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DOCK et 16 autres entités de l’ESS centres officiels de soutien à l’ESS

Depuis le mois d’avril, DOCK et 16 autres entités de l’ESS de Grèce fonctionnent comme centres officiels de soutien à l’ESS, une action financée par le gouvernement grec et l’UE.

L’objectif principal de cette action est le financement de centres de soutien pour fournir des services gratuits aux personnes ou entités qui souhaitent développer une activité économique dans le domaine de l’ESS, soit en fournissant des informations générales et une documentation d’introduction aux personnes intéressées, soit en apportant un soutien et des conseils personnalisés aux personnes déjà économiquement actives en ESS.

Ayant déjà soutenu dix de ces initiatives et groupes d’ESS au stade de l’idée initiale, l’objectif lors de la mise en œuvre de cette action est de contribuer à rendre l’ESS plus visible en renforçant et valorisant les initiatives et les personnes qui les mettent en place.

Elections européennes : La vision de l’Europe, à travers le commerce équitable et l’ESS

Le 10 mai 2019, en collaboration avec Bostani (une communauté de producteurs-consommateurs qui fonctionne dans le cadre d’une production et d’une consommation durables et responsables) et dans le cadre de notre participation aux élections européennes  » Fair Times Campaign « , le membre grec du RIPESS Europe DOCK a organisé la manifestation  » Trade Fair, Live Fair  » à Athènes, un débat public sur la vision européenne, de justice économique et de durabilité environnementale

Les intervenantes invitées, Francesca Guibilo pour la WFTO (World Fair Trade Organisation) et Marketa Vinkelhoferova de Fair&Bio coop / Ripess EU (République tchèque) ont fait part de leur expérience dans ces domaines. Francesca a fait une présentation de l’histoire du commerce équitable et a informé sur la stratégie du WFTO dans la construction d’alliances et de réseaux en Europe et dans le monde, tandis que Marketa a donné quelques exemples et illustré des pratiques dans lesquelles la relation commerce équitable et SSE est de plus en plus présente.

Elles se sont focalisées sur une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès du mouvement du commerce équitable en ce qui concerne le développement des réseaux dans différentes pratiques dans le monde, mais aussi sur la manière dont les politiques publiques de production et consommation durables sont appliquées dans le contexte actuel et comment elles devraient évoluer dans l’avenir en Europe.

10e Académie de l’OIT : de l’avenir du travail au changement de l’économie par l’ESS

Par Nora Inwinkl / Solidarius Italia

Du 3 au 7 juin s’est tenue à Turin la 10ème Académie d’économie sociale et solidaire de l’Organisation Internationale du Travail. Elle était co-organisée par l’Organisation internationale du travail, qui célébrait cette année son premier siècle d’existence. Pour ce qui est de l’avenir du travail, il s’agissait d’une occasion offerte aux personnes intéressées ou déjà engagées dans la promotion de l’ESS dans le monde, y compris les décideurs, les praticiens, les chercheurs, les représentants des travailleurs et des organisations d’employeurs, d’échanger sur la nécessité d’influencer l’économie dans une perspective durable. Plus de 100 personnes du monde entier y ont participé (à l’exception de l’Océanie), avec leurs connaissances, traditions, cultures, cadres et besoins différents. Grâce à un partenariat avec les organisateurs, quatre membres du réseau RIPESS Europe du Portugal, de la Grèce et de l’Italie ont pu y assister, ainsi que Beatrice Alain (Chantier de l’économie sociale, Québec) et Jason Nardi (coordinateur RIPESS) qui ont été parmi les intervenants invités.

Le pivot de l’Académie reflétait notre situation du marché et du travail, en se concentrant sur les défis auxquels nous sommes confrontés dans plusieurs domaines : économie, technologie, environnement, changement climatique, démocratie, participation, et autres. Malgré la diversité des participants, tant en termes d’origines que d’orientations professionnelles, tous se sont accordés sur un point spécifique et essentiel : le système dans lequel nous vivons n’est pas du tout durable et les solutions préconisées par les différents gouvernements et les principaux acteurs ne sont pas pertinentes. Pour cette raison, l’Académie a mis en avant plusieurs enjeux importants qui englobent différentes formes d’entreprises et/ou d’organisations de l’ESS (OESS – Organisations de l’économie sociale et solidaire), le cadre juridique existant ou qui pourrait être promu dans différents pays au niveau local et national, les mécanismes et outils financiers, et plus encore.

Le rapport intitulé  » Travailler pour bâtir un avenir meilleur  » rédigé par la Commission mondiale sur l’avenir du travail a servi d’illustration du modèle de travail préconisé. Il s’agit d’un  » agenda centré sur l’être humain pour l’avenir du travail qui renforce le contrat social en plaçant les personnes et leur travail au centre de la politique économique et sociale et des pratiques commerciales « .

Il est important de s’éloigner de l’échelle locale et, en particulier, de l’expertise et des pratiques locales, en mettant en évidence les spécificités de chaque territoire. Au cours de ces cinq jours, de nombreux praticiens ont présenté leurs initiatives et leurs expériences, partageant leurs connaissances et différentes formes d’innovation et recevant plusieurs commentaires et suggestions. Des expériences différentes se sont développées dans des territoires différents mais toutes guidées par des valeurs et des principes similaires, ceux du paradigme de l’ESS, en contraste avec ceux du néolibéralisme.

L’importance des « pratiques » a été soulignée avec les champs d’études organisés lors de la deuxième journée dans les villes de Turin, Ivrea et Cuneo. Elle a donné l’occasion aux participants de découvrir la mise en œuvre de l’ESS à travers des expériences vertueuses.

Il reste encore un long chemin à parcourir et probablement l’une des choses à améliorer est la construction d’un vocabulaire commun et d’un cadre commun pour mettre en œuvre et développer l’ESS d’une manière transversale et transectorielle. Il est important de travailler dans les deux sens : du bas vers le haut, en mettant en œuvre et en soutenant les initiatives locales, et du haut vers le bas, en travaillant avec les autorités locales et nationales pour promouvoir les lois et politiques d’ESS. Ainsi, comme l’a dit un participant lors de la plénière de clôture, nous devons travailler sur « l’ESS dans toutes les politiques ».

Programme radio: les cent ans de l’OIT

2019 marque l’année du centenaire de la création de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Le texte fondateur insiste en particulier sur la justice sociale comme condition d’une « paix universelle et durable » et appelle les États à mettre en place un « régime de travail réellement humain ».

Face aux attaques répétées contre le droit du travail et les droits de l’homme, au prétexte renouvelé des nouvelles technologies, La Constitution de l’OIT et ses missions sont plus que jamais d’actualité. 

Nous avons rassemblé dans une émission sur viziradio, un peu pêle-mêle, des lectures, des pièces sonores, des documentaires et des musiques qui évoquent ces questions. Le lien entre le travail et la guerre, l’aliénation et la domination, mais aussi les enjeux d’émancipation.

Une création de Laura Aufrère et Marie Limoujoux 

Le Pacte de croissance sur l’ESS: pas convainquant
décembre 14, 2018
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Communiqué commun Collectif des Associations Citoyennes / Mouvement pour l’Économie Solidaire
La présentation du plan du gouvernement français pour le « développement de l’ESS  » n’a pas convaincu les acteurs de terrain qui ont publié en commun une tribune pour faire savoir pourquoi ce plan ne correspond pas à leurs attentes.
« S’opposer sans se massacrer »: une proposition convivialiste
décembre 14, 2018
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Par Josette Combes.

Orchestrée par les membres du Club convivialiste, lui-même composé de deux cents intellectuels appartenant à divers réseaux scientifiques, universitaires, militants ont lancé Ah! Une nouvelle initiative de convergence « contre la folie des grandeurs, de l’argent, du pouvoir ou de l’idéologie » vient de paraître. Les mêmes Convivialistes viennent de publier dans l’Obs leur proposition de programme pour les Gilets Jaunes, le mouvement social qui agite l’actualité française depuis quatre semaines. On retiendra les quatre principes emblématiques des Convivialistes :

– le principe de commune humanité s’oppose à toutes les discriminations

– le principe de commune socialité affirme que la première richesse pour les humains est celle des rapports sociaux qu’ils entretiennent, la richesse de la convivance

– le principe de légitime individuation pose le droit de chaque humain à être reconnu dans sa singularité

– le principe d’opposition maîtrisée et créatrice affirme qu’il faut «s’opposer sans se massacrer» (M. Mauss).

http://www.lesconvivialistes.org

Rencontre Erasmus à Timisoara
orangesmile.com

Par Josette Combes.

Un projet Erasmus faisant suite au précédent centré sur l’inclusion de l’ESS dans les programmes de formation initiale et professionnelle réunit plusieurs membres du RIPESS Europe : CRIES (Roumanie), DOCKS (Grèce), MES (France), Solidarius (Italie), Technet (Allemagne) sous la coordination de APDES ( Portugal) et avec la contribution du RIPESS Europe. La première rencontre transnationale a eu lieu à Timisoara accueillie par le CRIES. Les projets européens font également l’objet de restrictions budgétaires à l’initiative en l’occurrence de l’Agence portugaise. La rencontre a été largement dédiée à l’ajustement du programme initialement prévu aux coupes faites dans le budget.

Le projet se déroulera sur trois ans. Ses objectifs sont les suivants:

  • Fournir des programmes d’études pour renforcer les compétences des formateurs des programmes d’insertion des jeunes sans emploi ni qualification.
  • Proposer l’ESS comme une innovation sociale-culturelle, interdisciplinaire porteuse d’occasions d’emploi notamment pour les personnes qui en sont les plus éloignées.
  • Sensibiliser sur l’ESS comme un secteur pourvoyeur d’emploi et un secteur intéressant en terme d’investissement professionnel et humain, en commençant par sensibiliser l’enseignement professionnel initial et continue, dans un cadre de développement local.

Chaque partenaire devra trouver des territoires de partenaires/parties prenantes/localement appartenant aux macro-régions différentes, qui sont disponibles pour s’impliquer dans le projet afin d’expérimenter les modules et participer à leur diffusion.

Le projet dans sa dernière année produira des outils de transmission et de communication dont une vidéo dans le but de promouvoir et disséminer la démarche à l’échelle européenne.**

Les projets communs sont un excellent support d’intercoopération entre les membres et de renforcement des actions sur les territoires grâce à la mise en circulation des savoirs et des compétences présents dans les organisations de chaque pays.

(** Pour info, les bibliographies recommandées pour chacun des modules IVET de la première étape se trouvent désormais sur socioeco.org

Ouverture de quatre nouveaux projets de coopératives de femmes dans la Fédération démocratique du nord de la Syrie (Rojava)

Co-operation in Mésopotamia est l’un des projets majeurs et les plus réussis de la Solidarity Economy Association (SEA) Son objectif est d’encourager la solidarité internationale et la formation continue sur l’économie coopérative largement dirigée par les femmes qui se développe, malgré la guerre en cours, dans la Fédération démocratique du nord de la Syrie, communément appelée Rojava.

Le projet a commencé avec un accent sur la recherche, la traduction et l’éducation, et au cours des trois dernières années, SEA a partagé plus de 300 articles sur le site Web, organisé environ 30 ateliers dans tout le Royaume-Uni, et développé des relations solides avec de nombreux partenaires, y compris les organismes économiques des femmes à Rojava, ainsi que les coopératives et organismes coopératifs au Royaume-Uni. Le projet a reçu un engagement extrêmement positif, et le mouvement coopératif britannique est maintenant beaucoup mieux informé au sujet de son homologue à Rojava.

Voici l’article du 23 octobre 2018

Ouverture de quatre nouveaux projets de coopératives de femmes dans la Fédération démocratique du nord de la Syrie (Rojava)

Plusieurs nouveaux projets de coopératives de femmes ont vu le jour dans la région de Jazira de la Fédération démocratique du nord de la Syrie (Rojava).

Les projets sont axés sur l’agriculture, l’élevage, l’alimentation et l’habillement, et contribueront encore davantage à la prospérité économique des femmes dans la région. Elles sont situées dans la ville de Hesekê et ont été élaborées par le Comité des femmes de la Direction de l’économie de Hesekê.

Les projets sont menés en coopération et comprennent :

  • Une ferme laitière dans le village El Silêymaniyê de Hesekê, construite par 11 femmes et active depuis le 1er septembre. Duha Mihemed, l’une des femmes impliquées dans le projet, a déclaré que c’était important pour l’esprit de partenariat et pour prévenir la fraude commerciale.
  • La cuisine Inanna, qui a ouvert ses portes dans le village El Kelase de Hesekê, où les femmes préparent des aliments pour l’hiver et les vendent bien en dessous des prix du marché, et préparent des repas quotidiens. L’un des partenaires du projet, Zêneb Umer, a déclaré qu’ils allégeaient un peu le fardeau des femmes.
  • La boulangerie Ishtar  dans le quartier El Nasre, ouverte par 8 femmes

Le Comité des femmes a également soutenu le développement de l’agriculture à Hesekê en distribuant la majeure partie des terres arables de la région à 300 femmes. Ces femmes ont commencé à produire des récoltes dans ces parcelles, et des puits seront également créés dans les jours à venir.

De plus, des génératrices ont été installées le long de plusieurs rues de la ville, fournissant de l’électricité à 130 maisons chacune.

L’administratrice du Comité des femmes, Cewhera Mihemed, a déclaré qu’elle lance de nouveaux projets pour développer l’économie des femmes dans la région par le biais des coopératives.

Les médias indépendants parlent de l’ESS

Les médias indépendants sont proches de l’ESS, souvent par leurs statuts et surtout par les valeurs qu’ils défendent. Mais comment l’abordent-ils? Voilà une sélection d’articles de médias indépendants des trois derniers mois. Vous pouvez aussi les retrouver sur la carte de socioeco.org : Journaliste des solutions.(Les articles sont situés sur la ville où se déroule l’expérience ou, en cas d’article généraliste, dans la ville où siège le média).

Comme vous le verrez, les articles sont dans leur langue d’origine, diversité des pays d’Europe oblige. Pour le grec, pour lequel le journal Efsyn est particulièrement présent avec parfois plusieurs articles par semaine sur l’ESS, un résumé en anglais est inclus. Cela vous permettra de percevoir quelles sont les thématiques traitées par ces médias: développement durable, réfugiés, autogestion, coopératives, agriculture bio, etc.  N’hésitez surtout pas à nous faire parvenir un article ou le site d’un media pour améliorer la carte et notre connaissance de l’ESS. Ecrire à Françoise Wautiez : fwautiez[at]socioeco.org

Image de Terra Nuova

Français
  • Se déplacer en milieu rural : ces territoires enclavés qui développent des alternatives sociales et solidaires
    Sophie Chapelle
    Article de Basta!, 16 novemnre 2018 [lire]
  • A Clermont-Ferrand, le succès d’une grande librairie reprise en coopérative par ses salariés
    Sophie Chapelle
    Article de Basta!, 19 octobre 2018 [lire]
Espagnol
  • Nace el Foro de Consumo Responsable de Zaragoza, que velará por la extensión de políticas sostenibles y saludables a nivel local
    Artículo de Arainfo, 16 de noviembre 2018
    2018 [lire]
  • La Contratación Pública Responsable estrena nueva web y se abre a la participación de las personas usuarias
    Artículo de Arainfo, 13 de noviembre 2018 [lire]
  • Comercio Justo y Economía Solidaria, valores compartidos
    Artículo de El Salto,30/10/2018 [lire]
  • El Ayuntamiento de Zaragoza aprueba la primera Estrategia de impulso a la Economía Social de la ciudad
    Artículo de Arainfo, 22 de octubre 2018 [lire]
Catalan
  • Jordi Via, excomissionat d’ESS a l’Ajuntament de Barcelona: balanç d’una experiència, moment i perspectives
    Pep Valenzuela
    articulo de Malarrassa, 16/11/2018 [lire]
Anglais
  • Why Co-ops and Community Farms Can’t Close the Racial Wealth Gap
    Zenobia Jeffries
    Article of Yes! Mafazine, Nov 09, 2018 [lire]
Italien
  • Un modello 100% biologico e’ possibile: l’esempio del Sikkim
    Articolo de Terra Nuova, 16 ottobre 2018 [lire]
  • L’economia per un mondo nuovo
    articolo de Comune.info, 11 ottobre 2018 [lire]
Grec
  • Οι άνθρωποι της Κ.ΑΛ.Ο. προχωρούν με προβλήματα αλλά και αισιοδοξία (The SSE people are moving with both problems and optimism)
    Ioanna Sotirchou
    Article of EFSYN, 12/11/2018 [lire]
  • Επιχορηγήσεις για υφιστάμενους φορείς Κ.ΑΛ.Ο.(Grants for existing SSE organizations)
    Article of EFSYN, 09/11/2018 [lire]
  • Στο Βελβεντό ο πρώτος αυτοδιαχειριζόμενος υδροηλεκτρικός σταθμός (In Velvento the first self-managed hydroelectric power station)
    Article of EFSYN, 04/11/2018 [lire]
  • Κοινωνικός αντίκτυπος για Κ.ΑΛ.Ο. (Social Impact of SSE)
    Ioanna Sotirchou
    Article of EFSYN, 29/10/2018 [lire]
  • Ροκάνι: ΚΟΙΝΣΕΠ για την κυκλική οικονομία (Rokani: in a circular economy)
    Aphrodite Tziantzi
    Article of EFSYN, 29/10/2018 [lire]
  • Οι εναλλακτικές στον καπιταλισμό είναι ήδη εδώ, ήταν πάντα εδώ! (Alternatives to capitalism are already here, they’ve always been here!)
    Hara Kouki
    Article of EFSYN, 15/10/2018 [lire]
  • Κουκάκι: η Κ.ΑΛ.Ο ξορκίζει το κακό (Koukaki: SSE excuses the evil)
    Aphrodite Tziantzi
    Article of EFSYN, 08/10/2018 [lire]
  • Συνεταιριστές όλης της Ελλάδας, συνεργαστείτε! (« Co-operatives all over Greece, work together! »)
    Aphrodite Tziantzi
    Article of EFSYN, 01/10/2018 [lire]
  • Κριτική και προτάσεις για να βελτιωθούν οι νόμοι για την ΚΑΛΟ (Criticism and suggestions to improve the laws for SSE)
    Ioanna Sotirchou
    Article of EFSYN, 1/10/2018 [lire]
  • «Ευρώπη, ήρθε η ώρα να τελειώσει η εξάρτηση από την ανάπτυξη!»(« Europe, it’s time for development dependency to end! »)
    Article of EFSYN, 24/09/2018 [lire]

 

Commerce équitable et économie solidaire, des valeurs partagées
novembre 22, 2018
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Integrante del Co

El Salto Diario, blogs, article du 30 octobre 2018 par Coordinadora estatal del comercio justo

Récemment, à l’occasion du troisième anniversaire de l’adoption des Objectifs de Développement Durable par les Nations Unies, nous commerce équitable avons  présenté notre nouvelle Charte. C’est un texte dans lequel nous actualisons et réaffirmons nos principes et nos valeurs, et revendiquons la pertinence de ce mouvement d’économie solidaire face à l’augmentation scandaleuse des inégalités et de la dégradation de l’environnement.

Dans la nouvelle Charte (en espagnol et en anglais), qui a été approuvée par plus de 400 organisations dans le monde, le mouvement du commerce équitable dénonce l’échec du système néolibéral actuel, un modèle qui accroît les inégalités et la pauvreté. Face à cela, et face à l’utilisation intéressée et mal interprétée du terme commerce équitable par certains dirigeants politiques (voir Trump..), nous, le mouvement du commerce équitable, réaffirmons clairement ses valeurs, principes et pratiques. Avec la nouvelle Charte, le commerce équitable veut définir la direction dans laquelle il veut aller de l’avant. Et nous savons que, dans cette direction, nous allons rencontrer d’autres mouvements, d’autres groupes de personnes, d’autres revendications avec lesquelles nous avons beaucoup en commun.

L’un d’entre eux est l’économie solidaire. En effet, le commerce équitable est l’un des mouvements qui composent cette vision de l’économie qui fait des personnes, de l’environnement et du développement durable une référence prioritaire par rapport aux autres intérêts », comme on peut le lire dans la Charte de l’économie solidaire.

Les deux mouvements partagent également l’importance de redonner à l’économie son véritable but, c’est-à-dire celui de « fournir de manière durable les bases matérielles du développement personnel, social et environnemental de l’être humain ». De même, le commerce équitable face à la spéculation, les pratiques telles que les marchés à terme, les transactions commerciales sans produits, les stratégies financières qui ne cherchent que le profit économique au détriment de ceux qui les produisent, défendent le commerce comme un véritable échange de marchandises, est davantage une interaction entre les personnes basée sur le respect, la transparence et le dialogue. Bref, un commerce et une économie pour la vie, pour garantir une vie meilleure pour tous. Le commerce pour vivre, et non vivre pour faire du commerce.

Les six principes sur lesquels repose l’économie solidaire (en espagnol) sont étroitement liés à ceux du commerce équitable. Voyons voir.

Le premier des principes de l’économie solidaire est celui de l’équité, définie comme la  » valeur qui reconnaît tous les êtres humains comme sujets d’égale dignité et protège leur droit à ne pas être soumis « . (…) Une société plus juste est une société qui tient compte des différences entre les individus et les groupes. » Ce principe d’économie solidaire trouve sa concrétisation dans le commerce équitable dans son premier principe, qui souligne la situation désavantageuse dans laquelle se trouvent de nombreuses organisations de producteur.rices et repose sur l’idée qu’il est nécessaire de prendre en compte cette situation dans les relations commerciales afin de ne pas générer des situations d’abus de pouvoir ou d’exploitation.

L’économie solidaire établit comme deuxième valeur celle du travail compris comme  » un élément clé de la qualité de vie des individus, de la communauté et des relations économiques entre citoyens, peuples et Etats « . En ce sens, l’économie solidaire souligne l’importance de la dimension humaine, sociale, politique, économique et culturelle du travail qui permet de développer les capacités des personnes.

Le commerce équitable inclut également le travail selon cette même philosophie, en tant qu’élément qui doit garantir une vie digne. Un travail qui est aussi compris comme une façon de participer à la société. C’est particulièrement important pour les femmes. Le commerce équitable encourage leur travail dans les organisations et leur participation à la prise de décision. Dans de nombreux pays et communautés où la majorité des femmes vivent reléguées à l’espace domestique et familial, favoriser leur activité productive en dehors du foyer est non seulement un moyen d’augmenter leurs revenus mais surtout de leur donner un nouveau rôle dans la société, d’améliorer leur image de soi et de changer la vision du reste de la société en relation quant au rôle des femmes. Ce changement de mentalité transforme progressivement la société.

« Nous considérons – affirme la Charte de l’Economie Solidaire – que toute notre activité productive et économique est liée à la nature, donc notre alliance avec elle et la reconnaissance de ses droits est notre point de départ. Pour le commerce équitable, la durabilité environnementale est également un aspect clé. Il ne pourrait en être autrement si nous gardons à l’esprit que pour ceux qui cultivent la terre, c’est leur mode de vie fondamental. En outre, les communautés agricoles et artisanales vivant dans les zones rurales sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique. C’est pourquoi le développement de méthodes de production respectueuses de la nature et la mise en place de mesures de lutte contre le changement climatique est un aspect fondamental du commerce équitable.

La valeur de la coopération dans l’économie solidaire se définit comme l’importance de  » construire collectivement un modèle de société fondé sur un développement local harmonieux, des relations commerciales équitables, l’égalité, la confiance, la coresponsabilité, la transparence, le respect… « . On trouve des termes presque identiques entre les principes du commerce équitable pour définir ce que devraient être les organisations et les relations entre les entités de production et d’achat, qui prennent la forme de pratiques telles que des relations commerciales à long terme, éviter la concurrence déloyale ou le préfinancement des commandes.

Une autre des valeurs du modèle qui défend l’Economie Solidaire est celle de ne pas avoir de but lucratif, en lien avec la finalité essentielle de ce mouvement qui n’est autre que « le développement intégral, collectif et individuel des personnes ». Le moyen d’y parvenir serait « la gestion efficace de projets économiquement viables dont les bénéfices sont réinvestis et redistribués ». Un but et des moyens qui sont exactement les mêmes dans le commerce équitable. Ainsi, par exemple, les organisations de producteurs réinvestissent les bénéfices supplémentaires et la « prime » dans l’organisation elle-même ou développent différents projets éducatifs, sociaux, sanitaires ou d’infrastructure dans leur communauté. La décision sur l’utilisation des prestations ou de la prime est prise de manière démocratique, avec la participation des travailleurs. Ainsi, le commerce équitable est également lié au dernier des principes de l’économie solidaire, le numéro 6 « Engagement pour l’environnement », qui est spécifié dans « la participation au développement local durable et communautaire du territoire ».

Nous ne voulons pas nous étendre plus longuement, mais si nous continuons à analyser les détails des Chartes de l’Economie Solidaire et du Commerce Equitable, nous trouverons beaucoup plus d’affinités. Des affinités qui constituent notre principal atout, qui constituent notre principale force pour construire la société globale dont tout le monde a besoin.

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