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Le RIPESS recherche un responsable de projet pour le FSM des Economies Transformatrices
octobre 30, 2019
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FSMET board

Depuis le réseau intercontinental d’Economie Sociale Solidaire RIPESS, nous recherchons un responsable de projet dont l’objectif est de coordonner la mise en œuvre du Forum Social Mondial des Economies Transformatrices 2020 au sein du réseau. Si vous êtes intéressé(e) et répondez aux compétences et expériences requises, vous avez jusqu’au 8 novembre pour soumettre votre candidature.

RIPESS Europe et du RIPESS Intercontinental ont promu l’idée (né dans le FSM2016 à Montréal) d’organiser un Forum Social Mondial thématique sur les « économies transformatrices » en 2020, à Barcelone (https://transformadora.org/fr). Cette perspective a ouvert un processus de deux ans dont l’objectif est de promouvoir l’accélération des dynamiques de convergence entre les mouvements et réseaux qui offrent des solutions alternatives avec une vision transformatrice (en l’occurrence les réseaux/mouvements de l’agroécologie, des écoféminismes, des communs, de l’économie solidaire et coopérative, etc.).

La première année du processus, menée essentiellement par le mouvement de l’ESS entre le RIPESS Intercontinental, le RIPESS Europe et ses membres espagnols (REAS) et catalans (XES), a conduit à une première rencontre internationale préparatoire en avril 2019 à Barcelone. En juillet 2019, une rencontre des réseaux et mouvements internationaux des économies transformatrices a permis la création d’un Comité Coordinateur élargi, intégrant une plus grande diversité (géographique et thématique) de réseaux/mouvements. Alors que le RIPESS représente l’un des réseaux les plus impliqués dans cette nouvelle diversité et sa composition internationale particulière, les autres activités et actions propres à la planification, l’organisation, la réalisation, la conclusion et le suivi du FSMET se multiplient. Il s’agit aujourd’hui de créer et d’animer une dynamique propre au RIPESS au sein du réseau, en plus du suivi du nouveau Comité Coordinateur et des différentes commissions dans lesquelles collaborent les autres mouvements et réseaux internationaux.

Dans ce contexte, les délégués RIPESS dans le processus du FSMET recherchent une personne chargée de coordonner la mise en œuvre du processus du forum au sein du réseau, en favorisant les transferts d’informations entre les différentes instances décisionnelles et organisationnelles. Cette personne devra s’assurer que les apports du RIPESS et de ses membres contribuent activement à la préparation de la rencontre de 2020, en cohérence avec la stratégie globale du RIPESS dans le processus du FSMET2020.

Vous pouvez consulter l’offre complète ici (pdf)

La date limite pour envoyer les candidatures est le 8 novembre prochain. Les candidatures doivent être envoyées en espagnol et en anglais avec CV et lettre de motivation àinfo@ripess.org

Levons-nous pour Rojava
Rise up for Rojava

Le RIPESS Europe rassemble des centaines d’initiatives agissant à travers l’économie solidaire, alliées pour développer la justice sociale et économique. En tant que réseau, nous rassemblons plus de 40 réseaux nationaux, sectoriels et intersectoriels dans plusieurs pays européens. 

L’expérience de Rojava, la « Fédération démocratique du nord de la Syrie », incarne l’espoir par la coopération démocratique.

Les femmes et les hommes de Rojava ont montré au monde qu’il est possible d’organiser la justice sociale et économique en articulant des conseils, des communes et des coopératives autogérés. Démontrer qu’il est possible de construire une société multiethnique et multireligieuse. Démontrer qu’il est possible de mettre en œuvre un projet politique éco-féministe. 

Certains membres du RIPESS travaillent – directement ou indirectement – avec des groupes de Rojava, comme la Solidarity Economy Association (UK) qui participe à un projet appelé Coopération en Mésopotamie, « Favoriser la solidarité internationale entre le mouvement coopératif britannique et l’économie solidaire à prédominance féminine qui se crée dans le nord-est de la Syrie ».

La Turquie est maintenant prête à détruire le peuple de la Fédération démocratique de Rojava, et l’ISIS utilise les attaques turques comme insurrection.

Nous avons appris de la ténacité du peuple Rojava à organiser la justice et la liberté dans une société en guerre et dans une région attaquée de toutes parts. Nous avons appris des gens de Rojava le sens de la coopération et de l’émancipation.

Nous nous joignons aux mouvements démocratiques du monde entier pour résister et arrêter la guerre contre le peuple de Rojava : Levez-nous pour Rojava maintenant.>

Rencontre de l’Impact Social, 28 novembre 2019 à Villeneuve d’Ascq, France
L’impact social au-delà des chiffres
Les partenaires du projet européen VISES organisent leurs 3èmes rencontres de l’impact social : « L’impact social au-delà des chiffres « .
Cet évènement se tiendra le jeudi 28 novembre 2019 de 9h30 à 14h à Villeneuve d´Ascq.

Après 4 ans de recherche-action, les partenaires du projet européen VISES dévoilent leurs résultats. Entreprises-testeuses, centres de recherche, fédérations d’entreprises d’économie sociale et solidaire de France et de Belgique vous expliqueront ce qu’ils ont apporté au projet et en quoi VISES leur a été utile ! Sera également présent le TIESS (Territoires Innovants en Economie Sociale et Solidaire – centre de transfert Québécois en innovation sociale), qui nous partagera sa vision de l’évaluation de l’impact social, l’idée étant d’ouvrir la réflexion sur une vision commune de l’impact social, au delà des frontières.
Pour plus d’infos sur le projet Vises, n’hésitez pas à vous rendre sur le site dédié : http://www.projetvisesproject.eu/

Pour vous inscrire ou pour plus d’informations, contacter l’Apes – Olivia Ruel-Mailfert : oliviamailfert@apes-hdf.org

Le FSMET se tiendra du 25 au 28 juin 2020 à Barcelone

Le Forum Social Mondial des Économies transformatrices se tiendra du 25 au 28 juin 2020 à Barcelone. C’est ce qui a été décidé par les membres de la convergence locale de Barcelone, hôtesse de la manifestation, composée d’un groupe d’activistes issu.e.s de différents secteurs des économies transformatrices (économies féministes, souveraineté alimentaire et agroécologie, pro-communs et économie sociale et solidaire, commerce équitable et finances éthiques, entre autres).

La date a été choisie en tenant compte des calendriers des manifestations internationales auxquelles participent les différents réseaux faisant partie du Comité de Coordination et anime le processus au niveau international, de manière à ce que ces activités n’empiètent pas les unes sur les autres, et afin donc de favoriser la participation du plus grand nombre de personnes possible.

Avec un calendrier de neuf mois, les membres de la convergence de Barcelone et ceux, celles du Comité de Coordination s’organisent déjà dans différentes commissions de travail pour assumer des tâches telles que la logistique, les contenus du Forum, la communication ou encore l’accueil des participant.e.s du monde entier qui viendront à Barcelone pour participer aux rencontres.

Le FSMET veut être aussi le rendez-vous de la diversité où les cinq continents soient largement représentés et les collectifs présents le plus nombreux possible, avec par exemple, la paysannerie, les peuples autochtones, les LGTBI, les mouvements féministes, les mouvements de la jeunesse, les mouvements spirituels, les mouvements de squatters et squatteuses, ceux du monde de l’éducation, de l’économie du numérique, du journalisme alternatif ou du monde du travail tels que syndicats et unions de travailleuses et travailleurs.

L’idée est de faire connaître les projets d’économies transformatrices qui existent déjà et qui démontrent qu’il existe une alternative au modèle capitaliste. Ces rencontres cherchent en outre à construire des ponts entre des entités, des organisations ou des réseaux issus de toute la planète.

Il se veut également un espace utile pour l’interconnexion et la convergence des différents mouvements des économies transformatrices, où un agenda mondial commun soit défini à partir de l’engagement des collectifs et des accords spécifiques qui assurent la poursuite du mouvement après le processus de convergence.

Pour relever ces défis, le FSMET inclura une programmation basée sur différents itinéraires avec entre autres des ateliers, des conférences-débats, une programmation culturelle, des espaces dédiés à la créativité, la participation virtuelle ou encore des espaces pour enfants.

Pour suivre l’actualité du Forum, comment s’inscrire, les espaces de participation virtuelle, les événements locaux de convergences, des vidéos, voir https://transformadora.org/fr

Pour plus d’informations sur la réunion de juillet et la composition du nouveau Comité de Coordination de l’événement, voir https://transformadora.org/fr/node/241

Marches mondiales pour la Paix 2019-2020 depuis l’Inde et le Sénégal

​Le 2 octobre 2019 – le 150e anniversaire de la naissance du Mahatma Gandhi, une marche mondiale pour la justice et la paix de 14 000 km, appelée Jai Jagat 2020, débutera de New Delhi à Genève. Les participants seront accueillis par la Ville et Canton de Genève pour une semaine (26 septembre – 2 octobre 2020) d’ateliers, de réunions de plaidoyer et d’événements culturels, qui se dérouleront dans 10 pays avec une formation à la non-violence et des événements sur des thèmes clés de la justice, ainsi que des marches séparées à partir de plusieurs pays en Europe et Afrique du Nord-Ouest ainsi que des délégué.es venus du monde entier.

Cette initiative préconise la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies dans le cadre d’un dialogue avec les agences des Nations Unies à Genève. Quatre piliers du plaidoyer liés aux ODD sont au cœur de la campagne Jai Jagat. Il s’agit de l’éradication de la pauvreté, de l’inclusion sociale, de la justice climatique et de la résolution non violente des conflits.

Des comités locaux tout au long du parcours organiseront des événements quotidiens et des formations quotidiennes sur la non-violence, ce qui en fera une pratique de la non-violence tout au long de l’année. Dans certains pays, de nouvelles familles et de nouveaux individus avec des histoires différentes seront inclus dans la marche.

L’arrivée de la grande marche de Jai Jagat portant le message de Gandhi et la voix des sans-voix est l’occasion parfaite, à travers un dialogue non violent, de promouvoir diverses solutions pour un monde qui fonctionne pour tous. Pour accueillir la marche, un festival/forum de changement sera lancé ; combinant, selon la vision de Gandhi, transformation individuelle et changement collectif. Une contribution novatrice au rôle clé de Genève dans le succès de l’Agenda 2030 des Nations Unies.

La Caravane Pour Que Vive La Terre

La caravane POUR QUE VIVE LA TERRE propose à son public un espace de rencontre pour la diffusion et le partage d’actions porteuses d’espoir.

Dans l’agriculture, l’écologie, la politique, l’économie, le social, le culturel des solutions alternatives existent. La caravane crée un espace de partage pour que ces solutions grandissent par l’engagement de tou.te.s. Elle se pose en moyenne une semaine dans chaque lieu pour y proposer conférences, projections, spectacles, fêtes et ateliers. On y réfléchit, on s’y informe, on s’y forme, on y fait la fête.

POURQUOI ?

Face aux crises économiques, sociales et environnementales en cours, de nombreux individus souhaitent un changement en profondeur de notre manière de vivre nos sociétés. Mais beaucoup se sentent 
impuissant.e.s, désarmé.e.s. Que puis-je faire ?

Vecteurs de transformations positives, porteuses d’espoir, les alternatives diverses en cours déterminent dès maintenant l’avènement d’un monde meilleur où les valeurs humaines de solidarité, de sobriété et de respect de la nature seront au centre de nos projets et de nos entreprises.

La caravane est associée à la marche Delhi-Genève, Jai Jagat 2020, organisée par Ekta Parishad, qui arrivera à Genève en octobre 2020.

L’Agriculture Soutenue par la Communauté et le réchauffement climatique

Comment l’Économie Social Solidaire (ESS) contribue a lutter contre le réchauffement climatique? Judith Hitchman, Présidente d’Urgenci, nous explique le rôle de l’Agriculture Soutenue par la Communauté et ses avantages pour atténuer notre impact sur le climat.

Écrit par Judith Hitchman, Présidente d’Urgenci

Le réchauffement climatique, ou crise climatique comme on l’appelle maintenant plus justement, est l’éléphant dans la pièce. Tout le monde sait qu’il est là mais agit comme s’il était invisible. Pourtant, c’est la menace la plus mortelle pour l’humanité et la vie sur terre. En septembre prochain, plusieurs événements mondiaux importants se dérouleront, du Sommet sur l’Action pour le Climat à la grève mondiale pour le climat du 20 au 27 septembre.

Malheureusement, lorsque vous travaillez en profondeur sur les objectifs de développement durable (ODD) au niveau de l’ONU, vous réalisez rapidement qu’ils sont construits sur un modèle de croissance inhérent qui continue à exploiter plus de réserves planétaires et de combustibles fossiles que notre planète ou notre climat ne peuvent en supporter. Et que les indicateurs existants ne peuvent pas être modifiés. Mais cela ne devrait pas nous empêcher d’agir sur le terrain !

Pourtant, bien que nous ayons probablement atteint le point de basculement où les dommages causés à notre climat sont devenus irréversibles, nous pouvons encore faire beaucoup pour en atténuer les impacts. Et en effet, nous devons traiter ces questions aussi rapidement que possible, avec des cadres juridiques au niveau des États et des autorités locales. Placer la responsabilité sur les consommateurs individuels n’est pas et ne peut pas fournir plus qu’un pansement sur l’hémorragie du changement climatique galopant.

Examinons donc certains des aspects où il pourrait être possible d’avoir un impact petit mais significatif pour atténuer les problèmes brûlants. Et ils brûlent en ce moment, de l’Amazonie à l’Arctique….

Les avantages de l’Agriculture Soutenue par la Communauté (ASC)

L’agriculture paysanne, la petite agriculture familiale, la pêche artisanale et les pratiques indigènes se combinent en agroécologie pour nous fournir une science, une pratique et un mouvement social qui inclut l’économie solidaire. Cela a été reconnu par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans les 10 éléments de l’agroécologie. Et les chaînes alimentaires courtes/directes, en particulier l’Agriculture Soutenue par la Communauté (ASC), peuvent être placées en haut de la liste des relations entre les producteurs et les consommateurs pour construire des systèmes alimentaires territoriaux durables. Le modèle de l’ASC fonctionne sur la base d’un tandem de relations de solidarité directes et localisées entre les producteurs et les consommateurs, et repose sur le concept de partage des risques et des bénéfices.

En quoi l’ASC est-elle bénéfique pour le climat ? Tout d’abord, la pratique agro-écologique n’utilise aucun intrant chimique ou plastique (dans certains cas, ceci peut signifier une période de transition). Elle utilise des techniques telles que le paillage et les cultures de couverture ainsi que l’utilisation de fumier de bonne vieille école comme engrais. Et il est possible de lutter contre les insectes et les ravageurs par le biais de cultures d’accompagnement ou d’insecticides naturels produits à la ferme. Il n’y a donc pas de combustibles fossiles ni d’externalisation.

Il existe également un certain nombre de moyens de minimiser l’impact sur le sol, tels que l’absence de travail du sol ou l’utilisation de chevaux de trait pour labourer les champs. Encore une fois, il ne s’agit pas de combustibles fossiles. Dans le cas de la récolte, on fait aussi beaucoup à la main, comme dans le cas de Rupert Dunn, un merveilleux boulanger-paysan qui cultive ses propres céréales traditionnelles au Pays de Galles, et récolte les champs à la faux ! Dans la plupart des ASC, il y a aussi des journées agricoles où les membres de l’ASC viennent aider à la ferme. Mes petits-fils ont vite appris que ramasser des pommes de terre sur leur ASC était un travail difficile et éreintant. Ils ont maintenant une nouvelle idée du travail qui se fait dans la culture de la pomme de terre !

Comme le climat devient de plus en plus instable, il est essentiel d’utiliser des semences paysannes locales qui s’adaptent progressivement à ces changements. Elles ont de bien meilleures chances de résilience que les semences hybrides ou même les semences modifiées par la méthode de modification génétique GM- CRISPR vendues par les grandes sociétés semencières. Elles ont également une valeur nutritionnelle beaucoup plus élevée, à la fois sur le plan institutionnel et parce que le sol est sain, vivant et riche en micro-biomes. Ce qui mène à un micro-biome humain sain et à des gens en meilleure santé et plus heureux !

Sur le plan nutritionnel, le changement climatique est appelé à réduire sérieusement la valeur nutritionnelle des aliments. L’approche agro-écologique et l’arrivée rapide de la nourriture à la table permettent d’optimiser la valeur nutritionnelle. De nombreux légumes verts perdent 30% de leur valeur nutritive et des vitamines en particulier après les 3 premiers jours. Il est maintenant prouvé que les intrants chimiques (pesticides et fertilisants) causent plus de 20 % plus de cancers qu’un régime alimentaire composé d’aliments biologiques/agroécologiques. Imaginez donc si votre salade est cultivée dans le sud de l’Espagne, dans une ferme utilisant des intrants chimiques, et qu’elle a voyagé pendant plusieurs jours pour atteindre votre supermarché….

L’impacte de notre modèle actuel

La tendance mondiale est aussi le control de l’ensemble de la chaîne alimentaire par les entreprises alimentaires industrielles (les mêmes groupes que ceux qui possèdent les semences, les intrants, et les fermes possèdent aussi les entreprises de transformation alimentaire et les chaînes de supermarchés…). Malheureusement, les aliments transformés et les plats cuisinés  » bon marché « , riches en matières grasses et en sucre, sont largement achetés par de nombreux consommateurs. Dans bien des cas, les gens ont oublié comment cuisiner, s’ils ont su le faire, ce qui est la norme pour beaucoup de jeunes générations.

Cela représente un quadruple danger : la destruction de l’environnement et le changement climatique par l’agriculture industrielle ; le mythe d’une alimentation « bon marché » basée sur l’exploitation de la main-d’œuvre et le manque de contenu nutritionnel réel de l’aliment (le rapport calories contre nutrition est un grave problème mondial) ; l’utilisation excessive de combustibles fossiles dans la transformation, le transport et le conditionnement excessif. Et enfin, le coût des soins de santé excessifs liés à l’obésité et aux maladies non transmissibles liés à une alimentation malsaine.

Cet article ne serait pas complet sans une certaine mention du changement climatique et de la gestion de nos rivières et océans. Les apports excessifs de produits chimiques dans les grandes fermes industrielles conventionnelles et le déversement de purin ont créé une situation très toxique pour bon nombre de nos rivières par l’écoulement dans les cours d’eau et les rivières, puis dans les océans. Et cela contribue à son tour à l’acidification de nos océans. Et tout comme les grandes fermes industrielles produisent de la viande et des légumes de mauvaise qualité, la pêche industrielle détruit les océans. Les pêcheurs artisanaux peuvent fournir du poisson frais aux communautés locales, et il existe un nombre croissant de pêcheries soutenues par la Communauté qui fonctionnent de la même manière que l’Agriculture Soutenue par la Communauté. Urgenci travaille actuellement au développement de cette activité.

En termes de systèmes alimentaires territoriaux durables, et en particulier l’ASC, il y a aussi une faible empreinte carbone concernant la livraison des produits des fermes aux consommateurs. Les points de livraison se trouvent souvent dans les écoles ou dans un café du quartier, de sorte que les parents peuvent facilement y accéder sans avoir à utiliser leur voiture plus souvent qu’ils ne le feraient déjà. Il est tout aussi courant que plusieurs producteurs livrent au même point, ce qui permet aux consommateurs de faire un  » guichet unique  » tout comme au supermarché. Sauf qu’il est beaucoup plus convivial !

L’importance des terres communales

Il y a également une tendance vers la remunicipalisation et la relocalisation des marchés publics : le passage à la production alimentaire locale et à la préparation des repas scolaires et aux marchés publics écologiques est une tendance émergente forte dans de nombreuses villes. Il peut même faire appel à des Fiducies de terres communautaires ou utiliser les terres municipales locales pour cultiver les aliments. La question foncière est en effet l’un des enjeux majeurs aujourd’hui dans la construction de systèmes alimentaires territoriaux durables et de liens ruraux urbains garantis. Les ceintures vertes doivent être préservées pour garantir la poursuite de la production alimentaire et l’accès à la terre pour les jeunes producteurs doit également être facilité.

Les Fiducies de terres communautaires sont l’un des principaux moyens d’y parvenir, de même que les fermes d’incubation et les écoles de formation sur le terrain en agroécologie de paysan à paysan. Les autorités locales ont un rôle vital à jouer pour faciliter ces aspects. Il existe une bonne politique en ce qui concerne les Directives volontaires de la FAO sur la gouvernance et la tenure des terres, des forêts et des pêches, ainsi que les Directives volontaires pour une pêche durable à petite échelle. De même, il existe un nombre croissant de coopératives dirigées par des agriculteurs et des consommateurs, et de nombreuses manifestations différentes d’un mouvement croissant de relocalisation de nos systèmes alimentaires et de lutte contre le changement climatique. Ce changement s’inscrit clairement dans le droit fil de nombreuses valeurs de l’économie solidaire, implique généralement une gouvernance participative et implique de plus en plus les autorités locales à différents niveaux. Différents mécanismes existent pour garantir l’accessibilité financière des personnes socialement exclues.

L’engagement envers l’ASC consiste à apprendre à utiliser votre part hebdomadaire et à cuisiner un peu différemment que si vous faites une liste de courses et allez au supermarché, mais c’est une aventure collective et généralement un retour à la façon dont nos grands-parents ont mangé et cuisiné. L’agriculture et la pêche soutenues par la communauté sont de loin le modèle le plus engagé, et la lutte pour se réapproprier notre système alimentaire à travers la souveraineté alimentaire et le droit à l’alimentation est au cœur du combat. Les droits humains sont indivisibles. Les droits de la Terre et le droit à une alimentation saine et nutritive sont étroitement liés et sont au cœur de notre lutte contre le changement climatique.

Solidarity Oxford cartographie l’économie solidaire de la ville

Solidarity Oxford est un site web et une carte numérique qui ont été produits dans le cadre du projet pilote Mapping the Solidarity Economy in Oxford de la Solidarity Economy Association.

Oxford (UK) dispose d’un grand nombre d’organisations, de projets et de personnes qui travaillent pour créer une ville juste et durable. Qu’il s’agisse de boutiques d’échange, de cercles de garde d’enfants, de coopératives d’habitation ou de fermes communautaires, nous avons un réseau prospère d’initiatives qui répondent aux besoins de nos collectivités d’une manière qui accorde la priorité aux gens et à notre environnement.

Partout dans le monde, une telle activité est connue sous le nom d’économie solidaire. Dans de nombreuses villes et pays – de New York à Barcelone, du Mali au Brésil – les initiatives d’économie solidaire jouent un rôle fondamental dans la vie des gens.

New York, un groupe de personnes s’est réuni pour créer une carte de leur économie solidaire, et cette carte a contribué à rendre les communautés de leur ville plus connectées, leurs projets et initiatives plus forts, et a aidé davantage de personnes à accéder aux produits et services dont elles ont besoin de manière éthique et durable.

Nous avons cherché à savoir si la création d’une carte à Oxford est tout aussi utile pour nos collectivités.

Une grande partie de la mission de SEA est de renforcer l’économie solidaire au Royaume-Uni et d’encourager un plus grand nombre de personnes à s’informer et à se soutenir dans leur région. Notre projet pilote Mapping the Solidarity Economy in Oxford vise à célébrer ce qui est important dans les communautés de notre ville et à montrer comment les différents projets, initiatives et organisations contribuent à créer un monde plus juste et durable.

Ensemble, nous créons une économie alternative fondée sur la coopération et l’autodétermination, qui donne à chacun les moyens d’agir, indépendamment de sa race, de son orientation sexuelle, de son sexe ou de ses antécédents, et qui a à cœur la santé et le bien-être des gens et de la planète.

Notre vision à plus long terme est également de montrer comment l’économie solidaire qui existe dans les communautés, les villes et les régions du Royaume-Uni fait partie d’un mouvement beaucoup plus vaste de personnes dans le monde entier, qui travaillent toutes à transformer notre système économique en un système qui fonctionne pour tous.

Téléchargez notre rapport sur le projet pilote

En savoir plus

Conférence internationale de l’UNTFSSE sur le rôle de l’ESS dans la mise en œuvre des ODD
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Du 24 au 26 juin 2019, le RIPESS était à Genève (Suisse) pour assister à cette importante conférence internationale où les participants ont discuté les résultats et le rôle de l’Économie Sociale Solidaire (ESS) dans la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD)

Comment l’Économie Sociale Solidaire (ESS) peut-elle contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) ? Les projets locaux d’ESS peuvent-ils avoir un impact sur le développement mondial ? Les réponses à ces questions et à bien d’autres était discutées lors de la Conférence internationale Les membres du RIPESS ont présenté plusieurs communications et organisé la session parallèle « Construire le mouvement ESS du local au global ».

Ce fut l’occasion d’expliquer le modèle de développement alternatif préconisé par le RIPESS, ainsi que le processus de convergence mondiale qui est actuellement promu avec le Forum social mondial des économies transformatrices 2020.

Et puis, nous avons eu deux présentations des membres du RIPESS. Tout d’abord, Yvon Poirier de RIPESS North America a présenté l’étude de cas « Association for Sarva Seva Farms – ASSEFA-India : 50 ans de développement durable ». Vous pouvez consulter le document complet ici

Ensuite, Denison Jayasooria, Président de l’ASEC – RIPESS Asie, a présenté  » Community Forestry Projects in Malaysia : Participation de la population à la mise en œuvre des DSD « . Le document complet est disponible ici

La deuxième journée a débuté par la présentation de Judith Hitchman, présidente d’Urgenci, Community Supported Agriculture around the world et membre du conseil d’administration du RIPESS, intitulée  » How Community Supported Agriculture contributes to the realisation of Solidarity Economy in the SDGs « . Elle a montré les ramifications profondes qui sont possibles dans le secteur spécifique de l’agriculture soutenue par la communauté et les GDS. Le texte intégral de l’article peut être consulté ici.

Lors de la séance de clôture, Judith, Denison et Laura Cicciarelli, membres du RIPESS, ont souligné les principaux messages des deux derniers jours avec l’OCDE et l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD).

Dans l’ensemble, l’évaluation faite lors de la séance de clôture est que, tout au long des deux jours de la conférence, la contribution de l’ESS à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement a été soulignée dans les études de cas présentées.

Pour l’avenir, il a été convenu que l’UNTFSSE, à laquelle le RIPESS contribue activement, transmet des messages du terrain et se prépare à travailler sur une résolution de l’ONU sur le #ESS.

Vous pouvez retrouver les vidéos des différentes sessions #SSE4SDGS sur la page Facebook de l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD).

DOCK (Grèce) devient centre officiel de soutien à l’ESS

Depuis le mois d’avril, DOCK et 16 autres entités de l’ESS de Grèce fonctionnent comme centres officiels de soutien à l’ESS, une action financée par le gouvernement grec et l’UE.

L’objectif principal de cette action est le financement de centres de soutien pour fournir des services gratuits aux personnes ou entités qui souhaitent développer une activité économique dans le domaine de l’ESS, soit en fournissant des informations générales et une documentation d’introduction aux personnes intéressées, soit en apportant un soutien et des conseils personnalisés aux personnes déjà économiquement actives en ESS.

Ayant déjà soutenu dix de ces initiatives et groupes d’ESS au stade de l’idée initiale, l’objectif lors de la mise en œuvre de cette action est de contribuer à rendre l’ESS plus visible en renforçant et valorisant les initiatives et leurs populations.

10e Académie de l’OIT : de l’avenir du travail au changement de l’économie par l’ESS

Par Nora Inwinkl / Solidarius Italia

Du 3 au 7 juin s’est tenue à Turin la 10ème Académie d’économie sociale et solidaire de l’Organisation Internationale du Travail. Elle était co-organisée par l’Organisation internationale du travail, qui célébrait cette année son premier siècle d’existence. Pour ce qui est de l’avenir du travail, il s’agissait d’une occasion offerte aux personnes intéressées ou déjà engagées dans la promotion de l’ESS dans le monde, y compris les décideurs, les praticiens, les chercheurs, les représentants des travailleurs et des organisations d’employeurs, d’échanger sur la nécessité d’influencer l’économie dans une perspective durable. Plus de 100 personnes du monde entier y ont participé (à l’exception de l’Océanie), avec leurs connaissances, traditions, cultures, cadres et besoins différents. Grâce à un partenariat avec les organisateurs, quatre membres du réseau RIPESS Europe du Portugal, de la Grèce et de l’Italie ont pu y assister, ainsi que Beatrice Alain (Chantier de l’économie sociale, Québec) et Jason Nardi (coordinateur RIPESS) qui ont été parmi les intervenants invités.

Le pivot de l’Académie reflétait notre situation du marché et du travail, en se concentrant sur les défis auxquels nous sommes confrontés dans plusieurs domaines : économie, technologie, environnement, changement climatique, démocratie, participation, et autres. Malgré la diversité des participants, tant en termes d’origines que d’orientations professionnelles, tous se sont accordés sur un point spécifique et essentiel : le système dans lequel nous vivons n’est pas du tout durable et les solutions préconisées par les différents gouvernements et les principaux acteurs ne sont pas pertinentes. Pour cette raison, l’Académie a mis en avant plusieurs enjeux importants qui englobent différentes formes d’entreprises et/ou d’organisations de l’ESS (OESS – Organisations de l’économie sociale et solidaire), le cadre juridique existant ou qui pourrait être promu dans différents pays au niveau local et national, les mécanismes et outils financiers, et plus encore.

Le rapport intitulé  » Travailler pour bâtir un avenir meilleur  » rédigé par la Commission mondiale sur l’avenir du travail a servi d’illustration du modèle de travail préconisé. Il s’agit d’un  » agenda centré sur l’être humain pour l’avenir du travail qui renforce le contrat social en plaçant les personnes et leur travail au centre de la politique économique et sociale et des pratiques commerciales « .

Il est important de s’éloigner de l’échelle locale et, en particulier, de l’expertise et des pratiques locales, en mettant en évidence les spécificités de chaque territoire. Au cours de ces cinq jours, de nombreux praticiens ont présenté leurs initiatives et leurs expériences, partageant leurs connaissances et différentes formes d’innovation et recevant plusieurs commentaires et suggestions. Des expériences différentes se sont développées dans des territoires différents mais toutes guidées par des valeurs et des principes similaires, ceux du paradigme de l’ESS, en contraste avec ceux du néolibéralisme.

L’importance des « pratiques » a été soulignée avec les champs d’études organisés lors de la deuxième journée dans les villes de Turin, Ivrea et Cuneo. Elle a donné l’occasion aux participants de découvrir la mise en œuvre de l’ESS à travers des expériences vertueuses.

Il reste encore un long chemin à parcourir et probablement l’une des choses à améliorer est la construction d’un vocabulaire commun et d’un cadre commun pour mettre en œuvre et développer l’ESS d’une manière transversale et transectorielle. Il est important de travailler dans les deux sens : du bas vers le haut, en mettant en œuvre et en soutenant les initiatives locales, et du haut vers le bas, en travaillant avec les autorités locales et nationales pour promouvoir les lois et politiques d’ESS. Ainsi, comme l’a dit un participant lors de la plénière de clôture, nous devons travailler sur « l’ESS dans toutes les politiques ».

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