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Guide pour entreprendre en ESS avec une perspective de genre

Un article de RIPESS Intercontinental, 20 novembre 2019

Quartiers du Monde (QDM) publie le guide « Accompagnement à l’entrepreneuriat social et solidaire avec perspective de genre ». Ce document a pour objectif d’offrir des outils pour entreprendre autrement pour l’autonomie socio-économique des femmes.

Quartiers du Monde (QDM), ONG française de solidarité internationale et membre du groupe de travail du RIPESS « Femmes et l’ESS », publie le guide « Accompagnement à l’entrepreneuriat social et solidaire avec perspective de genre » dans le but de proposer des outils pour entreprendre autrement pour l’autonomie socio-économique des femmes. Ce guide est le produit d’une co-construction avec des organisations d’Amérique Latine, Afrique et de France.

Pourquoi les femmes accordent-elles plus d’attention à l’autre qu’elles n’en reçoivent ? La profonde inégalité dans l’utilisation des temps qui marquent nos sociétés doit nous interpeller tous et toutes. Notons que le temps des femmes est encore considéré comme une ressource inépuisable, une variable d’ajustement entre les logiques inconciliables de l’économie de marché et de la vie.

Il est donc essentiel de réfléchir à la manière de construire d’autres façons de faire de l’économie, à partir de la réflexion des femmes impliquées dans les entreprises de l’Économie Sociale Solidaire (ESS). Ainsi, ce guide a été créé sur la base du programme en réseau Sud-Sud-Nord « Femmes du monde : un réseau d’entrepreneures solidaires » et repose sur deux piliers : l’ESS et la perspective de genre (PG). Cette orientation vise à répondre à l’observation selon laquelle l’enregistrement d’une activité dans le domaine de l’ESS ne suffit pas à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes malgré les valeurs établies au sein de l’ESS.

Ainsi, en intégrant l’ESS dans une perspective de genre, ce guide suit une approche conceptuelle et une méthode d’intervention qui vise une réelle égalité entre les femmes et les hommes pour contrer les effets de certaines initiatives à travers l’intégration du genre, afin de transformer l’inégalité de genre générée par les systèmes patriarcaux et néolibéraux dans le monde.

Buts et objectifs

Le guide « Accompagnement à l’entrepreneuriat social et solidaire avec perspective de genre » permet la formation et le renforcement des compétences linguistiques qui accompagnent toute initiative entrepreneuriale sociale solidaire dans une perspective de genre des animateurs. Ainsi qu’une réflexion collective sur les problématiques abordées, qui place les femmes entrepreneures comme protagonistes dans chacune des étapes de leurs initiatives d’entreprise, de la création à la consolidation.

Le guide permet également aux entrepreneurs de prendre des décisions en fonction de leur territoire, en leur donnant une vision financière viable et une justice sociale, en tendant vers la transformation des activités économiques des femmes en initiatives commerciales viables et en créatrices de richesse collective.

Les principaux objectifs, tels que présentés lors d’un webinaire du groupe Femmes et ESS du RIPESS de fin 2017 sont les suivants :

  • Outiller et renforcer les capacités des facilitatrices/teurs, animateurs/trices et leader-e-s de groupes et de réseaux à l’accompagnement à l’entreprenariat sociale et solidaire avec perspective genre.
  • Outiller et renforcer les capacités des femmes au sein de collectifs ayant des activités génératrices de revenus et d’initiatives d’ESS avec PG.
  • Contribuer au renforcement et à la transformation des activités économiques des femmes vers, des initiatives entrepreneuriales viables et créatrices de richesse collective.

Il comporte 4 principales sections :

  1. Introduction à l’économie plurielle
  2. Préparation à l’entrepreneuriat
  3. Étapes de développement d’une initiative entrepreneuriale ESS avec perspective de genre
  4. Information et outils additionnels

Et chaque section inclue tant des propositions de dynamiques, des contenus descriptifs, des exemples réels, ainsi que des exercices et divers autres matériels additionnels sous forme de vidéos, fiches, etc.

Le guide peut être utilisé par différents collectifs, femmes ou mixtes, coopératives, organisations sociales, etc., et peut être mis en œuvre avec d’autres méthodes qui accompagnent les créations d’entreprenariat social solidaire, car sa contribution se concentre sur la transformation des femmes et des hommes.

Enfin, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’un guide et qu’il peut et doit être adapté à chaque contexte, car il représente une base solide pour l’évolution et le soutien des processus au moment de créer la justice et l’égalité dans les quartiers et communautés.

Les facilitateurs et facilitatrices qui utilisent ces ressources favorisent la discussion, la réflexion et la planification pour promouvoir une ESS plus inclusive, plus juste et plus égale entre les femmes et les hommes ; la chose la plus importante réside donc dans ce fait.

Le processus de réflexion et de travail derrière la mise en place du guide

Le guide est le résultat d’un processus de réflexion et d’apprentissage qui a duré soixante mois. Au cours de cette période, neuf associations de femmes et dix animatrices – présentes dans des quartiers populaires d’Amérique latine, d’Afrique de l’Est et du Nord de la France – ont travaillé à intégrer la perspective genre dans l’ESS à l’aide de divers outils.

Les référentes, la coordination internationale du programme et les facilitatrices se sont réunies lors de cinq rencontres présentielles formatives (en Bolivie 2017 et 2013, Maroc en 2014, en Colombie en 2015, à Paris en 2016).

De plus, elles se sont contactées de manière virtuelle, par l’intermédiaire du forum du réseau et d’une plateforme de webinaire, pour échanger sur l’application des outils, la pertinence et la réaction des femmes, ainsi que pour systématiser les apprentissages. Les ressources ont été coconstruites par toutes les parties prenantes, et les associations ont fait une adaptation culturelle et traduit dans leurs langues d’origine.

RIPESS et Quartier du Monde s’allient autour du guide

En 2018 une formation pilote à partir du guide a été réalisée au Mali, au sein du réseau d’ESS, RENAPESS.

Cette expérience a débouché sur une idée de projet conjointe entre RIPESS et Quartiers du Monde, en cours d’élaboration. L’idée centrale serait la formation de réseaux pilotes d’ESS du RIPESS dans l’approche de genre de divers pays et continents. Ce projet inclurait l’application des connaissances et des compétences acquises dans le fonctionnement même des réseaux, dans leurs activités d’accompagnement aux collectifs, et dans leur travail de plaidoyer sur l’ESS et le genre. Sans oublier la convergence avec d’autres mouvements d’économies transformatrices autour du sujet grâce aux visions et habilités acquises, en faisant écho à la dynamique actuelle de convergences des économies transformatrices auxquelles participent tant RIPESS que Quartiers du Monde (Forum Social Mondial des Économies Transformatrices)

Le RIPESS organise une tournée d’apprentissage et de formation croisée en économie solidaire aux Etats-Unis

Article du RIPESS International, 8 novembre 2011

Cette semaine, du 8 au 11 novembre, le groupe de travail Éducation du RIPESS organise une tournée pilote d’apprentissage et de formation croisée sur l’économie solidaire organisée par Cooperative Jackson (Etats-Unis) avec la participation de formateurs locaux et internationaux des Etats-Unis, d’Amérique latine et des Caraïbes, du Canada, d’Europe et d’Asie orientale.

L’objectif est de permettre un échange de connaissances entre les formateurs en économie solidaire (ES) et de travailler à l’élaboration d’un programme d’études en ES. Le format de la tournée d’apprentissage, basé sur une expérience locale de ES, et le développement du curriculum seront mis à la disposition d’autres réseaux et initiatives d’ES pour être utilisés et adaptés à leur contexte local. La compréhension de l’ES est un moyen de changer le paradigme économique et social capitaliste actuel vers un monde plus juste et durable.

Pendant ces quatre jours, les participants combineront l’apprentissage en classe pour fournir une base théorique, pratique et des stratégies d’organisation pour construire l’économie solidaire avec des visites de projets sur le terrain pour voir et s’engager dans des pratiques réelles d’économie solidaire.

Parmi les objectifs, ce projet veut piloter et co-développer un programme d’études en ES, ce qui comprend la création de matériel, des méthodologies et des lignes directrices, et animé par des éducateurs en ES du monde entier, ainsi que des gens de la Cooperation Jackson. Et aussi, pour se connecter et apprendre à se connaître et s’engager dans un processus de transformation personnelle : « nous connaître nous-mêmes en relation avec les autres – une compréhension du  » nous  » et de la mutualité ».

En étant une formation de formateurs, ce cours vise également à générer un dialogue de connaissances entre les formateurs qui sont connectés aux mouvements de base de l’ES du monde entier. En adoptant une approche d’éducation populaire, les participants commenceront par la connaissance de chacun d’entre eux et comprendront que chacun est un enseignant et un apprenant.

Cette approche, bien alignée sur l’ES en termes de principes, de fondements et de méthodes, est un processus d’analyse – recherche de modèles, accès à de nouvelles connaissances au besoin, élaboration d’une stratégie d’action, mise en œuvre de cette action, puis retour à une réflexion sur l’expérience, analyse, collecte de nouvelles connaissances pour transformer l’économie locale et mondiale en une société nouvelle fondée sur la justice, l’égalité et l’amour, etc.

L’objectif de l’éducation populaire est de s’engager dans un processus continu de réflexion et d’action afin de transformer la réalité par une libération économique, sociale et politique.

Cooperation Jackson, Mississippi (États-Unis)

Le cours est organisé par la Cooperation Jackson, un projet qui suscite beaucoup d’enthousiasme aux États-Unis et à l’échelle internationale, car il s’inscrit dans une vision plus large visant à transformer l’économie et la société locales et régionales par une stratégie politico-électorale, une organisation populaire par le biais d’assemblées populaires et la construction de l’ES par un réseau coopératif composé de quatre institutions interdépendantes : une fédération des coopératives locales de travail, un incubateur coopératif, un centre de formation et d’éducation coopératives et une banque ou institution financière coopérative.

Pour ces raisons, le groupe de travail sur l’éducation du RIPESS a décidé de collaborer avec Cooperation Jackson pour organiser ce cours et commencer à développer un programme d’économie solidaire qui pourra être utilisé dans le futur par des personnes du monde entier.

Matériel pédagogique sur l’ES disponible sur Socioeco

Le groupe de travail Éducation du RIPESS a dressé une liste du matériel de formation sur l’ES qui sera mis à la disposition de toute personne intéressée ou travaillant dans le domaine de l’ES et de l’éducation. Tout le matériel se trouve dans Socioeco, le centre de ressources du RIPESS et nous invitons tous les formateurs et les réseaux d’ES à envoyer du nouveau matériel à socioeco.org pour être inclus dans la section sur le matériel de formation en ES ou sur la carte spéciale des outils pédagogiques.

Le RIPESS publiera des mises à jour pendant le cours sur nos comptes de médias sociaux Twitter et Facebook. Restez donc à l’écoute pour suivre l’élaboration du programme d’études en ES et les apprentissages de tous les participants au cours de ces quatre journées intenses.

Le monde est en feu…. unissons nos forces avec des contre feux pacifiques

Par Josette Combes

En ce mois de novembre, on ne peut que s’inquiéter de l’état du monde : Sydney menacé par les flammes alors que les feux de brousse ont brûlé plus de 10000 km2 en Australie. De même l’Amazonie a été victime d’incendies dévastateurs, la Californie fait face aux mêmes ravages tandis que Venise subit une des crues les plus importantes de son existence et cette liste pourrait s’allonger à n’en plus finir. En dépit des dénégations des climato-sceptiques il y a un lien entre ces séries de catastrophes et la dégradation du climat et entre cette dégradation et l’absurdité désormais peu contestée de nos modes de vie énergivores Selon l’ Indice mondial des risques climatiques  (IRC) même si ce sont des pays en voie de développement qui sont les plus touchés, parce qu’ils sont exposés à des climats difficiles, l’Europe est loin d’échapper à la menace. Ainsi la France par exemple est 18ème, le Portugal 21ème, l’Allemagne 23ème et l’Italie 25ème selon le classement de l’IRC. La cause du changement climatique est identifiée : les émissions de gaz à effet de serre liés à la production et la consommation forcenée des pays modernes, et dans la foulée l’éradication de la biodiversité par le bétonnage des surfaces agricoles, et la monoculture intensive. Tout ceci est désormais bien connu et documenté. Des solutions existent, celles que s’efforcent de mettre en œuvre les citoyen.nes qui s’organisent pour lutter contre cette entropie mortifère qui menace le présent et plus encore le futur. Dans l’attente que les gouvernements, qui se réuniront pour le énième Sommet sur le Climat (COP25) à Madrid en décembre, décident de déclarer l’urgence climatique et d’agir en conséquence….

Le RIPESS rassemble au sein de ses réseaux ces initiatives qui démontrent que la dérive d’une économie totalement déconnectée des conséquences que son développement entraîne n’est pas une fatalité et qu’il est possible d’entretenir la vie en évitant les coûts effroyables qui accompagnent l’hubris actuel. Nous devons unir les forces des différents mouvements et initiatives qui construisent des formes d’économie post-capitaliste, économies transformatrices pour un changement systémique qui ne peut plus être reporté.

Il y a urgence parce que partout dans le monde, les peuples se rebellent contre les conditions iniques dans lesquelles l’économie des transnationales -qui sont des championnes de l’évasion fiscale- les contraignent de vivre voire d’à peine survivre. Aucun continent n’est exempt de cette montée de la colère populaire, même si les éléments déclencheurs peuvent -à première vue- varier. Hongkong, la Bolivie, le Venezuela, le Chili, Haïti, le Brésil sont confrontés à des répressions féroces face à la protestation qui naît de la confiscation de la démocratie par des pouvoirs autoritaires soutenus par les grands prédateurs engageant la suppression des acquis sociaux. Le mouvement atteint le peuple iranien en dépit d’un système très coercitif, au Liban, en Irak même effervescence. En France, les manifestations sont toutes entachées de violences qu’elles soient celles de manifestants mais plus encore de policiers armés jusqu’aux dents. Et en Syrie, au milieu d’une guerre longue et atroce, la résistance et l’épanouissement d’une société basée sur la solidarité et la coopération comme Rojava est une leçon d’espoir et de ténacité à laquelle nous devons nous connecter et qu’il nous faut défendre. La montée des fascismes est redoutable.

Les multinationales perdent du terrain même si elles ne se risquent pas à communiquer sur ce chapitre pour des raisons évidentes, y compris les GAFA (1). On peut émettre l’hypothèse que les grands groupes sentent venir la fin de leur suprématie parce que peu à peu les humains prennent conscience que le danger d’une planète inhabitable guette l’espèce humaine et qu’il est la conséquence de la surconsommation de produits dénués d’utilité réelle, voire nocifs, à commencer par la production agricole bourrée de pesticides et d’intrants. La recherche de relocalisation des productions et de la consommation afférente s’accélère.

C’est pourquoi il est urgent de relier nos forces pour construire et construire encore des zones de résilience, inventer des contre feux pacifiques, animer des agoras d’espoir. C’est pourquoi les membres du réseau, sur leurs territoires, font bouillir des marmites de contre poison. Vous en aurez quelques exemples dans notre bulletin de ce mois de novembre. Et n’hésitez pas à nous faire connaître vos propres recettes. Restons vigilant.es à entretenir le goût du bien vivre.

GAFA: Google, Apple, Facebook, Amazon

Le RIPESS recherche un responsable de projet pour le FSM des Economies Transformatrices
octobre 30, 2019
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FSMET board

Depuis le réseau intercontinental d’Economie Sociale Solidaire RIPESS, nous recherchons un responsable de projet dont l’objectif est de coordonner la mise en œuvre du Forum Social Mondial des Economies Transformatrices 2020 au sein du réseau. Si vous êtes intéressé(e) et répondez aux compétences et expériences requises, vous avez jusqu’au 8 novembre pour soumettre votre candidature.

RIPESS Europe et du RIPESS Intercontinental ont promu l’idée (né dans le FSM2016 à Montréal) d’organiser un Forum Social Mondial thématique sur les « économies transformatrices » en 2020, à Barcelone (https://transformadora.org/fr). Cette perspective a ouvert un processus de deux ans dont l’objectif est de promouvoir l’accélération des dynamiques de convergence entre les mouvements et réseaux qui offrent des solutions alternatives avec une vision transformatrice (en l’occurrence les réseaux/mouvements de l’agroécologie, des écoféminismes, des communs, de l’économie solidaire et coopérative, etc.).

La première année du processus, menée essentiellement par le mouvement de l’ESS entre le RIPESS Intercontinental, le RIPESS Europe et ses membres espagnols (REAS) et catalans (XES), a conduit à une première rencontre internationale préparatoire en avril 2019 à Barcelone. En juillet 2019, une rencontre des réseaux et mouvements internationaux des économies transformatrices a permis la création d’un Comité Coordinateur élargi, intégrant une plus grande diversité (géographique et thématique) de réseaux/mouvements. Alors que le RIPESS représente l’un des réseaux les plus impliqués dans cette nouvelle diversité et sa composition internationale particulière, les autres activités et actions propres à la planification, l’organisation, la réalisation, la conclusion et le suivi du FSMET se multiplient. Il s’agit aujourd’hui de créer et d’animer une dynamique propre au RIPESS au sein du réseau, en plus du suivi du nouveau Comité Coordinateur et des différentes commissions dans lesquelles collaborent les autres mouvements et réseaux internationaux.

Dans ce contexte, les délégués RIPESS dans le processus du FSMET recherchent une personne chargée de coordonner la mise en œuvre du processus du forum au sein du réseau, en favorisant les transferts d’informations entre les différentes instances décisionnelles et organisationnelles. Cette personne devra s’assurer que les apports du RIPESS et de ses membres contribuent activement à la préparation de la rencontre de 2020, en cohérence avec la stratégie globale du RIPESS dans le processus du FSMET2020.

Vous pouvez consulter l’offre complète ici (pdf)

La date limite pour envoyer les candidatures est le 8 novembre prochain. Les candidatures doivent être envoyées en espagnol et en anglais avec CV et lettre de motivation àinfo@ripess.org

Levons-nous pour Rojava
Rise up for Rojava

Le RIPESS Europe rassemble des centaines d’initiatives agissant à travers l’économie solidaire, alliées pour développer la justice sociale et économique. En tant que réseau, nous rassemblons plus de 40 réseaux nationaux, sectoriels et intersectoriels dans plusieurs pays européens. 

L’expérience de Rojava, la « Fédération démocratique du nord de la Syrie », incarne l’espoir par la coopération démocratique.

Les femmes et les hommes de Rojava ont montré au monde qu’il est possible d’organiser la justice sociale et économique en articulant des conseils, des communes et des coopératives autogérés. Démontrer qu’il est possible de construire une société multiethnique et multireligieuse. Démontrer qu’il est possible de mettre en œuvre un projet politique éco-féministe. 

Certains membres du RIPESS travaillent – directement ou indirectement – avec des groupes de Rojava, comme la Solidarity Economy Association (UK) qui participe à un projet appelé Coopération en Mésopotamie, « Favoriser la solidarité internationale entre le mouvement coopératif britannique et l’économie solidaire à prédominance féminine qui se crée dans le nord-est de la Syrie ».

La Turquie est maintenant prête à détruire le peuple de la Fédération démocratique de Rojava, et l’ISIS utilise les attaques turques comme insurrection.

Nous avons appris de la ténacité du peuple Rojava à organiser la justice et la liberté dans une société en guerre et dans une région attaquée de toutes parts. Nous avons appris des gens de Rojava le sens de la coopération et de l’émancipation.

Nous nous joignons aux mouvements démocratiques du monde entier pour résister et arrêter la guerre contre le peuple de Rojava : Levez-nous pour Rojava maintenant.>

Rencontre de l’Impact Social, 28 novembre 2019 à Villeneuve d’Ascq, France
L’impact social au-delà des chiffres
Les partenaires du projet européen VISES organisent leurs 3èmes rencontres de l’impact social : « L’impact social au-delà des chiffres « .
Cet évènement se tiendra le jeudi 28 novembre 2019 de 9h30 à 14h à Villeneuve d´Ascq.

Après 4 ans de recherche-action, les partenaires du projet européen VISES dévoilent leurs résultats. Entreprises-testeuses, centres de recherche, fédérations d’entreprises d’économie sociale et solidaire de France et de Belgique vous expliqueront ce qu’ils ont apporté au projet et en quoi VISES leur a été utile ! Sera également présent le TIESS (Territoires Innovants en Economie Sociale et Solidaire – centre de transfert Québécois en innovation sociale), qui nous partagera sa vision de l’évaluation de l’impact social, l’idée étant d’ouvrir la réflexion sur une vision commune de l’impact social, au delà des frontières.
Pour plus d’infos sur le projet Vises, n’hésitez pas à vous rendre sur le site dédié : http://www.projetvisesproject.eu/

Pour vous inscrire ou pour plus d’informations, contacter l’Apes – Olivia Ruel-Mailfert : oliviamailfert@apes-hdf.org

Le FSMET se tiendra du 25 au 28 juin 2020 à Barcelone

Le Forum Social Mondial des Économies transformatrices se tiendra du 25 au 28 juin 2020 à Barcelone. C’est ce qui a été décidé par les membres de la convergence locale de Barcelone, hôtesse de la manifestation, composée d’un groupe d’activistes issu.e.s de différents secteurs des économies transformatrices (économies féministes, souveraineté alimentaire et agroécologie, pro-communs et économie sociale et solidaire, commerce équitable et finances éthiques, entre autres).

La date a été choisie en tenant compte des calendriers des manifestations internationales auxquelles participent les différents réseaux faisant partie du Comité de Coordination et anime le processus au niveau international, de manière à ce que ces activités n’empiètent pas les unes sur les autres, et afin donc de favoriser la participation du plus grand nombre de personnes possible.

Avec un calendrier de neuf mois, les membres de la convergence de Barcelone et ceux, celles du Comité de Coordination s’organisent déjà dans différentes commissions de travail pour assumer des tâches telles que la logistique, les contenus du Forum, la communication ou encore l’accueil des participant.e.s du monde entier qui viendront à Barcelone pour participer aux rencontres.

Le FSMET veut être aussi le rendez-vous de la diversité où les cinq continents soient largement représentés et les collectifs présents le plus nombreux possible, avec par exemple, la paysannerie, les peuples autochtones, les LGTBI, les mouvements féministes, les mouvements de la jeunesse, les mouvements spirituels, les mouvements de squatters et squatteuses, ceux du monde de l’éducation, de l’économie du numérique, du journalisme alternatif ou du monde du travail tels que syndicats et unions de travailleuses et travailleurs.

L’idée est de faire connaître les projets d’économies transformatrices qui existent déjà et qui démontrent qu’il existe une alternative au modèle capitaliste. Ces rencontres cherchent en outre à construire des ponts entre des entités, des organisations ou des réseaux issus de toute la planète.

Il se veut également un espace utile pour l’interconnexion et la convergence des différents mouvements des économies transformatrices, où un agenda mondial commun soit défini à partir de l’engagement des collectifs et des accords spécifiques qui assurent la poursuite du mouvement après le processus de convergence.

Pour relever ces défis, le FSMET inclura une programmation basée sur différents itinéraires avec entre autres des ateliers, des conférences-débats, une programmation culturelle, des espaces dédiés à la créativité, la participation virtuelle ou encore des espaces pour enfants.

Pour suivre l’actualité du Forum, comment s’inscrire, les espaces de participation virtuelle, les événements locaux de convergences, des vidéos, voir https://transformadora.org/fr

Pour plus d’informations sur la réunion de juillet et la composition du nouveau Comité de Coordination de l’événement, voir https://transformadora.org/fr/node/241

Marches mondiales pour la Paix 2019-2020 depuis l’Inde et le Sénégal

​Le 2 octobre 2019 – le 150e anniversaire de la naissance du Mahatma Gandhi, une marche mondiale pour la justice et la paix de 14 000 km, appelée Jai Jagat 2020, débutera de New Delhi à Genève. Les participants seront accueillis par la Ville et Canton de Genève pour une semaine (26 septembre – 2 octobre 2020) d’ateliers, de réunions de plaidoyer et d’événements culturels, qui se dérouleront dans 10 pays avec une formation à la non-violence et des événements sur des thèmes clés de la justice, ainsi que des marches séparées à partir de plusieurs pays en Europe et Afrique du Nord-Ouest ainsi que des délégué.es venus du monde entier.

Cette initiative préconise la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies dans le cadre d’un dialogue avec les agences des Nations Unies à Genève. Quatre piliers du plaidoyer liés aux ODD sont au cœur de la campagne Jai Jagat. Il s’agit de l’éradication de la pauvreté, de l’inclusion sociale, de la justice climatique et de la résolution non violente des conflits.

Des comités locaux tout au long du parcours organiseront des événements quotidiens et des formations quotidiennes sur la non-violence, ce qui en fera une pratique de la non-violence tout au long de l’année. Dans certains pays, de nouvelles familles et de nouveaux individus avec des histoires différentes seront inclus dans la marche.

L’arrivée de la grande marche de Jai Jagat portant le message de Gandhi et la voix des sans-voix est l’occasion parfaite, à travers un dialogue non violent, de promouvoir diverses solutions pour un monde qui fonctionne pour tous. Pour accueillir la marche, un festival/forum de changement sera lancé ; combinant, selon la vision de Gandhi, transformation individuelle et changement collectif. Une contribution novatrice au rôle clé de Genève dans le succès de l’Agenda 2030 des Nations Unies.

La Caravane Pour Que Vive La Terre

La caravane POUR QUE VIVE LA TERRE propose à son public un espace de rencontre pour la diffusion et le partage d’actions porteuses d’espoir.

Dans l’agriculture, l’écologie, la politique, l’économie, le social, le culturel des solutions alternatives existent. La caravane crée un espace de partage pour que ces solutions grandissent par l’engagement de tou.te.s. Elle se pose en moyenne une semaine dans chaque lieu pour y proposer conférences, projections, spectacles, fêtes et ateliers. On y réfléchit, on s’y informe, on s’y forme, on y fait la fête.

POURQUOI ?

Face aux crises économiques, sociales et environnementales en cours, de nombreux individus souhaitent un changement en profondeur de notre manière de vivre nos sociétés. Mais beaucoup se sentent 
impuissant.e.s, désarmé.e.s. Que puis-je faire ?

Vecteurs de transformations positives, porteuses d’espoir, les alternatives diverses en cours déterminent dès maintenant l’avènement d’un monde meilleur où les valeurs humaines de solidarité, de sobriété et de respect de la nature seront au centre de nos projets et de nos entreprises.

La caravane est associée à la marche Delhi-Genève, Jai Jagat 2020, organisée par Ekta Parishad, qui arrivera à Genève en octobre 2020.

L’Agriculture Soutenue par la Communauté et le réchauffement climatique

Comment l’Économie Social Solidaire (ESS) contribue a lutter contre le réchauffement climatique? Judith Hitchman, Présidente d’Urgenci, nous explique le rôle de l’Agriculture Soutenue par la Communauté et ses avantages pour atténuer notre impact sur le climat.

Écrit par Judith Hitchman, Présidente d’Urgenci

Le réchauffement climatique, ou crise climatique comme on l’appelle maintenant plus justement, est l’éléphant dans la pièce. Tout le monde sait qu’il est là mais agit comme s’il était invisible. Pourtant, c’est la menace la plus mortelle pour l’humanité et la vie sur terre. En septembre prochain, plusieurs événements mondiaux importants se dérouleront, du Sommet sur l’Action pour le Climat à la grève mondiale pour le climat du 20 au 27 septembre.

Malheureusement, lorsque vous travaillez en profondeur sur les objectifs de développement durable (ODD) au niveau de l’ONU, vous réalisez rapidement qu’ils sont construits sur un modèle de croissance inhérent qui continue à exploiter plus de réserves planétaires et de combustibles fossiles que notre planète ou notre climat ne peuvent en supporter. Et que les indicateurs existants ne peuvent pas être modifiés. Mais cela ne devrait pas nous empêcher d’agir sur le terrain !

Pourtant, bien que nous ayons probablement atteint le point de basculement où les dommages causés à notre climat sont devenus irréversibles, nous pouvons encore faire beaucoup pour en atténuer les impacts. Et en effet, nous devons traiter ces questions aussi rapidement que possible, avec des cadres juridiques au niveau des États et des autorités locales. Placer la responsabilité sur les consommateurs individuels n’est pas et ne peut pas fournir plus qu’un pansement sur l’hémorragie du changement climatique galopant.

Examinons donc certains des aspects où il pourrait être possible d’avoir un impact petit mais significatif pour atténuer les problèmes brûlants. Et ils brûlent en ce moment, de l’Amazonie à l’Arctique….

Les avantages de l’Agriculture Soutenue par la Communauté (ASC)

L’agriculture paysanne, la petite agriculture familiale, la pêche artisanale et les pratiques indigènes se combinent en agroécologie pour nous fournir une science, une pratique et un mouvement social qui inclut l’économie solidaire. Cela a été reconnu par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans les 10 éléments de l’agroécologie. Et les chaînes alimentaires courtes/directes, en particulier l’Agriculture Soutenue par la Communauté (ASC), peuvent être placées en haut de la liste des relations entre les producteurs et les consommateurs pour construire des systèmes alimentaires territoriaux durables. Le modèle de l’ASC fonctionne sur la base d’un tandem de relations de solidarité directes et localisées entre les producteurs et les consommateurs, et repose sur le concept de partage des risques et des bénéfices.

En quoi l’ASC est-elle bénéfique pour le climat ? Tout d’abord, la pratique agro-écologique n’utilise aucun intrant chimique ou plastique (dans certains cas, ceci peut signifier une période de transition). Elle utilise des techniques telles que le paillage et les cultures de couverture ainsi que l’utilisation de fumier de bonne vieille école comme engrais. Et il est possible de lutter contre les insectes et les ravageurs par le biais de cultures d’accompagnement ou d’insecticides naturels produits à la ferme. Il n’y a donc pas de combustibles fossiles ni d’externalisation.

Il existe également un certain nombre de moyens de minimiser l’impact sur le sol, tels que l’absence de travail du sol ou l’utilisation de chevaux de trait pour labourer les champs. Encore une fois, il ne s’agit pas de combustibles fossiles. Dans le cas de la récolte, on fait aussi beaucoup à la main, comme dans le cas de Rupert Dunn, un merveilleux boulanger-paysan qui cultive ses propres céréales traditionnelles au Pays de Galles, et récolte les champs à la faux ! Dans la plupart des ASC, il y a aussi des journées agricoles où les membres de l’ASC viennent aider à la ferme. Mes petits-fils ont vite appris que ramasser des pommes de terre sur leur ASC était un travail difficile et éreintant. Ils ont maintenant une nouvelle idée du travail qui se fait dans la culture de la pomme de terre !

Comme le climat devient de plus en plus instable, il est essentiel d’utiliser des semences paysannes locales qui s’adaptent progressivement à ces changements. Elles ont de bien meilleures chances de résilience que les semences hybrides ou même les semences modifiées par la méthode de modification génétique GM- CRISPR vendues par les grandes sociétés semencières. Elles ont également une valeur nutritionnelle beaucoup plus élevée, à la fois sur le plan institutionnel et parce que le sol est sain, vivant et riche en micro-biomes. Ce qui mène à un micro-biome humain sain et à des gens en meilleure santé et plus heureux !

Sur le plan nutritionnel, le changement climatique est appelé à réduire sérieusement la valeur nutritionnelle des aliments. L’approche agro-écologique et l’arrivée rapide de la nourriture à la table permettent d’optimiser la valeur nutritionnelle. De nombreux légumes verts perdent 30% de leur valeur nutritive et des vitamines en particulier après les 3 premiers jours. Il est maintenant prouvé que les intrants chimiques (pesticides et fertilisants) causent plus de 20 % plus de cancers qu’un régime alimentaire composé d’aliments biologiques/agroécologiques. Imaginez donc si votre salade est cultivée dans le sud de l’Espagne, dans une ferme utilisant des intrants chimiques, et qu’elle a voyagé pendant plusieurs jours pour atteindre votre supermarché….

L’impacte de notre modèle actuel

La tendance mondiale est aussi le control de l’ensemble de la chaîne alimentaire par les entreprises alimentaires industrielles (les mêmes groupes que ceux qui possèdent les semences, les intrants, et les fermes possèdent aussi les entreprises de transformation alimentaire et les chaînes de supermarchés…). Malheureusement, les aliments transformés et les plats cuisinés  » bon marché « , riches en matières grasses et en sucre, sont largement achetés par de nombreux consommateurs. Dans bien des cas, les gens ont oublié comment cuisiner, s’ils ont su le faire, ce qui est la norme pour beaucoup de jeunes générations.

Cela représente un quadruple danger : la destruction de l’environnement et le changement climatique par l’agriculture industrielle ; le mythe d’une alimentation « bon marché » basée sur l’exploitation de la main-d’œuvre et le manque de contenu nutritionnel réel de l’aliment (le rapport calories contre nutrition est un grave problème mondial) ; l’utilisation excessive de combustibles fossiles dans la transformation, le transport et le conditionnement excessif. Et enfin, le coût des soins de santé excessifs liés à l’obésité et aux maladies non transmissibles liés à une alimentation malsaine.

Cet article ne serait pas complet sans une certaine mention du changement climatique et de la gestion de nos rivières et océans. Les apports excessifs de produits chimiques dans les grandes fermes industrielles conventionnelles et le déversement de purin ont créé une situation très toxique pour bon nombre de nos rivières par l’écoulement dans les cours d’eau et les rivières, puis dans les océans. Et cela contribue à son tour à l’acidification de nos océans. Et tout comme les grandes fermes industrielles produisent de la viande et des légumes de mauvaise qualité, la pêche industrielle détruit les océans. Les pêcheurs artisanaux peuvent fournir du poisson frais aux communautés locales, et il existe un nombre croissant de pêcheries soutenues par la Communauté qui fonctionnent de la même manière que l’Agriculture Soutenue par la Communauté. Urgenci travaille actuellement au développement de cette activité.

En termes de systèmes alimentaires territoriaux durables, et en particulier l’ASC, il y a aussi une faible empreinte carbone concernant la livraison des produits des fermes aux consommateurs. Les points de livraison se trouvent souvent dans les écoles ou dans un café du quartier, de sorte que les parents peuvent facilement y accéder sans avoir à utiliser leur voiture plus souvent qu’ils ne le feraient déjà. Il est tout aussi courant que plusieurs producteurs livrent au même point, ce qui permet aux consommateurs de faire un  » guichet unique  » tout comme au supermarché. Sauf qu’il est beaucoup plus convivial !

L’importance des terres communales

Il y a également une tendance vers la remunicipalisation et la relocalisation des marchés publics : le passage à la production alimentaire locale et à la préparation des repas scolaires et aux marchés publics écologiques est une tendance émergente forte dans de nombreuses villes. Il peut même faire appel à des Fiducies de terres communautaires ou utiliser les terres municipales locales pour cultiver les aliments. La question foncière est en effet l’un des enjeux majeurs aujourd’hui dans la construction de systèmes alimentaires territoriaux durables et de liens ruraux urbains garantis. Les ceintures vertes doivent être préservées pour garantir la poursuite de la production alimentaire et l’accès à la terre pour les jeunes producteurs doit également être facilité.

Les Fiducies de terres communautaires sont l’un des principaux moyens d’y parvenir, de même que les fermes d’incubation et les écoles de formation sur le terrain en agroécologie de paysan à paysan. Les autorités locales ont un rôle vital à jouer pour faciliter ces aspects. Il existe une bonne politique en ce qui concerne les Directives volontaires de la FAO sur la gouvernance et la tenure des terres, des forêts et des pêches, ainsi que les Directives volontaires pour une pêche durable à petite échelle. De même, il existe un nombre croissant de coopératives dirigées par des agriculteurs et des consommateurs, et de nombreuses manifestations différentes d’un mouvement croissant de relocalisation de nos systèmes alimentaires et de lutte contre le changement climatique. Ce changement s’inscrit clairement dans le droit fil de nombreuses valeurs de l’économie solidaire, implique généralement une gouvernance participative et implique de plus en plus les autorités locales à différents niveaux. Différents mécanismes existent pour garantir l’accessibilité financière des personnes socialement exclues.

L’engagement envers l’ASC consiste à apprendre à utiliser votre part hebdomadaire et à cuisiner un peu différemment que si vous faites une liste de courses et allez au supermarché, mais c’est une aventure collective et généralement un retour à la façon dont nos grands-parents ont mangé et cuisiné. L’agriculture et la pêche soutenues par la communauté sont de loin le modèle le plus engagé, et la lutte pour se réapproprier notre système alimentaire à travers la souveraineté alimentaire et le droit à l’alimentation est au cœur du combat. Les droits humains sont indivisibles. Les droits de la Terre et le droit à une alimentation saine et nutritive sont étroitement liés et sont au cœur de notre lutte contre le changement climatique.

Solidarity Oxford cartographie l’économie solidaire de la ville

Solidarity Oxford est un site web et une carte numérique qui ont été produits dans le cadre du projet pilote Mapping the Solidarity Economy in Oxford de la Solidarity Economy Association.

Oxford (UK) dispose d’un grand nombre d’organisations, de projets et de personnes qui travaillent pour créer une ville juste et durable. Qu’il s’agisse de boutiques d’échange, de cercles de garde d’enfants, de coopératives d’habitation ou de fermes communautaires, nous avons un réseau prospère d’initiatives qui répondent aux besoins de nos collectivités d’une manière qui accorde la priorité aux gens et à notre environnement.

Partout dans le monde, une telle activité est connue sous le nom d’économie solidaire. Dans de nombreuses villes et pays – de New York à Barcelone, du Mali au Brésil – les initiatives d’économie solidaire jouent un rôle fondamental dans la vie des gens.

New York, un groupe de personnes s’est réuni pour créer une carte de leur économie solidaire, et cette carte a contribué à rendre les communautés de leur ville plus connectées, leurs projets et initiatives plus forts, et a aidé davantage de personnes à accéder aux produits et services dont elles ont besoin de manière éthique et durable.

Nous avons cherché à savoir si la création d’une carte à Oxford est tout aussi utile pour nos collectivités.

Une grande partie de la mission de SEA est de renforcer l’économie solidaire au Royaume-Uni et d’encourager un plus grand nombre de personnes à s’informer et à se soutenir dans leur région. Notre projet pilote Mapping the Solidarity Economy in Oxford vise à célébrer ce qui est important dans les communautés de notre ville et à montrer comment les différents projets, initiatives et organisations contribuent à créer un monde plus juste et durable.

Ensemble, nous créons une économie alternative fondée sur la coopération et l’autodétermination, qui donne à chacun les moyens d’agir, indépendamment de sa race, de son orientation sexuelle, de son sexe ou de ses antécédents, et qui a à cœur la santé et le bien-être des gens et de la planète.

Notre vision à plus long terme est également de montrer comment l’économie solidaire qui existe dans les communautés, les villes et les régions du Royaume-Uni fait partie d’un mouvement beaucoup plus vaste de personnes dans le monde entier, qui travaillent toutes à transformer notre système économique en un système qui fonctionne pour tous.

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