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Transformer nos économies, stopper le changement climatique !
décembre 21, 2018
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War on Climate Change (The New Republic)

La troisième guerre mondiale a déjà commencé. Et cette fois, « l »ennemi » est partout. C’est la guerre contre le climat : tout un système qui est devenu fou – basé sur une croissance non durable, les énergies fossiles, l’extraction des ressources naturelles et une distribution extrêmement injuste et discriminatoire de la richesse – provoquant une destruction qui est potentiellement à la plus grande échelle qui soit. Ce n’est pas seulement dévastateur pour l’environnement, c’est la source d’injustices énormes, d’une « pauvreté climatique » et d’une absence d’avenir. Nous traversons une crise systémique et nous avons besoin de solutions de rechange systémiques pour nous en sortir.

Cette année 2018 s’est terminée par des événements contrastés. D’un côté, il y a eu la COP24 en Pologne, qui s’est achevée pratiquement sans progrès par rapport à l’Accord de Paris pour le climat de 2015. D’autre part, de plus en plus de citoyen.ne.s organisé.e.s (ainsi que beaucoup de ceux et celles qui ne sont’ habituellement pas « activistes ») ont commencé à « se rebeller » et à « construire des alternatives » de mille et une manières partout sur la planète.

Comme le résume le Guardian, « selon les objectifs actuels, le monde est en route vers un réchauffement de +3C au-delà du niveau pré-industriel, ce qui, selon les scientifiques, serait désastreux et entraînerait des sécheresses, des inondations, une élévation du niveau de la mer et le déclin de la productivité agricole ». Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié, il y a deux mois, un rapport avertissant que permettre au réchauffement d’atteindre 1,5°C serait déjà extrêmement dangereux.

Il s’agit là d’un échec retentissant de nos gouvernements et de leur modèle de croissance économique fondé sur le marché, contre lequel nous devons réagir énergiquement. « Nous sommes la dernière génération qui peut sauver la planète », telle était la devise de la campagne Alternatiba cette année. Il est temps de riposter ! Nous devons élever notre niveau de résistance et de propositions concrètes pour un autre système économique, pluriel et transformateur. C’est ce que propose le Forum social mondial des économies transformatrices, qui devient une réalité aussi grâce aux membres du RIPESS. Les personnes travaillant sur les Communs et la production par les pairs / la gestion communautaire, sur l’approche Ecoféministe, sur l’agroécologie et la souveraineté alimentaire, sur la production et la consommation relocalisées et sur l’économie sociale et solidaire (avec toutes ses différentes pratiques) et d’autres mouvements de transition se réunissent pour travailler sur un agenda commun vers un changement systémique.

Mais nous devons aussi avancer et nous ouvrir à d’autres mouvements citoyens émergents, comme ceux des gilets jaunes dans les rues de France, ou les travailleurs précaires, dont beaucoup sont des jeunes, conscients de l’avenir qu’ils devront (re)construire. Ou encore les réfugiés et les migrants, et toute l’économie de la diaspora qu’ils ont bâtie pour survivre.

Les élections du Parlement européen auront lieu en mai de l’année prochaine. Nous pouvons faire notre part pour dire quelle Europe nous voulons. Comment l’Europe peut-elle favoriser une économie et une société positives et cesser de subventionner et de promouvoir un système fondé sur la dette, compétitif et destructeur ? Le pilier social européen approuvé cette année va dans la bonne direction, mais n’est certainement pas suffisant.

Nous devons plus que jamais unir nos forces pour changer l’imaginaire des gens et montrer qu’il y a encore de l’espoir dans nos communautés, bien qu’il y ait de puissants mouvements réactionnaires et qu’il ne reste pas tellement de temps. Ce n’est certes pas facile, mais comme le montrent les initiatives illustrées ici (qui ne sont qu’une infime partie de ce qui existe), c’est certainement possible.

[Jason Nardi – délégué général RIPESS Europe]

PS : Et bien sûr, meilleurs voeux pour les fêtes et pour la nouvelle année !

Thessalonique, Grèce : Agriculture soutenue par la Communauté au-delà des frontières
Urgenci Thessaloniki

Nous sommes de petits paysans et usagers locaux engagés dans l’agriculture soutenue par la communauté (CSA), un partenariat direct dans lequel les risques, les responsabilités et les bénéfices de l’agriculture sont partagés.

Les partenariats Locaux et Solidaires (VSA en anglais)  font partie de notre expérience quotidienne de création d’une véritable alternative au système économique actuel, où le pouvoir de décision en matière de production et de distribution alimentaire est de plus en plus concentré entre les mains de quelques investisseurs financiers. Mais nous croyons qu’il y a encore plus en jeu.

Nous croyons que les PLS sont une préfiguration du nouveau contrat social entre les producteurs d’aliments et les communautés qu’ils nourrissent. La Déclaration européenne des PLS, adoptée lors de la dernière rencontre européenne en septembre 2016, constitue une étape décisive dans le partage de nos propositions. C’est une feuille de route.

Le mouvement PLS européen a parcouru un long chemin, mais il reste encore beaucoup à faire. Où en sommes-nous lorsque nous examinons nos promesses initiales ? Sauver les exploitations agricoles, favoriser les économies locales et les emplois qui ne peuvent être délocalisés, panser les blessures sociales et environnementales, réparer les liens brisés entre les différentes communautés, reconstruire la cohésion sociale : quelles sont nos réalisations ? Quels sont les défis clés qui nous restent à relever et quels sont les nouveaux défis à relever ?

La réunion est prévue du 9 au 11 novembre 2018 à Thessalonique.

Pour plus d’informations : https://thessaloniki.urgenci.net/about/

GSEF2018: Déclaration pour une ESS Transformatrice
Declaration Transformative SSE Bilbao

Dans le cadre du GSEF2018 (Forum Mondial de l’Économie Sociale) à Bilbao, le 2 d’Octobre 2018 le RIPESS et REAS Euskadi ont présenté la Déclaration pour une Économie Sociale et Solidaire Transformatrice. La déclaration a été faite dix ans après la faillite de Lehman Brothers, l’étincelle qui mit le feu aux poudres de la plus grande crise financière qui ait jamais existé.

Le déclenchement de la crise financière en septembre 2008 a placé le capitalisme dans le collimateur de toutes les critiques des citoyens. Cependant, le changement de cap attendu et nécessaire n’a pas eu lieu pendant cette période mais, au contraire, les processus de financiarisation de l’économie se sont renforcés, son caractère spéculatif s’est accentué et, surtout, les indices de pauvreté et d’inégalité sur la planète ont augmenté.

Par conséquent, la déclaration veut « dénoncer le capitalisme qui marchandise et menace nos vies et celles de la planète elle-même. Un capitalisme hétéropatriarcal qui encourage la discrimination à l’égard des femmes et rejette la diversité ».

Ainsi, les individus, les organisations et les réseaux présents dans le GSEF 2018 s’engagent par cette déclaration à « travailler avec d’autres mouvements sociaux à la transformation de l’économie par des initiatives alternatives et sociales dans les domaines de la finance, de la production, de la commercialisation et de la consommation. En transformant l’économie, nous transformons les territoires et les communautés, et favorisons ainsi un nouveau modèle culturel, social et politique ».

Avec cette initiative, un engagement est pris pour une économie sociale solidaire transformatrice au service d’un monde nouveau, plus juste, respectueux, démocratique et durable. Il s’agit maintenant d’unir nos forces et les pratiques existantes pour construire et faire prévaloir un Agenda mondial inclusif depuis le niveau local, et de montrer que nous avons des réponses et des propositions pour surmonter les grands défis mondiaux actuels.

Lors de la cérémonie de lancement de la déclaration, il a également été présenté aux personnes présentes au GSEF 2018, le Forum social mondial des économies transformatrices qui aura lieu à Barcelone en 2020.

Vous pouvez consulter la Déclaration pour une Économie Sociale et Solidaire Transformatrice ici.

E-leman: une monnaie blockchain locale en Suisse et ailleurs
octobre 15, 2018
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[Par Jean Rossiaud, APRES-Genève]

Le léman est la monnaie locale du bassin de vie économique qui se développe autour du Lac Léman, le plus grand lac d’Europe, traversé de bout en bout par une frontière. Genève se trouve au bout du Lac, et le canton de Genève partage 90% de sa frontière avec la France (la Haute-Savoie et l’Ain) et 10% avec la Suisse (le Canton de Vaud).

La monnaie léman est complémentaire à la fois de l’euro et du franc suisse, sur laquelle elle est basée. La monnaie a été lancée à Genève en septembre 2015, après 4 ans de réflexion au sein d’un groupe d’une cinquantaine de personnes, composé de résidents suisses et français. Un peu plus de 3 ans après son lancement, 560 entreprises et commerces et plusieurs milliers de consommateurs utilisaient le léman. Avec le passage à la monnaie électronique il y a bientôt une année, le léman se donne l’opportunité d’augmenter sensiblement sa « communauté de paiement ».

Le léman se démarque sur plusieurs plans des autres monnaies locales citoyennes. Tout d’abord, son caractère à la fois local et transfrontalier en fait pratiquement une rareté sur la planète. Ensuite, le fait qu’elle articule support papier et crypto-monnaie électronique (sous technologie blockchain) la rend également unique en son genre. Les nouveaux billets du léman sont tous chargés sur la blockchain, ils portent tous un QR-code qui permet aux utilisateurs de vérifier en le scannant la validité et la valeur fiduciaire du billet. Le π-léman (valeur 3.14 léman) et le billet de 1 léman facilement dé-coupable en deux coupures de 50 cts de léman constituent des nouveautés.

Par ailleurs, le léman est une des très rares monnaies complémentaires à valoriser la combinaison du nantissement (visant le BtoC)* et du crédit mutuel (visant le BtoB)**, en stimulant le paiement d’une partie des salaires en léman. Enfin, elle s’inscrit dans le mouvement trans-localiste, qui prône la transition écologique et sociale (elle repose sur une charte éthique d’amélioration continue des pratiques des entreprises) du local au global, en construisant systématiquement des réseaux internationaux, dans un esprit collaboratif (peer-to-peer). Read more

FSM des économies transformatrices 2019-2020: où en est-on?
octobre 15, 2018
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En juillet dernier, nous avons organisé une cérémonie de présentation à Barcelone du Forum Mondial des Economies Transformatices, et depuis lors, nous avons travaillé ensemble avec les différents réseaux d’économie sociale et solidaire (ESS) à l’origine de cette initiative –XES, le Réseau catalan d’économie solidaire; REAS, le Réseau espagnol des réseaux d’économie solidaire, et RIPESS, le Réseau intercontinental de promotion de l’ESS- pour mettre le processus en marche.

Le Forum veut être un processus de confluence entre le local et l’international de différentes approches d’une autre économie, que nous appelons les Economies Transformatrices.. Comme vous avez pu le lire dans le premier Appel, certaines structures localesont déjà commencé leurs réunions pour établir un agenda, des priorités et des objectifs, la cartographie des organisations et des mécanismes de convergence avec les sphères locales et internationales. En parallèle, RIPESS encourage le processus par l’intermédiaire des membres sur les différents continents; d’autre part, nous travaillons avec des réseaux et mouvements internationaux pour chaque axe afin de contribuer à la diffusion et à l’articulation du processus.

Au cours des dernières semaines, nous avons défini le modèle de gouvernance qui organisera les confluences au niveau local et international, dans lequel les différentes formes de participation et de co-promotion se reflètent. Nous voulons que cette structure ait comme épicentre la base sociale des économies en transformation et que le mouvement de confluence soit promu à partir des différents axes thématiques.

D’autre part, nous progressons dans la création d’outils de travail en ligne pour faciliter la rencontre et la confluence locale-internationale, ainsi que d’outils de diffusion, tels que le site Web du Forum et le matériel graphique, que nous partagerons avec vous dès que possible, ainsi que les prochaines étapes à suivre pour participer au processus que nous avons commencé. En attendant, si vous avez quelque doute, idée ou suggestion, vous pouvez nous contacter à hola@transformadora.cat

Finalement, nous profitons de l’occasion pour vous présenter la nouvelle équipe technique, qui apportera un soutien permanent au Forum; il sera basé à Barcelone et est composé de 4 personnes qui dirigent les domaines de travail suivants :

Coordination: Júlia Granell

Facilitation internationale: Iris Aviñoa

Communication: Laie Vidiella

Merci beaucoup et à converger!

Équipe FSM des Economies Transformatrices

Les chaînes de la dette sont levées ; vive les entreprises sociales grecques !
kalo SSE in Greece

par Antonis Vorloou | Gouvernement grec – Thomson reuters Foundations News – Mardi 18 septembre 2018

Les consommateurs grecs endettés ont été contraints de choisir les produits bon marché, mais avec l’amélioration de l’économie, vont-ils « acheter social » ?

Des décennies de capitalisme de copinage et de contournement des règlements ont paralysé la productivité grecque, érodé la confiance entre l’État et les citoyen.nes et – ce qui est le plus inquiétant – tout le monde a placé « l’intérêt personnel » avant tout.

La crise de la dette de 2009 a révélé de la manière la plus choquante les déficiences du « système » avec un taux de chômage sans précédent (28% en 2013) et un pouvoir d’achat réduit de plus de 25%.

Une économie sociale a été proposée avec succès dans de nombreux pays comme alternative à l’économie de marché, mais en Grèce, elle a été introduite pour la première fois au cours des premières années de la crise et était surtout considérée comme un instrument politique pour freiner la croissance du chômage.

Certains s’attendaient aussi de façon controversée à ce qu’il s’agisse de réduire le secteur public en sous-traitant aux entreprises sociales.

Les perspectives économiques ont été particulièrement pénibles pendant la période des mesures d’allégement de la dette de la zone euro à l’égard de la Grèce, en raison de la contraction de la demande provoquée par la baisse du pouvoir d’achat.

Dans un tel environnement, l’avantage concurrentiel réside dans l’entreprise qui peut réduire les coûts et ses prix et non dans celle qui intègre une prime sociale dans ses produits.

Pour que cette nouvelle façon de faire des affaires soit couronnée de succès, deux ingrédients sont essentiels : un environnement favorable et une culture de contribution à la société.

Dans une économie en croissance, aidée par des mesures politiques, une économie sociale peut prospérer et être considérée comme un employeur de choix, étant donné la récompense de faire quelque chose de bien et de valable pour la société.

Avance rapide jusqu’à aujourd’hui. Après le bailout, le chômage est tombé en dessous de 20 %, le salaire minimum est à la hausse et un retour à la normale se fait sentir dans l’économie.

La capacité des travailleurs à choisir leur employeur augmente et le pouvoir d’achat des consommateurs augmente, ce qui leur donne la possibilité de choisir non seulement le produit le moins cher, mais aussi celui qui a une valeur ajoutée sociale.

Le gouvernement grec, qui considère l’économie sociale et solidaire comme le nouveau paradigme pour aligner les intérêts du marché sur ceux de la société, a introduit un nouveau cadre juridique pour les entreprises sociales en 2016.

Cela a élargi la définition précédente des entités de l’ Economie Sociale et Solidaire au-delà des Coopératives Sociales, qui ont été introduites pour la première fois en 2011 et incluent les Coopératives de Travailleurs – une nouvelle forme juridique – ainsi que tous les autres types d’entités qui ont un but social, une gouvernance démocratique et une distribution limitée des bénéfices.

Cela a donné un coup de pouce au secteur qui compte plus de onze cents organisations, dont la moitié a été créée au cours des 18 derniers mois, avec un chiffre d’affaires combiné de plus de 10 millions d’euros et employant plus de mille travailleurs ainsi que de nombreux bénévoles mobilisés.

Pour renforcer ce dynamisme, un plan ambitieux visant à créer un environnement propice au développement des acteurs nouveaux et existants de l’économie sociale et solidaire est également mis en œuvre.

Ce plan, doté d’un budget de plus de 170 millions d’euros pour les cinq prochaines années, comprend des services de développement des entreprises, un soutien financier sous forme de subventions et de prêts garantis par l’État et une multitude d’actions de diffusion.

La création d’une culture du don et de la confiance, d’autre part, nécessite une approche plus subtile et systématique. Des efforts sont déployés à cette fin afin de mobiliser les forces dormantes de la société pour que ce type de mentalité devienne visible et finisse par s’intégrer.

Il s’agit notamment de promouvoir la mesure de l’impact social ainsi que la coopération avec les organisations internationales du secteur – telles que le RIPESS – afin d’identifier et de mettre en œuvre des actions nouvelles et innovantes.

L’économie sociale et solidaire en Grèce est encore jeune, mais grâce à l’impulsion que lui donneront les politiques gouvernementales et à l’amélioration des perspectives économiques après le bailout, elle a le potentiel de créer une nouvelle façon de faire de l’économie qui soit en phase avec les intérêts de tous.

Antonis Vorloou est le secrétaire spécial pour la loi sur l’économie sociale et solidaire, qui reconnaît différents types d’entreprises sociales en Grèce.

 

 

Solidaire et rebelle, l’Université d’été des mouvements sociaux et citoyens , pour mobiliser l’énergie de la résistance.
septembre 6, 2018
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Par Josette Combes et Bruno Lasnier

Pendant 5 jours, du 23 au 28 août, à Grenoble, plus de 2200 participant·e·s ont participé à des dizaines d’activités, avec entre autres : 64 ateliers, 33 modules, 11 forums. et près de 300 organisations mobilisées. Attac et le Crid ont souhaité réunir leurs efforts financiers et organisationnels plutôt que de juxtaposer deux événements qui rassemblent souvent des militants engagés dans des luttes communes sous le bel intitulé de l’Université d’été 2018, « solidaire et rebelle, des mouvements sociaux et citoyens »

Selon l’un des organisateurs les trois objectifs fondamentaux étaient les suivants : « la formation de militant·e·s et de nouveaux publics ; la convergence des mouvements ; défendre et valoriser des alternatives concrètes ».

Le RIPESS et le MES participent depuis quelques années à ces temps de convergence et ont d’ailleurs été à l’initiative de modules dans ce sens (Paris 2015, Besançon 2016, Toulouse 2017). Cette année, deux ateliers nous ont mobilisés : vendredi 24, matinée « Economie et droits humains » (voir l’interview de Bruno Lasnier (MES) et de Laura Aufrère (RIPESS Europe) réalisée par TV bruits.) L’après-midi, dans l’atelier « Initiatives citoyennes, intérêt général et communs » on a souligné que ces termes demandent à être précisément définis dans leur contexte de réalisation. Le MES a présenté le rôle de l’économie solidaire comme espace de mobilisation propice à conjuguer les trois dimensions et chaque contributeur a détaillé de quelle façon les communs et l’initiative citoyenne étaient au cœur de leurs objectifs (Attac, CAC, le collectif « Pas sans nous). Ces ateliers ont rassemblé plus de 40 personnes et donné lieu à des débats riches et enflammés.

Jeudi 23, parmi les modules organisés sur la journée, nous avons pu participer partiellement au module : « Les communs : partager contribuer et s’organiser » qui, à partir des initiatives de Grenoble, Lyon, St Étienne et Lille, mais aussi de plusieurs initiatives européennes, a permis de dresser un état des lieux de la structuration d’actions citoyennes autours des communs : récupération d’espaces vacants, développement de monnaies locales, jardins partagés, re-municipalisation de l’eau, aménagements d’espaces publics,… Ces actions posent la question : quelle structuration autour des communs ? Comment monter des assemblées des communs, avec quelle gouvernance et pour quelles missions ? comment construire des espaces ressources (chartes des communs, plateformes, cartographies, modèles d’autogestion…) et de mise en lien de toutes les initiatives qui s’inscrivent dans les communs ? Quelles articulations avec les réseaux de l’ESS et de la transition écologique déjà structurés sur les territoires? Autant de questions qui ont pu être débattues tout au long de la journée. Plusieurs mouvements des communs ont organisé un “COMMONS CAMP” durant les cinq jours de l’université pour que les contributeurs/trices aux communs se rencontrent, échangent, et continuent à renforcer les alternatives dans nos territoires. Plus d’infos ici

Le Forum « Quand les féministes font bouger les lignes » a réuni une large assemblée dans un amphi plein à craquer et pas seulement de femmes.

Florencia Partenio (DAWN, Argentine) a décrit le combat des femmes argentines pour le droit à l’avortement dont la loi vient d’être retoquée par le Sénat argentin. Itzel Gonzales(Red Mesa de mujeres de Ciudad Juarez, Mexique) a décrit la situation épouvantable des femmes des usines situées à la frontière mexicano-américaine qui sont exploitées, battues, violées, tuées dans l’impunité totale et le combat de son organisation pour rendre ces crimes passibles de sanctions. Louiza Belhamici et Fatima Ouassak (réseau Classe race genre) ont abordé le thème de l’intersectionnalité et animées d’une franche colère ont parlé de leur combat de mères de l’immigration contre les discriminations que subissent leurs enfants à l’école et le mépris affiché à l’égard de leurs valeurs, le carcan de l’enfermement dans le communautarisme dès qu’elles se réunissent, bref, l’ensemble des conduites discriminantes qui sont légions sur le territoire français (et ailleurs bien sûr). La dernière oratrice Assumpta Barbens (Syndicat IAC, Catalogne) a soulevé un enthousiasme débridé en racontant avec beaucoup d’humour le succès de la grève des femmes en Espagne et leur mobilisation face à l’iniquité du jugement de Pampelune. « Nous ne laisserons plus rien passer ! La révolution sera féministe ou ne sera pas ! ». Ces mots de conclusion ont déclenché une ovation de toute la salle.

Samedi l’atelier « Acteurs et actrices de solidarité locale et de solidarité internationale : comment travailler ensemble pour sensibiliser et mobiliser plus largement  » organisé par le festival des solidarités a rassemblé une large panoplie d’organisations qui ont tenté de trouver des réponses aux questions soulevées par la thématique même : comment sortir de l’entre soi, échapper à l’agrégation de personnes toutes issues de classe moyenne, blanches pour organiser des solidarités plus larges et toucher des publics moins organisés mais désireux d’agir. (voir ici l’article d’ATD Quart Monde )

J’ai fait circuler l’information adossée au flyer annonçant le Forum des économies transformatrices d’avril à Barcelone dont la perspective a séduit la plupart des personnes présentes.

Le temps clément a favorisé les déambulations dans la ville qui avaient été organisées hors les murs et la fête organisée par Alternatiba qui accueillait le Tour dont Grenoble était une des étapes avant son arrivée le 6 octobre à Bayonne.

Plusieurs médias indépendants étaient présents (Politis, Reporterre, Basta, Le Média, Médiapart, Silence, Alternatives économiques, Sans transition! Le Ravi, le Postillon Grenet ). Radio Campus a réalisé des émissions en direct pendant toute l’université ainsi que TV Bruits dont on peut voir une vidéo « résumé »( Vidéo de TV Bruits ).

Une Université qui donnait de l’énergie et où on a pu noter l’absence de politiques à l’exception d’Eric Piole, maire de Grenoble et alors que le municipalisme faisait l’objet d’un module très fréquenté.

Au final on repart en regrettant de n’avoir pu assister qu’à une portion congrue de toutes ces propositions de réflexion et de débats mais persuadés que les mobilisations se rassemblent de mieux en mieux pour transformer l’imaginaire économique et social qui est si toxique en l’état alors que décidément un autre monde est possible Voir sur le site d’Attac

AG2018 : plus d’inter-coopération et de convergences !
juin 18, 2018
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Au coeur d’une capitale animée et remplie de passsionés qui apprécient l’atmosphère festive de la coupe du monde, le RIPESS UE – Économie Solidaire Europe a célébré sa 7ème Assemblée Générale avec des membres de tout le continent, de l’Espagne à la Russie. Le premier jour (vendredi 15 Juin) était dédié à la Conférence « Good Economy », dans le très beau cinéma Kino Tuskanac, avec un riche et coloré petit marché des producteurs locaux et de nombreuses sessions dédiées au partage d’expériences de la Croatie, de la région des Balkans et du reste de l’Europe.

Le dîner dans la Ferme Ecologique Zmag (à 30km de Zagreb) a été la soirée la plus accueillante et conviviale qui soit, avec un temps fort de mise en réseau, où les nouveaux membres ont appris à connaître le reste du RIPESS ainsi que la grande équipe de Zmag. Les pizzas et les bières artisanales locales, ainsi que la musique reggae, ont participé à créer une véritable atmosphère multiculturelle.

L’une des plus anciennes écoles de Zagreb, dans la vieille ville, a servi de cadre à l’Assemblée générale pour une journée et demie de discussions stratégiques (sur la convergence avec d’autres mouvements alter-économiques, les politiques publiques et l’ESS, l’éducation, la formation par les pairs et le changement culturel), les élections pour le renouvellement du comité de coordination et l’admission de nouveaux membres. Trois nouveaux membres ont rejoint le réseau : Bio Fair Coopérative de la République Tchèque, Fair Trade Poland et Good Earth Coopérative de Macédoine.

L’une des principales questions discutées portait sur la promotion du Forum Social Mondial sur les économies transformatrices, un processus de trois ans d’alliances et de convergence avec deux événements principaux prévus à Barcelone au printemps 2019 et 2020. Plus à venir……
La dernière journée a été consacré à favoriser l’inter-coopération entre les membres, en partageant des idées, des projets et des domaines de travail où de nouveaux échanges et des actions communes peuvent être discutés et aider à faire progresser concrètement l’ESS dans toute l’Europe ainsi qu’au niveau international, en se connectant avec les autres réseaux continentaux du RIPESS.
Enfin, le déjeuner et le dîner ont été assuré par l’excellente cuisine préparée par deux coopératives de restauration, Taste of Home (dont les principaux travailleurs membres sont des réfugiés et des demandeurs d’asile) et Avocado, avec la participation de recycleurs d’aliments locaux « Food not bombs ».
RIPESS au FSM2018
FSM / WSF 2018

Le Forum Social Mondial 2018 se tiendra du 13 au 17 mars 2018 à Salvador de Bahia au Brésil. Plusieurs membres du RIPESS LAC y participeront, ainsi que le RIPESS Europe et la XES, qui présenteront le Forum Social Thématique des Économies du Changement prévu à Barcelone en 2019.

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Corps européen de solidarité
février 21, 2018
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Qu’est-ce que le corps européen de solidarité ?

Le corps européen de solidarité est une nouvelle initiative de l’Union européenne qui vise à donner aux jeunes la possibilité de se porter volontaires ou de travailler dans le cadre de projets organisés dans leur pays ou à l’étranger et destinés à aider des communautés et des personnes dans toute l’Europe.

Les jeunes qui y participent devront accepter et adhérer à sa mission et ses principes.

Vous pouvez vous inscrire à partir de 17 ans, mais vous devez avoir plus de 18 ans pour pouvoir démarrer un projet. La participation aux projets est ouverte jusqu’à l’âge de 30 ans.

Au terme d’une simple procédure d’inscription, les participants peuvent être sélectionnés pour prendre part à un large éventail de projets (prévention de catastrophes naturelles, travaux de reconstruction, aide dans des centres de demandeurs d’asile ou assistance sociale auprès de populations dans le besoin, p. ex.).

Les projets ont une durée de deux à douze mois. Ils seront menés de manière générale dans les États membres de l’Union européenne.

Pour plus d’information, voir ici.

Aller à la barre d’outils