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EPOG+ – Les politiques économiques pour la transition mondiale Master conjoint Erasmus Mundus

Appel à candidatures

Economic POlicies for the Global Transition (EPOG+) est un master conjoint Erasmus Mundus en économie, soutenu par l’Union européenne. Il propose un master intégré de niveau mondial sur les processus de transition (numérique, socio-économique, écologique) avec une approche pluraliste et des perspectives interdisciplinaires.

L’objectif principal du programme est de donner naissance à une nouvelle génération d’experts internationaux, capables de définir et d’évaluer les politiques économiques et d’évoluer dans différents contextes politiques, sociaux et régionaux. Pour atteindre cet objectif, le programme de master EPOG+ va au-delà de la théorie économique classique pour inclure diverses approches hétérodoxes/institutionnalistes.

Les partenaires à part entière (établissements décernant des diplômes) comprennent un large éventail d’établissements prestigieux :

  • Université de Technologie de Compiègne (UTC),
  • la Sorbonne,
  • Université de Paris,
  • Université de Turin,
  • École d’économie et de droit de Berlin,
  • Université de Rome 3,
  • Université d’économie et de commerce de Vienne,
  • Université du Witwatersrand (Wits).

Il implique également plus de 30 partenaires associés (universitaires et non universitaires) en Europe et dans le monde.

Bourses d’études

Les meilleurs étudiants du monde entier seront éligibles pour des bourses d’études de 2 ans attribuées par la Commission européenne, sur la base de notre sélection :

  • Les bourses  » Pays du programme  » pour les étudiants des Etats membres de l’Union européenne (UE) ainsi que de l’ex-Yougoslavie, Islande, Liechtenstein, Norvège, République de Macédoine, Turquie ;
  • Les bourses  » Pays partenaires  » pour les étudiants de tous les autres pays. Plus de détails ici.

Quand postuler ?

Date limite d’inscription : 30 janvier 2020 – 14h00 (heure de Paris). Veuillez noter que deux lettres de recommandation sont nécessaires pour présenter une demande et doivent être fournies avant la date limite.
Le cours débutera en septembre 2020. Plus d’informations
www.epog.eu La sélection sera organisée conjointement avec le programme EPOG 2.0.

Ripess Europe est partenaire du Programme.

Postuler

Avec l’ESS, marchons pour le climat

Ce mois de septembre a été marqué par les manifestations pour le climat partout dans le monde, notamment celles qui ont vu se mobiliser les jeunes qui sont à juste titre inquiets de la détérioration des conditions de vie sur la planète. Nous pouvons nous féliciter et les féliciter de ces manifestations qui sont censées secouer l’inertie et l’incurie des gouvernements, Pour nous, un des axes fondamentaux de l’économie solidaire est la vigilance écologique qui questionne le sens de la production et de la consommation en lien avec le lien de proximité qui doit être recherché entre ces deux pôles. C’est la racine de l’agroécologie, qui œuvre pour la qualité de la nourriture, la préservation des terres et celle de ses habitants. Mais dans tous les domaines de l’activité humaine, il est urgent de repenser les finalités et les moyens qui la sous-tendent, et être créatifs et proactifs pour les solutions.

Comme nous l’avons déjà annoncé l’objectif central du Forum Social Mondial des Economies Transformatrices (FSMET) est précisément d’organiser la convergence des organisations qui se sont donné comme but essentiel de résister aux effets délétères d’un système politico – économique mondialisé qui met en danger les équilibres vitaux de la planète. Le processus enclenché par la première réunion préparatoire en avril 2019 se poursuit et devrait être répercuté dans chaque pays. C’est le cas en France par exemple avec le Forum Régional de l’Economie Sociale et Solidaire . N’hésitez pas à nous faire part de vos propres initiatives. Et à noter d’ores et déjà les dates du FSMET qui aura lieu du 25 au 28 juin à Barcelone. Soyons mobilisés pour faire en sorte qu’une prise de conscience fondamentale engendre des propositions pour transformer de façon significative l’imaginaire et la mise en acte d’une économie au service des humains et respectueuse de la planète.

Nous communiquerons régulièrement sur le processus en vous invitant régulièrement à prendre part aux différentes étapes

L’Assemblée Générale de Lyon a permis à de nouveaux membres de nous rejoindre et c’est bienvenu parce que les urgences sociales et climatiques s’accumulent et réclament plus que jamais que nous élargissions le cercle des personnes de bonne volonté.

Signalons en conclusion de ce très bref édito qu’en octobre deux marches pour la paix vont démarrer, l’une la Jay Jagat partant de New Delhi en octobre et l’autre « La caravane pour que vive la terre » du Sénégal en janvier. Elle se rejoindront à Genève le 25 septembre 2020.

Urgence climatique, réponses et alternatives de l’économie sociale et solidaire
Foto Blog El Salto Diario

Blog El Salto Diario, 19/09/2019, Comisiön de Ecología de la Red de Economía Solidaria de Cataluña (XES)

Avec la grève du climat du 27 septembre et la semaine d’actions prévue pour la semaine précédente à l’horizon, nous réfléchissons sur le rôle de l’économie solidaire dans ces mobilisations et sa capacité à contribuer à progresser vers des sociétés post-carbone plus durables et solidaires.

Il nous reste 11 ans (seulement) pour atteindre la limite de température globale admissible de la planète, et une fois dépassée, elle conduira à un changement irréversible et sans précédent du climat de la Terre qui constituera une menace pour les générations futures. Tel était le message d’urgence fort des Nations Unies (ONU) après sa 73e réunion de haut niveau sur le climat et le développement durable en mars dernier. (…)

Les impacts générés par le changement climatique sont directs et indirects, et liés à l’activité humaine, selon les preuves scientifiques. Les écosystèmes naturels sont étroitement liés à cette activité.

Face à cela, plusieurs Etats et Administrations du monde entier ont déclaré l’Urgence Climatique, un total d’environ 800, chiffre en croissance continue depuis que la ville de Darebin, Australie, a déclaré en 2016 pour la première fois cet état d’Urgence Climatique.

Parallèlement à ces prises de position institutionnelles, divers mouvements sociaux et écologiques, les syndicats, les administrations et, bien sûr, l’économie sociale et solidaire (ESS) s’articulent et se mobilisent pour réaliser des actions d’impact qui contribuent au changement de paradigme nécessaire pour affronter cette urgence. L’appel à une grève contre le changement climatique du 27 septembre et les mobilisations prévues pour la semaine du 20 au 27 septembre en sont la preuve, et de nombreux mouvements et organisations travaillent pour faire de ces appels un succès.

Mais quelle signification cela a-t-il de déclarer l’urgence climatique? L’alerte que les mouvements sociaux et environnementaux du monde mettent à l’ordre du jour de l’agenda public a-t-elle la même stratégie pour mettre un terme au changement climatique ?Est-il possible de promouvoir la paix, la prospérité et les Objectifs de Développement Durable dans un monde capitaliste global, basé sur une croissance économique linéaire, qui ne prend pas en compte les limites de la planète ? Les Objectifs de Développement Durable favorisent-ils réellement une Economie Sociale, juste, équitable et démocratiquement radicale dans le monde ?

Une ESS pour la transition éco-sociale

Face à toutes ces questions, les entités qui promeuvent l’écologie au sein de l’économie sociale et solidaire ont leurs propositions. L’ESS fait partie de l’ensemble des économies en transformation qui sont érigées comme un modèle économique alternatif au modèle capitaliste dominant et qui donnent la priorité au bien-être des personnes et de leur environnement. Ils sont donc les plus aptes à apporter une solution efficace pour réduire les impacts socio-environnementaux que notre société a générés et qui sont à l’origine de la situation d’urgence climatique actuelle.

L’ESS comprend une grande variété d’initiatives qui développent une activité économique à partir d’une base collective avec une volonté claire de contribuer à la transformation de notre société, intégrant des critères sociaux et environnementaux dans ses valeurs, son organisation et ses activités.

Au sein de l’ESS, on trouve des formules aussi diverses que des coopératives, des fondations et même des associations, qui incorporent un certain niveau de professionnalisme. Ainsi, le lien avec les mouvements sociaux de base est très étroit, dans la mesure où certaines initiatives naissent de la main de personnes liées à ces mouvements, qui décident de faire un pas de plus pour la mise en œuvre de leurs revendications sociales et environnementales, la réalisation de projets ou services liés à ces revendications ou simplement le développement d’une activité économique avec une approche plus durable.

L’ESS est une pratique économique développée dans différents secteurs de l’économie, tels que : la communication, l’énergie, la mobilité, l’agroécologie, l’alimentation, la consommation, etc. Nombre de ces initiatives sont des exemples clairs de réussite, comme la coopérative de consommation d’énergie renouvelable Som Energia, dont le travail contribue à la lutte contre le changement climatique. Issue du monde universitaire et étroitement liée aux mouvements sociaux, elle compte 60 270 membres. C’est une expérience qui permet aussi de donner aux gens les moyens de consommer des sources d’énergie renouvelables et même de participer à la production d’énergie elle-même, soit dans des installations collectives, soit comme prosommateur.

L’ESS est donc l’occasion de construire des modèles socio-économiques qui contribuent à la transition vers la société post-carbone vers laquelle nous nous dirigeons. Mais il peut y avoir de nombreuses sociétés post-carbone et diverses transitions pour les atteindre. Nous avons besoin que cette transition écologique soit l’occasion de construire des sociétés plus justes, plus équitables et plus démocratiques. Et ce processus de transition doit être rapide, car nous avons peu de temps, et s’il n’est pas mené par l’économie sociale et solidaire et d’autres alternatives, les grandes entreprises le feront.

Mais l’économie sociale et solidaire est-elle prête ? Il est important que le tissu de l’ESS se pose cette question, et considère les transitions comme une grande opportunité pour accélérer et développer ces alternatives qui ont été cultivées depuis des années. Car si nous ne parvenons pas à construire cet espace nécessaire à partir de l’ESS, nous risquons de nous retrouver avec des scénarios indésirables, de plus en plus inégaux et avec une croissance des écofascismes.

Des défis à l’horizon

Nous avons plusieurs défis à relever pour renforcer l’ESS face à la situation d’urgence climatique. Nous devons faire de la transition écologique l’épine dorsale de nos stratégies de promotion et de renforcement de l’ESS, ce qui implique, par exemple, de donner la priorité aux secteurs stratégiques pour la transition.

D’autre part, nous devons orienter l’ESS vers sa croissance, afin de générer des alternatives larges et reproductibles qui peuvent concurrencer les grandes entreprises. De même, nous devons influencer le modèle éducatif et culturel, qui promeut l’individualisme, en encourageant la coopération et la solidarité, et approfondir les liens et les alliances qui peuvent être tissés entre les initiatives économiques transformatrices et les mouvements sociaux qui luttent pour les droits sociaux, l’environnement et les urgences climatiques.

Mais, en plus des actions de transformation quotidienne que nous apportons de l’ESS dans la poursuite de la décarbonisation de nos vies et de nos activités, le grand défi est d’extrapoler ces modèles opérationnels plus écologiques et démocratiques au reste de la société. Et nous devons commencer par les entités sociales, les coopératives et les entreprises de l’ESS elles-mêmes, qui n’ont pas encore intégré une vision plus écologique et plus respectueuse de l’environnement dans leurs activités. C’est d’ailleurs l’un des objectifs pour lesquels est née la Commission Ecologie de la XES (Xarxa d’Economia Solidaria de Catalunya) : « renforcer la dimension écologique de l’économie sociale et solidaire ».

Il y a encore un long chemin à parcourir avec tout l’univers de l’ESS et des mouvements climatiques et, comme nous le soulignons, il faut l’étendre à l’ensemble de la société, étant donné l’urgence du problème et la nécessité d’apporter des réponses à court terme aux urgences climatiques.

Dans ce processus, les prochains appels à la mobilisation pour la justice climatique afin de sensibiliser et de générer le changement de paradigme nécessaire pour passer à une société et une économie décarbonisées seront essentiels. Dans ces mobilisations, nous allons rassembler des entités et des personnes diverses, et les entités de l’Economie Sociale et Solidaire doivent jouer un rôle clé comme moteur de ce changement de paradigme global.

Par conséquent, nous assumons comme nôtre la déclaration d’urgence climatique (en espagnol), et nous appelons à une mobilisation active et une participation massive à la grève mondiale du 27 septembre prochain, ainsi qu’aux activités de cette première vague de mobilisations, prévues depuis le 20 septembre.

Parce que l’économie sociale et solidaire sera durable et équitable ou elle ne le sera pas.
Car ce n’est qu’avec un engagement ferme et clair en faveur d’une économie décarbonisée que nous pourrons voir le monde dans lequel nous voulons vivre.
Nous nous retrouverons sur la Vague !

Solidarité avec Riace
septembre 20, 2019
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Article d’Elisabeth Voß, NETZ für Selbstverwaltung und Kooperation Berlin-Brandenburg e.V.

Fresque de Carlos Atoche sur le mur de l'(ancienne) école du village.
Photo par Elisabeth Voss.

Comme de nombreux villages montagneux du sud de l’Italie, Riace, sur la côte Est de la Calabre, est également touché par les migrations. Depuis 1998, des réfugiés y ont été accueillis, ont pu vivre dans le village et travailler avec la population locale pour de petits projets. Le village a repris vie, avec des emplois et une modeste prospérité. L’école a également pu rouvrir. Pour les réfugiés, l’accueil solidaire était une alternative à l’hébergement dans les camps de masse, inhumains et où la mafia est aussi très implantée. Riace et son maire Domenico « Mimmo » Lucano sont devenus connus dans le monde entier, recevant de nombreux prix.

Cependant, il y a deux ans, le versement des subventions du programme SPRAR (Sistema di Protezione per Richiedenti Asilo e Rifugiati) a été interrompu. En octobre 2018 Domenico Lucano a été arrêté, placé en résidence surveillée, puis banni du village. Les projets d’accueil ont rapidement été clôturés. Domenico Lucano et une trentaine d’autres résidents ont été accusés de promouvoir l’immigration illégale. En mai 2019, Antonio Trifoli, un candidat soutenu par la Ligue (Lega), a remporté les élections municipales, mais il est actuellement en procédure de destitution. Le 5 septembre 2019 – un jour après que Salvini ait quitté son poste de ministre de l’Intérieur – Lucano a été autorisé à entrer à nouveau dans son village.

Festival culturel de la fondation « È stato il vento », début août 2019.
Photo par Valeria Fioranti.

Les protestations contre ces attaques contre l’humanité et la solidarité se répètent. Une fondation « È stato il vento » (C’était le vent) a été créée. Elle soutient les réfugiés restants de Riace et veut « créer et sécuriser une économie locale basée sur des critères de solidarité, d’émancipation et de respect de l’environnement ». La fondation rénove des appartements pour un nouveau tourisme solidaire et prépare la réouverture des ateliers.

L’Assemblée générale du RIPESS à Lyon en juin 2019 a proclamé le soutien de Riace par le réseau. Si vous avez quelconques questions ou suggestions, vous pouvez contacter Elisabeth Voß du NETZ für Selbstverwaltung und Selbstorganisation » (NETZ pour l’autonomie et l’auto-organisation), nouveau membre du RIPESS Europe, ou directement la Fondation.

Pour en savoir plus sur la fondation : https://estatoilvento.it/ Elisabeth Voß collecte des informations sur Riace ici (en allemand) : www.riace.solioeko.de

Traduction du texte :

Solidariät mit Riace

Wie viele Bergdörfer in Süditalien ist auch Riace an der kalabrischen Ostküste von Abwanderung betroffen. Seit 1998 wurden dort Flüchtlinge aufgenommen, konnten im Dorf leben und mit den Einheimischen in kleinen Projekten zusammen arbeiten. Es kam wieder Leben ins Dorf, es gab Arbeitsplätze und bescheidenen Wohlstand, die Schule konnte wieder öffnen. Für die Flüchtlinge war die solidarische Aufnahme eine Alternative zur Unterbringung in den menschenunwürdigen Massenlagern, an denen auch die Mafia oft gut verdient. Die Regierung nahm die Aufnahmebereitschaft des Dorfes gerne in Anspruch, Riace und sein Bürgermeister Domenico „Mimmo“ Lucano wurden dafür weltweit bekannt und mit vielen Preisen geehrt.

Bereits vor zwei Jahren wurde jedoch die Auszahlung der Fördermittel aus dem SPRAR-Programm (Sistema di Protezione per Richiedenti Asilo e Rifugiati) eingestellt, im Oktober 2018 wurde Domenico Lucano verhaftet, unter Hausarrest gestellt, dann aus Riace verbannt. Die Willkommensprojekte wurden geschlossen. Domenico Lucano und etwa 30 weitere Einwohner*innen wurden angeklagt wegen der Förderung illegaler Einreise. Im Mai 2019 gewann der von der Lega unterstützte Kandidat Antonio Trifoli die Bürgermeisterwahl, jedoch läuft gegen ihn ein Amtsenthebungsverfahren. Erst am 5. September 2019 – einen Tag nachdem Salvini nicht mehr Innenminister war – durfte Lucano sein Dorf wieder betreten.

Gegen diese Angriffe auf Menschlichkeit und Solidarität gibt es immer wieder Proteste. Eine Stiftung „È stato il vento“ (Es war der Wind) wurde gegründet. Sie unterstützt die verbliebenen Flüchtlinge in Riace und möchte dort wieder « eine lokale Wirtschaft schaffen und sichern, die auf den Kriterien der Solidarität, der Emanzipation und des Respekts für die Umwelt basiert. » Die Stiftung richtet Wohnungen für einen neuen Solidaritätstourismus her und bereitet die Wiedereröffnung der Werkstätten vor.

Die Mitgliederversammlung von RIPESS im Juni 2019 in Lyon hat beschlossen, Riace zu unterstützen. Näheres in einem nächsten Rundbrief, wer Fragen oder Anregungen hat, wende sich bitte an Elisabeth Voß vom neuen RIPESS-Mitglied „NETZ für Selbstverwaltung und Selbstorganisation“, oder direkt an die Stiftung.

Mehr zur Stiftung: https://estatoilvento.it/
Elisabeth Voß sammelt hier Informationen zu Riace (in deutscher Sprache): www.riace.solioeko.de

Bienvenue aux 4 nouveaux membres du Réseau RIPESS Europe !
septembre 6, 2019
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RIPESS Europe new members 2019

L’Assemblée Générale du RIPESS Europe s’est tenue du 4 au 6 juillet 2019 à Lyon. Une occasion pour ses membres de se rencontrer physiquement pour élaborer leur stratégie en tant que réseau mais aussi échanger sur les questions prioritaires ainsi que les projets en cours et futurs du RIPESS Europe.

Depuis près de 10 ans, le RIPESS Europe s’étend chaque année avec l’arrivée de diverses organisations territoriales et sectorielles. Cette année, 4 demandes d’adhésion ont été reçues et votées en AG, ajoutant ainsi 3 nouveaux pays à la liste des pays représentés : l’Irlande de l’Ouest (République d’Irlande), l’Autriche et la Russie.

Voici une courte présentation des nouveaux membres :

AAE (www.aae.ie)– An Ait Eile Cooperative of Ireland

Représentée ici par Eamon Molonay et Kevin Flanagan, An Áit Eile (AAE) une entreprise sociale coopérative basée à Galway dans la région ouest de la République d’Irlande. L’Áit Eile est une expression gaélique pouvant être traduit L’autre endroit. L’AAE a vu le jour en 2015 sous la forme d’une association culturelle d’artistes, de musiciens et d’interprètes collaborant avec les communautés dans le cadre d’événements et de projets traitant de questions sociales, écologiques et de santé mentale. Aujourd’hui, en tant que coopérative, elle est constituée tant par des individus par des organisations communautaires.

L’AAE part du postulat selon lequel les travailleurs des secteurs culturel et social sont souvent confrontés à la précarité et aux défis liés travail indépendant. En outre, les petites organisations communautaires sont également confrontées à l’enjeu de la régularité et la durabilité de leur emploi mais aussi aux exigences bureaucratiques croissantes. En réponse à ces problèmes collectifs, l’AAE cherche à fournir des solutions coopératives. Ayant acquis le statut de coopérative en 2019, elle est désormais l’une des premières coopératives d’Irlande à adopter un modèle multipartite. Cela signifie que la coopérative compte différents types de membres : membres travailleurs, membres utilisateurs, membres investisseurs et membres fondateurs. Toutes ces catégories de membres sont représentées au conseil d’administration de l’AAE. Leur approche correspond en ce sens au modèle du FairShares.

KSOE (www.ksoe.at) – Katholische Sozialakademie Österreichs of Austria

KSOE (Académie sociale catholique d’Autriche) est un établissement d’éducation et de conseil. La pensée et l’action socio-éthiques en sont les principes directeurs. Elle a pour objectif de soutenir les individus et les organisations qui sont activement impliqués dans le changement social. « En tant que KSOE, nous sommes heureux d’avoir eu l’occasion de devenir le premier membre de RIPESS Europe en Autriche. Nous espérons que d’autres réseaux et organisations suivront« , déclare Markus Blümel, représentant du KSOE et coordinateur d’un cours sur l’économie solidaire. « L’économie solidaire s’est développée en Autriche au cours de la dernière décennie. KSOE soutient des individus et des groupes dans la création de nouvelles organisations d’économie solidaire et dans leur transformation. […] En faisant partie du réseau RIPESS, nous sommes sûrs de pouvoir renforcer l’économie solidaire en Autriche et dans toute l’Europe.« 

NETZ (www.netz-bund.de) – NETZ für Selbstverwaltung und Selbstorganisation e.V.

NETZ est une association allemande pour la promotion et le soutien de l’auto-organisation et de l’économie solidaire.  Représentée à l’AG par Elisabeth Voss, elle a été fondée en 1986 en tant qu’organisation impulsant des réseaux locaux de soutien à l’entraide, des réseaux d’entreprises contrôlées par les travailleurs et d’autres fédérations sectorielles comme les centres sociaux culturels et les organismes de formation en Rhénanie du Nord-Westphalie. En 1989, NETZ a décidé d’adopter une approche nationale et d’autres organisations régionales et sectorielles ont rejoint l’organisation.  Dans un souci de mutualisation des frais et d’accroissement de la capacité du NETZ à offrir des services à tous ses membres, les petites entreprises écologiques et sociales et les travailleurs indépendants peuvent aussi prétendre au statut de membre. Enfin, NETZ offre aujourd’hui encore son expertise pour promouvoir et soutenir les initiatives de grassroots et l’économie solidaire à travers la mise en réseau d’acteurs de terrain. Elle se structure ainsi en plusieurs réseaux régionaux indépendants, en plus du réseau Berlin-Brandenbourg et  Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

TPABA (www.trava.education) – Trava Education of Russia

TRAVA est une organisation basée dans la ville de Saint-Pétersbourg en Russie. Elle promeut le partage d’expériences de transition, d’auto-organisation menées par les citoyens et l’éducation menée par les pairs. TRAVA – littéralement grassroots (expérience de terrain), a débuté à l’été 2014 avec 33 conférences et ateliers sur des petits projets, la notion de ville et et sur l’ « auto-développement » dans les parcs, places et remblais. Depuis lors, ils organisent régulièrement des événements éducatifs sur des thèmes politiques et culturels dans des lieux conviviaux.

Food saves the world est un des projets menés par TRAVA, dans la lutte anti-gaspillage alimentaire avec une restauration à partir de nourriture sauvée de la poubelle, des cours de cuisine à partir de restes alimentaires, des conférences, actions publiques et articles sur l’activisme alimentaire. Map for People est un autre de leur projet, et s’inscrit dans la tendance du mapping (cartographie). Ils ont réalisé une carte destinée aux consommateurs pour répertorier les établissements où les touristes peuvent manger, boire, acheter des souvenirs et des vêtements tout en soutenant des projets locaux qui respectent les principes de responsabilité sociale, environnementale et éthique. Il s’agit d’un projet de recherche et d’éducation basé sur le modèle du peer-to-peer.

L’UFISC et ses membres vous donnent rendez-vous à Avignon en Juillet 2019

Cette année encore pendant le festival d’Avignon, l’UFISC propose plusieurs temps forts, rencontres, ateliers et formations les 11, 15 et 17 juillet à la salle ISTS, Ceci dans le cadre de la Maison des professionnels du Spectacle Vivant et du Village des professionnels du OFF, et notamment un temps fort organisé en lien avec le Collectif pour démarche de progrès par les droits culturels et Opale CRDLA-Culture.

En savoir plus

Conférence internationale de l’UNTFSSE sur le rôle de l’ESS dans la mise en œuvre des ODD
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Du 24 au 26 juin 2019, le RIPESS était à Genève (Suisse) pour assister à cette importante conférence internationale où les participants ont discuté les résultats et le rôle de l’Économie Sociale Solidaire (ESS) dans la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD)

Comment l’Économie Sociale Solidaire (ESS) peut-elle contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) ? Les projets locaux d’ESS peuvent-ils avoir un impact sur le développement mondial ? Les réponses à ces questions et à bien d’autres était discutées lors de la Conférence internationale Les membres du RIPESS ont présenté plusieurs communications et organisé la session parallèle « Construire le mouvement ESS du local au global ».

Ce fut l’occasion d’expliquer le modèle de développement alternatif préconisé par le RIPESS, ainsi que le processus de convergence mondiale qui est actuellement promu avec le Forum social mondial des économies transformatrices 2020.

Et puis, nous avons eu deux présentations des membres du RIPESS. Tout d’abord, Yvon Poirier de RIPESS North America a présenté l’étude de cas « Association for Sarva Seva Farms – ASSEFA-India : 50 ans de développement durable ». Vous pouvez consulter le document complet ici

Ensuite, Denison Jayasooria, Président de l’ASEC – RIPESS Asie, a présenté  » Community Forestry Projects in Malaysia : Participation de la population à la mise en œuvre des DSD « . Le document complet est disponible ici

La deuxième journée a débuté par la présentation de Judith Hitchman, présidente d’Urgenci, Community Supported Agriculture around the world et membre du conseil d’administration du RIPESS, intitulée  » How Community Supported Agriculture contributes to the realisation of Solidarity Economy in the SDGs « . Elle a montré les ramifications profondes qui sont possibles dans le secteur spécifique de l’agriculture soutenue par la communauté et les GDS. Le texte intégral de l’article peut être consulté ici.

Lors de la séance de clôture, Judith, Denison et Laura Cicciarelli, membres du RIPESS, ont souligné les principaux messages des deux derniers jours avec l’OCDE et l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD).

Dans l’ensemble, l’évaluation faite lors de la séance de clôture est que, tout au long des deux jours de la conférence, la contribution de l’ESS à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement a été soulignée dans les études de cas présentées.

Pour l’avenir, il a été convenu que l’UNTFSSE, à laquelle le RIPESS contribue activement, transmet des messages du terrain et se prépare à travailler sur une résolution de l’ONU sur le #ESS.

Vous pouvez retrouver les vidéos des différentes sessions #SSE4SDGS sur la page Facebook de l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD).

Sur la voie du futur… prochaine étape, Lyon !

Par Jason Nardi (RIPESS Europe coordination)

En rétrospective de tout ce que nous avons accompli, en tant que réseau (de réseaux), au cours de la dernière année et la moitié de celle-ci… nous pouvons dire que c’est un exploit, grâce au travail des personnes et organismes engagés et nombreux. Au-delà des nombreuses rencontres, des différents projets, des nouvelles alliances, de la participation à des campagnes, de la formation en ligne et des activités d’éducation par les pairs, nous avons commencé à être mieux reconnus par les institutions publiques, les fondations, les universités et les structures de formation professionnelle qui sont intéressées à travailler avec le réseau des initiatives d’économie solidaire que RIPESS Europe représente.

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Elections européennes : la vision de l’Europe, à travers le commerce équitable et l’ESS

Le 10 mai 2019, en collaboration avec Bostani (une communauté de producteurs-consommateurs qui fonctionne dans le cadre d’une production et d’une consommation durables et responsables) et dans le cadre de notre participation aux élections européennes  » Fair Times Campaign « , le membre grec du RIPESS Europe DOCK a organisé la manifestation  » Trade Fair, Live Fair  » à Athènes, un débat public sur la vision européenne, de justice économique et de durabilité environnementale

Les intervenantes invitées, Francesca Guibilo pour la WFTO (World Fair Trade Organisation) et Marketa Vinkelhoferova de Fair&Bio coop / Ripess EU (République tchèque) ont fait part de leur expérience dans ces domaines. Francesca a fait une présentation de l’histoire du commerce équitable et a informé sur la stratégie du WFTO dans la construction d’alliances et de réseaux en Europe et dans le monde, tandis que Marketa a donné quelques exemples et illustré des pratiques dans lesquelles la relation commerce équitable et SSE est de plus en plus présente.

Elles se sont focalisées sur une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès du mouvement du commerce équitable en ce qui concerne le développement des réseaux dans différentes pratiques dans le monde, mais aussi sur la manière dont les politiques publiques de production et consommation durables sont appliquées dans le contexte actuel et comment elles devraient évoluer dans l’avenir en Europe.

Projet européen sur la place de l’ESS dans la formation professionnelle (VET2 – 2018-2020) : le rapport « profil des formateurs »
ssevet2

L’un des principaux objectifs de ce projet “Erasmus + VET-2” (formation professionnelle – 2ème volet 2018 – 2020) est de développer un profil de compétences pour les formateurs et formatrices engagés dans les disciplines associées à l’ESS au sein des parcours des formations professionnalisantes. Ce rapport explore la possibilité d’intégrer les compétences des formateurs pour l’économie sociale solidaire dans les programmes de formation existants. Pour ce faire, les organisations et les réseaux qui mènent le projet – originaires de Grèce, d’Italie, de France, d’Allemagne, du Portugal et de Roumanie – ont participé à une enquête visant à explorer les éléments qui pourront être introduits dans le profil de compétences des formateur.rices spécifiques aux exigences de formation pour l’ESS.

Ainsi, dans ce rapport intitulé «Cartographie des compétences des formateurs et des programmes de formation existants pour l’ESS», les partenaires ont procédé à une analyse approfondie des états des lieux dans chaque pays, avec l’aide et les réponses des personnes les plus aptes à répondre: les formateurs et formatrices eux-mêmes. Des entretiens et des recherches documentaires ont été utilisés pour la collecte de données. Dévoilant les opportunités et les contraintes pour développer les programmes d’enseignement tournés vers l’ESS dans l’enseignement et la formation professionnels, ce rapport constitue une contribution importante pour les partenaires et le RIPESS Europe afin de remédier à l’inadéquation de la forme professionnelle vis à vis des besoins propres aux activités de l’ESS, s’adressant à tous les formateur.ricess potentiels.

La vision et les pratiques portés par le mouvement de l’ESS ouvrent de nouvelles voies pour penser et agir sur l’environnement, l’avenir du travail, le développement local, la responsabilité sociale, l’éducation, la formation, etc. Dans ce contexte, il existe de nombreuses possibilités pour une intégration plus poussée de l’ESS dans les formations et l’enseignement professionnel.

Voir aussi :

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