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Ouverture de quatre nouveaux projets de coopératives de femmes dans la Fédération démocratique du nord de la Syrie (Rojava)

Co-operation in Mésopotamia est l’un des projets majeurs et les plus réussis de la Solidarity Economy Association (SEA) Son objectif est d’encourager la solidarité internationale et la formation continue sur l’économie coopérative largement dirigée par les femmes qui se développe, malgré la guerre en cours, dans la Fédération démocratique du nord de la Syrie, communément appelée Rojava.

Le projet a commencé avec un accent sur la recherche, la traduction et l’éducation, et au cours des trois dernières années, SEA a partagé plus de 300 articles sur le site Web, organisé environ 30 ateliers dans tout le Royaume-Uni, et développé des relations solides avec de nombreux partenaires, y compris les organismes économiques des femmes à Rojava, ainsi que les coopératives et organismes coopératifs au Royaume-Uni. Le projet a reçu un engagement extrêmement positif, et le mouvement coopératif britannique est maintenant beaucoup mieux informé au sujet de son homologue à Rojava.

Voici l’article du 23 octobre 2018

Ouverture de quatre nouveaux projets de coopératives de femmes dans la Fédération démocratique du nord de la Syrie (Rojava)

Plusieurs nouveaux projets de coopératives de femmes ont vu le jour dans la région de Jazira de la Fédération démocratique du nord de la Syrie (Rojava).

Les projets sont axés sur l’agriculture, l’élevage, l’alimentation et l’habillement, et contribueront encore davantage à la prospérité économique des femmes dans la région. Elles sont situées dans la ville de Hesekê et ont été élaborées par le Comité des femmes de la Direction de l’économie de Hesekê.

Les projets sont menés en coopération et comprennent :

  • Une ferme laitière dans le village El Silêymaniyê de Hesekê, construite par 11 femmes et active depuis le 1er septembre. Duha Mihemed, l’une des femmes impliquées dans le projet, a déclaré que c’était important pour l’esprit de partenariat et pour prévenir la fraude commerciale.
  • La cuisine Inanna, qui a ouvert ses portes dans le village El Kelase de Hesekê, où les femmes préparent des aliments pour l’hiver et les vendent bien en dessous des prix du marché, et préparent des repas quotidiens. L’un des partenaires du projet, Zêneb Umer, a déclaré qu’ils allégeaient un peu le fardeau des femmes.
  • La boulangerie Ishtar  dans le quartier El Nasre, ouverte par 8 femmes

Le Comité des femmes a également soutenu le développement de l’agriculture à Hesekê en distribuant la majeure partie des terres arables de la région à 300 femmes. Ces femmes ont commencé à produire des récoltes dans ces parcelles, et des puits seront également créés dans les jours à venir.

De plus, des génératrices ont été installées le long de plusieurs rues de la ville, fournissant de l’électricité à 130 maisons chacune.

L’administratrice du Comité des femmes, Cewhera Mihemed, a déclaré qu’elle lance de nouveaux projets pour développer l’économie des femmes dans la région par le biais des coopératives.

Les médias indépendants parlent de l’ESS

Les médias indépendants sont proches de l’ESS, souvent par leurs statuts et surtout par les valeurs qu’ils défendent. Mais comment l’abordent-ils? Voilà une sélection d’articles de médias indépendants des trois derniers mois. Vous pouvez aussi les retrouver sur la carte de socioeco.org : Journaliste des solutions.(Les articles sont situés sur la ville où se déroule l’expérience ou, en cas d’article généraliste, dans la ville où siège le média).

Comme vous le verrez, les articles sont dans leur langue d’origine, diversité des pays d’Europe oblige. Pour le grec, pour lequel le journal Efsyn est particulièrement présent avec parfois plusieurs articles par semaine sur l’ESS, un résumé en anglais est inclus. Cela vous permettra de percevoir quelles sont les thématiques traitées par ces médias: développement durable, réfugiés, autogestion, coopératives, agriculture bio, etc.  N’hésitez surtout pas à nous faire parvenir un article ou le site d’un media pour améliorer la carte et notre connaissance de l’ESS. Ecrire à Françoise Wautiez : fwautiez[at]socioeco.org

Image de Terra Nuova

Français
  • Se déplacer en milieu rural : ces territoires enclavés qui développent des alternatives sociales et solidaires
    Sophie Chapelle
    Article de Basta!, 16 novemnre 2018 [lire]
  • A Clermont-Ferrand, le succès d’une grande librairie reprise en coopérative par ses salariés
    Sophie Chapelle
    Article de Basta!, 19 octobre 2018 [lire]
Espagnol
  • Nace el Foro de Consumo Responsable de Zaragoza, que velará por la extensión de políticas sostenibles y saludables a nivel local
    Artículo de Arainfo, 16 de noviembre 2018
    2018 [lire]
  • La Contratación Pública Responsable estrena nueva web y se abre a la participación de las personas usuarias
    Artículo de Arainfo, 13 de noviembre 2018 [lire]
  • Comercio Justo y Economía Solidaria, valores compartidos
    Artículo de El Salto,30/10/2018 [lire]
  • El Ayuntamiento de Zaragoza aprueba la primera Estrategia de impulso a la Economía Social de la ciudad
    Artículo de Arainfo, 22 de octubre 2018 [lire]
Catalan
  • Jordi Via, excomissionat d’ESS a l’Ajuntament de Barcelona: balanç d’una experiència, moment i perspectives
    Pep Valenzuela
    articulo de Malarrassa, 16/11/2018 [lire]
Anglais
  • Why Co-ops and Community Farms Can’t Close the Racial Wealth Gap
    Zenobia Jeffries
    Article of Yes! Mafazine, Nov 09, 2018 [lire]
Italien
  • Un modello 100% biologico e’ possibile: l’esempio del Sikkim
    Articolo de Terra Nuova, 16 ottobre 2018 [lire]
  • L’economia per un mondo nuovo
    articolo de Comune.info, 11 ottobre 2018 [lire]
Grec
  • Οι άνθρωποι της Κ.ΑΛ.Ο. προχωρούν με προβλήματα αλλά και αισιοδοξία (The SSE people are moving with both problems and optimism)
    Ioanna Sotirchou
    Article of EFSYN, 12/11/2018 [lire]
  • Επιχορηγήσεις για υφιστάμενους φορείς Κ.ΑΛ.Ο.(Grants for existing SSE organizations)
    Article of EFSYN, 09/11/2018 [lire]
  • Στο Βελβεντό ο πρώτος αυτοδιαχειριζόμενος υδροηλεκτρικός σταθμός (In Velvento the first self-managed hydroelectric power station)
    Article of EFSYN, 04/11/2018 [lire]
  • Κοινωνικός αντίκτυπος για Κ.ΑΛ.Ο. (Social Impact of SSE)
    Ioanna Sotirchou
    Article of EFSYN, 29/10/2018 [lire]
  • Ροκάνι: ΚΟΙΝΣΕΠ για την κυκλική οικονομία (Rokani: in a circular economy)
    Aphrodite Tziantzi
    Article of EFSYN, 29/10/2018 [lire]
  • Οι εναλλακτικές στον καπιταλισμό είναι ήδη εδώ, ήταν πάντα εδώ! (Alternatives to capitalism are already here, they’ve always been here!)
    Hara Kouki
    Article of EFSYN, 15/10/2018 [lire]
  • Κουκάκι: η Κ.ΑΛ.Ο ξορκίζει το κακό (Koukaki: SSE excuses the evil)
    Aphrodite Tziantzi
    Article of EFSYN, 08/10/2018 [lire]
  • Συνεταιριστές όλης της Ελλάδας, συνεργαστείτε! (« Co-operatives all over Greece, work together! »)
    Aphrodite Tziantzi
    Article of EFSYN, 01/10/2018 [lire]
  • Κριτική και προτάσεις για να βελτιωθούν οι νόμοι για την ΚΑΛΟ (Criticism and suggestions to improve the laws for SSE)
    Ioanna Sotirchou
    Article of EFSYN, 1/10/2018 [lire]
  • «Ευρώπη, ήρθε η ώρα να τελειώσει η εξάρτηση από την ανάπτυξη!»(« Europe, it’s time for development dependency to end! »)
    Article of EFSYN, 24/09/2018 [lire]

 

Commerce équitable et économie solidaire, des valeurs partagées
novembre 22, 2018
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Integrante del Co

El Salto Diario, blogs, article du 30 octobre 2018 par Coordinadora estatal del comercio justo

Récemment, à l’occasion du troisième anniversaire de l’adoption des Objectifs de Développement Durable par les Nations Unies, nous commerce équitable avons  présenté notre nouvelle Charte. C’est un texte dans lequel nous actualisons et réaffirmons nos principes et nos valeurs, et revendiquons la pertinence de ce mouvement d’économie solidaire face à l’augmentation scandaleuse des inégalités et de la dégradation de l’environnement.

Dans la nouvelle Charte (en espagnol et en anglais), qui a été approuvée par plus de 400 organisations dans le monde, le mouvement du commerce équitable dénonce l’échec du système néolibéral actuel, un modèle qui accroît les inégalités et la pauvreté. Face à cela, et face à l’utilisation intéressée et mal interprétée du terme commerce équitable par certains dirigeants politiques (voir Trump..), nous, le mouvement du commerce équitable, réaffirmons clairement ses valeurs, principes et pratiques. Avec la nouvelle Charte, le commerce équitable veut définir la direction dans laquelle il veut aller de l’avant. Et nous savons que, dans cette direction, nous allons rencontrer d’autres mouvements, d’autres groupes de personnes, d’autres revendications avec lesquelles nous avons beaucoup en commun.

L’un d’entre eux est l’économie solidaire. En effet, le commerce équitable est l’un des mouvements qui composent cette vision de l’économie qui fait des personnes, de l’environnement et du développement durable une référence prioritaire par rapport aux autres intérêts », comme on peut le lire dans la Charte de l’économie solidaire.

Les deux mouvements partagent également l’importance de redonner à l’économie son véritable but, c’est-à-dire celui de « fournir de manière durable les bases matérielles du développement personnel, social et environnemental de l’être humain ». De même, le commerce équitable face à la spéculation, les pratiques telles que les marchés à terme, les transactions commerciales sans produits, les stratégies financières qui ne cherchent que le profit économique au détriment de ceux qui les produisent, défendent le commerce comme un véritable échange de marchandises, est davantage une interaction entre les personnes basée sur le respect, la transparence et le dialogue. Bref, un commerce et une économie pour la vie, pour garantir une vie meilleure pour tous. Le commerce pour vivre, et non vivre pour faire du commerce.

Les six principes sur lesquels repose l’économie solidaire (en espagnol) sont étroitement liés à ceux du commerce équitable. Voyons voir.

Le premier des principes de l’économie solidaire est celui de l’équité, définie comme la  » valeur qui reconnaît tous les êtres humains comme sujets d’égale dignité et protège leur droit à ne pas être soumis « . (…) Une société plus juste est une société qui tient compte des différences entre les individus et les groupes. » Ce principe d’économie solidaire trouve sa concrétisation dans le commerce équitable dans son premier principe, qui souligne la situation désavantageuse dans laquelle se trouvent de nombreuses organisations de producteur.rices et repose sur l’idée qu’il est nécessaire de prendre en compte cette situation dans les relations commerciales afin de ne pas générer des situations d’abus de pouvoir ou d’exploitation.

L’économie solidaire établit comme deuxième valeur celle du travail compris comme  » un élément clé de la qualité de vie des individus, de la communauté et des relations économiques entre citoyens, peuples et Etats « . En ce sens, l’économie solidaire souligne l’importance de la dimension humaine, sociale, politique, économique et culturelle du travail qui permet de développer les capacités des personnes.

Le commerce équitable inclut également le travail selon cette même philosophie, en tant qu’élément qui doit garantir une vie digne. Un travail qui est aussi compris comme une façon de participer à la société. C’est particulièrement important pour les femmes. Le commerce équitable encourage leur travail dans les organisations et leur participation à la prise de décision. Dans de nombreux pays et communautés où la majorité des femmes vivent reléguées à l’espace domestique et familial, favoriser leur activité productive en dehors du foyer est non seulement un moyen d’augmenter leurs revenus mais surtout de leur donner un nouveau rôle dans la société, d’améliorer leur image de soi et de changer la vision du reste de la société en relation quant au rôle des femmes. Ce changement de mentalité transforme progressivement la société.

« Nous considérons – affirme la Charte de l’Economie Solidaire – que toute notre activité productive et économique est liée à la nature, donc notre alliance avec elle et la reconnaissance de ses droits est notre point de départ. Pour le commerce équitable, la durabilité environnementale est également un aspect clé. Il ne pourrait en être autrement si nous gardons à l’esprit que pour ceux qui cultivent la terre, c’est leur mode de vie fondamental. En outre, les communautés agricoles et artisanales vivant dans les zones rurales sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique. C’est pourquoi le développement de méthodes de production respectueuses de la nature et la mise en place de mesures de lutte contre le changement climatique est un aspect fondamental du commerce équitable.

La valeur de la coopération dans l’économie solidaire se définit comme l’importance de  » construire collectivement un modèle de société fondé sur un développement local harmonieux, des relations commerciales équitables, l’égalité, la confiance, la coresponsabilité, la transparence, le respect… « . On trouve des termes presque identiques entre les principes du commerce équitable pour définir ce que devraient être les organisations et les relations entre les entités de production et d’achat, qui prennent la forme de pratiques telles que des relations commerciales à long terme, éviter la concurrence déloyale ou le préfinancement des commandes.

Une autre des valeurs du modèle qui défend l’Economie Solidaire est celle de ne pas avoir de but lucratif, en lien avec la finalité essentielle de ce mouvement qui n’est autre que « le développement intégral, collectif et individuel des personnes ». Le moyen d’y parvenir serait « la gestion efficace de projets économiquement viables dont les bénéfices sont réinvestis et redistribués ». Un but et des moyens qui sont exactement les mêmes dans le commerce équitable. Ainsi, par exemple, les organisations de producteurs réinvestissent les bénéfices supplémentaires et la « prime » dans l’organisation elle-même ou développent différents projets éducatifs, sociaux, sanitaires ou d’infrastructure dans leur communauté. La décision sur l’utilisation des prestations ou de la prime est prise de manière démocratique, avec la participation des travailleurs. Ainsi, le commerce équitable est également lié au dernier des principes de l’économie solidaire, le numéro 6 « Engagement pour l’environnement », qui est spécifié dans « la participation au développement local durable et communautaire du territoire ».

Nous ne voulons pas nous étendre plus longuement, mais si nous continuons à analyser les détails des Chartes de l’Economie Solidaire et du Commerce Equitable, nous trouverons beaucoup plus d’affinités. Des affinités qui constituent notre principal atout, qui constituent notre principale force pour construire la société globale dont tout le monde a besoin.

MES : Notre engagement pour une transition écologique citoyenne
novembre 6, 2018
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Extrait de l’édito para Bruno Lasnier, coordinateur national du MES (Mouvement pour l’Economie Solidaire)

Novembre, Mois de l’ESS ! Un temps pour promouvoir une autre manière de concevoir l’économie, au service des humains et de la planète pour plus de justice sociale et un monde durable ! Nous en avons bien besoin car jamais le modèle de la social-démocratie et des droits universels n’a semblé aussi mis à mal. L’arrivée au pouvoir d’un candidat de l’extrême droite au Brésil en est la démonstration claire : Une alliance s’opère chaque jour entre un néolibéralisme prêt à tout « marchandiser » creusant davantage le ravin de l’inégalité des droits, des richesses et des ressources, et un fondamentalisme identitaire qui prend aussi bien des formes religieuses, xénophobes ou nationalistes.

Si l’Economie Solidaire a l’ambition de devenir un espace de résistance face à cette menace démocratique, sociale et écologique, elle doit changer d’échelle, devenir une force ample et fortement portée par la société civile. Et ce, au-delà des activités économiques d’utilité sociale et d’intérêt général que remplissent les entreprises et organisations relevant de l’ESS. Plus que jamais, il nous faut coopérer de manière ouverte pour renforcer des convergences efficaces entre nos mouvements, nos luttes et de nouvelles formes d’organisations portées par les jeunes générations. Nous avons besoin de relier des univers différents, de nous relier et mettre en perspective notre projet commun (convivialistes, ESS, mouvements de la transition écologique, mouvements sociaux, syndicats, collectifs précaires /migrants/ culture …).

Belle réussite les 19 et 20 octobre 2018, dans les locaux de la Fondation pour le Progrès de l’Homme ! Nos rencontres « Coopérer pour se renforcer » ont réuni nos réseaux adhérents et des réseaux alliés convaincus, qu’au delà du constat partagé des embûches multiples que rencontrent les organisations militantes,, les enjeux sont de porter un projet fort de transformation sociale, économique et écologique. Pour Le Mouvement pour l’Economie Solidaire et ses partenaires, il s’agit de porter une vision stratégique et politique claire : entreprendre et organiser le Bien Vivre sur un territoire au service d’une société que l’on souhaite TRANSFORMER ! Pour plus de justice sociale, plus de citoyenneté économique et plus d’engagement pour la transition écologique ! Le « comment » on procède importe autant que la « finalité » prévue!

Nos échanges ont porté sur les nombreux moyens et expertises que nos réseaux possèdent et sur le partage et la mutualisation de ceux-ci en vue d’une convergence ambitieuse pesant au quotidien. La production, la distribution de services et de produits doivent s’organiser de manière éthique, écologique et solidaire dans le respect des besoins fondamentaux des personnes comme des droits humains.

Quand beaucoup ne savent plus dire ce qu’est l’économie, tant elle leur échappe, il devient urgent d’expliquer, se ré-approprier celle-ci (éducation populaire, pouvoir d’agir, empowerment), comme d’oser parler de l’argent et de sa circulation. Et cela suppose de s’obliger à débattre, accepter la discorde pour partager une analyse, qui puisse être commune tout comme cela sous-entend le droit à évaluer ce qui est bon pour soi et les autres sur son territoire et dans le monde. L’évaluation de l’utilité sociale/impact social est par essence située au cœur de la société civile, les techniques à l’œuvre ne sauraient ignorer ce détour méthodologique obligatoire vers la citoyenneté et la démocratie.

Il a été réaffirmé lors ce temps de travail, plusieurs points. Nous devons être les ambassadeurs de nos actions et de nos réussites. Nous devons réinscrire notre engagement dans une histoire et renforcer notre message en clarifiant à la fois ce à quoi nous nous opposons, mais aussi ce que nous voulons construire. Etre plus clairs, mais aussi plus fermes. Il nous appartient de soulever avec force la question de la gouvernance des communs, et de promouvoir des modes de régulation et d’organisations pertinents déjà expérimentés sur des territoires (eau, terre, services, numérique etc..).

Développer des solidarités réelles au sein de l’écosystème de l’ESS est également un enjeu. Cela suppose de « parler vrai » entre petites, moyennes et grandes organisations. Engager un dialogue sincère et éthique sur les pratiques, les modes de financements, la lucrativité limitée, les questions de taille d’entreprises pour être en mesure de construire de nouveaux modèles solides et résilients.

Face à l’urgence sociale et environnementale, la société civile n’est pas en arrêt. Emerge une dynamique portée par la jeunesse, consciente et motivée pour changer la donne, Alternatiba en est un exemple ! Et pour le Mouvement pour l’Economie Solidaire, c’est enthousiasmant puisqu’il y a matière à transmettre des savoirs et modes de faire dans une démarche d’éducation populaire. Mais plus encore, c’est l’opportunité de créer de nouvelles expérimentations avec une génération de jeunes prêts à inventer de nouvelles formes d’organisation de vie individuelle et collective et de porter haut et fort l’Economie Solidaire comme moyen de transformation sociétale.

Pour accéder à la Lettre d’information, cliquer ici.

Une délégation colombienne en Occitanie
[Par Bérénice Dondeyne, Co-Présidente MES Occitanie, membre du Comité de Coordination du RIPESS Europe]
Présenation artisanat Colombie
Suite au GSEF à Bilbao, le Mouvement pour l’Economie solidaire Occitanie a accueilli avec grand plaisir une délégation colombienne du 7 au 12 octobre 2018! Des rencontres avec des élus, des acteurs de terrain  ont été organisées par Denis Coutens et Bérénice Dondeyne, co-présidents . La Colombie bénéficie d’une extraordinaire diversité écologique et possède des réserves naturelles en Amazonie reconnues par l’UNESCO.
Beaucoup d’échanges autour d’une agriculture locale de qualité garantissant l’autosuffisance alimentaire et articulée autour d’une communauté citoyenne rurale de « paysans » ! Engagée dans un processus de paix avec les Farc, la Colombie amorce une nouvelle étape dans laquelle l’Economie sociale et solidaire occupe une place centrale. Des coopératives d’ores et déjà façonnent un nouveau rapport aux « communs », à la terre et à la propriété et bien entendu à la répartition des richesses.
Grâce à des partenaires tels que  Alfredo Cadena, CODEMA y PROVIVIENDA, César Díaz, CIMA (Cumbre de los pueblos del Macizo), Julián Díaz, Asociación Campesinos Putumayo, Mario Anatole Vega, ProComún, Turismo del Común, nous avons découvert un ensemble de produits naturels et biologiques, produits d’excellence à forte valeur nutritive et gastronomique (graines, huiles, haricots…) ou artisanat végétal pour lesquels peut être envisagée une filière de distribution ici en région Occitanie. Des premiers contacts ont été établis. A suivre…
Merci à La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée O’Saveurs-Paysannes Ville d’Albi Artisans Du Monde Toulouse MIRAMAP Lycée Fonlabour Albi   qui tous inscrivent l’agriculture responsable et l’alimentation au coeur de leurs préoccupations. Ce voyage s’inscrit dans le cadre de la dynamique qu’impulsent nos reséaux Ripess et Ripess Europe. La Délégation était accompagnée par la Fabrica, coopérative d’innovation sociale de Barcelone (Dorys Ardila/Josep Maria Navarro), Intaini, une ONG franco-colombienne (Amparo Theret à Toulouse a appuyé l’interconnaissance des acteurs occitans et colombiens).
O'Saveurs Paysannes Bienvenida

 

INAISE (finance solidaire) et NENA (Océanie) deviennent membres

Juste après le Forum GSEF, s’est tenu le Conseil d’Administration du RIPESS international qui est composé de deux délégués par continent et de représentants des membres internationaux comme Urgenci. A noter que le RIPESS et le GSEF pratiquent une adhésion croisée et que les liens de collaboration entre les deux entités se sont consolidés. Laurence Kwark, déléguée générale du GSEF avait été invitée à participer à la première matinée de travaux. Le Conseil d’administration en présentiel est un temps fort annuel au cours duquel s’élabore la stratégie du RIPESS au niveau international en lien avec les réalités des continents qui sont toutes différentes entre elles. C’est aussi l’occasion de mettre des visages sur les noms qui circulent sur les listes lors des consultations virtuelles, un essentiel de la cohésion du réseau.

 Un des éléments de complexité est lié à l’ampleur géographique et démographique des continents et le principe de créer des sous-continents (notamment en Asie) pour mieux atteindre un objectif d’essaimage des pratiques a été envisagé. Deux nouveaux membres se sont ajoutés : INAISE (réseau international des investisseurs dans l’ESS) et NENA (New Economy Network Australia). Un partenariat avec Quartier du Monde à été aussi établi.

Sur la communication, une important décision a aussi été adoptée: la réunion de tous les sites web au sein de celui du Ripess intercontinental , ce qui permettra d’utiliser une grammaire et une sémantique commune, des économies d’échelle et une meilleure intercommunication. Gabriel Boichat le nouveau chargé de communication du RIPESS a relayé abondamment sur les réseaux sociaux les deux évènements. La photo qui illustre cet article est extraite de la manne rassemblée par ses soins

Alternatiba 2018 : nous sommes la dernière génération qui peut sauver la Planète

[Par Jason Nardi, Solidarius Italia – coordination de RIPESS Europe]

Sous la pluie battante, la ville de Bayonne (au Pays Basque français) n’en est pas moins belle et pleine de vie : le dimanche 7 octobre, le « Village des Alternatives » était partout dans la vieille ville, avec des centaines de personnes dans les rues et sur les places consacrées aux nombreuses pratiques « alternatives » existantes – dont la plupart sinon toutes relèvent de l’économie sociale solidaire – qui sont non seulement possibles mais qui sont de plus en plus utilisées par un public de plus en plus nombreux. Solutions collectives d’énergies renouvelables, mobilité partagée (le symbole d’Alternatiba est un tandem – et le tour à vélo qui a impliqué des milliers de personnes à travers la France, la Suisse et la Belgique a été un succès, il est arrivé à Bayonne le 6), production agroécologique alimentaire et distribution collaborative, la monnaie sociale Eusko (avec sa version papier et électronique) et la banque éthique, mais aussi le logement communautaire et coopératif, une forte présence éco-féministe (dans les rues et les débats) et une attention particulière à la crise migratoire, qu’entraîne l’actuelle économie dominante de  » croissance  » et le réchauffement climatique qu’elle engendre.

Ce dernier est le thème principal sous-jacent de ce Festival, lancé il y a 5 ans à Bayonne par le groupe de citoyens Bizi, plein de « gens normaux » et de jeunes, de familles, et bien sûr de militants – qui ont débattu ensemble avec un riche programme (ainsi que des événements culturels et artistiques). Si l’urgence d’un changement radical et systémique a été clairement perçue par tous les participant.es, l’atmosphère conviviale et festive a donné beaucoup d’espoir et d’énergie renouvelée. Sauver la planète n’est plus une option – le moment est venu de s’engager : « changer le système, pas le climat ».

Extrait de l’article Climat : 15 000 personnes à Bayonne pour la sortie du rapport 1,5 °C du GIEC

Plus de 15 000 personnes ont rejoint Bayonne ce week-end pour une importante mobilisation sur le climat. Les deux jours marqués par l’arrivée du Tour Alternatiba, un gigantesque village des alternatives, des conférences et une ambiance d’émulation populaire se sont conclus par un manifeste à engager dès à présent la métamorphose immédiate des territoires. Parmi elles, près de 200 personnalités, scientifiques, responsables politiques et associatifs, artistes, anciens ministres. En duplex depuis la Corée du Sud, Valérie Masson-Delmotte, membre du comité scientifique du GIEC, a donné au public rassemblé à Bayonne la primeur de l’adoption du rapport 1,5 °C et encouragé la poursuite des actions citoyennes comme le Tour Alternatiba.

A la veille de la sortie du rapport 1,5 °C du GIEC, Bayonne a permis de délivrer un message fort. Le manifeste final, lu par Gaby, jeune lycéenne de Poitiers et Moriba, jeune guinéen sauvé de la noyade par un bateau de secours maritime en traversant la Méditerranée, seize ans tous les deux, a lancé un vibrant appel à la métamorphose immédiate de nos territoires.

Avec près de 50 conférences (auxquelles ont participé 6263 personnes) sur des enjeux aussi fondamentaux que le bilan climat et transition énergétique du gouvernement actuel, les freins à la transition, la relocalisation de l’économie, le financement de la transition, les transports, les énergies renouvelables, la solidarité et la justice climat, ce week-end a également constitué un apport aux réflexions en cours. Des alternatives concrètes comme le fournisseur d’électricité 100 % renouvelable Enercoop ou l’eusko, déjà première monnaie locale d’Europe en volume de monnaie en circulation, qui a franchi ce même week-end le cap de 1 million d’euskos, ont démontré la possibilité qu’ont les alternatives à changer d’échelle.

Cette effervescence citoyenne à Bayonne reflète ce qui a été constaté sur les 4 mois du passage du Tour Alternatiba où au total plus de 77 000 personnes ont montré leur détermination à agir pour changer concrètement les choses. Sous des airs de grande fête populaire, Alternatiba 2018 a une fois de plus confirmé que l’enjeu crucial de la lutte contre le dérèglement climatique est non seulement un défi vital que des dizaines de milliers de citoyen.nes sont prêts à relever, mais également le socle pour des sociétés plus soutenables et désirables.

Texte du Manifeste ici.

Vidéos et photos ici.

GSEF2018 : Bilbao accueille les villes qui font la promotion de l’ESS

La Capitale du Pays Basque – Bilbao – accueille la 4ème édition du Forum Mondial de l’Economie Sociale, GSEF2018, du 1er au 3 octobre. Le titre du Forum est :  » Economie sociale et villes – Valeurs et compétitivité pour un développement local inclusif et durable « . Le GSEF, initié par la Ville de Séoul en 2013, en collaboration avec ses partenaires locaux de l’économie sociale, est un réseau international qui rassemble les collectivités locales et les acteurs de la société civile engagés à soutenir le développement de l’économie sociale (SE). En 2016, elle a eu lieu à Montréal, au Canada, et le RIPESS y a participé et en est devenu membre. Cette année, la délégation du RIPESS est assez nombreuse, venant de tous les continents, et présente dans plusieurs sessions.

Le REAS – à travers le REAS Euskadi, le réseau local – a fait partie du comité d’organisation et a impliqué de nombreux acteurs de l’économie solidaire au niveau local.

Le 2 octobre, REAS Euskadi, XES et RIPESS organisent un moment privilégié pour présenter la « Déclaration pour une économie sociale et solidaire transformatrice » et le Forum social mondial des économies transformatrices.

Le programme et les principaux intervenants sont disponibles sur le site Internet du GSEF.

 

Et si les coopératives étaient l’avenir de la presse ?
Résumé de l’article :Et si les coopératives étaient l’avenir de la presse ?, par Pauline Porro, Ina Global, 30 août 2018

 

Crédit :
Ina. Illustration  Martin Vidberg

La presse est en crise et cherche à réinventer son modèle économique. L’article fait un tour d’horizon des entreprises de médias en France qui ont fait le choix du statut coopératif.

Parmi les 35 047 cartes de presse attribuées en France en 2017, 32 seraient des entreprises de presse, 6 en Scic (société coopérative d’intérêt collectif) et 26 en Scop (société coopérative participative) (comprenant des agences de presse et les activités d’édition de journaux, périodiques et revues), soit 228 salariés.

Au regard de leur fonctionnement, qui repose sur la mutualisation des moyens de collecte de l’information, en particulier à l’international, la coopérative est un statut particulièrement adapté aux agences de presse. Ainsi, l’Associated Press a un statut coopératif, à l’instar de l’agence allemande Deutsche Presse-Agentur, ou de Reuters jusqu’à son entrée en bourse en 1984. Mais à l’opposé des agences de presse, où le choix du statut de coopérative se justifie par une certaine rationalité économique, le choix de ce statut pour un média hors agence relève davantage d’une mise en conformité avec des valeurs, notamment celle de l’ESS. Mais peut être aussi le fruit d’une histoire : en effet, à la sortie de la Seconde guerre mondiale, les coopératives ou les Sapo (société anonyme à participation ouvrière) sont nombreuses au sein de la presse issue de la Résistance .

Le statut de coopérative a des répercussions concrètes d’une part

– sur l’implication forte des équipes qui se retrouvent à la fois salariés et détenteurs de capital ;

– explique la résilience de ces entreprises souvent supérieures à la moyenne nationale, faisant preuve d’une constitution de réserves les bonnes années et d’une gestion prudente, non contaminée par la recherche du bénéfice à tout crins ;

– une sauvegarde des emplois dans des situations où des entreprises dites classiques auraient recours à des licenciements.

Cependant, lorsque des investissements lourds sont nécessaires – transition numérique par exemple — le modèle coopératif peut devenir une faiblesse, en particulier au sein d’un milieu aussi concurrentiel. Par ailleurs, il entraîne aussi des difficultés soulevées par le montage, le formalisme et les délais pour s’installer qui peuvent s’avérer dissuasives pour mener à bien un tel projet. Des pistes d’autres statuts sont actuellement explorées pour garantir aux salariés une place dans les organes de gouvernance, s’assurer de l’indépendance éditoriale tout en s’inscrivant dans la philosophie d’une société coopérative.

Porto, 13 Juillet: un nouveau paradigme en formation professionnelle initiale
juin 14, 2018
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APDES (organisation membre de RedPES, le réseau portuguese de l’ES) et le RIPESS Europe viennent vous inviter le 13 Juillet à Porto (Portugal) à participer au Séminaire International sur l’activité de projet Social Solidarity Economy in Europe: Affirming a New Paradigm through IVET Curricula Innovation, financée par Erasmus + et où ils visent à explorer la potentiel d’économie sociale solidaire sur sa connexion avec le domaine de la formation professionnelle initiale.

Dans ce événement, il y aura l’occasion à réfléchir dans des sessions et des ateliers-sur quatre domaines thématiques :

  • Les objectifs de développement durable et l’ESS
  • Les valeurs et les principes de l’ESS dans l’éducation
  • Innovation parascolaires : le programme de flexibilité parascolaires et l’autonomie
  • L’ESS en Europe

Il est prévu que cet événement soit un point de réflexion et de débat, destiné aux décideurs et représentants des pouvoirs publics, les organismes de formation, les organismes du tiers secteur, initiatives communautaires et d’économie solidaire et universitaires.

Le programme de l’événement peut être trouvé ici.
Suivez les mises à jour de l’événement via la page Facebook de l’événement.

L’entrée est gratuite et l’inscription doit être faite ici.

 

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