiques dans les domaines agricole, de la promotion économique, de l’alimentation et de la santé (cantines), du développement durable, et de la fiscalité.

  • rôle du porte-monnaie multi-monnaies, Biletujo (porte-monnaie en esperanto), pour l’importation de produits élaborés dans d’autres territoires, ou l’exportation de prodduits typiquement d’ici.

  • réflexion sur l’importance de travailler en réseau et d’ancrer cette réflexion dans le cadre institutionnel de l’ESS, et sur le plan international avec le RIPESS, mais également au-delà, en s’adressant à des acteurs économiques qui ne se reconnaissent pas dans l’ESS, mais qui en partagent pourtant la philosophie en œuvrant à la transition agricole, énergétique et économique.

Nous reprendrons assurément ces réflexions dans un prochain article. Vos remarques et questions en orienteront le contenu.

 

Conférence sur la Bonne Alimentation, Zagreb

Notre conférence sur la Bonne Alimentation a été organisée à Zagreb, devenant un événement de plusieurs jours — du 13 au 16 octobre 2018 — pour tous ceux et celles qui s’intéressent à une alimentation saine et de qualité, un modèle durable pour prendre soin du sol, la production d’aliments biologiques, les groupes alimentaires solidaires citoyens, la culture et l’échange de semences locales.

Tout d’abord, jeudi, la Coopérative pour une bonne économie a utilisé son panier vert hebdomadaire habituel pour faire entendre sa voix et susciter l’intérêt pour une campagne sur la bonne alimentation et la bonne agriculture. Vendredi, nous avons organisé dans le cinéma de la ville une projection publique d’un film sur la politique des semences et l’activisme. Le samedi a été la journée principale de la conférence, au cours de laquelle plus de 100 participants ont discuté et débattu des sujets mentionnés ci-dessus. De plus, nous avons organisé une foire d’échange de semences et un forum régional d’activisme alimentaire pour les gens de Serbie, Macédoine, Bosnie-Herzégovine et Croatie. Il est également intéressant de mentionner comment nous avons présenté à la conférence notre grande campagne et notre projet Banque de Semences Communautaire Croatie et nos partenaires de l’Arche de Noé ont expliqué les règles et les opportunités des semences biologiques fournies par la nouvelle directive européenne sur l’agriculture biologique.

Le lendemain, à notre écovillage, a eu lieu un atelier pratique sur la culture du sol avec des méthodes de compostage innovantes et enrichies pour 20 participants. Au total, 150 personnes ont participé à toutes les activités.

Le Pacte de croissance sur l’ESS: pas convainquant
décembre 14, 2018
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Communiqué commun Collectif des Associations Citoyennes / Mouvement pour l’Économie Solidaire
La présentation du plan du gouvernement français pour le « développement de l’ESS  » n’a pas convaincu les acteurs de terrain qui ont publié en commun une tribune pour faire savoir pourquoi ce plan ne correspond pas à leurs attentes.
« S’opposer sans se massacrer »: une proposition convivialiste
décembre 14, 2018
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Par Josette Combes.

Orchestrée par les membres du Club convivialiste, lui-même composé de deux cents intellectuels appartenant à divers réseaux scientifiques, universitaires, militants ont lancé Ah! Une nouvelle initiative de convergence « contre la folie des grandeurs, de l’argent, du pouvoir ou de l’idéologie » vient de paraître. Les mêmes Convivialistes viennent de publier dans l’Obs leur proposition de programme pour les Gilets Jaunes, le mouvement social qui agite l’actualité française depuis quatre semaines. On retiendra les quatre principes emblématiques des Convivialistes :

– le principe de commune humanité s’oppose à toutes les discriminations

– le principe de commune socialité affirme que la première richesse pour les humains est celle des rapports sociaux qu’ils entretiennent, la richesse de la convivance

– le principe de légitime individuation pose le droit de chaque humain à être reconnu dans sa singularité

– le principe d’opposition maîtrisée et créatrice affirme qu’il faut «s’opposer sans se massacrer» (M. Mauss).

http://www.lesconvivialistes.org

Rencontre Erasmus à Timisoara
orangesmile.com

Par Josette Combes.

Un projet Erasmus faisant suite au précédent centré sur l’inclusion de l’ESS dans les programmes de formation initiale et professionnelle réunit plusieurs membres du RIPESS Europe : CRIES (Roumanie), DOCKS (Grèce), MES (France), Solidarius (Italie), Technet (Allemagne) sous la coordination de APDES ( Portugal) et avec la contribution du RIPESS Europe. La première rencontre transnationale a eu lieu à Timisoara accueillie par le CRIES. Les projets européens font également l’objet de restrictions budgétaires à l’initiative en l’occurrence de l’Agence portugaise. La rencontre a été largement dédiée à l’ajustement du programme initialement prévu aux coupes faites dans le budget.

Le projet se déroulera sur trois ans. Ses objectifs sont les suivants:

  • Fournir des programmes d’études pour renforcer les compétences des formateurs des programmes d’insertion des jeunes sans emploi ni qualification.
  • Proposer l’ESS comme une innovation sociale-culturelle, interdisciplinaire porteuse d’occasions d’emploi notamment pour les personnes qui en sont les plus éloignées.
  • Sensibiliser sur l’ESS comme un secteur pourvoyeur d’emploi et un secteur intéressant en terme d’investissement professionnel et humain, en commençant par sensibiliser l’enseignement professionnel initial et continue, dans un cadre de développement local.

Chaque partenaire devra trouver des territoires de partenaires/parties prenantes/localement appartenant aux macro-régions différentes, qui sont disponibles pour s’impliquer dans le projet afin d’expérimenter les modules et participer à leur diffusion.

Le projet dans sa dernière année produira des outils de transmission et de communication dont une vidéo dans le but de promouvoir et disséminer la démarche à l’échelle européenne.**

Les projets communs sont un excellent support d’intercoopération entre les membres et de renforcement des actions sur les territoires grâce à la mise en circulation des savoirs et des compétences présents dans les organisations de chaque pays.

(** Pour info, les bibliographies recommandées pour chacun des modules IVET de la première étape se trouvent désormais sur socioeco.org

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