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Le mouvement européen de l’Agriculture soutenue par les citoyens soutient la Politique alimentaire commune pour une transition écologique radicale

Article de Urgenci

URGENCI, le réseau de l’Agriculture soutenue par les citoyen-ne-s et ses réseaux membres issus de 12 pays d’Europe, viennent d’organiser, les 14-16 mai 2019, une formation au plaidoyer européen à Bruxelles. L’occasion de prendre position sur la réforme de la Politique agricole commune.

L’agriculture soutenue par les citoyen-ne-s (ASC) est un partenariat direct entre un groupe de consommateurs et un ou plusieurs agriculteur(s), qui fondent leurs échanges sur la relation humaine, en partageant les risques, les responsabilités et les fruits de l’activité agricole, à travers un engagement mutuel sur le long terme.

URGENCI et ses membres pensent qu’il est temps de porter la voix des ASC. Dans la dernière ligne droite avant les élections européennes, les candidats doivent écouter attentivement la voix des mouvements de terrain. “Notre mouvement explose de créativité. Les innovations sociales viennent de toutes les directions! Mais la spécificité de l’ASC c’est d’être un pas concret en avant vers un nouveau contrat social entre les producteurs et les sociétés qu’ils nourrissent, explique Mathias von Mirbach, un paysan allemand en ASC.

L’ASC est l’un des outils les plus effectifs pour aider les paysans et les consommateurs conscients à reprendre le contrôle des systèmes alimentaires locaux et territoriaux. Le modèle de l’ASC est efficace en matière de gaspillage alimentaire, de préservation de l’agrobiodiversité cultivée et de consolidation des économies et de l’emploi locaux. L’apport nutritionnel des fruits et légumes produits de manière agroécologique est maintenant reconnu la lutte contre les maladies non-transmissibles comme le diabète, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et le cancer. Les initiatives d’ASC contribuent de ce fait directement à l’amélioration de la santé des citoyens européens. Leurs contributions sociales et environnementales devraient être davantage reconnues. Ainsi, les paiements directs et d’autres mesures de soutien direct devraient être orientés vers les producteurs qui vendent en direct à travers l’ASC ou d’autres modèles de vente directe.

Ces voix se joignent au vibrant appel pour une Politique alimentaire commune: il existe un besoin urgent de réparer le manque de cohérence entre les politiques publiques menées par les différentes DG de la Commission européenne. Nous avons besoin de reconnecter l’agriculture avec la santé et la nutrition, l’inclusion sociale et l’environnement. Il est vital pour des milliers de fermes en ASC à travers l’Europe que l’agroécologie et la durabilité soient promues comme principes dominants, et qu’elles soient priorisées par rapport à l’agriculture industrielle, à sa logique de compétition et de profit. “En tant que composante du Mouvement Nyéléni Europe pour la Souveraineté alimentaire, nous   sommes convaincus qu’il est également essentiel de placer les petits producteurs en agroécologie au coeur du changement radical vers une Politique alimentaire commune”, souligne Isabel Alvarez, Vice-Présidente d’URGENCI.

Le temps d’un changement radical est venu. Un changement qui est déjà bien engagé dans le mouvement de l’ASC.

Contact: Jocelyn Parot, +33 6 84 68 52 82, jocelyn.parot@urgenci.net, www.urgenci.net

Votez pour l’Europe Sociale Solidaire!
votez Europe Sociale Solidaire

Lettre ouverte aux candidat.es aux élections européennes


Le Réseau intercontinental de promotion de l’économie sociale solidaire (RIPESS) réunit en Europe des réseaux nationaux et territoriaux, une vision transformatrice à 360° : Économique et Écologique, Démocratique, Sociale et Sociétale. Nous nous engageons pour un changement d’imaginaire et dans les pratiques économiques:

  • qui réhabilite la coopération, la solidarité et l’équité en rupture avec la compétition effrénée;
  • qui place l’émancipation des personnes, la citoyenneté économique et les droits humains comme principes supérieurs ;
  • qui mette un terme au gaspillage des ressources, à l’utilisation inconsidérée de polluants, à la recherche excessive de profits.

Les élections européennes auront lieu entre le 24 et le 26 mai 2019. Prenons en considération l’article 3 du Traité Européen, notamment ses paragraphes 1, 2 et 3 : «1. L’Union a pour but de promouvoir la paix, ses valeurs et le bien-être de ses peuples. Elle promeut la cohésion économique, sociale et territoriale, et la solidarité entre les États ». 

Ce nouveau Parlement devra faire face sans conteste à une situation très dégradée au sein de l’Union Européenne, et dans le monde : accélération des menaces climatiques, disparitions d’espèces animales, dégradations des conditions de vie, phénomènes migratoires. Plus encore, la multiplication de régimes politiques autoritaires est devenue flagrante, face à l’aspiration croissante des peuples à accéder à leurs droits fondamentaux. Sous l’effet de ces délitements, l’Europe est menacée d’implosion, tant l’idéal européen de cohésion pacifique des peuples a perdu son crédit auprès de ceux et celles vivant une précarité grandissante, induite par un système économique mondialisé aveugle. 

Face à cette situation, les citoyen.nes européen.es s’organisent, proposent des solutions adaptées et inventent une économie de proximité, sociale et solidaire, respectueuse des biotopes, soucieuse de justice sociale et du bien commun. Ils et elles suscitent la concertation avec les institutions, les entreprises et les élu.es locaux. Ce modèle solidaire, en forte expansion en Europe et dans le monde, permet de créer une économie utile au bien-être de nos sociétés, alliant producteurs et productrices et consommateurs et consommatrices. Il contribue fortement à la cohésion des territoires, à préserver les ressources grâce à une utilisation intelligente de celles-ci.

Ce nouveau parlement doit considérer que les électeurs et électrices européen.nes demandent à être consulté.es en amont et devenir parties prenantes actives des orientations, lois et règles qui les concernent et influent sur la paix dans le monde et l’avenir de la planète.

Nous vous demandons de vous positionner sur les dix points suivants :

1. Il est fondamentald’emprunter la voie d’une économie plus éthique, responsable et solidairedans laquelle l’économie sociale et solidaire soit reconnue à part entière comme modèle économique exemplaire, porteur de bien vivre et de paix au sein de l’Europe. De même, de manière transversale au sein des politiques sectorielles, il vous est demandé de construire et voter les lois nécessaires pour ce faire.

2. Une agriculture nourricière respectueuse des sols, de l’air et de l’eau, éliminant l’usage d’intrants toxiques à impact dangereux pour la santé des humains et les espèces vivantes et favorisant des revenus décents aux exploitations agricoles de petite et moyenne taille par le développement de circuits courts alimentaires, tracés et approuvés par les consommateurs et consommatrices et producteurs et productrices.

3. Des infrastructures de transport bas carbone, réparties de manière équilibrée sur les territoires en réhabilitant en particulier le transport ferroviaire et fluvial, les transports publics et les formes de transport partagé.

4. Une politique de développement des énergies renouvelables induisant une production de biens et services éco-conçus, solidaires et durables, rompant avec celles désormais obsolètes parce que nuisibles pour le climat et dangereuses (nucléaire, énergies fossiles).

5. Un socle européen des droits sociaux ambitieux et protecteur (retraite, maladie, droits au chômage, formation…), que les directives européennes doivent pleinement garantir, suite au Sommet Social de Göteborg (16-18 Novembre 2017). Il s’agit aussi de couper court au dumping fiscal et social délétère pour les pays dont les entreprises se déplacent vers d’autres pays de la communauté en maintenant des conditions de travail insupportables (voir la contribution du RIPESS Europe: https://bit.ly/2RPIvWc). Cela doit inclure

la reconnaissance et la construction des droits culturels en Europe, en cohérence avec la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la déclaration sur la diversité culturelle de Fribourg et la Déclaration de l’Unesco sur la diversité culturelle,

6. Un engagement continu contre toutes les formes de discrimination à l’égard des appartenances de sexe, d’origine, de confession, par le développement d’une éducation marquée par une compréhension de notre commune appartenance à l’Humanité dont l’avenir dépend de notre solidarité et de notre coopération;

7. Une politique commune délibérée pour les droits humains, l’hospitalité et la citoyenneté économique en faveur des migrant.es, quiopte pour un meilleur accueil des personnes dans le respect des conventions internationales pour la protection des droits de l’homme (conventions de l’ONU et principales conventions adoptées antérieurement par le Conseil de l’Europe, Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleur.es migrant.es et des membres de leur famille – ICRMW);

8. Un plan cohérent pour rétablir les conditions économiques des pays émetteurs de migrations au bénéfice des communautés locales. Parallèlement, l’Union Européenne doit exercer des pressions sur les grandes entreprises quand le niveau de prédation sur les ressources dépossède les populations locales selon des procédés notoirement non éthiques en refusant de soutenir ces entreprises;

9. Un soutien à une éducation qui mette l’accent sur l’engagement citoyen, la coopération plutôt que la compétition, une économie équitable, la prise de conscience écologique toutes orientations porteuses d’ innovations de transition;

10. Un système financier réglementé, qui promeuve des finances publiques non spéculatives au service de l’économie réelle et des communautés et une pluralité de systèmes alternatifs et complémentaires de monnaies sociales et locales, qui ne créent pas de dette mais favorisent un commerce équitable et le développement local.

L’ensemble de ces orientations est une nécessité. Leur mise en application se révélera extrêmement positive grâce à nous, grâce à vous si vous en êtes conscient.e et déterminé.e à la mettre en œuvre. Vous avez l’opportunité d’ouvrir l’avenir vers plus de justice sociale, de démocratie économique, de vigilance écologique.

Le RIPESS Europe et ses membres soutiendront vos efforts et relaieront les déclarations d’intention qui iront dans ce sens et vous invitent à venir participer à la construction du Forum Social Mondial des Économies Transformatrices qui se tiendra à Barcelone en 2020.

Avril 2019

Les membres de RIPESS Europe se mobilisent à propos des élections européennes
RIPESSEU members map

ROUMANIE: Le CRIES va promouvoir la consommation et la production durables dans la campagne pour le Parlement européen !

Dans le cadre de la campagne européenne #Trade Fair Live Fair, le CRIES et ses partenaires lanceront un débat sur l’importance de défendre un modèle de consommation et de production différents. Plus de 5.000 citoyen.nes, militant.es et politicien.nes seront impliqué.es dans différents événements tels que des ateliers thématiques, des conférences, des projections de films et des événements de rue.

Le 11 mai se dérouleront plusieurs activités liées à la journée mondiale du Commerce Equitable à Timisoara et à Iasi. En novembre 2019, nous organiserons à Bucarest la première édition du petit-déjeuner du commerce équitable, un événement qui réunira des décideurs roumains et européens, des ONG et des activistes.

La Roumanie est l’un des trois États membres de l’UE où plus d’un tiers de la population était menacée de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2017, avec une part de 35,7% (Eurostat). Même dans ce contexte, il est difficile de remettre en question le modèle de développement dominant ; la préoccupation générale est d’assurer une croissance économique plus forte qu’une croissance durable.

La thématique du commerce équitable n’est pas à l’ordre du jour politique des partis roumains. La participation à ce projet nous aidera à développer des activités éducatives, à initier le dialogue avec les citoyen.nes et les candidat.es. Nous espérons générer de nouvelles informations et de la motivation parmi les citoyens roumains afin de réclamer plus d’actions pour un développement durable », dit Mihaela Vețan, présidente du CRIES – Centre de ressources pour les initiatives éthiques et solidaires.

FRANCE: Le RTES interpelle les candidats français au Parlement européen

Le Réseau des Territoires pour l’Economie Solidaire (RTES) lance un appelle aux candidats, sur la base des 10 propositions du RTES pour une Europe plus solidaire.

En partenariat avec ESS France et le Labo de l’ESS, des déjeuners ou petits-déjeuners sont organisés avec des candidat.es aux européennes, sur la base du plaidoyer ESS pour l’Europe issu des propositions des membres d’ESS France, de Social Economy Europe, du Labo de l’ESS et du RTES.

Le RTES participera au débat d’interpellation des candidats aux élections européennes organisé par Commerce Equitable France, le 13 mai 2019, sur la thématique Inégalités et changement climatique : Quelle Europe pour faire face à ces enjeux planétaires ?

FRANCE: Le MES souhaite interpeller les futur.es député.es européen.e.s sur dix points essentiels:

Lettre ouverte aux candidats elections européens 2019

ESPAGNE: Le REAS fait une série de propositions

Compte tenu de la série d’appels électoraux qui auront lieu au printemps 2019 dans l’État espagnol, à partir du réseau de réseaux REAS, une organisation indépendante composée de 18 réseaux sectoriels, et de l’État tout entier, nous voulons atteindre les partis politiques. les acteurs politiques, sociaux et le grand public dans notre cadre de propositions pour la construction d’une économie plus juste, démocratique et durable.

CATALOGNE: La XES lance une campagne pour l’ESS dans les municipalités

GRECE: DOCK lance la campagne Fair Times

En Grèce, par le biais de cette campagne, nous souhaitons informer les candidat.es de l’impact des politiques de production et de consommation inéquitables, non seulement à l’échelle mondiale, mais également sur les interactions avec la réalité en Grèce. Comme le démontre les ODD des Nations Unies, les problèmes sociaux, économiques et environnementaux sont universels. Cet universalisme requiert un engagement concerté en faveur de la mise en œuvre de politiques cohérentes pouvant profiter aux citoyen.nes grec.ques, aux Européen.nnes et à nos semblables dans le monde entier.

Fair Trade Hellas et Dock mettent en œuvre la campagne en Grèce. D’ici les élections européennes, il y aura des événements ouverts, des opportunités d’information et d’éducation sur les problèmes d’une économie équitable et solidaire et sur la défense de ces problèmes. En outre, nous appelons tous les députés à être informés des enjeux de la campagne, à se joindre à nous pour discuter de la manière dont ils peuvent également faire partie d’une campagne paneuropéenne qui nous concerne tous et toutes dans notre pays.

Le vendredi 10 mai à 18h30 à Impact Hub (Athènes), nous vous invitons à une journée consacrée au commerce équitable!

Voir: https://dock.zone/anakoinoseis-infopoint/i-panevropaiki-kampania-fair-times-ksekina-stin-ellada/

Fair Times : pour une Europe juste et durable

Fair Times est une campagne paneuropéenne coordonnée par cinq organisations en réseaux de la société civile appelant à un agenda européen de consommation et de production justes et durables.

Avec la FTAO, qui dirige le plaidoyer du mouvement mondial du commerce équitable au niveau de l’UE, IFOAM UE (organisation faîtière européenne pour l’alimentation et l’agriculture biologiques), CIDSE (famille internationale des organisations catholiques de justice sociale), RIPESS-Europe (réseau européen pour la promotion de l’économie sociale solidaire) et ECOLISE (réseau européen pour les initiatives communautaires
pour la durabilité et le changement climatique) représentent leurs mouvements respectifs à travers une campagne un peu différente.

La campagne s’articule autour d’un numéro spécial du journal  » The Fair Times  » de 2024, la fin de la prochaine législature du Parlement européen. Le journal vise à fournir des exemples de politiques que l’UE pourrait mettre en œuvre en matière de consommation et de production durables et espère inspirer les candidat.es à s’engager à prendre des mesures s’ils/elles sont élu.es.

Edito: une autre Europe est necessaire
vote SSEurope flags

Ce bulletin est un numéro spécial consacré aux prochaines élections parlementaires européennes.

En ces temps critiques où nous vivons, tous les efforts pour contrer le spectre antidémocratique qui balaie l’Europe sont cruciaux, de même que les initiatives citoyennes pour construire une meilleure Europe, à partir de nos pratiques quotidiennes dans nos communautés jusqu’aux politiques globales qui nous touchent tous et toutes, du climat à l’agriculture, en passant par les migrations, les droits humains et sociaux…

Nous avons besoin et nous voulons une Europe sociale solidaire.

En tant que réseau de personnes engagées à transformer en profondeur les systèmes financiers et économiques, nous avons des valeurs et des propositions en commun. Dans la lettre ouverte aux candidat.es, nous avons exposé les principales d’entre elles qui vont bien au-delà de nos pratiques au sein de nos communautés, collectives et coopératives.

Nous nous sommes associés à d’autres mouvements et réseaux pour une campagne sur la production et la consommation durables : le Fair Times est le résultat d’une entreprise commune – lisez le Journal de 2024, où nous imaginons ce qui pourrait arriver si le Parlement européen développait réellement certaines de nos propositions, dans 5 ans.

Mais ce n’est pas tout : certains de nos réseaux membres se sont engagés dans l’organisation d’événements sur leur territoire en vue des élections européennes et des nombreuses élections locales qui se déroulent sur la même période. Vous pouvez prendre connaissance de certaines initiatives ci-dessous.

La réunion préparatoire (du 5 au 7 avril) du Forum social mondial des économies transformatrices (qui se tiendra à Barcelone en mai 2020) a réuni des représentants de différents mouvements de toute l’Europe et du monde entier.

Unir les forces en ces temps difficiles n’est plus une option – c’est plus nécessaire que jamais. Ce que nous essayons de construire ensemble, c’est un espace ambitieux et précieux pour un engagement concret et la co-construction d’un système financier et économique différent. En tant que RIPESS – avec tous nos membres, partenaires et alliés, nous sommes pleinement engagés pour rendre cela possible.

C’est une période pleine d’écueils, mais c’est aussi l’occasion de vraiment changer le sens du vent si nous agissons (ou réagissons) positivement ensemble.

Ressources spéciale Elections européennes (en collaboration avec socioeco.org)

Que dit la documentation sur les politiques en faveur de l’économie sociale et solidaire au niveau européen ?Parmi les enjeux que l’on retrouve dans la documentation sous le mot-clé : L’économie sociale dans l’Union européenne (EU) , on peut citer : le développement durable, la justice sociale, l’immigration, les fonds européens en faveur de l’ESS, les entreprises d’insertion et la commande publique, les entreprises sociales, les coopératives, les nouveaux indicateurs de richesse

Mais aussi :

le Rôle des territoires

la Culture

l’Agroécologie

Pour une vue d’ensemble des Politiques de l’Europe :

Ou

des propositions

Bonne lecture !

Rencontre euroméditerranéenne du Réseau de « l’économie des travailleur.ses »
Phptp Article Association Autogestion

Auteur : Benoît Borrits, Bruno Della Sudda, Christian Mahieux et Richard Neuville | 25 Avr 2019 | Événements, Vie de l’association

Article de Association Autgestion

L’articulation entre autogestion, écologie et féminisme au cœur de la IIIe rencontre de l’« Économie des travailleur-se-s »

Du 12 au 14 avril, s’est tenu à Milan la troisième rencontre euroméditerranéenne « L’économie des travailleur.ses ». 200 personnes environ y ont participé, avec une parité hommes/femmes et pas mal de jeunes. Ce processus est né il y a une dizaine d’années à l’initiative du programme Faculta Abierta de l’Université de Buenos Aires qui étudie et apporte son soutien aux entreprises récupérées par leurs travailleur.ses. En déniant aux propriétaires le droit de fermer une entreprise ou de disposer de l’outil de production et en reprenant la production sans patron sous une forme autogérée, ces travailleur.se.s préfigurent une autre économie, démocratique et sans actionnaires. L’objectif de ces rencontres est de faire converger sur quelques jours des travailleur.ses de ces entreprises, des chercheur.ses et des militant.es venus de différents pays.

Parti d’Amérique latine ce processus se décline désormais en rencontres continentales et mondiales. Cette édition euroméditerranéenne est la troisième édition après Marseille (Fralib/scop-Ti) en 2014 et Thessalonique (Vio.me) en 2016. Elle s’est tenue à Rimaflow, une ancienne usine de sous-traitance automobile reconvertie en diverses activités écologiques et sociales. Elle a réuni des participant.es d’une dizaine de pays : Italie, France, Espagne, Belgique, Croatie, Grèce, Hongrie, Kurdistan, Allemagne, Russie (et aussi Brésil et Argentine). Ces rencontres ont permis d’aborder divers thèmes comme la notion de mutualisme conflictuel, portée par les Rimaflow et le réseau Fuori Mercato (En dehors du marché), un syndicalisme sans frontière et embrassant tout le champ social ; l’agroécologie et les relations entre mouvements ruraux et urbains ; la reproduction sociale dans les expériences autogérées et le travail syndical ; la récupération du « public », des « communs » dans une perspective autogestionnaire ; la production autogérée et autogestion de la distribution ; l’articulation entre autogestion, écologie et féminisme ; le welfare par le bas ; l’autonomie économique pour sortir de la violence de genre.

Préfigurant une économie débarrassée des patrons et des actionnaires, on peut considérer que la présence des organisations syndicales serait évidente : l’aboutissement des revendications sociales ne doit-elle pas déboucher sur cette perspective ? De ce point de vue, la présence d’organisations telles que l’Union syndicale Solidaires ou la CGT espagnole constitue un point d’appui essentiel dans le développement de ce processus. On peut regretter que trop peu d’entreprises autogérées soient actuellement incluses dans ces rencontres. Il sera sans doute essentiel d’en redéfinir les objectifs pour que celles-ci soient plus présentes ; c’est un enjeu, notamment en France.

Les rencontres euroméditerranéennes, une préfiguration d’une Europe des travailleur.ses, une Europe tournée vers la rive sud de la Méditerranée ? La prochaine édition devrait avoir lieu en 2021 en Andalousie, organisée notamment par les camarades du SOC/SAT et de la CGT ; en septembre 2019, se tiendra la 7ème rencontre internationale, à Sao Paulo.

L’Association pour l’autogestion, le Réseau pour l’autogestion, les alternatives, l’altermondialisme, l’écologie et le féminisme (AAAEF) et l’Union syndicale Solidaires étaient présents à Milan, dans le cadre du travail commun au sein du Réseau Se fédérer pour l’émancipation1.

1 Ce Réseau rassemble l’Association Autogestion (AA), l’Association des communistes unitaires (ACU), les Amis de Tribune socialiste (ATS), Cerises la coopérative, l’Observatoire des mouvements de la société (OMOS), le Réseau pour l’autogestion, les alternatives, l’altermondialisme, l’écologie et le féminisme (AAAEF), le Temps des lilas et l’Union syndicale Solidaires.

Alternatives urbaines : une nouvelle cartographie pour partager les initiatives de villes transformatrices
urban alternatives

Urban Alternatives est une collaboration entre des militant.es municipalistes, des universitaires, des gouvernements locaux, des groupes de réflexion et des ONG. Les collaborateurs fondateurs comprennent des participants de : Madrid 129, European Alternatives, Transnational Institute, Habitat International Coalition, MISTRA Urban Futures, Sheffield University Urban Institute, Université d’Aalborg, RIPESS Europe, P2P Foundation, Commons Network et Global Platform for the Right to the City.

Ce projet de cartographie cherche à comprendre et à cartographier les initiatives qui émergent des nombreux mouvements sociaux urbains qui revendiquent le droit à la ville, occupent l’espace urbain, exigent la justice sociale, la participation démocratique, des espaces culturels et des transformations économiques. Largement caché à notre conscience collective, cet ensemble d’actions distribuées et émergentes a démontré qu’il est non seulement possible de penser à des alternatives au paradigme néolibéral, mais que ces alternatives existent déjà. Notre collaboration a deux types d’objectifs :.

  1. Créer la plus grande visibilité possible pour une transformation urbaine positive, qui révéle les dimensions communes d’un mouvement urbain émergent. Nous voulons documenter – et prouver – que le changement est possible ;
  2. Créer un processus continu pour développer des perspectives et des compréhensions communes, soutenir le transfert de connaissances entre un groupe diversifié d’acteurs, et fournir des opportunités pour des projets partagés et des campagnes communes.

Mis en lumière par le mouvement des places et l’occupation de l’espace public (de Tahrir à Puerta del Sol et Plaça de Catalunya, Taksim ou Mong Kok), on assiste à une vague d’initiatives  » par le bas  » et  » par le côté  » qui cherchent à transformer notre environnement urbain. Ces initiatives – de la remunicipalisation démocratique de la production d’énergie à la mise en place de mécanismes d’élaboration de politiques citoyennes, en passant par la création de coopératives de travail associé pour aider à accueillir efficacement les réfugiés – ont toutes un point commun. Non seulement elles s’opposent à la financiarisation croissante de l’économie et à la marchandisation de l’espace urbain, mais le font en faisant confiance à notre propre capacité de générer des projets, des politiques et des prototypes novateurs qui nous permettent de vivre nos vies en commun.

Voir le site web: www.urbanalternatives.org

Plus d’agriculteurs, une meilleure nourriture : Nyéléni ECA publie le rapport sur la politique agricole de l’UE (CAP)
More farmers better food CAP

Les petits agriculteurs durables devraient être placés au cœur de la politique agricole de l’UE, selon un nouveau document publié en Mars 2019 par la plateforme Nyeleni pour la souveraineté alimentaire en Europe et en Asie centrale. Cette publication, qui a fait l’objet d’une publication très bien documentée, représente la position d’une coalition paneuropéenne d’agriculteurs, de paysans, de pasteurs, de pêcheurs, de peuples indigènes et d’organisations environnementales sur la politique agricole commune (PAC) de l’UE.

Le rapport souligne la situation alarmante des zones rurales et du système alimentaire dans l’UE :
Entre 2005 et 2016, le nombre d’exploitations agricoles de moins de 50 hectares a diminué de 29,4%. Plus de 4 millions d’exploitations ont disparu en seulement 10 ans.
Un nombre croissant de travailleurs saisonniers et souvent migrants souffrent de conditions de travail et de vie épouvantables.
La pollution liée aux produits agrochimiques continue d’avoir un impact négatif sur la santé publique – les résidus chimiques présents dans les aliments, les nitrates et les eaux de ruissellement du phosphore polluent les eaux et les sols.
Des niveaux élevés d’utilisation d’antibiotiques dans l’élevage d’animaux entraînent une résistance aux antimicrobiens.
La chaîne alimentaire industrielle génère environ 88 millions de tonnes de déchets alimentaires par an.
La PAC a rendu l’UE extrêmement dépendante des importations bon marché en provenance de régions aux normes environnementales et sociales bien moins strictes.

Stanka Becheva, militante pour la souveraineté alimentaire des Amis de la Terre Europe, a déclaré :
« Alors que le monde est confronté à de multiples crises environnementales et sociales, dont beaucoup sont directement liées à la manière dont nous nous nourrissons, les politiciens européens doivent écouter les petits agriculteurs durables qui peuvent aider à résoudre la crise climatique et l’effondrement du monde naturel. Les systèmes alimentaires qu’ils créent fournissent des aliments sains, abordables et locaux aux consommateurs, respectent la nature et le climat, et créent des emplois sûrs et dignes. »

Présentant la partie du rapport centrée sur les besoins de la PAC pour réussir cette transition, Geneviève Savigny, agricultrice et représentante de la Coordination européenne Via Campesina[2], affirme que  » la PAC doit apporter aux petits producteurs durables le soutien politique, économique et social adéquat dont ils ont besoin. Cela implique des prix équitables, la fixation d’un plafond pour les paiements directs et une redistribution de l’aide. Actuellement, moins de 2 % des bénéficiaires de la PAC reçoivent 30 % du budget total des paiements directs. Cela doit changer. Il faut consacrer davantage d’argent au développement rural et mettre en avant une approche collective de projets où l’agroécologie paysanne est encouragée. Et pour notre jeunesse ? Le soutien aux nouveaux agriculteurs pendant les premières années de leur activité est essentiel. »

« Ce rapport montre également les avantages environnementaux et sociaux de nouveaux partenariats locaux entre producteurs et consommateurs. Il arrive à point nommé pour montrer qu’un nouveau contrat social entre les producteurs de denrées alimentaires et les sociétés qu’ils nourrissent est très attendu et qu’il est urgent », déclare Judith Hitchman de URGENCI, le réseau international des mouvements agricoles soutenus par la Communauté.

Télécharger le rapport (en anglais) ici.

Transformer l’Europe pour le monde que nous voulons
Drawing New World

Par Josette Combes

Tous les ans en janvier, le Comité de coordination du RIPESS Europe se réunit, accueilli par Eric Lavillunière dans le joli village d’Elne afin de travailler sur la stratégie du mouvement. Cette année deux sujets importants étaient à l’ordre du jour : les élections européennes qui auront lieu en mai et la rencontre de préparation du Forum Social Mondial des Économies Transformatrices (FSMET) en avril à Barcelone. Chacun est persuadé qu’une course de vitesse est entamée pour inverser le cours d’une économie outrageusement prédatrice du capital naturel de la planète engendrant des déséquilibres de plus en plus graves dans les relations des humains à leur biotope et entre eux. Le rôle du parlement européen devient fondamental pour harmoniser les réponses que les pays européens doivent mettre en place d’urgence pour lutter contre le changement climatique et les dérives autoritaires qui menacent la démocratie, en Europe mais pas seulement.

Depuis plusieurs années nous avons travaillé au rapprochement avec les élus locaux pour bâtir à partir des territoires des politiques publiques soutenant les initiatives citoyennes d’économie solidaire. Mais il est tout aussi fondamental de s’adresser aux responsables politiques européens pour qu’ils encouragent tous les dispositifs qui agissent positivement pour maintenir la santé démocratique et écologique des pays européens. Nous sommes en train d’élaborer un texte que chacun peut adresser à ses candidat.es pour les élections du Parlement Européen. Plus nous serons nombreux à le faire, plus il leur sera difficile d’en ignorer les revendications. On lira également à ce sujet la proposition d’Alain Caillé pour une « République européenne« .

Le RIPESS Europe participe aussi a une campagne pour ces élections sur la production et la consommation durable avec d’autres réseaux comme lz FTAO et IFOAM et avec Friends of the Earth et plusieurs autres organisations, nous avons élaboré un guide sur comment parler de « l’Europe que nous voulons ».

C’est également l’objectif central du FORUM SOCIAL MONDIAL DES ECONOMIES TRANSFORMATRICES de rassembler toutes les forces de résistance et de proposition pour un meilleur futur du monde. Prenez connaissance de l’appel à participation et retenez la date.

Heureusement, les initiatives ne manquent pas et sont revigorantes pour regonfler l’énergie et l’espoir. Qu’il s’agisse des monnaies locales, de l’énergie renouvelable, de l’organisation des communs, les mobilisations sont bien là.

Les projets européens qui permettent des coopérations entre membres sont centrés sur la transmission grâce à la formation. Il est essentiel de former de nouvelles générations pour continuer à inventer les solutions du futur.

Par ailleurs, au cours de la réunion à Elne, Jean Louis Laville , membre du Conseil consultatif du RIPESS EU, nous a rejoints pour envisager de quelle façon le Conseil Consultatif pouvait contribuer à la recherche au sein du réseau. On trouvera ici les liens vers 3 vidéos qu’il avait réalisées pour le Forum Régional de l’Economie Sociale et Solidaire, sur le « changement d’échelle« .Ce changement d’échelle doit être envisagé non comme une course à la croissance mais bien comme un processus intense de dissémination des fondamentaux de l’ESS pour qu’ils remplacent de façon virale la culture de la compétition, du profit à tout prix, des concentrations de pouvoir et de fortune au détriment de la qualité de vie de la majorité des humains.

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